Le cancer du rein de l'adulte au Sénégal : aspects épidémiologiques et cliniques actuels et évolution du profil sur les deux dernières décennies

25 septembre 2011

Auteurs : B. Fall, B. Diao, Y. Sow, A. Sarr, A. Thiam, P.A. Fall, A.K. Ndoye, C. Sylla, M. Ba, V. Mendes, B.A. Diagne
Référence : Prog Urol, 2011, 8, 21, 521-526
But

Étudier les profils épidémiologique et clinique actuels du cancer du rein au Sénégal et l’évolution de ces profils durant les deux dernières décennies.

Patients et méthodes

Nous avons effectué une étude rétrospective sur une période de dix ans (2000–2009) colligeant tous les cas de cancer du rein de l’adulte enregistrés aux services d’urologie-andrologie et d’anatomie pathologique de l’hôpital Aristide-Le-Dantec de Dakar. Pour étudier l’évolution des profils de ce cancer sur ces 20 dernières années, nos résultats ont été comparés avec ceux de la décennie précédente.

Résultats

Nous avons inclus 74 cas de cancer du rein. L’âge médian des patients était de 49 ans (18–75 ans). Il y avait une légère prédominance féminine (51,3 %). Vingt-huit (37,8 %) patients avaient au moins un facteur de risque de cancer du rein. Le délai médian de consultation était de dix mois (1–96 mois). La localisation de la tumeur rénale était droite chez 42 patients (56,7 %) et gauche chez 32 (43,8 %). Les circonstances de découverte étaient dominées par les douleurs lombaires (87,8 %) et la masse lombaire (77 %). Seuls deux cas étaient de découverte fortuite (2,7 %). La taille tumorale médiane (grand axe) était de 12cm (2,4–26cm). Les stades tumoraux T2 (39,2 %) et T3 (33,7 %) étaient les plus fréquents. Des métastases existaient chez 23 (31 %) patients. Une néphrectomie à ciel ouvert a été faite chez 44 patients (43 élargies et une partielle). Aucun patient n’a eu de traitement néoadjuvant ou d’une métastasectomie. Le principal type histologique des tumeurs était le carcinome à cellules rénales (47 cas). La durée moyenne du suivi était de 30,5±33,6 mois. Chez 35 des 44 néphrectomies, aucune récidive tumorale n’a été constatée. Neuf patients avaient présenté une récidive tumorale. Le taux de mortalité spécifique était de 47,3 %. Sur les deux dernières décennies (1990–2009), le profil épidémiologique et clinique du cancer du rein de l’adulte n’avait pas significativement changé.

Conclusion

Le cancer du rein de l’adulte au Sénégal était caractérisé par une prédominance des formes localement avancées et métastatiques. Son incidence était faible et son profil épidémiologique et clinique n’avait pas significativement changé durant les 20 années précédentes.




 




Introduction


Les tumeurs malignes du rein ont été estimées à 2 % des nouveaux cas de cancer à travers le monde [1]. La quasi-totalité de ces cancers sont des tumeurs primitives développées au dépens du parenchyme rénal. Les tumeurs secondaires et les tumeurs du bassinet sont habituellement exclues des cancers du rein. Le profil de ce cancer varie significativement d'une région à une autre. Durant les trois dernières décennies son incidence a augmenté progressivement aux États-unis (EU) [2] et en Europe [3, 4] à un rythme annuel d'environ 3 %. Son profil clinique a également changé dans ces pays développés où près de 60 % des cas sont maintenant découverts de façon fortuite à un stade précoce [2, 5] alors qu'en 1973 aux EU, seuls 13 % des cancers du rein étaient découverts fortuitement [6]. En Afrique bien que peu d'études aient été publiées sur ce cancer, son incidence était considérée comme faible [1] et son profil clinique était caractérisé par la prédominance des cancers localement avancés ou métastatiques [7, 8, 9].


Le but de cette étude était d'étudier les profils épidémiologique et clinique actuels du cancer du rein au Sénégal et l'évolution de ces profils durant les deux dernières décennies.


Patients et méthodes


Nous avons effectué une étude rétrospective sur une période de dix ans (Janvier 2000 à décembre 2009) qui colligeait tous les cas de cancer du rein de l'adulte (à partir de 18 ans) enregistrés aux services d'urologie-andrologie et d'anatomie pathologique de l'hôpital Aristide Le-Dantec de Dakar. Ce centre était la principale structure sanitaire prenant en charge les cancers au Sénégal. Les différents paramètres étudiés ont été :

les aspects épidémiologiques ;
l'âge,
le sexe,
les facteurs de risque,
l'incidence hospitalière annuelle ;


les aspects cliniques ;
les circonstances de découverte,
le délai de consultation,
la localisation de la tumeur,


les résultats des examens complémentaires surtout de l'imagerie médicale (échographie abdominale, tomodensitométrie abdominale, imagerie par résonnance magnétique) qui a permis de préciser la taille et le siège de la tumeur ;
le stade tumoral selon la classification TNM 2002 de l'Union international contre le cancer.
le traitement effectué et ses résultats ;
le type histologique de la tumeur selon la classification OMS 1998 ;
la durée du suivi et la mortalité spécifique par cancer du rein.


Pour étudier l'évolution des profils épidémiologique et clinique du cancer du rein ces 20 dernières années, nous avons comparé nos résultats avec ceux de la décennie précédente (1990 à 1999). Cependant, dans cette période la classification utilisée a été celle de Robson.


Les données recueillies ont été traitées avec le logiciel épi info 6. Dans le cadre de la comparaison des deux décennies, l'analyse comparative des paramètres a été faite avec un seuil de signification des tests (Khi2 et de Student ) fixé à 5 %.


Résultats


Aspects actuels des patients et tumeurs


Entre 2000 et 2009, 85 cas de cancer du rein de l'adulte ont été enregistrés. Onze d'entre eux ont été exclus de cette étude car ayant des dossiers très incomplets. Les cancers du rein représentaient 14,9 % des 563 cancers urogénitaux hospitalisés dans notre service durant cette période. La répartition des patients en fonction de l'année de diagnostic (Figure 1) avait mis en évidence une faible variabilité de l'incidence annuelle des hospitalisations pour cancer du rein de l'adulte dans notre service. L'âge médian des patients était de 49 ans (18 et 75 ans). Les tranches d'âge les plus atteintes étaient celle entre 41 et 50 ans et celle entre 51 et 60 ans (Figure 2). Il y avait une légère prédominance féminine (51,3 %) avec un sex-ratio de 0,94. Vingt-huit (37,8 %) patients avaient au moins un facteur de risque de cancer du rein. Il s'agissait de l'hypertension artérielle (21,6 %), du tabagisme (10,8 %) et de l'obésité (5,4 %). Un patient était drépanocytaire AS. Le délai médian de consultation était de dix mois (1 et 96 mois). La localisation de la tumeur rénale était droite chez 42 patients (56,7 %) et gauche dans 32 cas (43,8 %). La tumeur était polaire supérieure chez 27 patients. Chez un patient le cancer s'était développé sur un rein en fer à cheval. Les circonstances de découverte étaient dominées par les douleurs lombaires (87,8 %) et la masse lombaire (77 %) (Tableau 1). Seuls deux cas de découverte fortuite (2,7 %) ont été enregistrés. Une anémie existait chez 37 (50 %) patients, avec un taux d'hémoglobine moyen de 8,1±3g/dL. La fonction rénale était normale chez tous les patients. Les examens d'imagerie médicale les plus réalisés étaient l'échographie de l'appareil urinaire (50 % des cas) et la tomodensitométrie abdominale (75,7 % des cas) (Tableau 2). La taille tumorale médiane (grand axe) était de 12cm (2,4 et 26 cm). Les stades tumoraux T2 (39,2 %) et T3 (33,7 %) étaient les plus fréquents (Tableau 3). Des métastases existaient chez 23 (31 %) patients. La localisation privilégiée de ces métastases était hépatique (Tableau 4). L'atteinte métastatique était double chez cinq patients et unique chez 18. Ces métastases étaient synchrones chez 21 patients et apparues lors du suivi post-néphrectomie élargie dans deux cas (deux mois et cinq ans après). Une néphrectomie élargie à ciel ouvert a été faite chez 43 patients (Tableau 5). Aucun patient n'avait bénéficié d'un traitement néoadjuvant ou d'une métastasectomie. La durée médiane d'hospitalisation des patients était de neuf jours (quatre et 209 jours). Les différents types histologiques des tumeurs étaient le carcinome à cellules rénales (47 cas), le carcinome sarcomatoïde (deux cas), le néphroblastome (un cas), le cystadénocarcinome (un cas) et le liposarcome (un cas). La durée moyenne du suivi était de 30,5±33,6 mois (un et 108 mois). Chez 35 des 44 patients (79,5 %) ayant eu une néphrectomie, aucune récidive tumorale n'avait été constatée. Neuf patients avaient présenté une récidive tumorale. La récidive la plus tardive a été observée cinq ans après une néphrectomie élargie. Le taux de mortalité spécifique par cancer du rein était de 47,3 %.


Figure 1
Figure 1. 

Répartition des patients selon l'année de diagnostic.




Figure 2
Figure 2. 

Répartition des patients selon l'âge.




Évolution du profil


La comparaison des résultats de cette décennie avec ceux de la décennie 1990–1999 montre que les aspects épidémiologiques (Figure 2, Tableau 2) et cliniques (Tableau 1) du cancer du rein de l'adulte n'avaient pas significativement évolué ces 20 dernières années au Sénégal. Les cancers localement avancés continuent de prédominer (Tableau 3). Nous avons noté cependant un perfectionnement des moyens utilisés dans le cadre du diagnostic et du bilan d'extension (Tableau 1) ce qui a probablement permis de diagnostiquer plus de cancers métastatiques durant la décennie 2000–2010 (Tableau 4). Le traitement de ce cancer au Sénégal repose toujours sur la néphrectomie élargie à ciel ouvert (Tableau 5).


Discussion


Nous avons observé 169 cas de cancer du rein de l'adulte en 20 ans. L'incidence de ce cancer au Sénégal semble donc faible dans la mesure où notre centre était l'une des deux structures sanitaires prenant en charge ce cancer dans le pays. Une incidence comparable a été rapportée dans d'autres pays d'Afrique subsaharienne [7, 8] comme au Nigeria où Badmus et al. [8] avaient rapporté 18 cas sur une période de dix ans. Cette faible incidence peut être liée à plusieurs raisons. La première est une une éventuelle sous-estimation bien que l'utilisation de l'imagerie médicale (identifiée comme une des raisons de l'augmentation de l'incidence de ce cancer dans les pays occidentaux) se soit fortement développée en Afrique subsaharienne ces dernières années y compris dans les zones rurales. Et la sensibilité de l'échographie dans la détection d'un cancer du rein a été estimée à 91 % et sa spécificité à 96 %[10]. La seconde raison possible de cette faible incidence du cancer du rein de l'adulte dans nos régions est la faible prévalence des facteurs de risque de ce cancer. En effet en Afrique subsaharienne la prévalence de l'HTA, du tabagisme et de l'obésité [11] (bien qu'en forte hausse ces dernières années) n'a pas atteint les proportions observées dans les pays développés. Par ailleurs, le fait que nos populations vivent en majorité en zone rurale et aient un régime alimentaire plutôt végétarien peut constituer une autre explication de la faible incidence de ce cancer dans nos régions. En effet ce cancer est considéré comme plus fréquent en milieu urbain [1] et le régime végétarien a été identifié comme ayant un rôle protecteur [12]. En revanche, la race noire de nos patients ne peut expliquer cette faible incidence dans la mesure où aux États-Unis l'incidence la plus élevée et l'augmentation de cette incidence la plus rapide ont été observées au sein de la communauté noire [13]. La drépanocytose est endémique au Sénégal avec 5 à 20 % de porteurs du trait drépanocytaire. Elle a été associée au carcinome médullaire du rein [14], forme histologique particulièrement agressive qui n'a pas été vue chez nos patients de ces dernières décennies.


L'incidence du cancer du rein a progressivement et significativement augmenté durant ces 20 dernières années dans les pays développés [3, 4]. Un tel phénomène n'a pas été constaté au Sénégal et n'a pas non plus été rapporté à notre connaissance dans les autres pays d'Afrique subsaharienne bien que la prévalence des facteurs de risque de ce cancer ait significativement augmenté ces 20 dernières années. Selon Abubakari et al. [15] la prévalence de l'obésité en zone urbaine et au sein de la population féminine a plus que doublé ces 15 dernières années en Afrique de l'Ouest. Il est donc fortement possible que dans les années à venir que l'incidence du cancer du rein de l'adulte augmente significativement dans nos pays.


Le profil du cancer du rein de l'adulte au Sénégal était caractérisé par un délai de consultation long, un âge jeune des patients, des tumeurs symptomatiques et des patients anémiés dans la moitié des cas. Ce profil n'a pas significativement évolué durant ces deux dernières décennies. Il est semblable à celui rapporté dans les autres pays d'Afrique de l'Ouest [7, 8] mais contraste avec celui observé dans les pays occidentaux où près de 60 % des cas sont maintenant découverts fortuitement à un stade précoce [2, 5] chez des patients âgés de plus de 60 ans en moyenne [16]. Cette différence entre les deux profils est liée au long délai de consultation dans nos pays et à l'utilisation plus massive et plus pointue de l'imagerie médicale dans les pays développés. Le long délai de consultation est lié à plusieurs facteurs comme la pauvreté, l'éloignement des structures sanitaires spécialisées et l'absence d'un système de sécurité sociale. Le fait que la localisation prédominante des métastases chez nos patients soit hépatique est sûrement lié à une sous-estimation. En effet, dans le cadre de la recherche de métastases pulmonaires la radiographie pulmonaire était l'examen le plus effectué alors qu'elle est moins sensible que la TDM thoracique. En plus, les métastases pulmonaires ou hépatiques ont été décrites comme asymptomatiques dans 90 % des cas [17]. Du fait de ce profil clinique, le pronostic était intermédiaire ou mauvais chez la plupart de nos patients. En effet les symptômes locaux, la cachexie et l'anémie ont été identifiés par Patard et al. comme des facteurs pronostiques indépendants [18].


La néphrectomie élargie effectuée chez 58,1 % des patients opérés entre 2000 et 2009 est le traitement de référence du cancer du rein. Elle est indiquée aussi bien dans le cadre d'un traitement radical que dans celui d'une réduction du volume tumoral dans les stades métastatiques. Chez nos patients la surrénalectomie a été systématiquement associée à cette néphrectomie élargie du fait de la localisation prédominante de la tumeur au pôle supérieur du rein et de sa taille souvent supérieure à 8cm. La prise en charge des cancers métastatiques doit être multimodale avec un rôle clé à la néphrectomie cytoréductrice. En effet plusieurs études ont confirmé l'intérêt de cette néphrectomie cytoréductrice chez les patients présentant un cancer du rein métastatique traités par immunothérapie [18, 19]. Elle peut induire une régression spontanée des métastases chez un petit nombre de patients [20]. Parmi les cancers métastatiques, les meilleurs candidats à cette néphrectomie cytoréductrice sont ceux ayant un bon performance status , une tumeur primitive extirpable, un carcinome à cellules rénales, une absence de métastases hépatiques et une absence de métastases osseuses étendues ou au niveau du système nerveux central. La réalisation préalable d'une néphrectomie a été identifiée comme faisant partie des facteurs pronostiques des carcinomes à cellules rénales métastatiques. Chez nos patients, la néphrectomie cytoréductrice n'a pas été souvent réalisée du fait de la fréquence de l'altération de l'état général des patients, des métastases hépatiques et des tumeurs primitives non extirpables. Par ailleurs, cette néphrectomie cytoréductrice doit être suivie chez les patients de bon pronostic d'un traitement systémique [18, 20] qui est inaccessible à la plupart de nos patients du fait de son indisponibilité ou de son coût.


L'avènement des anti-angiogéniques a suscité un immense espoir dans nos pays même si leur utilisation en néoadjuvant n'a pas encore été bien validée par des études randomisées [20] et que leur coût les rend pour le moment inaccessibles à la majorité de nos populations. Du fait de leur profil clinique nos patients peuvent bien intégrer les études multicentriques en cours sur l'utilisation de ces thérapies ciblées (en adjuvant, en néoadjuvant...). Dans notre contexte, l'apport de ces nouvelles molécules serait immense si elles parvenaient à réduire significativement la taille d'une tumeur primitive ou d'un thrombus cave permettant ainsi de reséquer une tumeur initialement inextirpable ou si elles parvenaient à éradiquer des micrométastases à la suite d'une néphrectomie élargie.


Conclusion


Le cancer du rein de l'adulte au Sénégal était caractérisé par une prédominance des formes localement avancées et métastatiques. Son incidence était faible et son profil épidémiologique et clinique n'avait pas significativement changé durant les 20 années précédentes.


Déclaration d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.



 Niveau de preuve : 5.





Tableau 1 - Circonstances de découverte du cancer durant les deux décennies.
Circonstances de découverte  1990–1999  2000–2009 
Nombre de cas (%)  Nombre de cas (%) 
Découverte fortuite   1 (1,1)  2 (2,7) 
Découverte devant des signes locaux      
Douleur lombaire  54 (64,2)  65 (87,8) 
Hématurie  37 (44)  37 (50) 
Masse lombaire  47 (55,9)  57 (77) 
Triade classique  13 (15,4)  23 (31) 
Signes généraux      
Amaigrissement  27 (32,1)  35 (47,3) 
Fièvre  14 (16,6)  8 (10,8) 





Tableau 2 - Aspects diagnostiques.
Paramètres  1990–1999 (n =84)  2000–2009 (n =74) 
Âge médian (ans)  47 (18–83)  49 (18–75) 
Sex-ratio (H/F)  1,21  0,94 
Délai médian de consultation (mois)  17,5  10 (1–96) 
Examens d'imagerie conduisant au diagnostic (%)  Échographie de l'appareil urinaire : 91,6
TDM abdominale : 19
UIV : 55,9 
Échographie de l'appareil urinaire : 50
TDM abdominale : 75,7
IRM abdominal : 1,3 





Tableau 3 - Répartition des patients selon le stade tumoral.
Décennie  Stade tumoral  Nombre de cas  Pourcentage (%) 
1990–1999 (ROBSON)  32  38 
II  22  26,1 
III  11  13 
IV  19  22,6 
 
2000–2009 (TNM 2002)  T1  10,8 
T2  29  39,2 
T3  25  33,7 
T4  12  16,2 





Tableau 4 - Localisations des métastases.
Sites métastatiques  1990–1999 (8 Patients)  2000–2009 (23 Patients) 
Nombre de cas (%)  Nombres de cas (%) 
Foie  3 (37,5)  18 (65,7) 
Poumons  3 (37,5)  6 (3) 
Vertèbres  1 (12,5)  2 (5,7) 
Fémur    1(2,8) 
Humérus    1(2,8) 
Peau  1 (12,5)   





Tableau 5 - Les différentes interventions chirurgicales effectuées.
Interventions chirurgicales  1990–1999(n =63)  2000–2009(n =52) 
Nombre de cas (%)  Nombre de cas (%) 
Néphrectomie élargie  55 (87,3)  43 (58,1) 
Néphrectomie partielle  1 (1,6)  1 (1,3) 
Tumeurs inextirpables  6 (9,5)  8 (15) 
Néphrectomie élargie+Néphrectomie partielle  1 (1,6)   




Références



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