Les lithiases urinaires médicamenteuses en 1999

16 juillet 2001

Mots clés : Lithiase, lithogénèse, complication iatrogène
Auteurs : Daudon M
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 1023-1033
Les lithiases médicamenteuses représentent aujourd'hui environ 1,6% de l'ensemble des lithiases urinaires en France. Les médicaments sont physiquement présents dans le calcul (2/3 des cas) ou inducteurs d'une lithiase d'apparence métabolique (1/3 des cas). L'analyse physique du calcul, notamment par spectrophotométrie infrarouge, et l'interrogatoire du malade sont deux étapes essentielles du diagnostic de ces lithiases. Les principales molécules identifiées dans les calculs aujourd'hui sont l'indinavir monohydraté (31,4%), le triamtérène (11,1%), les sulfamides (10,5%) et la silice opaline (4,5%). Les principaux inducteurs de lithiase sont les supplémentations calcique et vitaminique D (15%) et les inhibiteurs de l'anhydrase carbonique (8,1%). La prévention des récidives repose sur l'éviction du médicament ou, lorsque cela n'est pas possible, sur le réajustement de la posologie et sur des mesures prophylactiques complémentaires à la prise médicamenteuse, comprenant une cure de diurèse d'au moins deux litres par jour et, le cas échéant, une modification du pH des urines.