Les maladies sexuellement transmissibles chez l'homme.

16 juillet 2001

Mots clés : infection génitale, maladie sexuellement transmissible, chlamydia, papillomavirus, SIDA
Auteurs : Méria P, Janier M, Desgrandchamps F, Cortesse A, Cussenot O, Casin I, Teillac P, Morel P, Le Duc A
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 447-454
Les maladies sexuellement transmissibles (MST) constituent un motif fréquent de consultation. L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) a une épidémiologie superposable à celle des MST et doit donc être recherchée de façon systématique en présence de toute MST. Clamydia trachomatis (CT) est impliqué dans la majorité des uréthrites et des épididymites du sujet jeune et il est présent dans l'urèthre de 10% des sujets ayant une ulcération génitale. Les ulcérations génitales sont dues soit à Treponema pallidum, soit à Haemophilus ducreyi, soit à Herpes simplex virus : il y a peu de corrélation clinico-bactériologique et il est donc indispensable d'avoir recours aux examens biologiques pour obtenir le diagnostic. Les végétations vénériennes dues aux virus HPV sont en forte progression depuis quelques années et nécessitent un traitement et une surveillance efficaces en raison du risque de cancer épithélial induit par l'oncogénèse virale. D'autres pathologies virales telles que l'hépatite B entrent également dans le cadre des MST. Pour chaque MST, les principaux moyens de diagnostic utilisables à l'heure actuelle sont revus et les protocoles thérapeutiques consensuellement admis sont également proposés.