Les fistules de l'urètre après traitement chirurgical d'hypospadias. A propos d'une série de 74 cas

16 juillet 2001

Mots clés : malformation de la voie urinaire inférieure, hypospade, uréthroplastie, Échec, fistule uro-cutanée
Auteurs : Dubois R, Pelizzo G, Nasser H, Valmalle AF, Dodat H
Référence : Prog Urol, 1998, 8, 1029-1034
BUTS : Analyser les causes des fistules urétrales après urétroplastie pour hypospadias et les principes de leur traitement chirurgical.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 74 fistules ont été traitées: 6 étaient dans le gland, 17 dans le sillon balano-préputial, 33 péniennes antérieures, 6 moyennes, 8 postérieures et 4 péno-scrotales. Plus des 3/4 ont été fermées par suture ou par retournement du trajet fistuleux, le plus souvent sans dérivation urinaire. Dans 15 cas il a été préférable de refaire une urétroplastie.
RÉSULTATS : 72,5% des fistules ont été fermées en 1 temps. Les résultats sont meilleurs dans la suture ou le retournement de la fistule qu'en cas d'urétroplastie complémentaire (1 échec sur 2). Les fistules sans dérivation ont guéri dans 72,5% des cas, contre 54% pour les fermetures avec dérivation.
CONCLUSION : Parmi les complications de l'urétroplastie, les fistules sont relativement faciles à traiter, à condition de respecter certaines règles : délai de 6 mois entre les 2 gestes, traitement préalable d'une sténose associée, utilisation d'un garrot et de loupes, et double couverture par plan intermédiaire et cutané. Un pansement hémostatique limite la tension des sutures et la dérivation urinaire doit être réservée aux fistules larges nécessitant une nouvelle urétroplastie.