Le kyste hydatique du rein (à propos de 45 cas)

16 juillet 2001

Mots clés : Rein, échinococcose
Auteurs : Benjelloun S, Elmrini M
Référence : Prog Urol, 1993, 3, 209-215
A partir d'une série de 45 cas de kyste hydatique du rein une étude globale de cette affection rare est faite dans ses multiples aspects. L'âge moyen de découverte est de 30 ans avec une légère prédominance féminine. Le kyste hydatique rénal a une symptomatologie souvent parlante (84% de masse du flanc, 73% de douleur) et parfois spécifique (29% d'hydaturie). L'accent est mis sur la valeur des données biologiques tout en sachant qu'environ une fois sur deux (57%) la sérologie est positive, et surtout sur l'apport de l'échotomographie et de la tomodensitométrie dans le diagnostic du kyste hydatique rénal, et ceci au détriment des indications de l'artériographie. Le traitement chirurgical est actuellement bien codifié. La voie d'abord est le plus souvent une lombotomie (60%) voire une incision antérieure (40%). Le traitement conservateur occupe une place prépondérante (84,5%), la résection du dôme saillant est largement suffisante. La néphrectomie totale ne se conçoit que devant un rein complètement détruit (15,5%). Les suites opératoires sont généralement simples et la réexpansion du parenchyme rénal est notée dans 78% des cas témoignant de la bénignité de cette affection.