Le traitement chirurgical du syndrome de la jonction pyélo-urétérale chez le nourrisson et l'enfant (à propos de 73 observations)

16 juillet 2001

Mots clés : malformation de la voie urinaire supérieure, hydronéphrose congénitale, chirurgie réparatrice, Pyéloplastie, nouveau-né
Auteurs : Michel A, Monod P, Descotes JL, Rambeaud JJ, Bourdat G, Faure G
Référence : Prog Urol, 1991, 1, 987-999
De 1982 à 1990, 73 enfants ont été opérés d'un syndrome de la jonction pyélo-urétérale (76 pyéloplasties). Nous avons choisi de distinguer les enfants opérés avant et après l'âge de 2 ans, représentant respectivement un groupe de 45 et 35 réinterventions. Parmi eux 40% ont eu un dépistage anté-natal, ce qui modifie la prise en charge et le traitement de ces enfants, qui ont bénéficié d'une intervention vers l'âge de 6 mois (moyenne 6,6 mois). Le traitement est conservateur (une néphrectomie sur 41 nourrissons opérés : 2,4%. La pyéloplastie est réalisée selon la technique de résection anastomose d'Anderson-Hynes-Küss sous loupes grossissantes. Précoce elle offre de meilleures chances de récupération. Le drainage de la voie excrétrice n'est pas systématique chez le nourrisson (dans 50% des cas) sans modification des résultats à distance. Les complications précoces et les reprises chirurgicales (3,9%) ne sont pas plus élevées chez les enfants opérés plus tôt. Les résultats définitifs sont bons (88,5%) ou nécessitant encore une surveillance (7,2%). Les lésions parenchymateuses rénales (4,3%) sont davantage en rapport avec l'évolution d'une pyélonéphrite que conséquence d'un échec chirurgical. Au total, l'attitude chirurgicale conservatrice est préconisée en dehors des syndromes peu sévères qui nécessitent une surveillance rigoureuse.