L'autoinjecteur a-t-il un intérêt dans le traitement de l'insuffisance érectile par injection intracaverneuse.

16 juillet 2001

Mots clés : andrologie, traitement des dysérections, Injection intra-caverneuse
Auteurs : Amar E, Bondil P
Référence : Prog Urol, 1997, 7, 377-383
La technique et la peur de l'injection sont une cause non négligeable de refus, d'abandon et de morbidité du traitement de l'insuffisance érectile par injection intracaverneuse (IIC). Pour minimiser ces problèmes, l'emploi de l'injection automatique a été proposé. Malgré un recul de 6 ans, il est difficile de savoir si l'autoinjecteur a eu le même impact positif que chez les sujets diabétiques. Son emploi reste encore très limité par manque d'informations objectives concernant ses possibilités. Pourtant, les rares séries rapportées montrent que l'automatisation de l'IIC : a) améliore l'acceptabilité des autoIIC, b) diminue le taux d'abandon et de morbidité. L'autoinjecteur peut être proposé à chaque patient en l'informant objectivement de ses avantages et de ses inconvénients. Il peut être actuellement indiqué : a) d'emblée : chez les sujets pusillanimes, anxieux, maladroits, ayant un handicap physique gênant la pratique d'IIC ou optant pour l'autoinjecteur, b) secondairement : en cas d'échec, de difficultés ou d'abandon pour des problèmes techniques.