Le cancer du rein dans le département de L’Hérault : résultats de 30 ans d’enregistrement

10 mars 2021

Auteurs : M. Hutin, B. Trétarre, C. Gras, F. Bessaoud, J.-P. Daurès, O. Delbos, J.-P. Bringer, D. Ayuso, R. Thuret, D. Azria, I. Serre, D. Brel, R. Reis Borges, F. Iborra, X. Rébillard, et tous les acteurs de l’onco-urologie de l’Hérault
Référence : Prog Urol, 2021, 3, 31, 175-182
Objectif

L’objectif de cette étude est de présenter l’évolution de l’épidémiologie du cancer du rein dans l’Hérault à partir des données collectées par le registre des tumeurs de l’Hérault (RTH) sur une période de 30 ans.

Matériels et méthodes

À partir de la base de données du RTH, nous avons étudié l’évolution du cancer du rein de 1987 à 2016. Nous avons analysé les données concernant l’incidence, la mortalité, l’anatomopathologie des tumeurs et leur stade au diagnostic. Nous avons comparé ces résultats aux données nationales et internationales.

Résultats

Nous avons recensé 3769 nouveaux cas de cancers du rein: 2628 chez l’homme (69,7 %) et 1141 chez la femme (30,3 %). En 2016, le cancer du rein était le 8e cancer tous sexes confondus, le 7e cancer chez l’homme et le 11e chez la femme. Entre 1987 et 2016 le nombre de nouveaux cas de cancer du rein a été multiplié par 4,2 chez l’homme et par 3,3 chez la femme. Le nombre de formes localisées a augmenté de 9 % en 20 ans. En 2016 la probabilité, d’être atteint d’un cancer du rein avant 75 ans est de 2,11 % pour un homme et de 0,62 % pour une femme.

Conclusion

En 30 ans, l’incidence du cancer du rein a fortement augmenté dans l’Hérault alors que l’on observe une diminution de sa mortalité. Ces données analytiques seront améliorées par le développement du Registre de l’Hérault Spécialisé en Onco Urologie (RHESOU)

Niveau de preuve

3.




 




Introduction


Le registre des tumeurs de l'Hérault (RTH) recense depuis 1983 tous les nouveaux cas de cancers des personnes résidant dans le département. C'est le seul registre français situé sur le pourtour méditerranéen. Il travaille avec tous les acteurs de l'onco-urologie et collabore avec le réseau régional de cancérologie Onco-Occitanie. Le RTH dispose de toutes les autorisations CNIL relatives à la collecte, l'enregistrement et l'analyse des données (Accord CNIL N° 914055). Il est qualifié par le Comité d'évaluation des registres depuis 1987.


Il permet l'analyse des données de cancérologie du département avec un double objectif de surveillance épidémiologique et de recherche. Il a un rôle majeur dans la lutte contre le cancer en permettant l'évaluation des stratégies de dépistage et des actions de prévention ainsi que la mise en place d'études spécifiques en cancérologie au niveau régional, national et international.


En 2003, le RTH recensait 1182 tumeurs du rein diagnostiquées entre 1987 et 2000 [1]. Le dernier document édité par le registre date de 2015 et concernait tous les cancers du département sur 26 ans (1987-2012) [2].


Notre objectif a été d'actualiser les données en présentant l'évolution de l'incidence et de la mortalité du cancer du rein dans l'Hérault sur 30 ans (1987 à 2016) et d'établir des comparaisons aux niveaux national et international.


Matériel et méthode


Le RTH enregistre, chaque année, près de 7500 nouveaux cas de cancers invasifs. Les données collectées sont épidémiologiques: données socio-démographiques du patient, stade et histologie de la tumeur, date du diagnostic et synthèse des traitements.


Population de l'Hérault


Elle était de 1 165 000 habitants en 2019 [2] sur un territoire de 6 224Km2 à la fois rural et urbain.


Critères d'inclusion


Ont été inclus tous les cas de cancers du rein chez les personnes résidant dans l'Hérault au moment du diagnostic entre le 1er janvier 1987 et le 31 décembre 2016.


Critères d'exclusion


Ont été exclus tous les cas de cancers du rein survenant chez des personnes n'habitant pas l'Hérault à la date du diagnostic, l'évolution d'un cancer du rein révélé antérieurement à l'année prise en compte, les tumeurs bénignes, les tumeurs urothéliales et les lymphomes.


Recueil de données


Les sources qui signalent les cas potentiels au RTH sont:

les départements d'information médicale (DIM) de toutes les structures participant au service public hospitalier et privé, les établissements de santé privé d'intérêt collectif (ESPIC) dont le Centre régional de lutte contre le cancer (CRLCC);
les Caisses d'assurance maladie;
le réseau onco occitanie;
les pathologistes de l'Hérault;
les cabinets d'urologie, d'oncologie médicale et radiothérapie de l'Hérault.


Les sources sont croisées (3,3 sources de signalisation par cas en 2016) et des études de cohérences sont effectuées régulièrement. L'analyse statistique a été réalisée à l'aide des logiciels Stat-view et Excel. Les comparaisons entre les moyennes d'âge sont réalisées avec le test de Student et les comparaisons des âges médians avec le test non paramétrique des médianes.


Analyse des données


À partir de ces données, nous avons calculé le nombre de cas incidents, les taux d'incidence bruts annuels (pour 100 000), les taux standardisés sur la population mondiale (TSM), la fréquence relative, le sex-ratio, les âges moyens au diagnostic, les données concernant l'anatomopathologie et les primo-traitements. Les données de mortalité proviennent du service SC8 de l'inserm (CepiDC) qui reçoit tous les certificats de décès français. La comparaison de nos données avec les données françaises, européennes et mondiales a été réalisée à l'aide des taux d'incidence et de mortalité standardisés sur la population mondiale (TSM) [3]. Le taux d'incidence standardisé désigne la moyenne pondérée des taux d'incidence spécifiques des différentes classes d'âge. C'est l'incidence que l'on observerait dans la population étudiée si elle avait la même structure d'âge que la population de référence, ici la population mondiale. Ce taux est exprimé pour 100 000 personnes. L'utilisation des TSM permet de gommer l'effet de l'âge et de comparer ainsi des populations avec des structures d'âge différentes.


Les estimations françaises sont publiées à partir des données FRANCIM (réseau français des registres de cancer) en collaboration avec Santé Publique France, l'Institut National du Cancer (INCA) et les Hospices Civils de Lyon. Elles sont calculées à partir des données des registres généraux et spécialisés de cancers en France, réunies dans une base commune gérée par le service de biostatistiques des Hospices Civils de Lyon.


Trente deux urologues exercent actuellement dans l'Hérault, soit 1 pour 36 406 habitants. Ils étaient 18 entre 1987 et 2000. Ils sont répartis dans les différents établissements de soins: cabinets privés, Etablissement de Santé privés d'intérêt collectif (ESPIC) dont le Centre Régional de Lutte Contre le Cancer (CRLCC), Centre Hospitalier Universitaire, Centres Hospitaliers.


Résultats


Entre 1987 et 2016, le RTH a enregistré 3769 nouveaux cas de cancers du rein, 2628 chez l'homme (69,7 %) et 1141 chez la femme (30,3 %). En 2016, le cancer du rein était le 8e cancer, tous sexes confondus, le 7e cancer chez l'homme et le 11e chez la femme.


Incidence


Le nombre de nouveaux cas, la fréquence relative (%), le sex ratio, les taux bruts d'incidence et les TSM des cancers du rein dans l'Hérault sont rapportés dans le Tableau 1 pour les années 1987, 2000 et 2016. Entre 1987 et 2016, le nombre de nouveaux cas de cancer du rein a été multiplié par 4,2 (respectivement de 43 cas en 1987 à 183 cas en 2016) chez l'homme et par 3,3 chez la femme (respectivement de 22 cas en 1987 à 73 cas en 2016) [2].


L'évolution des TSM des cancers du rein dans l'Hérault, est présentée dans le Tableau 2 et la Figure 1. Depuis 2000, les TSM d'incidence tous sexes confondus ont doublé dans le département.


Figure 1
Figure 1. 

Évolution des taux d'incidence et de mortalité du cancer du rein sur 30 ans dans l'Hérault, standardisés sur la population mondiale (TSM pour 100 000) chez l'homme et chez la femme.




Incidence en fonction de l'âge


Dans le département de l'Hérault la survenue du cancer du rein est rare avant 30 ans. L'incidence augmente à partir de 45 ans avec un pic à 60-74 ans quels que soient l'année d'analyse et le sexe. L'évolution de l'incidence des cancers du rein par tranche d'âge est rapportée dans la Figure 2. L'âge moyen de survenue du cancer du rein dans l'Hérault a augmenté entre 1987 et 2016 (66,4 vs 72,4 ans) (p =0,37), l'âge médian en 2016 était de 66,9 ans contre 66,4 ans en 1987 (p =0,85).


Figure 2
Figure 2. 

Évolution des taux standardisés sur la population mondiale (TSM pour 100 000) des cancers du rein par tranches d'âge dans l'Hérault sur 30 ans.




Probabilité d'avoir un cancer du rein dans l'Hérault


En 2016, la probabilité de présenter un cancer du rein pour un homme avant 75 ans était de 2,11 %, soit un homme sur 47. Cette probabilité était de 0,62 % pour une femme, soit une femme sur 163. Elle a doublé depuis les années 2000 (1,2 % chez l'homme et 0,3 % chez la femme en 2000) [2].


Stade au diagnostic, données anatomopathologiques et primo traitement


Dans la majorité des cas, il s'agissait de formes localisées (60,7 % de T1N0M0 et 7,9 % de T2 N0M0 pour les années 2015-2016) (Tableau 3). En 2016, 15,2 % des patients présentaient des métastases au moment du diagnostic versus 15,4 % en 2000. Entre 1987 et 2016, la majorité des cancers du rein étaient des carcinomes à cellules claires (73,3 %). Le codage des histologies au sein du registre s'étant affiné au fil des années, il est donc difficile de donner des tendances temporelles précises. Sur les 472 cas diagnostiqués en 2015-2016, 67,8 % étaient des carcinomes à cellules claires, 10,8 % des carcinomes à cellules rénales papillaires, 7,8 % des carcinomes à cellules chromophobes et 3 % des carcinomes des tubes collecteurs. Trente-huit cas de néphroblastomes ont été diagnostiqués dans l'Hérault durant cette période de 30 ans dont 4 en 2001-2002 (1,8 %) et 3 en 2015-2016 (0,64 %).


Tous stades confondus, 84,1 % des patients (1980 sur 2355) ont eu un traitement chirurgical et 7,5 % ont eu un traitement systémique associé ou non à un traitement chirurgical (176 sur 2355) entre 2003 et 2016. Les informations concernant les modalités du traitement chirurgical (laparoscopie/chirurgie ouverte/robot, néphrectomie partielle/totale) et les données concernant les traitements ablatifs (radiofréquence, cryothérapie) n'ont pas été collectées en routine.


Mortalité


Le nombre de décès, les taux bruts de mortalité et les TSM de mortalité des cancers du rein dans l'Hérault sont rapportés dans le Tableau 1 pour les années 1987, 2000 et 2016.


De 1987 à 2016, dans l'Hérault, 1 436 patients sont décédés d'un cancer du rein. En 2016, 49 patients étaient décédés pour 256 patients diagnostiqués d'un cancer du rein, soit un rapport mortalité/incidence de 19,1 %, en baisse par rapport à 1999 (58,8 %).


Discussion


L'impact de la maladie cancéreuse rénale est connu en France, en Europe et dans le monde grâce aux données d'incidence et de mortalité des registres de cancers et aux regroupements de données nationales et internationales [4, 5].


Les données des différents registres nationaux et internationaux sont mises en commun avec une harmonisation de codage et d'enregistrement des cas. Elles sont regroupées au niveau national (données FRANCIM) et européen (données EUROCIM) [5]. Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) centralise les données mondiales des registres et publie régulièrement un document, « Cancer Incidence in Five Continents », dont la dernière mise à jour a été effectuée en 2018 (Volume XI) [6].


Comparaison aux données de la population française


Le cancer du rein était le 6e cancer en France en 2018 tous sexes confondus. Il était le 7e pour les hommes et le 11e pour les femmes.


Selon les données du réseau FRANCIM, le nombre de nouveaux cas de cancers du parenchyme rénal (exclusion des tumeurs urothéliales et des lymphomes) diagnostiqués en France métropolitaine en 2018 était de 13 323 cas, 8878 hommes et 4445 femmes pour 5589 décès cette même année [7]. La tendance à l'augmentation du nombre de cancers du rein depuis les années 1980 est identique dans notre département et dans la population française [7, 8]. Au niveau national entre 2007 et 2016, la Gironde et les Landes sont les 2 départements qui ont eu les taux d'incidence chez l'homme les plus élevés (TSM d'incidence 18 pour 100 000) et les Côtes d'Armor les taux d'incidence les plus bas (TSM d'incidence 11,4 pour 100 000). L'Hérault se situe au 9e rang (TSM d'incidence 16,5 pour 100 000)[8]. Concernant la mortalité, c'est dans les Hautes Pyrénées que le taux est le plus élevé. L'Hérault présente des taux de mortalité similaires à la moyenne nationale chez l'homme (TSM de mortalité 4,2 pour 100 000) comme chez la femme (TSM de mortalité 1,4 pour 100 000) [9]. Comparaison aux données de la population européenne


Le cancer du rein était le 7e cancer diagnostiqué en Europe en 2018 tous sexes et âges confondus (TSM d'incidence de 9,6 pour 100 000). Il était le 5e cancer chez l'homme (TSM d'incidence 13,2 pour 100 000) et le 11e chez la femme (TSM d'incidence 6,5 pour 100 000). Les taux d'incidence les plus élevés sont retrouvés en Europe de l'Ouest et les plus faibles en Europe de l'Est et Centrale [4, 10, 11]. La France se situe dans la moyenne générale européenne [9]. Comme dans les pays scandinaves l'incidence en France est en augmentation, mais la mortalité était en diminution en 2018 [12].


Comparaison aux données de la population mondiale


Le cancer du rein était le 14e cancer dans le monde en 2018, tous sexes et âges confondus (TSM d'incidence de 4,5 pour 100 000). Il était le 9e chez l'homme (TSM d'incidence 6 pour 100 000) et le 14e chez la femme (TSM d'incidence 3,1 pour 100 000) [13].


D'après les données de l'IARC les variations géographiques sont importantes [13]. L'incidence reste forte dans les pays occidentaux: en Amérique du Nord, en Europe, en Russie et en Australie. Elle est faible en Asie et en Afrique qui sont des continents moins exposés aux facteurs de risques principaux du cancer du rein tels que l'obésité et le tabac. Plusieurs études ont démontrés l'association entre obésité et cancer du rein avec un risque relatif significatif entre 1,04 et 1,76 [14, 15, 16]. Il en est de même pour le tabac avec un risque relatif significatif entre 1,16 et 1,36 [17]. La mortalité du cancer du rein en 2018 est différente selon les zones géographiques. Les taux de mortalité sont plus élevés en Russie (TSM de 3,6 pour 100 000), en Europe de l'Est et Centrale, en Chine et au Japon ainsi qu'en France (3,1 pour 100 000). Les taux restent bas en Afrique et en Asie.


Aux États Unis, Saad a analysé la base SEER sur 24 ans et a retrouvé une incidence des tumeurs du rein de 11,28 pour 100 000. Au cours de ces 24 ans, l'incidence a augmenté de 2,41 % par an pour se stabiliser en 2008, alors que la mortalité baissait en moyenne de 2,16 % par an [18].


En France et aux États Unis comme dans la plupart des pays industrialisés, l'augmentation de l'incidence sans augmentation de la mortalité peut s'expliquer par l'amélioration des moyens diagnostiques, notamment d'imagerie de plus en plus performants, permettant un diagnostic précoce de petites lésions localisées (T1N0M0 et T2N0M0), l'utilisation plus fréquente de la biopsie tumorale pour les lésions de petite taille, le vieillissement de la population, mais surtout l'augmentation de l'exposition aux facteurs de risque tels que l'obésité. Kane a analysé la National Cancer Data Base américaine entre 1993 et 2004; il retrouvait sur 11 ans une augmentation de l'incidence des cancers du rein de stade I de 43 à 57 % et une diminution de la taille de ces tumeurs de 0,5cm [19]. Les mêmes tendances ont été retrouvées par Patel, entre 2004 et 2015, avec 70 % de stade I et une diminution de taille de 0,22cm [20]. Le diagnostic précoce de lésions de plus en plus petites, l'amélioration des traitements avec la place grandissante des traitements chirurgicaux par néphrectomie partielle (NP), qui occupe une place de plus en plus importante en France [21], et l'introduction pour les stades avancées des thérapies ciblés et de l'immunothérapie contribuent à expliquer la baisse de la mortalité [18, 22].


Limites et perspectives


La limite de notre étude est l'absence de données détaillées sur les modalités de traitement malgré l'actualisation régulières des fiches de saisie d'information. Cela tient aux objectifs propres des registres généraux de cancer qui produisent des données d'incidence et de mortalité, et non la trajectoire de soins des patients.


Ceci a justifié la décision du RTH, des urologues et des oncologues médicaux et radiothérapeutes du département de créer un registre spécialisé en onco-urologie pour assurer un recueil de données beaucoup plus étendu. Ce Registre de l'Hérault Spécialisé en Onco-Urologie (RHESOU) a été inauguré en novembre 2017 et les premiers résultats sont actuellement disponibles.


Conclusion


Le but de notre étude est de présenter une mise à jour des données épidémiologiques du cancer du rein dans le département de l'Hérault sur 30 ans, et de fournir une base pour la mise en place d'études épidémiologiques ultérieures en déterminant les ajustements à effectuer aux modalités de recueil actuel des données.


La force d'un registre en cancérologie est son exhaustivité et le caractère géographiquement borné de son territoire d'analyse. Plusieurs données n'étant jusqu'ici pas collectées en détail par le registre, le Registre de l'Hérault Spécialisé en Onco-Urologie (RHESOU) offrira une meilleure exhaustivité des données


Ce travail servira également de base à l'étude cas-témoin EPIREIN ayant pour objectif principal de déterminer les facteurs de risque du cancer du rein et leurs interactions dans le département de l'Hérault [23].


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.



Remerciements


Nous remercions l'ensemble de l'équipe du Registre des Tumeurs de l'Hérault ainsi que tous les acteurs de l'onco urologie de l'Hérault.




Tableau 1 - Comparatif des données d'incidence et de mortalité des cancers du rein dans l'Hérault sur 30 ans (à intervalles de 15 ans), tous sexes confondus [2].
  1987  2000  2016 
Nombre de nouveaux cas  65  105  256 
Fréquence relative (%)  1,6  1,2  2,1 
Sex Ratio  2,5 
Taux d'incidence brut (pour 100 000)  8,5  10,3  22,9 
Taux d'incidence standardisés (TSM pour 100 000)  5,2  6,4  12,5 
Taux d'incidence standardisé selon âge (pour 100 000)  0,6  1,2 
15-29 ans       
60-74 ans  29,5  29,3  55,5 
>75 ans  27,3  42,8  66,6 
Nombre de décès  46  48  49 
Taux de mortalité brut (pour 100 000)  5,3  4,3 
Taux de mortalité (TSM pour 100 000)  2,9  2,1  1,5 
Risque d'avoir un cancer avant 75 ans (%)       
Homme  0,9  1,2  2,11 
Femme  0,2  0,3  0,62 





Tableau 2 - Taux d'incidence et de mortalité des cancers du rein dans l'Hérault sur 30 ans, standardisés sur la population mondiale (TSM pour 100 000) chez l'homme et chez la femme-Regroupement par couples de 2 années.
  Hommes 
Femmes 
  Incidence  Mortalité  Incidence  Mortalité 
1987-1988  6,3  4,9  2,5  1,5 
1989-1990  8,7  3,8  2,9  1,1 
1991-1992  8,3  3,2  3,7  1,1 
1993-1994  8,6  3,9  1,7 
1995-1996  9,6  3,3  3,5  1,4 
1997-1998  9,6  4,4  4,1  1,4 
1999-2000  9,7  4,1  3,6  1,8 
2001-2002  10,3  3,5  4,2  1,1 
2003-2004  13,5  3,5  4,1  0,8 
2005-2006  11,9  4,4  1,2 
2007-2008  12,1  2,9  3,5  1,4 
2009-2010  13,9  3,7  5,1  1,2 
2011-2012  14,3  3,7  4,8  1,1 
2013-2014  14,5  3,2  4,9 
2015-2016  17,5  3,9  5,7  0,8 





Tableau 3 - Évolution des stades TNM des cancers du rein (hors sarcomes et néphroblastomes) sur une période de 20 ans dans l'Hérault (1997-2016).
  pT1N0M0 
pT2N0M0 
pT3N0M0 
pT4N0M0 
N+ 
M+ 
Inconnu 
TOTAL 
1997-1998  65  37,6 %  38  22,0 %  22  12,7 %  0,0 %  4,6 %  35  20,2 %  2,9 %  173  100,0 % 
1999-2000  93  47,7 %  21  10,8 %  34  17,4 %  0,0 %  3,6 %  30  15,4 %  10  5,1 %  195  100,0 % 
2001-2002  114  53,3 %  24  11,2 %  29  13,6 %  1,4 %  1,9 %  33  15,4 %  3,3 %  214  100,0 % 
2003-2004  139  49,6 %  29  10,4 %  48  17,1 %  0,0 %  2,9 %  46  16,4 %  10  3,6 %  280  100,0 % 
2005-2006  142  50,0 %  30  10,6 %  41  14,4 %  0,4 %  2,8 %  53  18,7 %  3,2 %  284  100,0 % 
2007-2008  131  50,8 %  22  8,5 %  32  12,4 %  0,4 %  3,5 %  41  15,9 %  22  8,5 %  258  100,0 % 
2009-2010  195  56,0 %  32  9,2 %  42  12,1 %  0,3 %  1,7 %  53  15,2 %  19  5,5 %  348  100,0 % 
2011-2012  227  60,1 %  37  9,8 %  39  10,3 %  0,3 %  2,1 %  56  14,8 %  10  2,6 %  378  100,0 % 
2013-2014  251  62,3 %  35  8,7 %  29  7,2 %  0,0 %  1,2 %  68  16,9 %  15  3,7 %  403  100,0 % 
2015-2016  284  60,7 %  37  7,9 %  54  11,5 %  0,9 %  1,7 %  71  15,2 %  10  2,1 %  468  100,0 % 
Total  1641  54,7 %  305  10,2 %  370  12,3 %  11  0,3 %  71  2,4 %  486  16,2 %  117  3,9 %  3001  100,0 % 




Références



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