Les scores radiologiques peuvent-t-ils prédire le succès de la NLPC ? Étude comparative du Guy's stone score, du STONE score, du CROES nomogram, et du S-ReSc score

25 juillet 2019

Auteurs : M. Bibi, A. Sellami, K. Chaker, Y. Ouanes, M.D. Kheiredine, M.A. Ben Chehida, S. Ben Rhouma, Y. Nouira
Référence : Prog Urol, 2019, 8, 29, 432-439
Objectif

Comparer la sensibilité du GSS score, du STONE score, du CROES score et du S-ReSC score dans la prédiction des résultats de la NLPC.

Matériels et patients

Nous avons rétrospectivement étudié les données cliniques, biologiques ainsi que les caractéristiques scannographies des calculs de tous les patients ayant eu une NLPC entre 2013 et 2016. Le statut stone-free (SSF) était défini par l’absence de calculs résiduels ou un calcul<4mm.

Résultats

Un total de 157 NLPC était noté. Le taux moyen de SF était de 59 % (92 sur 157) et le taux moyen de complication était de 22 % (35 sur 157). La surface moyenne des calculs était de 542mm2 pour le groupe stone-free. Tous les scores étaient identifiés comme facteurs prédictifs du statut stone-free (SSF). Le Guy's Stone Score, le CROES score et le S-ReSC score étaient liés de façon significative au taux de complications périopératoires (p <0,02). En analyse multivariée, le CROES score était identifié comme étant facteur prédictif du taux stone-free et des complications (p <0,01). L’aire sous la courbe avait montré de bons résultats en terme de sensibilité au SSF de la surface du calcul, du GSS score, du STONE score, du CROES score, et du S-ReSC score, qui étaient respectivement (0,737/0,674/0,762/0,746/0,710).

Conclusion

Bien que les 4 scores étaient significativement liés au SSF. Le STONE score est apparu comme le facteur le plus prédictif de SSF et de complications.

Niveau de preuve

3.




 




Introduction


La chirurgie percutanée des calculs rénaux, appelée néphrolithotomie percutanée (NLPC) est apparue il y a plus de 30 ans. La NLPC a rapidement trouvé sa place dans l'arsenal thérapeutique des calculs du haut appareil, grâce aux progrès technologiques et a contribué à réduire la place de la chirurgie à ciel ouvert. La NLPC est devenue la technique de choix pour le traitement des calculs complexes ou volumineux [1, 2]. Le succès de cette intervention est basé aussi bien sur la maîtrise de la technique que sur l'analyse des facteurs prédictifs du statut stone-free (SSF) et des complications. Cependant, la relation complexe entre l'anatomie du rein et la configuration des calculs ont rendu la prédiction des résultats de la NLPC difficile. Plusieurs scores radiologiques ont été établis pour distinguer les NLPC faciles de celles qui sembleraient difficiles avec risque de complications. Le Guy's stone score [3], le STONE score [4], le CROES score [5] et le S-ReSC score [6] sont validés par plusieurs études. La question se pose sur le degré de fiabilité des facteurs que ces scores prennent en compte pour prédire les résultats de la NLPC. L'objectif de cette étude a été de comparer la sensibilité des 4 scores dans la prédiction du statut stone-free et des complications pour des patients opérés d'une NLPC.


Matériels et méthodes


L'étude a porté sur l'analyse rétrospective monocentrique de dossiers de patients traités par NLPC pendant la période comprise entre 2013 et 2016. Seuls les dossiers avec une tomodensitométrie préopératoire étaient étudiés. Les antécédents ainsi que les données cliniques et biologiques préopératoires des patients étaient notées. Le Guy's Stone Score (GSS), le STONE score, le CROES score et le S-ReSC score étaient calculés par un seul urologue en se basant sur les clichés de la tomodensitométrie et sur les descriptions des auteurs Thomas, Okhunov, Smith et Jeong CW respectivement [3456]. La surface du calcul était mesurée par la multiplication du diamètre longitudinal maximal (d long max) du calcul par le diamètre transversal maximal (d trans max) [7, 8]. La position, le nombre des calculs, l'anatomie du système excréteur rénal étaient mentionnés. Le calcul coralliforme incomplet était défini par la présence d'un calcul pyélique avec au moins 2 prolongements caliciels. Le calcul coralliforme complet était défini par la présence d'un calcul occupant plus que 80 % du pyélon et les 3 groupes caliciels [8]. Pour l'ensemble des patients, la même technique chirurgicale était employée par 3 opérateurs expérimentés du service. Les interventions ont été réalisées sous anesthésie générale. Une montée de sonde urétérale était réalisée dans un premier temps, avec perfusion de produit de contraste. Tous les patients étaient opérés en décubitus ventral. La ponction était réalisée sous contrôle fluoroscopique. La dilatation du trajet de ponction était réalisée à l'aide de dilatateurs métalliques d'Amplatz. Les calculs étaient fragmentés par choc balistique sous contrôle visuel avec un néphroscope de 26 CH (Karl Storz-Endoscope). En fin d'intervention, des sondes JJ de 7 CH ou des sondes de néphrostomie de 20 CH étaient mises en place. La durée de l'acte opératoire, le séjour post opératoire étaient notés. Les complications per et postopératoires ont été rapportées et transcrites selon la classification de Clavien modifiée [9]. Les patients avaient un statut « stone-free »(SSF) s'ils n'avaient plus de calculs résiduels ou un calcul<4mm sur un cliché de l'arbre urinaire sans préparation (AUSP).


Analyse statistique


Toutes les données collectées ont été analysées par le logiciel SPSS version 21.0. L'analyse statistique a permis de faire une étude descriptive et une étude analytique. Les variables qualitatives ont été présentées en effectifs et en pourcentages. Les variables quantitatives ont été présentées en moyennes±écart-type (E.-T.). Le test de Chi2 de Pearson était utilisé pour évaluer la relation des scores radiologiques (GSS, STONE, S-ReSC et CROES scores) au SSF et aux complications. La courbe ROC (receiver operating characteristic) était utilisée pour évaluer la capacité prédictive de chaque score par rapport au statut (SF) et aux complications.


Résultats


L'étude a retenu 157 patients opérés par NLPC parmi les 750 interventions faites dans notre service. Les caractéristiques démographiques et périopératoires des patients ainsi que l'analyse univariée des facteurs prédictifs du statut stone-free et des complications étaient résumées dans les Tableau 1, Tableau 2. L'âge et les co-morbidités intégrées dans le score American Society of Anesthesiologists (ASA) des patients n'ont pas influencé les résultats (p =0,9 p =0,75 dans le SSF et p =0,12 p =0,73 dans les complications pour l'âge et l'ASA respectivement). L'obésité n'était pas un facteur d'échec ni de complication de la NLPC. Le degré de dilatation du rein, la densité des calculs n'influençaient pas les résultats de la NLPC. Les anomalies congénitales étaient 8 anomalies de la jonction pyélo-urétérale, une bifidité, un diverticule rénal et un rein en fer a cheval. Le taux de stone-free était de 59 %. Prés d'un quart des calculs étaient coralliformes et la surface moyenne des calculs était de 691 mm2 (542,6-901 mm2). Le SSF après traitement adjuvant, était de 86 %. En effet, 75 % des calculs résiduels avait une taille infracentimétrique. Les calculs étaient regroupés en 3 catégories selon la classification du STONE score. Le premier groupe comprenait un calcul unique du pyélon ou du calice inférieur ou du calice moyen. Le groupe 2 comprenait les calculs multiples ou un calcul du calice supérieur. Le groupe 3 comprenait les calculs coralliformes. Il y avait significativement plus de calculs résiduels 80 % (52/65), (p =0,01) et de complications 82,35 % (28/34), (p =0,003) dans le groupe 2 et 3. La relation entre la surface des calculs et les résultats de la NLPC était fortement significatif, (p <0,005) pour le SSF, (p =0,006) pour les complications. En étude univariée, les 4 scores étaient significativement liés au SSF et aux complications. Les complications, regroupées selon la classification de Clavien modifiée étaient résumées dans le Tableau 3. La majorité des complications étaient infectieuses et hémorragiques. Il y avait 10 cas sur 34 (29,4 %) de pyélonéphrites post NLPC, 5 cas sur 34 (14,7 %) de fièvre postopératoire et 11 cas sur 34 (32,32 %) de saignement nécessitant des transfusions. Les patients qui n'ont pas eu de complications, avaient une chute du taux d'hémoglobine plus faible (1,32±0,49g/dL par rapport à 2,34±1,04g/dL, p =0,001) et une durée d'hospitalisation moindre (2,46±1,33jours par rapport a 4,09±1,8jours, p =0,001). La corrélation des 4 scores radiologiques et la surface du calcul avec le SSF, les complications et des paramètres périopératoires étaient résumées dans le Tableau 4. Il y avait une corrélation significative entre les 4 scores et la surface du calcul avec le SSF. Il y avait une corrélation significative aussi entre les 4 scores, la surface du calcul et les complications. Seul le CROES score avait une corrélation significative avec la chute d'hémoglobine. Seule la surface du calcul était significativement corrélée à la durée du séjour. Aucun score n'est corrélé aux transfusions. Parmi les 4 scores radiologiques étudiés, seul le CROES score était un facteur indépendant prédictif du SSF dans une analyse multivariée par régression logistique. La surface moyenne des calculs>560mm2 était aussi un facteur indépendant prédictif du SSF (OR a 1,86 et p =0,001). Un CROES score faible était un facteur indépendant prédictif de développer une complication dans une analyse multivariée par régression logistique (OR=0,99 et p =0,001) (Tableau 5). La Figure 1 et le Tableau 6 représentaient la courbe ROC qui comparait la sensibilité au SSF des 4 scores et la surface des calculs. L'aire sous la courbe de ces facteurs était de 0,737 pour la surface des calculs, 0,674 pour le GSS score, de 0,746 pour le CROES score, de 0,762 pour le STONE score, et de 0,710 pour le S-ReSC score. L'aspect de la courbe ROC des 4 scores et de la surface des calculs semblait similaire sans différences significatives avec une bonne sensibilité au SSF.


Figure 1
Figure 1. 

La courbe receiver operating characteristic (ROC) qui compare la sensibilité au SSF des 4 scores et la surface des calculs.





Discussion


La néphrolithotomie percutanée (NLPC) est la technique de choix pour le traitement des calculs complexes ou volumineux [1, 2]. Cette technique nécessite une bonne évaluation radiologique préopératoire incluant la taille, la localisation du calcul et l'anatomie du rein. Le statut stone-free postopératoire (SSF) d'une NLPC pouvait être prédit par l'imagerie préopératoire [10, 11]. Pendant ces dernières années, plusieurs scores radiologiques ont été établis pour étudier la complexité des calculs et évaluer la difficulté préopératoire. Nous avons comparé la sensibilité de 4 scores validés en littérature, le Guy's Stone Score (GSS), le CROES score, le STONE score et le S-ReSC score dans la prédiction du SSF et des complications. Un total de 11 variables était utilisé à partir des 4 scores. Seulement la localisation des calculs et le nombre de calculs étaient retrouvés en commun dans les 4 scores. Les variables restantes (la longueur du trajet de ponction, la surface du calcul, la densité du calcul, la présence de calculs coralliforme, le degré de dilatation du rein, l'expérience du chirurgien, les antécédents du patients, l'anatomie du rein, la présence de spina bifida et une lésion spinale) étaient inclus séparément dans chaque score.


Dans notre étude, la surface du calcul était significativement associée au SSF en analyses bivariée et multivariée. Par ailleurs, la surface du calcul est corrélée significativement aux complications et au temps de séjour hospitalier en étude bivariée (p =0,03). Ce résultat a été retrouvé dans plusieurs études [23, 15, 22]. Dans notre étude, les anomalies de l'anatomie du rein n'influençaient pas les résultats du SSF. Ceci est retrouvé dans 2 études [12, 13] qui ont montré que les anomalies anatomiques du rein n'ont pas affecté les résultats de la NLPC.


Le GSS score est développé par Thomas K. et al. [3] en 2011 et validé par une dizaine d'études. Dans notre série, le GSS score était significativement associé au SSF et aux complications en étude univariée mais n'était pas lié aux séjours hospitaliers ni aux pertes de sang mais ces 2 facteurs était significatifs dans l'étude Labadie et al., [14]. Le GSS score est considéré comme un outil simple, rapide et reproductible pour prédire les résultats de la NLPC [15]. Cependant, ce score manque des facteurs importants comme la taille ainsi que la densité du calcul et les calices occupés par la masse calculeuse [15].


Le STONE score est développé par Okhunov Z. et al. [4] en 2013. Notre étude a validé le STONE score dans la prédiction du SSF sans association significative avec les pertes sanguines et le séjour hospitalier. Ce résultat est retrouvé dans 3 études [17, 18, 19].


Kumsar et al. [20] ont trouvé une relation significative entre le STONE score, le SSF et les complications.


Noureldin et al. [16] ont comparé le GSS et le STONE score pour 185 cas de NLPC. L'auteur a conclu que les 2 scores étaient efficaces dans la prédiction du SSF, la perte sanguine, le temps opératoire et le séjour hospitalier.


Le STONE score est un outil rapide et facile qui classe les patients en risque faible, moyen et élevé de complications à partir d'une tomodensitométrie (TDM) abdominale. Mais, la validation du score s'est faite à partir de plusieurs cohortes avec un nombre faible de patient avec l'absence de standardisation des calices occupés par le calcul et la subjectivité de la dilatation du rein [15].


Le CROES score est développé par Smith et al. [5] en 2013. Dans notre étude, ce score était significativement associé au SSF et aux complications en étude univariée, et surtout en analyse multivariée. Ce résultat est retrouvé dans l'étude de Labadie et al. [14].


Le CROES nomogram est un score développé à partir d'une large base de données et il intègre l'expérience du chirurgien dans l'évaluation du score avec les donnés du calcul. Mais, cependant, il manque la densité des calculs et le degré de dilatation du rein qui semble être des facteurs importants dans l'évaluation du SSF [15].


Le S-ReSC score est développé par Jeong C.W. et al. [6] en 2013 et il est basé sur le nombre de calices occupés par la masse calculeuse seulement. Dans notre étude, le S-ReSC score est était significativement associé au SSF et aux complications en étude univariée et bivariée.


Serkan Yarimoglu, et al. [21] ont comparé les 4 scores sur 506 cas de NLPC sur les calculs coralliformes en 2017 et ont trouvé que les 4 systèmes étaient prédictifs de stone-free en univarié avec des aires sous la courbe ROC de (0,7 pour le GSS, 0,65 pour le STONE score, 0,747 pour le S-ReSC score et 0,669 pour le CROES nomogram).


Ce résultat est proche de notre série avec des aires sous la courbe ROC de (0,674 pour le GSS, 0,762 pour le STONE, 0,710 pour le S-ReSC et 0,746 pour le CROES nomogram. L'analyse multivariée des scores pourrait ne pas refléter La performance de prédiction du SSF et des complications des 4 scores. En effet, ces scores, ayant des variables communes, il est très probable qu'il y ait une forte colinéarité entre eux ce qui biaise l'analyse.


Au terme de ce travail, nous pouvons dire que le STONE score a été le score le plus prédictif du SSF et des complications. En effet, ce score a présenté la meilleure sensibilité et spécificité au SSF en analysant la courbe ROC et e a inclus deux variables (la surface du calcul et le nombre des calices occupés par la masse calculeuse) fortement prédictives du SSF et complications.


Les limites de notre étude étaient le caractère rétrospectif monocentrique de l'étude et le nombre limité de patients. L'expérience des opérateurs pouvait être un biais de confusion dans les résultats. Nous avons essayé de pallier à ces insuffisances en sélectionnant les dossiers complets avec des patients opérés par 3 opérateurs expérimentés du service.


Conclusions


Le STONE score est apparu dans notre série comme le facteur le plus prédictif de SSF et de complications. Il faudrait étudier toutes les caractéristiques du calcul et l'anatomie du rein résultats d pour trouver les meilleurs facteurs à utiliser dans un seul score pour prédire les résultats des NLPC.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Caractéristiques démographiques et periopératoires des patients en rapport avec le SSF et les complications.
Les facteurs periopératoires  Total n ( %) 
SSF n ( %) 
Complications, n ( %) 
  Stone-free  Calcul résiduel  p   Non compliqué  Compliqué  p  
Nombre de procédures   157  92 (59)  65 (41)    123 (78,2)  34 (22,2)   
Âge moyen (ans) ± SD   47,1±12  48,74±12  45,35±12  0,9  48,12±12  44,47±12  0,12 
ASA ( %)  
144 (91,7)  81 (51,6)  63 (40,3)  0,75  112 (71,3)  32 (20,4)  0,735 
13 (8,3)  11 (7)  2 (1,3)  11 (7)  2 (1,3) 
BMI > 30 (kg/m 2 ), ( %)   65 (41,4)  39 (24,8)  26 (16,6)  0,87  52 (33,1)  13 (8,3)  0,69 
Anomalie du système excréteur ( %)   11 (7)  6 (3,8)  5 (3,2)  0,77  9 (5,7)  2 (1,3)  0,77 
Dilatation cavités rénales modérée a sévère   74 (47,1)  48 (30,6)  26 (16,6)  0,13  61 (38,9)  13 (8,3)  0,24 
Le nombre de transfusions, ( %)   11 (7)  8 (72,7)  3 (27,3)  0,324  0 (0)  11 (32,35)  0,001 
Drainage postopératoire  
Sonde JJ  121 (77,1)  76 (82,6)  45 (69,2)  0,061  98 (79,7)  23 (67,6)  0,204 
SN  32 (20,4)  13 (14,1)  19 (29,2)  23 (18,7)  9 (26,5) 
JJ+SN  4 (2,5)  3 (3,3)  1 (1,5)  2 (1,6)  2 (5,9) 
La perte d'hémoglobine (g/dL) (moyenne ± SD)   1,54±0,77  1,51±0,74  1,59±0,82  0,531  1,32±0,49  2,34±1,04  0,001 
Temps opératoires (min) (moyenne ± SD)   137,83±18,63  137,37±18,17  138,49±19,4  0,71  136,96±16,63  141±24,6  0,26 
Séjour hospitalier (jours)   2,82±1,60  2,82±1,75  2,82±1,37  0,99  2,46±1,33  4,09±1,8  0,001 



Légende :
SSF : statut stone-free postopératoire ; ASA : American society of anesthesiologists ; BMI : index de masse corporelle ; SD : standard déviation ; SN : sonde néphrostomie.



Tableau 2 - L'analyse des caractéristiques des calculs et des scores radiologiques avec le SSF et les complications.
Les facteurs periopératoires  Total n ( %)  Stone-free n ( %) 
p   Complications, n ( %) 
p  
Stone-free  Calcul résiduel  Non compliqué  Compliqué 
Densité des calculs, ( %) 
>950HU  98 (62,4)  55 (35)  43 (27,4)  0,7  82 (52,2)  16 (10,2)  0,11 
500_950HU  53 (33,8)  33 (21)  20 (12,7)  37 (23,6)  16 (10,2) 
<500UH  6 (3,8)  4 (2,5)  2 (1,3)  4 (2,5)  2 (1,3) 
Type du calcul
Pièce unique, P, CI ou CM 
57 (36,3)  44 (28)  13 (8,3)  0,01  51 (32,5)  6 (3,8)  0,003 
Pièce unique CS ou multiples  63 (40,1)  33 (21)  30 (19,1)  50 (31,8)  13 (8,3) 
Calcul coralliforme  37 (23,6)  15 (9,6)  22 (14)  22 (14)  15 (9,6) 
Calculs multiples, ( %)  71 (45,2)  33 (21)  38 (24,2)  0,005  56 (35,7)  15 (9,6)  0,8 
Surface du calcul (mm2) (moyenne±SD)  691±644  542,6±584  901±670  <0,005  617,8±584  956±781  0,006 
Le GSS score  2,11±0,87  1,89±0,88  2,42±0,76  0,001  2,02±0,86  2,41±0,85  0,02 
Le STONE score  7,35±1,66  6,78±1,51  8,15±1,53  0,001  7,19±1,55  7,94±1,89  0,01 
Le CROES Score  145,98±71,89  171,78±67,52  109,46±61,68  0,001  154,24±68,03  116,09±78,40  0,006 
Le S-ReSC Score  3,44±2,22  2,84±2,10  4,29±2,13  0,001  3,16±2,11  4,44±2,37  0,003 



Légende :
GSS : Guy's stone score ; SSF : statut stone-free postopératoire ; HU : unités Hounsfield ; P : Pyélique ; CI : Caliciel inférieur ; CM : Caliciel moyen ; CS : Caliciel supérieur.



Tableau 3 - Les complications regroupées selon la classification de Clavien modifiée.
Les types de complications  Nombre de complications n , ( %) 
Grade I : Une fièvre postopératoire traitée par des antipyrétiques  5 (3,2) 
Grade I : Une fistule urinaire postopératoire surveillé seulement  5 (3,2) 
Grade I : Un saignement cutané qui nécessite une compression prolongée  1 (0,6) 
Grade II : Un saignement qui nécessite des transfusions  11 (7) 
Grade II : Une pyélonéphrite post NLPC traitée par des antibiotiques  10 (6,3) 
Gtade IIIa : Un hémothorax traité par un drainage intercostal sous anesthésie locale  1 (0,6) 
Grade IIIa : Une obstruction urétérale par un caillot de sang traitée par un drainage endoscopique par une sonde urétérale sous anesthésie locale  1 (0,6) 
Le total des complications  34/157 (22,2) 





Tableau 4 - La corrélation des 4 scores radiologiques et la surface du calcul avec le SSF, les complications et les paramètres périopératoires d'une NLPC.
  SSF  Complications  Chute d'HB  Transfusions  Séjour hospitalier 
La surface des calculs  0,001  0,006  0,073  0,662  0,035 
Le GSS score  0,001  0,029  0,069  0,085  0,49 
Le STONE score  0,001  0,019  0,09  0,334  0,433 
Le CROES score  0,001  0,006  0,039  0,20  0,136 
Le S-ReSC score  0,001  0,003  0,082  0,08  0,352 



Légende :
NPLC : néphrolithotomie percutanée ; GSS : Guy's stone score ; SSF : statut stone-free, HB : hémoglobine.



Tableau 5 - Une analyse multivariée par régression logistique des 4 scores radiologiques et la surface du calcul avec le SSF et les complications.
  p   OR  IC95 % 
SSF          
CROES SCORE  0,000  0,981  0,974  0,989 
Surface du calcul>540 mm2  0,001  1,863  1,294  2,675 
Complications          
CROES score  0,001  0,993  0,989  0,997 



Légende :
SSF : statut stone-free ; OR : odds ratio ; IC 95 % : intervalle de confiance 95 %.



Tableau 6 - L'analyse de la sensibilité selon la courbe ROC des 4 scores et la surface des calculs dans la prédiction du SSF.
Variables  Aire sous la courbe  Erreur standarda  Valeur p b  IC 95 % 
Surface des calculs  0,737  0,041  <0,001  0,656-0,818 
GSS score  0,674  0,043  <0,001  0,590-0,758 
STONE score  0,762  0,038  <0,001  0,688-0,836 
CROES score  0,746  0,040  <0,001  0,668-0,824 
S-ReSC score  0,710  0,041  <0,001  0,629-0,790 



Légende :
SSF : statut stone-free ; OR : odds ratio ; IC95 % : intervalle de confiance 95 %.

[a] 
Dans l'hypothèse non paramétrique.
[b] 
Hypothèse nulle : zone vraie=0,5.


Références



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