Les médicaments de l’urètre

25 novembre 2013

Auteurs : X. Game, J.-N. Cornu, G. Robert, A. Descazeaud, S. Droupy, A. Benard-Laribiere, C. Bastide, L. Guy, F. Bruyére, G. Karsenty
Référence : Prog Urol, 2013, 15, 23, 1287-1298

Objectif

Décrire les médicaments agissant sur l’urètre et ses dysfonctions, SUBA liés à l’HBP, dysfonction sphinctériennes augmentant les résistances (maladie du col, dyssynergies vésicosphinctériennes lisse et striée) ou les diminuant (insuffisance sphinctérienne).

Méthode

Recherche bibliographique (NLM outil Pubmed) centrée sur le mode d’action, l’efficacité et les effets indésirables des classes concernées complétée par recherche sur les sites de l’HAS et de l’ANSM.

Résultats

Pour les SUBA liés à l’HBP : les alpha-bloquants (AB) et les inhibiteurs des 5-alpha réductases (I5AR) ont une efficacité plus nette que les extraits de plantes (Serenoa repens [SR] et Pygeum africanum [PA]). Les I5AR sont désormais réservés à un usage de 2e intention. Les inhibiteurs des phosphodiestérases 5 (IPDE5) en prise quotidienne ont une action urétrale et vésicale, ils sont efficaces sur les SUBA lié à l’HBP indication pour laquelle ils sont une nouvelle classe thérapeutique. Les AB sont une option dans la maladie du col. Dans la dyssynergie vésicosphinctérienne des patients souffrant de SEP ils bénéficient d’une prise en charge dérogatoire. Les médicaments à base de toxine botulique sont capables de réduire transitoirement la pression urétrale des patients blessés médullaires ou SEP mais leur efficacité en pratique clinique reste à démontrer. La Duloxétine malgré une efficacité démontrée dans l’IUE féminine n’a pas d’AMM en France du fait d’un profil efficacité/tolérance médiocre.

Conclusion

L’arsenal pharmacologique ciblant l’urètre s’est enrichi de deux nouvelles classes thérapeutiques : les IPDE5 pour les SUBA liés à l’HBP et les IRSN avec la Duloxétine pour l’IUE. Ces deux classes ont en commun des actions combinées au niveau de l’urètre et de la vessie. Seuls les IPDE5 sont disponibles en pratique clinique quotidienne. L’évaluation de l’efficacité et la tolérance des combinaisons de médicament de l’urètre et de la vessie est en cours elle ouvre la voie à une modulation pharmacologique plus fine des dysfonctions du cycle mictionnel.

   
 
 

 

 

Introduction

Le bas appareil urinaire est constitué d'un réservoir la vessie et d'une filière d'élimination l'urètre (spécifique de genre) lui-même équipé d'un système sphinctérien (SS). Chez la femme l'urètre est court, munis d'un SS lisse et strié sur les 2/3 proximaux. Sa fonction est influencée par le soutènement urétral et de l'imprégnation hormonale. Chez l'homme l'urètre est long, munis d'un SS lisse et strié proximal dont l'anatomie et la fonction sont intimement liées à la prostate. L'urètre reçoit une innervation sensitivo-motrice somatique des branches du nerf pudendal (S2-S4) et autonome sympathique des nerfs hypogastriques (T12-L1) nécessaire à un fonctionnement intégré aux réflexes du cycle mictionnel (stockage, vidange) [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Durant la phase de stockage la pression urétrale est supérieure à la pression vésicale et augmente au fil du remplissage (guarding reflexes ). En plus du rôle du soutènement urétral chez la femme [2

Cliquez ici pour aller à la section Références], une adaptation neurogène à l'effort (pré-contraction) est bien identifiée [3

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le relâchement sphinctérien strié (volontaire) est l'élément déclencheur de la miction, il intervient immédiatement avant l'augmentation de la pression vésicale [4

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La coordination vésicosphinctérienne est organisée au niveau du centre mictionnel pontique lui-même contrôlé par des centres sous-corticaux et corticaux permettant le contrôle volontaire du cycle mictionnel (corticalisation d'une fonction viscérale) [5

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Cet article propose une revue de l'efficacité et de la tolérance des médicaments des dysfonctions urétrales. Seront abordé successivement les traitements pharmacologiques :

des excès de résistances urétrales lié à un obstacle organique (HBP) ;
ou à un obstacle fonctionnel (maladie du col, dyssynergie vésicosphinctérienne striée ou lisse) ;
l'existence de traitement pharmacologique du défaut de résistance urétrale observé dans l'insuffisance sphinctérienne sera discutée.

 

Méthode

La base de donnée de la National Library of Medicine (NLM, Bethesda, États-Unis) a été interrogée (outil Pubmed). Les mots clef « nom de classe thérapeutique » ont été successivement croisés (AND) avec les mots urology , urethra , prostate , efficacy , side effect , complication . Les revues et méta-analyses datant de moins de 3ans, en langue anglaise ou française, ont été sélectionnées. La bibliographie des articles sélectionnés a été examinée pour chaque classe afin d'y trouver des articles complémentaires concernant le mode d'action, l'efficacité dans des sous-groupes spécifiques de patients, et les effets indésirables (EI). Seules les molécules disponibles sur le marcher français ont été retenues en limitant à celles disposant d'une AMM ou en cours de dépôts d'AMM pour une indication concernant une dysfonction urétrale. Les sites de l'HAS et de l'ANSM ont été consultés à la recherche des niveaux de service médical rendu (SMR) et d'amélioration du service médical rendu (ASMR). Une synthèse pour chaque classe concernant le mode d'action, l'efficacité et les EI a été établie à partir de ces sources par un coauteur expert, toutes les synthèses ont été revues et compilées par un même relecteur (GK).

 

Résultats

 

Médicaments de l'obstruction liée à l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)

Extraits de plante (EDP), alpha-bloquants (AB), inhibiteurs des 5-alpha réductases (I5AR), inhibiteurs de phosphodiestérases 5 (IPDE5), agents injectables intraprostatiques.

 
Extraits de plante (EDP)

Le Tableau 1 résume les molécules disponibles en France disposant toutes d'une AMM.

 
Modes d'action des EDP

Ils restent assez flous.

Les extraits des baies de Serenoa repens (SR ou saw palmetto ) agiraient en diminuant l'activité 5-alpha réductases des cellules épithéliales prostatiques [6

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Des travaux expérimentaux chez l'animal ont montré un effet antiprolifératif de l'extrait de Pygeum africanum (PA, prunier d'Afrique) sur les fibroblastes prostatiques de rats et un effet anti-androgénique [9

Cliquez ici pour aller à la section Références] De plus l'extrait de PA a montré un effet antiprolifératif sur les fibroblastes et myofibroblastes issus de culture cellulaires de prostate humaine [10

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Efficacité des EDP

Si les extraits de SR commercialisés en France sont au nombre de 2, ce n'est pas le cas aux États-Unis ou dans le reste de l'Europe. La compilation des résultats des études randomisées au sein d'une seule méta-analyse est délicate du fait de l'absence de principe actif clairement identifié, des différences entre les plantations de SR ou les méthodes d'extraction susceptibles de modifier l'efficacité.

Vingt-cinq études randomisées ont comparé SR seul ou en association avec un placebo, leur revue systématique publiée en 2012 [12

Cliquez ici pour aller à la section Références] concluait que les extraits de SR n'améliorait ni le débit urinaire, ni la taille de la prostate. Les deux études de meilleure qualité contre placebo (369 et 225 patients) n'observaient pas d'amélioration significative de l'IPSS sous SR versus placebo (−0,68 SR vs −0,72 P ; −2,20 SR vs −2,99 P à 12 18 mois) [13

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. La qualité méthodologique des études était jugée globalement faible. Deux études randomisée (811 et 1098 patients, à 1 an et 6 mois ont comparé, sans bras placebo, SR à la Tamsulosine [15

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Cliquez ici pour aller à la section Références] sans observer de différence en termes d'amélioration du score IPSS). Enfin une étude randomisée (329 patients, 64 semaines) a comparé l'association de SR et de Tamsulosine à la Tamsulosine seule et n'a pas montré de bénéfice à associer ces deux médicaments [17

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Pour PA, obtenu à partir de l'écorce du Prunier d'Afrique les différentes techniques d'extraction et de conditionnement employées compliquaient la encore l'interprétation de la méta-analyses de 2002 dont la conclusion était que PA pourrait être bénéfique aux SBAU liés à l'HBP (RR d'une amélioration globale sous PA 2,1, IC95 %=1,4, 3,1, nycturie −19 %, résidu −24 %, Qmax+23 %, Amplitude globale d'effet sur les symptômes PA vs placebo −0,8 écart type IC95 % −1,4, −0,3) mais que des études complémentaires étaient nécessaires [18

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Dans cette revue, seules 2 études multicentriques randomisées comportant un groupe placebo avaient inclus plus de 200 patients sur des durées ne dépassant pas 60jours avec comme un critère principal la nycturie. La plupart des autres études randomisées versus placebo étaient monocentriques, de duré courte (30 à 60jours) et de 100 patients au plus, aucune étude n'a comparé le PA aux AB ou aux IAR.

Pour l'AFU PA et SR font partie des options du traitement médical des SBAU liés à l'HBP (recommandation grade D) [19

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les extraits de plantes ne sont pas mentionnés dans les recommandations de l'EAU [20

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Effets indésirables

Depuis la création de la base nationale de pharmacovigilance en 1985 et jusqu'au 11 mars 2013, 129 cas d'EI médicalement confirmés, pour lesquels la responsabilité du PA marque Tadénan® a été suspectée, ont été notifiés, dont 47 cas d'EIG (36,4 %), pour SR de marque Permixon®, 170 cas d'EI ont été notifiés dont 62 cas graves (36,5 %).

Pour PA les EI les plus fréquents étaient cutanés (18,3 %, prurit, urticaire et éruption érythémateuse), hématologiques (15,4 % thrombopénies, puis des atteintes de la lignée blanche), du système nerveux (9,5 %, myoclonies), gastro-intestinaux (6,5 %, vomissements et diarrhée). La répartition des EIG était comparable. Dans la majorité des cas, PA était associé à d'autres médicaments, dont certains connus pour entraîner le type d'effets notifiés, ce qui rend difficile l'interprétation de ces données. Cependant, les EI les plus fréquemment rapportés, cutanés et hématologiques, étaient dans près de la moitié des cas des EIG non cités dans la monographie du médicament qui ne mentionne que des effets digestifs et un risque d'hypersensibilité.

Pour SR les classes d'EI les plus fréquents étaient des effets cutanés (23,7 %, prurit, urticaire et eczéma ; plusieurs cas de dermatite psoriasiforme ou exfoliatrice), puis des atteintes du système nerveux (9,3 %, neuropathies périphériques, plus rarement des paresthésies) et gastro-intestinales (8,8 %, vomissements et diarrhée, plusieurs cas de pancréatite ont été rapportés, ainsi que des cas d'hématémèse ou méléna chez des malades par ailleurs traités par AINS ou AVK) et des gynécomasties. Cette synthèse fait ressortir des effets non connus comme des atteintes cutanées psoriasiformes ou exfoliatrices ou des troubles neurologiques de type neuropathie périphérique ; dans ces cas, le SR était toujours associés à d'autres médicaments suspects. La prudence doit être recommandée vis-à-vis des hypersensibilités aux arachides ou au soja lors de la prescription de PA.

 
Les alpha-bloquants (AB)

Le Tableau 2 résume les molécules disponibles sur le marcher français.

 
Mode d'action

Les AB provoquent une relaxation des fibres musculaires lisses prostatiques, principalement au niveau de la zone de transition, et du col vésical en bloquant les récepteurs α1a (sous-type prédominant) et α1d [21

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'affinité pour ces récepteurs varie en fonction de la molécule et détermine l'« uro »sélectivité (alfuzosine, tamsulosine, silodosine) par rapport à d'autres molécules peu ou pas sélectives (doxazosine et la térazosine).

Une action sur d'autres récepteurs α1 vésicaux, spinaux ou de la vascularisation rénale est suspectée [22

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'action des AB est très rapide, l'effet clinique se manifeste après 6 à 48heures.

 
Efficacité

La principale indication des AB est le traitement des SBAU modéré à sévère liés à l'HBP (Tableau 3 libellés des AMM) ils sont recommandés en première ligne par l'AFU et l'EAU (grade A). L'alfuzosine 10mg a également une indication en traitement adjuvant au sondage vésical dans la rétention aiguë d'urine liée à l'HBP. L'associations aux 5ARI est recommandée en cas de prostate>40 gr (grade A) pour l'AFU [19

Cliquez ici pour aller à la section Références] ou a risque de progression (volume augmenté symptômes modéré à sévères, débit diminué) pour l'EAU [20

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'association avec les antimuscariniques est recommandée en cas de réduction insuffisante des symptômes de la phase stockage sous AB (AFU grade C) sous réserve d'un débit>10mL/s et d'un résidu<200mL [19

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Pour l'EAU cette association est recommandée en cas d'insuffisance d'effet d'une des monothérapies (grade A) [20

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Aujourd'hui les alpha-bloquants de courte durée d'action et non sélectifs ne sont plus ou presque plus utilisés au profit des formes sélectives à longue durée d'action ayant pour avantage de ne pas nécessiter de titration et d'être mieux toléré.

Les études pivots des différentes molécules (alfuzosine [23

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Cliquez ici pour aller à la section Références], tamsulosine [25

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Cliquez ici pour aller à la section Références] et silodosine [27

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Cliquez ici pour aller à la section Références]) réalisées contre placebo montrent toutes à trois mois une amélioration (diminution) de 35 à 40 % des scores symptômes évalués par l'IPSS soit en valeur absolue une diminution de 4 points (score international symptomatique de la prostate) et une amélioration de 20 à 25 % du débit urinaire [29

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Des études au plus long cours ont montré une stabilité de l'effet en particulier sur l'amélioration du score symptômes [30

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Une étude de non infériorité comparant tamsulosine et silodosine a montré une efficacité comparable des deux molécules le profil d'EI spécifique différait avec 7 % (S) vs 1,9 % (T) d'anéjaculation, et un moindre impacte sur la pression artérielle de la silodosine [32

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EI des AB

Les principaux EI liés au AB sont résumés dans le Tableau 4.

Les principales interaction à surveiller sont liées au risque d'hypotension avec les classes telles que les inhibiteurs calciques, les alpha-bloquants antihypertenseurs, les dérivés nitrés et apparentés et les inhibiteurs puissants du CYP3A4 (vérapamil, diltiazem, amiodarone, ritonavir, kétoconazole, itraconazole, clarithromycine et érythromycine).

L'effet des associations AB/IPDE5 sur la TA et le risque d'hypotension a été évaluée. La prise simultanée de Doxazosine 4mg et Siledenafil 25mg ou Tadalafil 20mg entraîne une hypotension orthostatique de même pour la prise de Vardenafil 5mg et de Terazosine 10mg. La prise d'Alfuzosine 10 et de Tadalafil 20 ou de Tamsulosine 0,4 et de Vardenafil 5 ou Tadalafil 20 sont sans effet sinificatif sur la pression artérielle [33

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Le syndrome de l'iris mou est l'association d'un iris détendu, d'un myosis peropératoire progressif malgré mydriatiques et d'un prolapsus de l'iris, il rend plus complexe la chirurgie de la cataracte. Il a été décrit sous AB avec la Tamsulosine mais concerneraient toute la classe des AB. Il justifie au minimum une information du patient et de l'ophtalmologiste [34

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Les inhibiteurs des 5-alpha réductases

Le Tableau 5 présentes les molécules disponibles sur le marcher français.

 
Mode d'action

Les inhibiteurs de la 5-alpha réductase (I5AR) bloquent la conversion de testostérone en dihydrotestostérone par la 5-alpha réductase (5AR) au sein des cellules stromales prostatiques [35

Cliquez ici pour aller à la section Références] ce qui provoque une apoptose des cellules épithéliales prostatiques [36

Cliquez ici pour aller à la section Références], et donc une réduction du volume prostatique, et du PSA total [37

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le finasteride bloque la 5AR de type 2, et le dutasteride bloque les 5AR de type 1 et 2.

 
Efficacité

Le Tableau 6 résume les différentes recommandations pour l'usage des I5AR dans le traitement des SBAU, en France depuis l'avis de la HAS de septembre 2012 les I5ARI sont des médicaments de 2e intention. Ils sont parfois utilisés pour diminuer les hématuries en rapport avec une HBP [38

Cliquez ici pour aller à la section Références] ou pour diminuer le saignement avant une chirurgie [39

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le niveau de preuve concernant ces deux indications est faible et ne fait donc pas l'objet de recommandations. Les I5AR n'ont pas à ce jour d'indication en prévention du cancer de la prostate [42

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Les résultats des principales études randomisées sont présentés dans le Tableau 7 [30

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Au vu de ces études, les I5AR ont une efficacité versus placebo sur les symptômes, le débit maximum, le résidu post-mictionnel, et la réduction du volume prostatique, du risque de rétention aiguë d'urine (RAU) et de recours à la chirurgie.

Les effets cliniques versus placebo apparaissent après 6 mois de traitement. Les comparaisons indirectes de dutasteride et finasteride, tendent à prouver que les 2 drogues ont une efficacité similaire [37

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'efficacité est supérieure en cas de volume initial de la prostate élevé et semble ne pas être supérieure au placebo pour des volumes <40mL [44

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Dans les deux principales études concernant la bithérapie AB+I5ARI (MTOPS et Combat) [30

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Cliquez ici pour aller à la section Références] la bithérapie faisait mieux que les monothérapies sur l'amélioration des symptômes. La bithérapie et l'I5ARI seul réduisaient le risque de RAU et de recours à un traitement chirurgical par rapport à la tamsulosine seule. Enfin, la bithérapie n'était pas significativement plus efficace pour la réduction du risque de RAU et le recours à la chirurgie par rapport à l'I5ARI seul.

 
EI

Selon le résumé des caractéristiques du produit (RCP) du finasteride, le risque de dysfonction érectile est « très fréquent ». Sont signalés comme « fréquents » la diminution de la libido et de l'éjaculat, les troubles de l'éjaculation, la sensibilité mammaire et la gynécomastie. L'éruption cutanée et la douleur testiculaire sont « peu fréquents ».

Dans le RCP du dutasteride, les effets indésirables rapportés sont les suivants : dysfonction érectile 6 % la 1re année, 1,7 % la seconde année, diminution de la libido 3,7 % la 1re année, 0,6 % la seconde, troubles de l'éjaculation 1,8 % la 1re année, 0,5 % la seconde, affections du sein 1,3 %.

Dans les études PCPT [54

Cliquez ici pour aller à la section Références] et REDUCE [55

Cliquez ici pour aller à la section Références] l'incidence globale de cancer de prostate des patients traités par finasteride et dutasteride diminuait par rapport au placebo, mais l'incidence des cancer de grade >8 était augmentée dans l'étude REDUCE, et l'incidence des grade >7 était augmentée dans l'étude PCPT (1,8 % de tumeurs de score de Gleason 8 à 10 sous finastéride vs 1,1 % sous-placebo). La nature artefactuelle ou non de cette différence fait débat (possible modification d'architecture globale de la glande conduisant à une sur-gradation).

Un risque non établi d'augmentation du cancer mammaire chez l'homme traité par I5AR a été évoqué dans le dernier avis de transparence de l'HAS. Une étude cas témoin nord européenne a été planifiée. Dans une étude cas témoin américaine de 2013 il n'est pas observé d'association entre cancer du sein et traitement par Finastéride chez l'homme [56

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IPDE5

Les 3 IPDE5 présents sur le marcher français ont montré au cours d'études cliniques une réduction significativement supérieur au placebo des SUBA liés à l'HBP (phase de stockage et de vidange) [57

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Seul le tadalafil (Cialis) 5mg/jour dispose d'une AMM dans l'indication « Traitement des signes et symptômes de l'hypertrophie bénigne de la prostate chez l'homme adulte » (décembre 2012). Il s'agit donc de l'arrivée d'une nouvelle classe thérapeutique dans cette indication dont les aspects d'efficacité et de mode d'action spécifiques sont traités dans l'article « médicaments de la vessie », le mode d'action général et les EI sont traités dans l'article « médicament de le médecine sexuelle ».

 
Médicaments en injections intra prostatique pour SUBA liés à l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)

Aucun principe actif injecté en intraprostatique n'a d'AMM pour le traitement des SUBA liés à l'HBP pourtant cette voie d'administration est activement évaluée soit en alternative au traitement médical oral soit à la chirurgie de désobstruction.

Les 10 dernières années ont été marquées par l'intérêt porté aux injections intraprostatique de toxine botulique A, l'éthanol anhydrique a également été évalué et au moins deux drogues candidates (NX-1207, PRX302) sont en cours d'évaluation précoce (Phase I-II) [60

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Ces approches relèvent toujours de la recherche clinique.

 

Médicaments de l'obstruction sous-vésicale fonctionnelle

 
Maladie du col

Décrite par Marion en 1933 chez l'homme jeune, son existence chez la femme a été rapportée dans les années 1980. L'étiopathogénie de cette obstruction primitive du col vésical est mal connue. Elle survient chez des individus indemnes d'affection neurologique dont le SS se relâche mais le col reste fermé lors de la miction. Elle ne doit pas être confondu avec l'assynchronisme vésicopérinéal ou pseudo-dyssynergie survenant aussi chez des patient sans atteinte neurologique. Son traitement de première intention repose sur l'usage des alpha-bloquants qui seraient efficace chez 70 % des homme et 50 à 67 % des femmes [61

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Aucun AB ne dispose d'une AMM dans cette indication.

 
Dyssynergie vésicosphinctérienne striée et lisse

La coordination vésicosphinctérienne lors de la miction est assurée par un centre d'intégration situé au niveau du Pont. Lors d'affection neurologique interrompant les voie situées entres les centres mictionnels médullaires (sacrés somatique et parasympathique, thoracolombaire orthosympathique) et le centre mictionnel pontique cette coordination est perdue. La dyssynergie vésicosphinctérienne striée DVS-S est caractérisée par une contraction du SS pendant une contraction non contrôlée du détrusor responsable d'une vidange incomplète un d'un régime de hautes pressions vésicales délétère pour le haut appareil. La DVS-l observée lors des lésions médullaires thoraciques et cervicales est caractérisée par une contraction renforcée du col vésical contemporaine d'un contraction non contrôlée du détrusor [62

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Les AB pour les DVS-S et DVS-l

La DVS-l peut être responsable de la persistance d'une vidange insuffisante après sphinctérotomie ou endoprothèse chez le blessé médullaire thoracique et cervical, les AB amélioreraient la vidange dans cette indication « de niche » pour laquelle il n'y a pas d'AMM spécifique [63

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Une surveillance de la pression artérielle est nécessaire en cas de prescription d'AB dans ce cadre du fait des troubles de régulation de la PA dans cette population.

Le mode d'action des AB dans la DVS-S est incertain. Leur efficacité à été suggérée par deux études [64

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Cliquez ici pour aller à la section Références] dont une de niveau de preuve 1, menées majoritairement chez des sujets atteints de sclérose en plaque (moins de 200 patients). Sur la base de recommandations [66

Cliquez ici pour aller à la section Références, 67

Cliquez ici pour aller à la section Références] et de la pratique de prescription hors AMM (chez la femme) l'HAS en 2010 a émis un avis de prise en charge dérogatoire en cas de prescription d'un AB pour les troubles de la vidange vésicale chez les patients atteints de SEP (homme et femme) [68

Cliquez ici pour aller à la section Références] sous réserve d'un dépôt de dossier d'AMM dans les 3 ans par les laboratoires concernés.

 
Médicaments à base de toxine botulique A dans la DVS-S

Les injection de TBA dans le SS ont été décrite par Dykstra en 1998 pour traiter la DVS-S de patients tétraplégiques [69

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les médicaments à base de TBA les modes d'actions et EI sont détaillés dans l'article « Médicaments de la vessie ». C'est l'effet myorelaxant sur le muscle strié qui est recherché pour obtenir un « sphinctérotomie chimique réversible ».

Les deux populations cibles sont les blessés médullaires cervicaux ne pouvant pas se sonder (alternative à la sphinctérotomie) et les patients sclérosés en plaque en alternative aux autosondages.

Dans une méta-analyse récente deux études comparatives et 4 non comparatives totalisent 129 patients blessés médullaires traités par injections de TBA de marque Botox ou Dysport pour des doses variables (50 à 150 unités Botox, 150 unités Dysport). L'amélioration des paramètres urodynamique à 1 mois était confirmée sur la pression détrusorienne maximale, le résidu post-mictionnel, et la pression urétrale maximale avec des amplitudes d'effet jugée respectivement faible, modérée et importante. 3 études rapportaient une réduction des infections urinaires et du nombre d'auto sondage. La durée d'efficacité et l'impact sur la qualité de vie n'étaient pas évalués ni rapportés de telle sorte qu'il est difficile d'évaluer l'efficience de cette approche en pratique courante. Une étude comparait l'injection dans le SS de 100 unités Botox à une injection de placebo chez 86 patients SEP avec résidu entre 100 et 500mL [70

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'étude stoppée avant son terme théorique d'inclusion (100 patients) ne montrait pas d'amélioration significative du volume résiduel. Le volume uriné et les pression urétrales et détrusoriennes diminuaient significativement.

Il n'y a pas d'AMM spécifique à cette indication et des études complémentaires sont nécessaires pour établir des recommandations.

 

Traitement pharmacologique du défaut de résistance urétrale.

Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la nordadrénaline (IRSN) avec une seule molécule évaluée la Duloxétine sont capables d'augmenter la pression urétrale, la contractilité du SSU et d'améliorer l'incontinence urinaire d'effort [71

Cliquez ici pour aller à la section Références].

La Duloxétine est utilisée en psychiatrie chez l'adulte pour ses effets anti-dépresseurs et pour le traitement de la douleur neuropathique diabétique.

Il n'y a pas d'AMM en urologie à ce jour en France, mais une autorisation de l'EMA pour l'IUE féminine [72

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Compte tenu de l'épidémiologie de l'IUE et de son importance dans le champs d'action de la spécialité il paraît important que les urologues connaissent la voie thérapeutique pharmacologique de l'IUE.

 
Mode d'action

Les IRSN agissent au niveau de la moelle sacrée et augment le tonus et la contractilité du SSU sans action sur la phase de relaxation sphinctérienne, ils auraient également une action de relaxation sur le détrusor [73

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Efficacité

L'efficacité de la Duloxétine dans le traitement de l'IUE féminine (40mg×2/j) a été étudiée dans dix études randomisées (2870 Duloxétine vs 2868 placebo) [74

Cliquez ici pour aller à la section Références, 75

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Dans la méta-analyse des essais randomisés [74

Cliquez ici pour aller à la section Références] la Duloxétine était supérieure au placebo sur le nombre de patientes répondeuses au traitement, défini par une réduction de plus de 50 % de fréquence des épisodes d'incontinence (FEI) sur un calendrier mictionnel hebdomadaire (HR 1,56 ; IC à 95 % 1,46-1,66). Le nombre de patientes sèches était plus important sous Duloxétine, (significativité limite : HR 1,39, IC95 % 1,00-1,93). L'amélioration de la qualité de vie était plus nette : différence moyenne de 4,5 points sur le questionnaire I-QoL (IC95 % 2,83-6,18). Les données sont majoritairement limitées à 3 mois. Une tendance à l'augmentation de l'intervalle mictionnel était décrite (intérêt dans l'IU mixte) de même qu'un effet synergique de l'association Duloxétine/rééducation périnéale [76

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'EAU propose dans la prise en charge de l'IUE féminine d'utiliser la Duloxétine chez les patientes recherchant une amélioration transitoire de leur IU ou en adjuvant à la rééducation périnéale en faisant une titration compte tenu du fait de la fréquence des effets secondaires (grade A) [77

Cliquez ici pour aller à la section Références].

L'efficacité de la Duloxétine dans l'IUE après chirurgie prostatique a également été évaluée (2 études randomisée 3 séries de cas) avec une réduction de plus de 50 % des épisodes d'incontinence mais sans amélioration significative du pad test [78

Cliquez ici pour aller à la section Références, 79

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Une étude décrivait un effet synergique de l'association Duloxétine rééducation périnéale chez l'homme. Il n'y a ni AMM, ni de recommandation de société savante dans cette indication.

 
EI

Le traitement par Duloxétine comporte de nombreux effets secondaires et risques liés aux interactions médicamenteuses, qui en limitent l'utilisation. Les plus fréquents étaient nausées (23 %), sécheresse buccale (12 %), constipation (10 %) et fatigue (11 %). Dans toutes les études comparatives publiées, 17 % des patients ont interrompu leur traitement, soit 5,75 fois plus que dans le groupe placebo (IC95 % 4,58-7,21). Enfin de nombreuses interactions médicamenteuses sont a surveiller lors de l'usage de cette classe et limite sa maniabilité.

 

Conclusion

Les médicaments de l'urètre sont majoritairement mais non exclusivement ceux de l'HBP. Leur objectif principal est d'améliorer les symptômes du bas appareil quelle que soit leur action vis-à-vis de l'obstruction sous-vésicale. Dans cette indication l'efficacité des AB, des I5AR et désormais des IPDE5 (Tadalafil en particulier) est fondée sur des bases plus claires que celle des extraits de plante (SR et PA). Les agents injectables intraprostatiques sont encore du domaine de la recherche clinique. Les AB et les médicaments à base de TBA ont une efficacité modérée dans les dysfonctions sphinctériennes avec résistances urétrales élevées et sont à considérer au cas par cas comme des options en l'absence d'agents plus spécifiquement efficace dans ces pathologies de diagnostic difficile. La Duloxétine, un IRSN, améliore tonus et contractilité du SSU. Bien qu'efficace dans l'IUE féminine son profil efficacité tolérance est médiocre.

 

Déclaration d'intérêts

Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.

GK est ou a été investigateur, consultant ou orateur pour les laboratoires Allergan, Astellas, Abott, Bouchara Recordati, IPSEN, Lilly, Pierre Fabre.

   

 



Tableau 1 - Extraits des plantes commercialisées en France pour le traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).
DCI  Nom commercial  SMR/ASMR  Prix (2013) (€/mois)  Remboursement (%) 
Extrait lipido stérolique de Serenoa repens  Permixon 160mg  Modéré (07/10/2009)  26,69  30 
Extrait sec de Serenoa repens  Prodinan 160mg  Modéré  21,69  30 
Extrait de Pygeum africanum  Tadenan 50mg  Modéré (27/04/2011)  24,94  30 
Extrait mou d'écorce de Pygeum africanum  Prunier d'Afrique Mylan 50mg  Modéré (27/05/2009)
ASMR V 
21,55  30 

 

Légende :
DCI : dénomination commune internationale ; SMR : service médical rendu ; ASMR : amélioration du service médical rendu.
 

Tableau 2 - Alpha-bloquants utilisées en urologie disponibles en France.
DCI  Nom commercial  SMR/ASMR  Prix (2013)  Remboursement 
Alfuzosine  Urion 2,5mg  Modéré/V  9,80 € (30 comprimés)  30 % 
  Xatral 2,5mg  Modéré/NA  9,80 € (30 comprimés)  30 % 
  Xatral 10mg  Modéré/NA
Important/III (traitement rétention) 
25,47 € (30 comprimés)  30 % 
 
Doxazosine  Zoxan 4mg  Modéré/V (par rapport aux autres alpha-bloquants)  16,01 € (28 comprimés)  30 % 
  Zoxan 8mg  Modéré/V (par rapport aux autres alpha-bloquants)  22,42 € (28 comprimés)  30 % 
 
Prazosine  Minipress 1mg  Insuffisant  4,80 € (30 comprimés)  65 % 
  Minipress 5mg  Insuffisant  18,18 € (30 comprimés)  65 % 
 
Silodosine  Urorec 4mg  Modéré/V (par rapport aux spécialités à base de tamsulosine 0,4mg)  14,78 € (30 gélules)  30 % 
  Urorec 8mg  Modéré/V (par rapport aux spécialités à base de tamsulosine 0,4mg)  14,78 € (30 gélules)  30 % 
  Silodyx 4mg  Modéré/V (par rapport aux spécialités à base de tamsulosine 0,4mg)  14,78 € (30 gélules)  30 % 
  Silodyx 8mg  Modéré/V (par rapport aux spécialités à base de tamsulosine 0,4mg)  14,78 € (30 gélules)  30 % 
 
Tamsulosine  Josir 0,4mg  Modéré/NA  12,58 € (30 gélules)  30 % 
  Mécir 0,4mg  Modéré/V (par rapport à la tamsulosine 0,4mg, gélules à microgranules LP)  12,58 € (30 comprimés)  30 % 
  Omix 0,4mg  Modéré/IV (par rapport aux autres alpha-bloquants de même indication, en termes de réduction potentielle des effets indésirables de type cardiovasculaire et administrable en une seule prise par jour au lieu de deux)  14,71 € (30 gélules)  30 % 
  Omexel 0,4mg  Modéré/V (par rapport à la tamsulosine 0,4mg, gélules à microgranules LP)  12,58 € (30 comprimés)  30 % 
 
Térazosine  Hytrine 1mg  Modéré/NA  8,00 € (15 comprimés)  30 % 
  Hytrine 4mg  Modéré/NA  17,27 € (28 comprimés)  30 % sur la base de 14,53 

 

Légende :
DCI : dénomination commune internationale ; SMR : service médical rendu ; ASMR : amélioration du service médical rendu ; NA : non applicable. Les molécules ayant parmi leurs actions des effets alpha-bloquants mais dont l'usage principal (selon l'AMM) n'est pas destiné à l'urologie n'ont pas été étudiées ici.
 

Tableau 3 - Variations d'autorisation de mise sur le marché (AMM) des alpha-bloquants.
Molécule  Libellé d'AMM 
Alfuzosine  Traitement des symptômes fonctionnels de l'hyperplasie bénigne de la prostate
Traitement adjuvant au sondage vésical dans la rétention aiguë d'urine liée à l'hypertrophie bénigne de la prostate (Forme 10mg) 
 
Doxazosine  Traitement des symptômes de l'hypertrophie bénigne de la prostate 
 
Prazosine  Traitement symptomatique de certaines manifestations fonctionnelles liées à l'hypertrophie bénigne prostatique, notamment les pollakiuries en rapport avec un résidu post-mictionnel et la dysurie
Dans les cas où la chirurgie doit être différée. Toutefois, ce traitement ne devra pas retarder le diagnostic d'un obstacle prostatique relevant d'un traitement chirurgical
Au cours des poussées évolutives de l'adénome où la symptomatologie est augmentée et ce d'autant plus que le patient est plus âgé 
 
Silodosine  Traitement des signes et symptômes de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) 
 
Tamsulosine  Traitement des symptômes fonctionnels de l'hyperplasie bénigne de la prostate 
 
Térazosine  Traitement de certaines manifestations fonctionnelles de l'hypertrophie bénigne de la prostate, notamment
Dans le cas où la chirurgie pour une raison ou pour une autre doit être retardée
Au cours des poussées évolutives de l'adénome où la symptomatologie est augmentée et d'autant plus que le patient est plus âgé 

 

Tableau 4 - Principaux effets indésirables (EI) des alpha-bloquants (AB) (synthèses des EI des AB du marcher français).
  Alpha-bloquantsa 
Très fréquent (≥10 %)  Éjaculation réduite ou anéjaculationb 
 
Fréquent (entre 10 et 1 %)  Étourdissement, sensations, vertigineuses, malaise, céphalées, nausées, douleurs abdominales, asthénie 
 
Peu fréquent (entre 1 et 0,1 %)  Somnolence, tachycardie, palpitations, hypotension orthostatique, syncope, congestion nasale, diarrhée, sécheresse buccale, éruptions cutanées, prurit, flushs, Å“dèmes, douleurs thoraciques, nausées, sécheresse buccale, diminution de la libido, dysfonction érectile 
 
Rare (entre 0,01 et 0,001 % et très rare <0,001 %)  Syncope, angiÅ“dème, angine de poitrine chez les patients ayant des antécédents de troubles coronariens, infections de l'appareil respiratoire, infections de l'appareil urinaire, urticaire, Å“dème angioneurotique, priapisme 
 
Fréquence indéterminée  Atteinte hépatocellulaire, hépatite cholestatique, syndrome de l'iris flasque peropératoire, gynécomastie 

 

[a]  Des variations de fréquence des EI selon les molécules peuvent exister cf. paragraphe EI des AB.
[b]  Il n'y a pas d'éjaculation rétrograde sous alpha-bloquant mais un réduction de volume ou une anéjaculation celle ci concerne essentiellement la Tamsulosine et la Silodosine.

Tableau 5 - Les 5-alpha réductases (I5AR) commercialisées en France.
DCI  Nom commercial  SMR/ASMR  Prix mensuel (2013)  Remboursement (%) 
Finasteride 5mg  CHIBRO-PROSCAR
Finasteride générique 
SMR modéré en seconde intention, insuffisant en première intention  23,58 pour la spécialité de référence  30 
 
Dutasteride 0,5mg  AVODART    31,07  30 
 
Dutasteride 0,5mg/Tamsulosine0,4mg  COMBODART  SMR faiblea
ASMR5 
31,45  15b 

 

Légende :
DCI : dénomination commune internationale ; SMR : service médical rendu ; ASMR : amélioration du service médical rendu. Lorsqu'il est prescrit en remplacement de 6 mois de prise séparée si donnée en seconde intention après échec du traitement par alpha-bloquant ou phytothérapie et après 6 mois de prise séparée des deux produits.
 

Tableau 6 - Recommandations des sociétés savantes et agences de régulation pour les 5-alpha réductases (I5AR).
HAS
Commission de transparence 2012 
Option en seconde intention après échec d'un traitement par alpha-bloquant ou phytothérapie 
 
AFU  Option thérapeutique dans le traitement des SBAU liés à une HBP induisant une gène et volume prostatique supérieur à 40mL 
 
NICE  Option thérapeutique chez des hommes ayant des SBAU et une prostate de plus de 30mL ou un PSA>1,4ng/mL 
 
EAU  Indiqués en cas de SBAU modérés à sévères et gênants, chez des patients ayant une prostate >40mL ou un PSA>1,4ng/mL, et acceptant un traitement au long cours 
 
AUA  Option en cas d'obstruction sous-vésicale liée à une HBP, si le volume prostatique est augmenté, ou si le PSA est >1,5ng/mL, seul ou en association à un alpha-bloquant 

 

Légende :
HBP : hypertrophie bénigne de la prostate
 

Tableau 7 - Études NP1 évaluant l'efficacité des I5ARI dans les SBAU liés à l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).
Études  Durée (semaines)  Traitement (dose/j)  Patient (n δ symptômes (% IPSS)  δ Qmax (mL/s)  δ Vol prostate (%)  NP 
Lepor et al.
(1996) 
52  Placebo  305  −16,5a  +1,4  +1,3  1b 
    Finasteride 1×5mg  310  −19,8a  +1,6  −16,9b   
 
Kirby et al.
(2003) 
52  Placebo  253  −33,1  +1,4  1b 
    Finasteride 1×5mg  239  −38,6  +1,8   
 
Andersen et al. (1995)  104  Placebo  346  +1,5  −0,3  +11,5a  1b 
    Finasteride 1×5mg  348  −14,9a,b, tblfn0020  +1,5a,b, tblfn0020  −19,2a,b, tblfn0020   
 
Nickel et al. (1996)  104  Placebo  226  −4,2  +0,3  +8,4a  1b 
    Finasteride 1×5mg  246  −13,3a,b, tblfn0020  +1,4a,b, tblfn0020  −21   
 
McConnell et al. (1998)  208  Placebo  1503  −8,7  +0,2  +14a  1b 
    Finasteride 1×5mg  1513  −22a,b, tblfn0020  +1,9a,b, tblfn0020  −18a,b, tblfn0020   
 
Marberger et al. (1998)  104  Placebo  1452  −9,8c  0,8  +9  1b 
    Finasteride 1×5mg  1450  −21,4b,c, tblfn0025  +1,4b  −15b   
 
McConnell et al. (2003)  234  Placebo  737  −23,8  +1,4a  +24a  1b 
    Finasteride 1×5mg  768  −28,4a,b, tblfn0020  +2,2a,b, tblfn0020  −19a,b, tblfn0020   
 
Roehrborn et al. (2002)  104  Placebo  2158  −13,5a  +0,6  +1,5a  1b 
    Dutasteride 1×0,5mg  2167  −26,5a,b, tblfn0020  +2,2a,b, tblfn0020  −25,7a,b, tblfn0020   
 
Roehrborn et al. (2008)  104  Tamsulosine 1×0,4mg  1611  −27,4a  +0,9  1b 
    Dutasteride 1×0,5mg  1623  −30,5a  +1,9  −28b   
 
Roehrborn et al. (2010)  208  Tamsulosine 1×0,4mg  1611  −23,2a  +0,7  +4,6  1b 
    Dutasteride 1×0,5mg  1623  −32,3a  +2,0  −28b   

 

Légende :
Δ : variation ; Qmax : débit maximum ; IPSS : International Prostate Symptom Score.
 

[a]  Significatif par rapport à la valeur de base (indiqué si disponible).
[b]  Significatif par rapport au placebo ou au bras contrôle.
[c]  Boyarski Score.

 
 

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