Les obstructions aiguës irréversibles sur syndrome connu et bien toléré de la jonction pyélo-urétérale

16 juillet 2001

Mots clés : malformation de la voie urinaire supérieure, hydronéphrose congénitale, obstruction de la voie urinaire supérieure
Auteurs : Viville C, Pezrahid P
Référence : Prog Urol, 1991, 1, 1006-1011
Les hydronéphroses par syndrome de la jonction pyélo-urétérale (J.P.U.), surtout lorsqu'elles s'accompagnent d'une dilatation modérée des cavités rénales en amont, ont la réputation d'être stables et peu dangereuses pour le rein. C'est effectivement le plus souvent le cas. Cependant, il existe des exceptions et la situation peut évoluer de manière très brutale presque toujours imprévisible, vers l'obstruction complète de la JPU et la perte fonctionnelle du rein correspondant. D'une série d'environ 400 hydronéphroses, dont 230 opérées, les auteurs ont extrait 13 dossiers d'hydronéphroses intermittentes dont 3 ont évolué brutalement vers l'obstruction complète, irréversible, de la JPU. Une telle évolution dramatique semble difficilement prévisible, mais il paraît prudent d'opérer les hydronéphroses intermittentes, même modérées, surtout lorsqu'elles sont symptomatiques, c'est-à-dire douloureuses. Une crise de colique néphrétique non lithiasique nous paraît constituer une indication opératoire absolue.