Le traitement des troubles érectiles par les androgènes : Quand ? Comment ?

16 juillet 2001

Mots clés : andrologie, traitement des dysérections, médicament érectogène, androgene
Auteurs : Tostain J, Legon C, Ludot T, Castro R, Li GR
Référence : Prog Urol, 1997, 7, 314-319
L'insuffisance érectile par déficit en androgènes se caractérise biologiquement par un abaissement de la testostérone secondaire à un hypogonadisme d'origine hypothalamo-hypophysaire ou testiculaire. Le traitement au long cours par les androgènes n'est acceptable que si le bilan biologique a apporté la preuve de l'hypogonadisme et éliminé une chute de la testostérone secondaire à une élévation de la prolactine. Il fait appel à la testostérone injectable ou à la dihydrotestostérone transdermique, avec une efficacité clinique comparable mais une différence biologique portant sur le rôle de l'aromatase. Quelle que soit la forme de traitement choisie, il faut privilégier des posologies faibles à prises rapprochées autorisant le maintien de taux plasmatiques stables dans les fourchettes physiologiques. L'action des androgènes sur la prostate et le système cardio-vasculaire impose, avant la mise en route du traitement chez un patient demandeur et averti, un bilan permettant d'écarter un néoplasme méconnu et un risque de thrombose vasculaire. Une surveillance clinique et biologique régulière durant le traitement est indispensable.