Les récidives uréthrales après cysto-prostatectomie pour tumeur vésicale.

16 juillet 2001

Mots clés : Vessie, tumeur urothéliale infiltrante, prostato-cystectomie, Récidive, Urèthre
Auteurs : Robert M, Burgel JS, Serre I, Guiter J, Grasset D
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 558-563
OBJECTIF : Evaluer la fréquence, les paramètres prédictifs et le pronostic des récidives urétrales après exérèse vésico-prostatique pour lésion néoplasique urothéliale.
MATERIEL ET METHODES : De 1989 à 1994, 8 des 185 patients (4,3%) traités par cysto-prostatectomie pour épithélioma vésical entre 1988 et 1993 ont présenté, avec un recul de 6 à 36 mois (m=16), une récidive urétrale révélée par une urétrorragie.
RESULTATS : La tumeur vésicale initiale était localisée dans 3 cas et multifocale dans 5 cas. L'urètre postérieur était indemne dans 5 cas mais présentait des lésions de CIS dans 1 cas et une infiltration tumorale concernant également la prostate dans 2 cas. Face à ces récidives, une urétrectomie a été pratiquée d'emblée dans 7 cas et après une tentative infructueuse de traitement endoscopique dans 1 cas. Une récidive balanique a justifié une pénectomie distale secondairement à une exérèse urétrale insuffisante. L'évolution a été très rapidement défavorable pour 3 patients au stade de néoplasie généralisée et une pathologie intercurrente a été fatale dans 1 autre cas. Avec un recul de 12 à 44 mois (m=26), 4 patients sont vivants sans signe patent d'évolutivité néoplasique.
CONCLUSION : Dans l'optique d'une vessie de substitution, la recherche d'une localisation tumorale urétrale postérieure ou prostatique est primordiale, notamment pour les patients préalablement traités par instillations endovésicales. La mise en évidence d'une extension néoplasique prostatique doit raisonnab lement contre-indiquer la réalisation d'un remplacement vésical et motiver une exérèse urétrale complète.