Les fistules vésico-vaginales obstétricales. A propos de 114 cas

01 novembre 2001

Mots clés : fistule vésico-vaginale, Épidémiologie, Traitement
Auteurs : MOUDOUNI S, NOURI M, KOUTANI A, IBN ATTYA A, HACHIMI M, LAKRISSA A
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 103-108
But:Les fistules vésico-vaginales obstétricales sont fréquentes au Maghreb. Le but de cet article est d'analyser les facteurs épidémiologique et thérapeutique à propos de 114 cas de fistules vésico-vaginales. Matériel et méthodes:De février 1989 à décembre 1998, 114 patientes d'âge moyen 33 ans (17 à 76 ans) ont été hospitalisées dans le service d'urologie , pour fistules uro-génitales, classées en fonction du siège de la fistule en 3 types, selon la classification de Benchekroun : type I : fistule urétro-vaginale (39,96%); type II : fistule cervico-vaginale (1140%); type III : fistule vésico-vaginale (52,63%).
Chaque patiente a fait l'objet d'une investigation comportant : un examen clinique complet avec un bilan biologique et radiologique. Le traitement n'est entrepris qu'après un délai minimal de 3 mois. Résultats:Survenant en majorité chez des jeunes femmes multipares en zones rurales, l'étiologie obstétricale est dominante (87%), 183 interventions réparatrices ont été réalisées chez les 114 patientes, soit 1,73 interventions par patiente. La guérison a été obtenue chez 87 patientes (76,3%) dont 37% pour le type I, 92% pour le type II, 100% pour le type III. Pour 12 résultats intermédiaires ( les fistules ayant été fermées, il persistait une incontinence urinaire d'effort ou une pollakiurie) et enfin les 15 cas d'échec (persistance d'une fistules résiduelle ou nécessité d'une dérivation des urines) concernaient tous des fistules de type I. Conclusion:Il apparaît que les FVV représentent un problème de santé publique au Maghreb, et leur cure chirurgicale soulève des difficultés techniques.