Les mécanismes anatomiques de la continence chez l'homme.

16 juillet 2001

Mots clés : physiologie vésico-sphinctérienne, Homme, anatomie
Auteurs : Mauroy B, Stefaniak X
Référence : Prog Urol, 1997, 7, 1028-1036
Le rôle de l'appareil vésico-sphinctérien est, selon la formule classique, de contenir sans faiblesse et d'expluser sans effort. Etre continent sans être dysurique est le résultat 1)des propriétés biomécaniques de la paroi vésicale qui lui confèrent la visco-élasticité expliquant sa compliance et la contractilité lui permettant d'expulser son contenu 2) de l'action des structures cervicales et des mécanismes passifs urétraux qui dans les conditions normales assurent pratiquement à eux seuls la continence passive. C'est le tonus des fibres musculaires qui collabe l'urètre pendant la phase de continence et ferme le col vésical en créant une angulation vésico-urétrale. La disposition de ces fibres musculaires tant au niveau du col qu'au niveau de l'urètre rend compte d'une fonction sphinctérienne sur toute la hauteur de ces deux structures. Le sphincter externe est constitué de fibres musculaires striées émanées des muscles périnéaux au niveau desquelles la rééducation trouve son champ d'application. Le rôle principal du sphincter à l'état normal est de s'opposer à une contraction vésicale non souhaitée ou d'interrompre rapidement une miction en cours et son action est relative dans la continence passive. Il prend toute son importance après la chirurgie prostatique, qu'il s'agisse du traitement chirurgical de l'adénome ou de celui du cancer. Le sphincter strié reste alors le seul élément susceptible de s'opposer aux forces de pression qui tendent à expulser l'urine de la vessie.