L'imagerie multiphotonique in vivo de la capsule prostatique : un outil prometteur pour la visualisation peropératoire des nerfs périprostatiques en temps réel

25 novembre 2012

Auteurs : M. Durand, A. Aggarwal, B. Robinson, P. Sooriakumaran, S. Groover, A. Srivastava, J. Mtui, D. Brooks, D. Flomenbaum, J. Sterling, R. Leung, M. Herman, W. Zipfel, W. Webb, F. Maxfield, S. Mukherjee, P. Arnaud, R. Bensaid, N. Mentine, Y. Rouscoff, X. Carpentier, D. Chevallier, J. Amiel, A.-K. Tewari
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 743-744




 



Objectifs.– Étude de faisabilité de la microscopie multiphotonique (MPM), chez le rat, pour visualiser les nerfs périprostatiques.


Méthodes.– Le rat (Sprague Dawley) était laparotomisé, sous anesthésie générale, pour exposer le lobe droit prostatique sous un objectif humide de MPM, à fort grossissement (×25). Le MPM consistait en un système Olympus BX61WI à cadre droit avec une tête de lecture modifiée Bio-Rad MRC 1024, capable d’acquérir des images, en temps réel, avec une fréquence de 1/s. Le temps d’acquisition et la profondeur d’anesthésie étaient ajustés pour permettre l’imagerie des nerfs périprostatiques. À l’issue d’une première série d’acquisition, le rat était réveillé et surveillé pendant 15j avant de procéder à une nouvelle séance MPM réalisée dans les mêmes conditions afin d’en apprécier la reproductibilité. La phototoxicité était analysée sur les coupes H&E des pièces de résection prostatiques finales obtenues à l’issue de la seconde procédure, avant euthanasie du rat.


Résultat.– L’imagerie MPM in vivo de la capsule périprostatique du rat a permis de suivre les sinuosités des nerfs enchâssés dans le collagène longeant le tissu glandulaire sous-jacent (Fig. 1). Les artéfacts des mouvements respiratoires n’empêchaient pas l’acquisition. Aucune phototoxicité n’était rapportée.




Figure 1 A. Image in vivo MPM (zoom optique ×25, grossissement total ×300) montrant un nerf périprostatique individualisé enchâssé dans la capsule prostatique (flèches jaunes). Le Second Harmonique de Génération (SHG) révèle le collagène en rouge. La bandelette neurologique a un aspect vert, longiligne et peigné. Elle mesure 40 μm et longe le tissu glandulaire à une distance d’environ 100 μm. B. Coupe histologique H&E mettant en évidence la forte corrélation des structures entre l’image MPM (A) et l’analyse anatomopathologique correspondante (B) (zoom optique ×20, grossissement total ×200). C1-C6. Série d’images exposant le suivi d’un nerfs périprostatique dans la capsule (zoom optique ×25, grossissement total ×300).


Conclusion.– La visualisation peropératoire précise des nerfs périprostatiques était faisable et reproductible chez le rat, sans induire de phototoxicité. Une miniaturisation des outils MPM est en cours pour réaliser un outil MPM endoscopique utilisable chez l’homme.


Type de financement .– Bourse AFU.






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Publié par Elsevier Masson SAS.