Les indicateurs du risque lithogène oxalo-calcique urinaire : Etude comparative des indices de Parks et de Tiselius, du rapport citraturie-calciurie et de la cristallurie matinale.

16 juillet 2001

Mots clés : Lithiase, lithogénèse, facteur de risque, composition chimique du calcul
Auteurs : Robert M, Boularan AM, Guiter J, Monnier L
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 264-268
Malgré les progrès de la recherche fondamentale, l'évaluation précise du potentiel lithogène oxalo-calcique urinaire et le dépistage des patients spécialement exposés à la récidive sont souvent problématiques. Une population de 55 lithiasiques et de 50 témoins a permis diverses études comparatives des indices de Tiselius et de Parks, du rapport citraturie / calciurie et de la cristallurie oxalo-calcique matinale. L'indice de Parks et le rapport citraturie/calciurie se caractérisent par un pouvoir discriminant élevé à la différence de l'indice de Tiselius et de la cristallurie qui sont statistiquement comparables dans les 2 groupes. Une étroite corrélation unit les 3 versions de l'indice de Tiselius qui comptabilisent la diurèse mais aucune corrélation particulière n'apparaît entre la cristallurie et les autres éléments étudiés. L'indice de Parks et le rapport citraturie/calciurie sont potentiellement adaptés au dépistage et à la surveillance des lithiasiques exposés à la récidive. Par contre, les divers indices de Tiselius permettent essentiellement d'évaluer la sursaturation oxalo-calcique urinaire et de contrôler éventuellement les traitements interférant avec elle. A cette fin, la formule simplement basée sur la diurèse, la calciurie et l'oxalurie des 24 heures (Ca0,71. Ox. V-1,2)) paraît suffisante. La discordance de la cristallurie par rapport aux autres indicateurs potentiels du risque lithogène pose le problème de leur validité respective ainsi que de l'éventuelle prévalence dans le processus de cristallisation de puissants agents inhibiteurs actuellement méconnus mais vraisemblablement macromoléculaires.