Les gangrènes péno-périnéo-scrotales. Aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques.A propos de 32 cas

23 novembre 2001

Mots clés : Gangrènes péno-périnéo-scrotales, traitement médical et chirurgical
Auteurs : HODONOU R, HOUNNASSO PP, GBESSI DG, AKPO C
Référence : Prog Urol, 2000, 10, 271-276
But:Décrire les caractéristiques des gangrènes de la sphère génitale masculine en vue d'une meilleure prise en charge thérapeutique. Matériel et méthodes:Dans le service d'Urologie du CHNU de Cotonou au Bénin, trente quatre dossiers de malades hospitalisés et traités sur une période de 8 ans et 8 mois pour gangrènes péno-périnéo-scrotales ont été dépouillés.Trente-deux ont été inclus dans cette étude rétrospective.Les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de l'affection ont été analysés. Résultats:Les auteurs relèvent que les gangrènes péno-périnéo-scrotales ont une fréquence faible, 4 cas par an avec un pic de 8 cas en 1993, et que les sujets âgés de 40 à 70 ans sont les plus exposés, représentant environ 72% des cas.
Les lésions, prenant scrotum et verge le plus souvent (56,25%) sont caractérisées par un oedème, une nécrose tissulaire plus ou moins étendue et, parfois, par une crépitation gazeuse (gangrène gazeuse).Il est mis en évidence, d'une part la sténose uréthrale (31,25%) comme facteur favorisant prépondérant, d'autre part de nombreux germes pathogènes comme facteurs déterminants dont Proteus mirabilis, Proteusaeruginosa, S.aureus, Klebsellispneumoniae, etc. Le traitement comporte une phase d'urgence médico-chirurgicale suivie d'une phase assez astreignante faite de pansements et de surveillance pour une cicatrisation dirigée.Il aboutit à 78,12% de guérisons. Conclusion : Les gangrènes péno-périnéo-scrotales sont une affection grave.Le taux de mortalité de 21,88% est assez élevé.Un diagnostic précoce basé sur les données cliniques permettra, en association avec la prévention de la sténose uréthrale, d'en améliorer le pronostic vital.