Les marges chirurgicales dans le cancer de la prostate. CCAFU revue de la littérature

25 mai 2014

Auteurs : L. Cormier, C. Bastide, P. Beuzeboc, G. Fromont, C. Hennequin, P. Mongiat-Artus, M. Peyromaure, G. Ploussard, R. Renard-Penna, P. Richaud, F. Rozet, M. Soulié, L. Salomon, les membres du sous-comité « prostate » du CCAFU
Référence : Prog Urol, 2014, 6, 24, 334-345
Objectifs

La littérature a confirmé l’impact pronostique significatif du statut des marges chirurgicales au décours de la prostatectomie totale. Le statut des marges est un critère d’autoévaluation des pratiques facile à mesurer. L’objet de cet article était de : définir la marge chirurgicale positive (MCP), énoncer les moyens de l’éviter, préciser l’impact sur les survies (biologique, spécifique et globale) et détailler la prise en charge.

Méthode

Une revue de la littérature à partir de Pubmed a été réalisée jusqu’en 2012, ainsi qu’une analyse des communications lors des principaux congrès avec comité de sélection et abstracts publiés.

Résultats

La MCP est définie par l’existence de cellules tumorales arrivant directement au contact de la limite d’exérèse chirurgicale encrée. Les chiffres de 15 à 20 % de MCP sont les plus souvent rapportés. Le statut des marges chirurgicales est l’un des facteurs majeurs de récidive biologique qui détermine l’intérêt ou non d’un traitement adjuvant après chirurgie. La radiothérapie postopératoire avec les techniques actuelles n’altère que très peu la qualité de vie. La radiothérapie adjuvante sur les cancers de la prostate marge positive apporte un bénéfice sur la survie « biologique » mais au prix d’un surtraitement. La radiothérapie de rattrapage en cas de récidive doit, si elle est choisie, être effectuée précocement (Prostate Specific Antigen [PSA]<1ng/mL voire<0,5ng/mL).

Conclusion

Le taux de MCP doit être connu dans sa propre expérience. Cette revue n’a pas permis pas de conclure sur la supériorité d’une voie d’abord ou d’une technique par rapport à l’autre. Même si la conservation du col, la préservation des bandelettes ne modifient pas clairement le taux de marge, il est certain que le type de dissection doit être adapté aux caractéristiques de la tumeur, en fonction des groupes à risque de D’Amico, orienté par l’IRM multiparamétrique. Il est préférable de réserver la dissection intrafasciale aux tumeurs de faible risque. Le débat primordial, radiothérapie adjuvant versus différée est ouvert.




 




Introduction


Le contrôle carcinologique après prostatectomie totale dépend de l'existence et de l'étendue d'une extension extra-prostatique, de l'invasion des vésicules séminales, d'un score de Gleason élevé, et du taux du Prostate Specific Antigen (PSA) préopératoire [1, 2, 3, 4]. La littérature a confirmé l'impact pronostique significatif du statut des marges sur la survie sans récidive biologique, la survie sans récidive locale et la survie sans traitement de rattrapage [5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14], mais il s'agit d'études rétrospectives, ce qui limite leur niveau de preuve. L'objectif de cet article était de définir la marge chirurgicale positive (MCP), les moyens de l'éviter et préciser l'impact sur les survies (biologique, spécifique et globale).


Anatomo-pathologie


Une MCP après prostatectomie totale est définie par l'existence de cellules tumorales arrivant directement au contact de la limite d'exérèse chirurgicale encrée [15].


Le compte-rendu histopathologique, en cas de MCP, doit préciser (a) si la marge positive est intra-prostatique (et correspond donc à une incision intra-prostatique) ou extra-prostatique (pT3). La localisation intra- ou extra-prostatique est parfois difficile à évaluer, notamment en situation apicale ou antérieure, ou encore en cas de fibrose péri-prostatique. Le statut des marges d'exérèse peut être délicat à évaluer par les pathologistes pour les pièces opératoires irrégulières présentant des petits lambeaux de tissu susceptibles de se rétracter après fixation, en particulier en cas d'artéfacts d'écrasement des structures tissulaires en périphérie des pièces opératoires : il peut être difficile de déterminer si les glandes atteignant la limite d'exérèse encrée sont de nature tumorale ou non. Dans cette situation, un marquage immunohistochimique par p63/p504s peut s'avérer utile [16]. Le compte-rendu doit également comporter (b) la mesure linéaire (enmm) de la ou des marges, ainsi que (c) leur localisation [17]. Même si l'impact exact de la localisation sur le pronostic est discuté (cf. infra), sa connaissance peut permettre aux chirurgiens d'améliorer leur technique opératoire.


Il n'existe pas de recommandation de l'International Society of Urological Pathology (ISUP) pour définir le score de Gleason au niveau de la MCP [17]. Le score de Gleason à la marge est souvent difficile à évaluer, en raison d'altérations morphologiques par artéfacts d'écrasement des structures tissulaires.


En cas de marge négative, la distance entre la tumeur et la limite d'exérèse encrée n'est pas prédictive du risque de récidive, même quand la tumeur est très proche (<0,1mm) de la marge [18]. Les marges en tissu glandulaire non tumoral ne sont pas associées à un taux de PSA post-opératoire plus élevé [19], mais elles reflètent la qualité de la dissection chirurgicale et peuvent être mentionnées par certains pathologistes même s'il n'y a aucun consensus de l'ISUP à ce sujet [17].


Une MCP après prostatectomie totale est définie par l'existence de cellules tumorales arrivant directement au contact de la limite d'exérèse chirurgicale encrée. Le compte-rendu doit préciser : si la MCP est intra-prostatique ou extra-prostatique (pT3), la mesure linéaire (enmm), la localisation.



Pronostic des marges positives


Le statut des marges chirurgicales permet de déterminer l'intérêt ou non d'un traitement adjuvant après chirurgie [20]. En effet, l'existence d'une MCP expose à un risque de récidive biologique supérieur de 1,2 à 3,7 fois, comparativement à une marge négative [21, 22]. Les données corrélant MCP et survie globale font encore défaut, notamment à cause du manque de données à très long terme et aux biais d'analyse liés aux données manquantes dans les séries rétrospectives, ces résultats étant encore débattus : les données rétrospectives de la Surveillance, Epidemiology and End Results (SEER) database incluant plus de 66 000 patients ont souligné qu'une marge positive était significativement associée à un risque de mortalité augmenté de 2,6 fois en analyse univariée, et de 1,7 fois en analyse multivariée [12]. Cependant, Boorjian et al., dans une étude rétrospective sur 3600 patients, n'ont pas rapporté de valeur prédictive indépendante du statut des marges concernant le risque de progression métastatique et la mortalité globale ou spécifique [13]. Aucun impact n'a également été rapporté par Eggener et al. sur la mortalité à 15ans [23].


Sur la récidive biologique, en revanche, peu d'études ont contredit la valeur prédictive indépendante d'une MCP [24, 25, 26]. Ces séries soulignent le fait que l'impact du statut des marges dépend également de l'agressivité de la maladie [26, 27]. Le statut des marges était un facteur prédictif indépendant de récidive biologique dans les cancers pT2 et pT3a (avec extension intra-prostatique), mais pas dans les cancers avec invasion des vésicules séminales (pT3b) [28, 29]. Freedland et al. ont rapporté que l'existence d'une extension extra-prostatique associée à une marge positive ne laissait pas présager un plus mauvais pronostic que l'existence d'un seul de ces facteurs [30]. En revanche, dans cette analyse de la SEARCH database, la valeur pronostique d'une marge positive dans un cancer pT2 était équivalente à la valeur pronostique de l'extension extra-prostatique (cancer pT3a) en cas de marges négatives. D'autres études ont souligné un pronostic plus défavorable en cas de cancer pT2R1 qu'en présence d'un cancer pT3aR0 (survie sans récidive à 5ans à 77 % versus 86 %) [31]. La grande variété de paramètres évalués, les différences importantes des cohortes concernant les indications de traitement adjuvant et le nombre de patients recevant ce traitement adjuvant, la durée de suivi, les tailles des cohortes rendent les comparaisons directes entre études difficiles. Dans une cohorte française de patients consécutifs n'ayant pas reçu de traitement, le taux de récidive 5ans après la chirurgie était relativement élevé, environ 60 % [11]. L'existence d'une marge positive était un facteur de risque important de récidive de la maladie en analyse univariée et multivariée. Dans les cancers avec invasion des vésicules séminales, le statut des marges avait un faible impact sur la récidive biologique [28, 29]. Il est important de réaliser une chirurgie R0 dans les cancers de prostates avancés. Dans une série multicentrique portant sur 5831 patients, un risque de récidive majeur était rapporté en cas de marges positives associées à un Gleason 7-10 ou un curage ganglionnaire positif [9].


La localisation des marges


L'influence de la localisation des MCP sur la récidive est discutée. Pour certains, la localisation n'a pas d'impact [14, 32, 33, 34], pour d'autres une localisation à l'apex semble péjorative [35, 36] ou une marge à la base serait plus dangereuse [37] ou de façon assez identique, les marges non situées à l'apex seraient les plus graves [38, 39, 40].


La longueur des marges


Si la valeur pronostique de l'étendue des marges positives a été démontrée [22, 41], le seuil lui fait l'objet de divergences, 10mm pour certains [42] au-dessus de 1mm pour d'autres [43] ou plutôt 3mm [11, 44] !


Le nombre de marges


Pour certains, plusieurs marges seraient plus délétères qu'une seule [14, 32, 34, 39, 40], pour d'autres non [38, 44, 45].


Le score de Gleason à la marge


Les études de Cao et al. [46] et de Brimo et al. [47] avec commentaire de Walsh [48] ont suggéré que ce score pourrait constituer un facteur prédictif de récidive, indépendamment du stade et du score de Gleason total. Il n'y a pas de recommandation officielle de l'ISUP sur ce sujet [17].


Marges et extension extra capsulaire


En cas de MCP dans les pT3, l'analyse de la littérature n'est pas simple. En effet, le statut de MCP est souvent mélangé entre les stades pT2 et pT3 et l'existence de radiothérapie adjuvante (RTA) ou non, plus ou moins associée à une hormonothérapie, rend la responsabilité de la MCP dans la récidive biologique dans les pT3 difficile à identifier. Dans une étude concernant la place de la radiothérapie adjuvante dans les pT3, le statut de marge positive comme facteur pronostique indépendant sur la survie sans progression est retrouvé en analyse univariée mais pas en analyse multivariée [49], mais dans une autre étude descriptive, la MCP est un facteur indépendant en multivarié [50].


L'existence d'une MCP expose à un risque de récidive biologique supérieur de 1,2 à 3,7 fois, comparativement à une marge négative. L'influence de la localisation des MCP sur la récidive est discutée. La valeur pronostique de l'étendue des marges positives a été démontrée mais pas de seuil défini.



Comment les éviter ?


L'IRM


L'IRM de la prostate permet de localiser, d'évaluer les rapports de la tumeur par rapport à la capsule et son extension à la graisse péri-prostatique.


La sensibilité et la spécificité de l'IRM varient de 50 à 97,5 % et de 43 à 95 % pour différencier un stade T2, d'un stade T3 [51] et de 23 à 80 % et 81 à 99 % pour l'extension aux vésicules séminales [52]. Avec lecture multiparamétrique, la spécificité est de 95 % [53]. Plus précisément, pour l'extension étendue du cancer dans la graisse péri-prostatique, Jager et al. ont montré que la sensibilité de l'IRM était de 100 % pour les envahissements de plus de 3mm, de 67 % pour ceux de 1 à 3mm et seulement de 14 % quand la pénétration était de moins de 1mm [54]. La performance de l'IRM dans cette indication est fonction de l'expérience du radiologue et de l'importance de l'extension. La variabilité inter-observateur diminue actuellement avec l'apport des séquences de perfusion [53].


Au-delà de l'extension extra-prostatique, la cartographie tumorale fournie par l'IRM permet de localiser la lésion index, d'évaluer ces rapports avec la capsule (un contact supérieur à 1cm étant péjoratif).


Les informations apportées par l'IRM permettent ainsi d'adapter le geste chirurgical, afin de préserver ou non les bandelettes neuro-vasculaires, d'effectuer un passage large pour éviter les marges positives, même en cas d'extension avérée voire contre-indiquer la prostatectomie totale [55].


Technique chirurgicale


Le risque de MCP après prostatectomie totale est corrélé au stade et à l'agressivité du cancer, à la technique opératoire et à l'expérience du chirurgien [56, 57, 58]. L'apex prostatique constitue le site majoritaire des MCP (≥ 60 % des cas) pour des raisons à la fois anatomiques et techniques [56] : il n'y a pas de capsule et les limites de l'apex peuvent être difficiles à individualiser et il existe souvent un débord postérieur de l'apex sous l'urètre. Enfin, l'apex est la région prostatique la plus difficile à disséquer du fait de sa profondeur, de ses attaches au plancher pelvien, de la proximité du rectum et du plexus de Santorini. Les autres sites habituels de MCP sont la région postéro-latérale, la base de la prostate et la région antérieure [56, 59]. Dans les séries récentes avec préservation neuro-vasculaire, il arrive que les MCP soient majoritairement postéro-latérales [60]. Les deux temps opératoires les plus déterminants pour les MCP sont donc la dissection apicale et la dissection postéro-latérale, en particulier en cas de préservation des bandelettes neuro-vasculaires.


Voie d'abord chirurgicale


L'impact de la voie d'abord sur le risque de MCP est controversé. Les études ayant comparé plusieurs voies d'abord comprennent des biais majeurs :

la même équipe a comparé différentes voies d'abord mais à des périodes différentes, et dans ce cas l'expérience gagnée peut expliquer une réduction du taux de MCP au fil du temps;
les voies d'abord ont été comparées à la même période mais par des centres différents et dans ce cas, le biais peut venir du fait que les équipes chirurgicales et anatomo-pathologiques sont différentes.


Dans une étude avec 522 prostatectomies réalisées par robot comparées à un nombre égal de procédures réalisées par voie rétropubienne et par voie laparoscopique, les taux de MCP étaient significativement plus importants avec le robot (19,5 %) qu'avec la voie rétropubienne (14,4 %) ou laparoscopique (13 %) [61]. À l'inverse, une étude prospective de 150 patients a rapporté un taux de MCP plus faible avec le robot qu'avec la voie rétropubienne (16 % versus 32 %) [62]. Dans une autre étude comparant la laparoscopie et le robot, la différence ne semble pas significative [63]. Coehlo et al. ont fait la synthèse de 58 études publiées par des centres expérimentés entre 1994 et 2009 [64]. Dans cette analyse, le taux de MCP était plus faible après prostatectomie robotique (13,6 %) qu'après prostatectomie laparoscopique (21,3 %) ou rétropubienne (24 %). Mais ces études correspondaient à des époques variables et aucune n'était comparative. Une autre méta-analyse a conclu que le taux global de MCP (prenant en compte les tumeurs pT2 et pT3) était plus faible avec le robot qu'avec les deux autres techniques [65]. Cependant, les résultats variaient selon le stade pathologique. Pour les tumeurs pT3, le taux de MCP était plus faible après chirurgie ouverte qu'après laparoscopie (non significatif) ou robot (significatif). Pour les tumeurs pT2, les taux de MCP étaient équivalents entre robot et chirurgie ouverte, mais plus élevés après laparoscopie. Dans leur analyse incluant 37 études comparatives, Ficarra et al. ont conclu que les taux de MCP étaient similaires avec les 3 voies d'abord [66]. D'autre part, l'étude anatomo-pathologique du Johns Hopkins n'a montré aucune différence entre les 3 voies d'abord concernant la localisation des MCP, leur longueur et leur nombre [59].


Au total, la voie d'abord a probablement peu d'impact sur la survenue des MCP, et l'expérience du chirurgien semble être davantage déterminante.


Dissection apicale


Pour réduire le risque de MCP à l'apex, des modifications techniques permettant une meilleure visualisation de l'apex et/ou une exérèse apicale plus large ont été décrites. Poulakis et al. ont étudié, chez 182 patients ayant un cancer de stade clinique T2, une technique de dissection apicale "élargie" aux tissus mous [67]. Cette technique permettait une meilleure mobilisation de l'urètre membraneux, et réduisait significativement le taux de MCP (10 % versus 28 %) sans pour autant affecter la continence et la fonction érectile. Tewari et al. ont proposé à 209 patients opérés par robot une autre modification [68] : au lieu de commencer par la section du plexus de Santorini et de l'urètre antérieur, la dissection de l'apex commençait par la section de l'urètre postérieur. Cette manÅ“uvre permettait de réduire le taux de MCP apicales (1,4 % versus 4,4 %) malgré un pourcentage de tumeurs pT3 plus élevé que dans le groupe témoin.


Il est souvent admis qu'une dissection trop "au ras" de l'apex prostatique dans le but de préserver la fonction urinaire engendrerait un risque accru de MCP. Il n'existe pas de publication récente qui ait clairement montré une corrélation entre le taux de marges apicales et la continence urinaire. Schlomm et al. ont étudié chez 691 patients une technique de préservation maximale du sphincter strié avec dissection de l'urètre intra-prostatique [69]. Alors que la continence précoce était significativement améliorée (50,1 % versus 30,9 %), le taux de MCP apicales n'était pas augmenté (0,5 % versus 1,3 %).


Préservation des bandelettes vasculo-nerveuses


La majorité des études ayant analysé l'impact de la préservation des bandelettes vasculo-nerveuses sur les marges n'ont pas rapporté de risque accru de MCP. Néanmoins, les patients auxquels est proposée une préservation sont ceux dont les tumeurs sont les moins agressives. Avec 1018 patients opérés entre 1988 et 2006 dans 5 centres, Nelles et al. ont conclu que la préservation des bandelettes, qu'elle soit uni- ou bilatérale, n'augmentait pas significativement le risque de MCP [70]. Mais cette étude était rétrospective et les inclusions débutaient à une période où la préservation n'était pas encore maîtrisée. L'étude la moins biaisée est sans doute celle de Moore et al., qui a inclus de façon prospective 945 patients opérés entre 2002 et 2007 par le même chirurgien [71]. En analyse multivariée, la préservation des bandelettes vasculo-nerveuses et le type de préservation (uni- ou bilatérale) n'affectaient pas le risque de MCP. De même, il n'y avait pas de corrélation avec le site des MCP, sauf en cas d'extension tumorale extra-prostatique. Pour les tumeurs pT3a, la proportion de marges postéro-latérales positives était accrue après préservation des bandelettes.


La dissection intrafasciale a un impact controversé sur les marges. Potdevin et al. ont analysé les résultats de cette technique chez 171 patients opérés par robot entre 2006 et 2007 [16, 72]. Pour les tumeurs pT2, le taux de MCP était légèrement augmenté, mais de manière non significative (7,5 % versus 5,9 %). En revanche, pour les tumeurs pT3, le taux de MCP doublait quasiment après dissection intrafasciale (41,2 % versus 22,2 %). À l'inverse, dans une étude randomisée incluant 400 patients, Stolzenburg et al. ont rapporté des taux de MCP similaires (9,5 % versus 9 %) après dissection intrafasciale et interfasciale [73]. Ces données contradictoires empêchent toute conclusion définitive, mais il est certain que le type de dissection doit être adapté aux caractéristiques de la tumeur, en fonction des groupes à risque de D'Amico. Il est préférable de réserver la dissection intrafasciale aux tumeurs de faible risque.


Préservation du col vésical


Pour la plupart des auteurs, la préservation du col vésical n'augmente pas le risque de MCP [74]. Une étude prospective avec tirage au sort a montré que la préservation du col vésical s'accompagnait d'un risque élevé de MCP isolées au niveau du col (10 % contre 0 % en l'absence de préservation) [75]. Le tirage au sort a été arrêté après l'inclusion de 70 patients. Freire et al. ont comparé récemment de manière prospective (sans tirage au sort) 619 patients opérés par robot : 348 avec préservation du col et 271 sans préservation [76]. Alors que la continence urinaire était plus précoce en cas de préservation du col, les taux de MCP localisées au col vésical étaient similaires dans les deux groupes (1,4 % versus 2,2 %).


Le traitement médical


L'utilisation d'une castration néo-adjuvante à la prostatectomie diminuait significativement le taux de MCP [77, 78], mais le bénéfice de cette diminution du taux de MCP ne se traduit pas par un bénéfice en survie globale, ni de progression tant clinique que biologique [79, 80, 81].


L'IRM de la prostate permet de localiser, d'évaluer les rapports de la tumeur par rapport à la capsule, son extension à la graisse péri-prostatique et donc de guider le geste de prostatectomie.
L'impact de la voie d'abord sur le risque de MCP demeure controversé.
Une dissection trop "au ras" de l'apex prostatique pourrait engendrer un risque accru de MCP, mais il n'existe pas de publication récente qui ait clairement montré une corrélation entre le taux de marges apicales et la continence urinaire. La préservation du col vésical n'augmente pas le risque de MCP.
Les données concernant le lien MCP et préservation des bandelettes sont contradictoires et empêchent toute conclusion définitive, mais il est certain que le type de dissection doit être adapté aux caractéristiques de la tumeur.



Prise en charge des marges positives


Imagerie


L'IRM n'a d'intérêt qu'en cas de récidive biologique. L'IRM permet de détecter des récidives locorégionales après prostatectomie pour un seuil de PSA 1-1,5ng/mL. L'IRM de perfusion augmente la sensibilité de l'examen de 48 à 88 % et la spécificité de 52 à 100 % comparativement à une imagerie morphologique T2 [76, 82]. Ces informations permettent également d'adapter une prise en charge en radiothérapie avec si besoin un surdosage sur la zone pathologique. Enfin, l'IRM permet l'étude des chaînes ganglionnaires iliaques et si besoin une analyse osseuse du corps entier. L'intérêt du Pet TDM à la choline est très discuté pour la récidive locale et pour des seuils de PSA<1,5ng/mL [83].


Surveillance


Il n'y a pas de traitement médical pour les MCP.


La discussion du type et de la chronologie d'un traitement médical après marge positive ne se pose que lorsqu'une récidive, généralement biologique, est attestée.


Radiothérapie adjuvante


Après prostatectomie totale, le risque de rechute biologique à 5ans varie de 15 à 60 % selon les facteurs pré-thérapeutiques et les données de l'examen anatomo-pathologique de la pièce opératoire. Cette rechute biologique peut correspondre à une récidive locale et/ou à une récidive métastatique ganglionnaire ou osseuse. L'existence d'une maladie résiduelle dans le lit de la prostatectomie est habituellement sous estimée alors qu'elle atteint 30 à 50 % dans des séries biopsiques ou autopsiques [84, 85]. L'existence de MCP est un facteur pronostique de récidive locale. L'objectif de la radiothérapie adjuvante est d'améliorer le contrôle local pour diminuer le risque de dissémination métastatique [86, 87]. Plus le nombre de cellules à détruire est faible, plus la radiothérapie est efficace. D'où l'intérêt potentiel d'appliquer cette irradiation après la chirurgie, avant d'observer une rechute biologique.


Trois essais thérapeutiques ont comparé après prostatectomie totale une radiothérapie adjuvante à une surveillance (European Organisation for Research and Treatment of Cancer [EORTC] 22911, Southwest Oncology Group [SWOG] 8794 et ARO 96-02) (Tableau 1) [49, 88, 89]. Les critères d'inclusion, variables selon les études, comportaient essentiellement des patients avec effraction capsulaire, ou marges positives, ou atteinte des vésicules séminales. Ces 3 études rapportent une amélioration statistiquement significative de la survie sans rechute biologique à 5ans de l'ordre de 20 % (53 % vs 74 % dans l'étude européenne ; p <0,001 [88]). Outre, le bénéfice sur le contrôle biochimique, l'étude du SWOG montre une amélioration de la survie sans métastase dans le bras qui recevait une radiothérapie complémentaire (71 % vs 61 % ; HR : 0,71 : p =0,016) [90]. Cela se traduit par un bénéfice en survie globale, avec à 10ans une survie de 74 % dans le groupe irradié contre 66 % dans le groupe surveillé (HR : 0,72 ; p =0,023). Cependant, plus du tiers des patients avaient un PSA détectable après la chirurgie et n'étaient donc pas en situation de traitement adjuvant et les modalités de la radiothérapie de sauvetage n'étaient pas précisées. Par ailleurs, les courbes de survie ne s'écartent vraiment qu'après 10ans de suivi. Au contraire, dans l'étude de l'EORTC, même avec un recul de 10ans, aucun bénéfice en survie globale n'est observé [91].


La radiothérapie adjuvante apparaît particulièrement bénéfique en termes de récidive biologique, en cas de MCP, ce qui est bien mis en évidence dans l'essai de l'EORTC (Tableau 2).


La toxicité grade 3-4 de la radiothérapie postopératoire est faible dans les trois études. Il y a un consensus pour limiter la dose à 66Gy, pour attendre au moins 3 mois après la chirurgie que la continence du patient soit stabilisée et pour utiliser exclusivement une technique de radiothérapie conformationnelle. Si cette radiothérapie adjuvante altère de manière modeste la qualité de vie dans les premières années, après 3ans les patients irradiés ont une meilleure qualité de vie que les patients surveillés, car ils nécessitent moins souvent un traitement de rattrapage, en particulier une hormonothérapie.


Radiothérapie de rattrapage


Une radiothérapie de rattrapage délivrée précocement en cas de rechute biologique après prostatectomie totale avec MCP peut potentiellement éradiquer les cellules tumorales résiduelles quand leur présence est suspectée par un dosage de PSA>0,2ng/mL, éviter une progression locale de la maladie et améliorer la durée et la qualité de vie de ces patients.


De nombreuses séries de la littérature ont démontré son efficacité et sa faible toxicité avec les techniques de radiothérapie moderne pour des patients dont les caractéristiques tumorales n'évoquent pas une maladie générale, mais un certain nombre de questions est en suspend concernant les modalités de cette radiothérapie (technique, dose et volume), le moment optimal auquel il convient de la proposer aux patients et son association éventuelle à un traitement hormonal.


Les facteurs déterminants la stratégie thérapeutique


Lors d'une augmentation du PSA post-opératoire, un certain nombre de facteurs pré-, per- et post-opératoires permettent de distinguer une récidive locale ou d'une à distance. Une vélocité du PSA pré-chirurgicale<à 0,75ng/mL par an, des marges positives, une absence d'atteinte des vésicules séminales ou des ganglions, un délai>1 an entre la chirurgie et la récidive biologique et un temps de doublement du PSA>10 mois plaident en faveur d'une rechute locale alors qu'une vélocité>0,75ng/mL par an, des marges chirurgicales négatives, une atteinte vésiculaire ou ganglionnaire, un temps de doublement de PSA court (<6mois) orientent vers une maladie généralisée [4, 93, 94, 95, 96]. Cette évaluation du risque et du type de récidive est primordiale dans la stratégie thérapeutique, car elle fera privilégier dans le premier cas un traitement locorégional et dans le second un traitement général.


Plus de 40 études dans la littérature ont rapporté l'efficacité d'une radiothérapie de rattrapage, mais il faut définir clairement les conditions qui rendront optimale l'indication de cette radiothérapie.


La méta-analyse de King et Kapp portant sur 41 séries publiées entre 1995 et 2010 et analysant les résultats de 5597 patients traités en situation de récidive biologique ou clinique par radiothérapie rapporte une survie sans rechute biologique à 5ans de 46,2 % (14 %-71 % ; DS 13,7) [97]. Un certain nombre de facteurs indépendants vont être déterminants dans l'efficacité de la radiothérapie : la concentration du PSA au moment de l'initiation de la radiothérapie (p <0,001) et la dose de radiothérapie délivrée (p =0,0052) en l'absence d'hormonothérapie associée.


Il y a plus de 10ans, l'ASTRO recommandait de débuter la radiothérapie avant que le taux de PSA n'atteigne 1,5ng/mL [98]. Depuis, il a été démontré que les résultats étaient d'autant meilleurs que le traitement était initié à un taux faible de PSA (inférieur à 0,5ng/mL).


Après un traitement de rattrapage précoce, la survie sans rechute biologique à 5ans est de l'ordre de 60 % à condition que la radiothérapie soit initiée lorsque le PSA est faible, chez des patients avec un score de Gleason<8 et de stade<pT3b [99].


Les modalités techniques de la radiothérapie


La dose recommandée par l'ASTRO en 1997 est de 60-66Gy [98]. Les complications les plus fréquentes sont urinaires et digestives : avec 66Gy, moins de 5 % de complications grade 3 et 15-20 % de complication grade 2. Au-delà de 70Gy, l'incidence des complications urinaires et digestives augmente significativement avec les techniques standards [97] mais plusieurs études récentes évoquent une amélioration du contrôle local avec des doses de 72Gy et une tolérance acceptable avec une technique conformationnelle tridimentionnelle. King et Kapp démontrent un gain de 2 % de contrôle local par palier de 2Gy supplémentaire au-delà de 64Gy [97]. Une étude GETUG-AFU va évaluer la tolérance et l'efficacité d'une telle augmentation de dose et les modalités optimales de délivrance.


Le volume irradié inclut la loge de prostatectomie. L'irradiation des relais ganglionnaires peut être discutée selon les caractéristiques tumorales initiales et l'étendue du curage ganglionnaire réalisé préalablement : l'absence de curage ganglionnaire, le faible nombre de ganglions analysés, l'existence de grade 4 prédominant, l'atteinte vésiculaire, le délai entre la chirurgie et la rechute sont des critères importants à prendre en compte dans cette décision. Cependant, l'extension du volume d'irradiation majore le risque d'effets secondaires tardifs, notamment digestifs et pourra conduire à privilégier une technique d'irradiation en modulation d'intensité afin de réduire la dose aux organes à risque.


L'hormonothérapie associée


En cas de rechute biologique après prostatectomie totale, deux études avec tirage au sort ont testé une association d'hormono-radiothérapie versus une radiothérapie seule. L'étude du RTOG 9601 a comparé une radiothérapie seule à une radiothérapie associée à 2ans de Bicalutamide et rapportait une amélioration de la survie sans rechute biologique à 5ans [100]. L'essai GETUG-AFU 16 a évalué l'intérêt d'associer une hormonothérapie courte par 6 mois d'a-LHRH (Triptoréline) à une radiothérapie chez des patients en rechute biologique et dont le PSA est<2ng/mL : elle a inclus 738 patients et les premiers résultats devraient être disponibles en 2014 [88].


Radiothérapie adjuvante ou différée précoce


La discussion est ouverte quant au moment optimal de proposer cette radiothérapie postopératoire :

faut-il la proposer systématiquement à tous les patients pT3-R1 (groupe où le bénéfice à une radiothérapie adjuvante est réel) mais au risque de traiter inutilement des patients qui ne rechuteront jamais [49, 89, 101] ? En effet, environ 50 % des patients ne rechuteront pas ;
ou faut-il la proposer en rattrapage au moment de la rechute, avec une probabilité plus faible de guérison ? Le suivi des patients par des dosages de PSA permet en effet d'initier la radiothérapie très précocement dès que la valeur dépasse 0,2ng/mL et sans dépasser 1 ou 2ng/mL.


Trois études cas-témoins appariées ont comparé la radiothérapie adjuvante à la radiothérapie de rattrapage et décrivent une survie sans rechute biologique à 5ans plus élevée dans le groupe qui recevait la radiothérapie adjuvante [102, 103]. Pour comparer la radiothérapie adjuvante à la radiothérapie de rattrapage, il faut corriger les données de survie sans rechute biologique (SSRB) de la proportion de patients qui dans le groupe RTA sont traités sans maladie : lorsque cette correction (bDFSADJ=[bDFSbrut−bDFS NED]/[100−bDFSNED]) est appliquée aucune différence en SSRB n'est retrouvée [97].


Trois autres études vont essayer d'apporter une réponse avec une méthodologie différente : (a) l'essai GETUG-AFU 17 compare une radiothérapie associée à une hormonothérapie courte en situation adjuvante (trois mois après la prostatectomie totale) au même traitement en situation de rechute biologique minimale après prostatectomie totale (PSA compris entre 0,2 et 1ng/mL) [104, 105]. Deux autres études similaires sont en cours, (b) au Royaume-Uni (RADICALS), (c) en Australie (RAVES) permettront seules de définir de façon certaine le moment optimal de la radiothérapie post-opératoire pour les pT3-R1 et de proposer ainsi aux patients avec MCP la meilleure option thérapeutique [98, 100].


Hormonothérapie de rattrapage


Le rationnel de l'adjonction d'une hormonothérapie post-prostatectomie dans les cancers à haut risque de récidive, notamment en cas de marges positives, est le même que celui qui a permis d'obtenir un gain en survie avec la radiothérapie.


Le rôle d'une hormonothérapie adjuvante post-opératoire demeure controversé. Seule l'étude avec tirage au sort Eastern Cooperative Oncology Group-3886 ECOG a montré un bénéfice en survie dans une population de faible effectif présentant une atteinte ganglionnaire après prostatectomie totale [106].


Certaines études non contrôlées d'hormonothérapie adjuvante dans les tumeurs localement avancées laissent envisager la possibilité d'un bénéfice en survie [107, 108]. Les données du bras sans chimiothérapie de l'étude South West Oncology Group S9921 SWOG avec des patients à haut risque, traités après prostatectomie totale par hormonothérapie adjuvante (une minorité ayant aussi reçu une radiothérapie complémentaire) suggèrent un bénéfice potentiel d'une hormonothérapie adjuvante et l'intérêt d'une approche multimodale avec des taux de survie à 5ans sans progression et globale respectivement de 92,5 % et de 95,9 % [109].


Concernant plus spécifiquement les tumeurs pT3 avec MCP, les résultats de Spahn et al. [92] étudiant un sous-groupe de patients traités par prostatectomie totale suivie d'une hormonothérapie continue dans les formes à haut risque, corroborent les données précédentes. Aucun de ces patients n'avait reçu de traitement hormonal néo-adjuvant ou de radiothérapie. Dans cet essai, 173/550 (31,5 %) des patients étaient pT3b N0-1, R1. Avec un suivi médian de 67 mois, la survie spécifique et la survie globale à 8ans étaient respectivement de 86,3 % et 77,0 %. Le stade tumoral et la localisation de la marge positive au niveau du col vésical étaient des facteurs prédictifs indépendants de mortalité spécifique et globale. Les patients avec un cancer pT3b et une MCP au col vésical présentaient les plus faibles survies spécifique et globale à 5ans de 60 % et 52,3 %, respectivement.


Actuellement, une hormonothérapie adjuvante en cas de MCP ne peut se concevoir que dans le cadre d'un essai thérapeutique.


La radiothérapie adjuvante apparaît bénéfique en termes de récidive biologique en cas de MCP, mais au prix d'un surtraitement. La radiothérapie adjuvante altère de manière modeste la qualité de vie. Le groupe des pT3-R1 apparaît comme en bénéficiant le plus.




La radiothérapie de rattrapage doit, si proposée, être réalisée précocement : PSA supérieur à 0,2ng/mL et sans dépasser 1 ou 2ng/mL.
Actuellement, une hormonothérapie adjuvante en cas de MCP ne peut se concevoir que dans le cadre d'un essai thérapeutique.



Les essais GETUG-AFU portant tout ou partie sur les MCP.


Essai GETUG-AFU 17 compare pour les pT3-R1 une radiothérapie associée à une hormonothérapie courte en situation adjuvante (trois mois après la prostatectomie totale) au même traitement en situation de rechute biologique minimale après prostatectomie totale (PSA compris entre 0,2 et 1ng/mL).
Essai GETUG-AFU 22 compare une hormonothérapie courte plus radiothérapie à radiothérapie seule devant un PSA détectable après prostatectomie totale (R0 ou R1).



Conclusion


L'analyse de la littérature a confirmé que la définition de la MCP était anatomo-pathologique : elle est claire et consensuelle, mais il existe des possibles artéfacts et des zones anatomiques comme l'apex où l'identification du statut de la marge est délicat.


Cette revue n'a pas permis pas de conclure sur la supériorité d'une voie d'abord ou d'une technique par rapport à l'autre mais a souligné la place de l'IRM multiparamétrique qui oriente la technique chirurgicale et peut aider à la diminution du taux des MCP. Concernant les cancers à faible risque, la notion classique selon laquelle il existe un "compromis" entre le contrôle carcinologique et donc la technique chirurgicale et les séquelles fonctionnelles de la prostatectomie nous a semblé de moins en moins vraie.


Le statut des marges chirurgicales est l'un des facteurs majeurs de récidive biologique qui détermine l'intérêt ou non d'un traitement adjuvant après chirurgie. La radiothérapie postopératoire avec les techniques actuelles n'altère que très peu la qualité de vie. La radiothérapie adjuvante sur les cancers de la prostate R1 apporte un bénéfice sur la survie "biologique", mais au prix d'un surtraitement. La radiothérapie de rattrapage en cas de récidive doit, si elle est choisie, être effectuée précocement (PSA<1ng/mL voire<0,5ng/mL). Le débat primordial, radiothérapie adjuvant versus différée est ouvert, en l'attente des résultats des études comme l'étude GETUG-AFU 17.


Déclaration d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.




Tableau 1 - Essais avec tirage au sort évaluant la radiothérapie adjuvante.
Essai  Population incluse  Contrôle biochimiquea  Survie globale 
  Nombre de patients  Marges positives (%)  PSA détectable (%)  pT3b (%)     
SWOG [6, 90            
RT adjuvante  214  67  35  10  34,9  74 
Surveillance  211  66  32  11  64  66 
 
EORTC [5, 88            
RT adjuvante  502  62,2  9,2  25,5  74  92,3 
Surveillance  503  63  12,3  25,4  52,6  93,1 
 
ARO [9, 49            
RT adjuvante  148  68  14  72 
Surveillance  159  61  17  54 



Légende :
SWOG : Southwest Oncology Group ; EORTC : European Organisation for Research and Treatment of Cancer ; RT : Radiothérapie ; PSA : Prostate Specific Antigen.
Les reculs sont : SWOG : 15ans ; EORTC : 5ans ; ARO : 5ans.

[a] 
Critères de contrôle biochimique : SWOG : taux de PSA≤0,4ng/mL ; EORTC : nadir+0,2ng/mL ; ARO : PSA indétectable.


Tableau 2 - Contrôle biochimique (%) à 5ans en fonction des marges dans l'essai de l'EORTC [10, 92].
  Marges négatives  Marges positives 
Surveillance  67,4  77,6 
RT adjuvante  76,2  48,5 
Risque relatif  0,87  0,38 
Significativité (p 0,6  <0,001 




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