L'action bénéfique des eaux minérales de Fiuggi sur deux malades calculeux illustres : le pape Boniface VIII (1235-1303) et Michel Ange Buonarroti (1475-1564)

10 décembre 2005

Mots clés : Boniface VIII, Michel Ange, malades calculeux, eaux minérales de Fiuggi.
Auteurs : ANDROUTSOS G
Référence : Prog Urol, 2005, 15, 762-765
Avec cet article nous présentons en bref l'action bénéfique des eaux minérales de Fiuggi (anciennement d'Anticoli) sur deux malades calculeux illustres : le pape Boniface VIII et le grand artiste Michel Ange Buonarroti.



La gloire n'est malheureusement pas un antidote des maladies et les plus grands hommes n'échappent pas à la règle commune.

LES EAUX MINERALES DE FIUGGI : COMPOSITION ET ACTION

Entre le 15e et le 17e siècles, le monde a commencé à parler des qualités thérapeutiques des eaux de Fiuggi - alors qu'elles étaient connues - de façon empirique - depuis le 13e siècle. Les eaux jaillissent d'une dizaine de sources (dont les plus importantes sont celles de Boniface VIII), localisées au pied d'une montagne tout près de la petite ville médiévale Anticoli di Campagna qui, en 1911, pris le nom officiel de Fiuggi. La région de Fiuggi se trouve dans le sud-est de Rome, à une distance de 40-45 km.

Des dissertations sur les eaux thermales de Fiuggi ont été écrites par des médecins illustres de l'époque. Andrea Bacci (1524-1600), archiatre du Pape Sixte V, a laissé une oeuvre classique, De Thermis, à plusieurs éditions, quelques-unes même après sa mort. "Les eaux d'Anticoli, écrit-il, semblent être différentes de l'eau ordinaire..... Tous leur attribuent une qualité de dissolution égale à celle de vitriol (!), c'est pour cela qu'elles sont formidables pour la lithiase" [3].

En tout cas, la réputation des qualités thérapeutiques des eaux thermales d'Anticoli était répandue à partir de ces années-là. Dans une oeuvre de F. Cangemi [5], où un vieux code du Vatican (N° 7925) est analysé on trouve l'information probante que "les eaux d'Anticoli étaient transportées non seulement à Rome, à Naples, en Sicile, en Sardaigne, à Venise mais aussi en France, en Espagne et en Angleterre, sur commande de princes puissants".

Il faut ajouter à ces noms le grand anatomiste Giorgio Baglivi (1669-1707), l'Hippocrate romain, qui traite dans son oeuvre Opera omnia, de lithiase et de goutte (De calculo et podagra), par rapport aux qualités thérapeutiques des eaux d'Anticoli di Campagna [3].

Parmi les recherches qui s'ensuivirent jusqu'à nos jours, on distingue l'oeuvre détaillée du professeur Mariano Messini [12].

La présence des acides humiques et fulviques dans les eaux minérales de la vallée d'Anticoli (Fiuggi) est actuellement démontrée. En effet, les eaux minérales de Fiuggi contiennent de molécules organiques qui appartiennent dans la famille de l'acide fulvique et de l'acide humique. Ces acides sont capables de former des complexes avec des ions de Ca++.

Les substances humiques interagissent sur une cinquantaine d'éléments de la table périodique.

Les acides fulviques sont composés principalement de chaïnes aliphatiques formées de six - CH20 - groupes et contiennent un nombre de groupes carboxyliques, qui sont à l'origine de leur capacité à former de métaux composés.

La capacité de cette classe de métaux composés à mobiliser des métaux de la phase solide pourrait jouer un rôle important dans la dissolution des calculs. Les composés humiques ont été isolés purifiés et caractérisés par FTIR, 1H-NMR et 13C-NMR spectroscopie, thermogravimétrie et analyse des éléments [4].

Ces éléments interagissent de préférence sur les cristaux d'oxalate monohydrate de calcium et aboutissent à la dissolution des ions de calcium et d'oxalate.

La cure de diurèse par les eaux minérales de Fiuggi provoque une forte réduction et quelquefois une élimination d'oxalate de calcium présent dans le sédiment des urines, facteur qui réduit le risque d'une lithiase oxalique [9].

Le Pape Boniface VIII

Issu d'une vieille famille dont les racines remontaient au 10e siècle, Benedetto Caetani naquit en 1235 dans la petite commune d'Anagni, aux environs de Fiuggi.

Figure 1 : Le pape Boniface VIII.

L'histoire commença à s'intéresser à ce grand pape surtout après son élection qui semble bien particulière. Il fut élevé à la papauté en 1295, à l'âge de soixante ans, sous le nom de Boniface VIII (Figure 1). Juriste éclairé, aux idées solides et sublimes, il était convaincu de la supériorité spirituelle et même temporelle du Saint-Siège. Sa papauté fut liée à des aventures tourmentées : nature fière et impétueuse, il entra en conflit avec les féodaux romains puis avec le roi très catholique de France, Philippe IV le Bel qui, en 1303, l'humilia à Anagni. Cette papauté, pour autant, fut émaillée d'événements religieux formidables.

L'histoire le mentionne également pour une autre raison. L'illustre malade souffrait de lithiase urique et de cysto-pyélo-néphrite (association d'une cystite, d'une pyélite et d'une néphrite) depuis des années [7]. Les crises répétées - quelques fois fébriles - furent plus fréquentes au cours des trois dernières années de sa vie, pendant lesquelles il a fait une cure intense par l'action de boire [19].

Pourtant, ballotté entre des luttes dures, des peines, des émotions, des restrictions de nature militaire que le roi Philippe lui avait imposées, mais souffrant aussi de crises fébriles, le "vieux lion", comme on l'appelait, se dégrada, ses forces mentales et physiques l'abandonnèrent et le 11 octobre 1303 décéda, complètement épuisé.*

Les codes relatifs qui se trouvent dans la Bibliothèque Apostolique du Vatican sont très intéressants. M. et R. Messini les publièrent en 1971 dans une édition très importante [13]. On y trouve la preuve que le pape eut régulièrement recours aux eaux de Fiuggi ; à côté de cela, il s'y avère que leur effet bénéfique (sur les lithiases rénales, l'arthrite, la goutte, etc.) était connu depuis cette époque-là [MESSINI M. : op. cit.,1977.].

Les avis des chercheurs des codes, qui couvrent la période 1299-1302, époque de la dégradation physique du pape, divergent [14]. C'est-à-dire, ils hésitent d'accepter que le pape souffrait vraiment de lithiase ou qu'il buvait de l'eau minérale pour des raisons préventives exclusivement, puisque ses archiatres (Acoursino de Pistoia, Mantziano de Fabriano, Guglielmo de Brescia et Angelo de Camerino) ne font la moindre mention de la maladie de l'illustre malade dans leurs textes [11].

Pourtant, dans un numéro relativement récent et documenté de la Ente Fiuggi, on lit : "Vers 1299, le nouvel archiatre du Pontife, Arnaud de Villeneuve lui conseilla de suivre un traitement contre la lithiase, avec les eaux d'Anticoli, suite auquel il eut de bons résultats" L. Zanelli, également, dans sa dissertation originale, soutient que le pape souffrait depuis plusieurs années de lithiase urique (litiasi gottosa), lithiase compliquée d'infection suivie de périodes fébriles et de troubles dysuriques [Zanelli L. : op. cit. (ch. "Pro Aqua Domini nostri"]. Même Messini, accepte finalement que le pape aurait souffert d'une lithiase rénale et non pas vésicale.

Ce qui est certain est que le pape Boniface tira pleinement parti des eaux minérales d'Anticoli [Ceccacci Casali G. :op. cit.] et ceci résulte clairement d'autres codes du Vatican où sont enregistrées non seulement les visites du pape aux sources, mais aussi tout ce qui est relatif au transport de l'eau à Rome : on y trouve des factures qui couvrent toutes les dépenses concernant les facteurs, les animaux, les bâts, les tonneaux, etc. [Messini M. e Messinii R.: op. cit.], [Messini M. : op. cit., p. 8.]. L'eau était transportée à dos de mulets, chacun desquels portait 4-5 "cruches" de cuivre étamé, ce qui assurait la protection de l'eau. Sur chaque cruche était engravé le blason des Caetani, c'est-à-dire, de la famille du pontife [Zanelli L. : op. cit. (ch. " Stemma dei Caetani")].

Dans les codes du Vatican (Archivium Secretum) sont mentionnés non seulement les noms des muletiers - certains d'eux étaient des facteurs papaux permanents - mais aussi les diverses pièces de monnaie que Vatican payait pour les dépenses du transport de l'eau. Pendant les périodes de crise de la maladie du pape, de 1299 à 1302, quatre envois par semaine eurent lieu d'Anticoli à Laterano, ce qui nous fait 187 transports au total [MESSINI M. : op. cit., p. 8.].

Indépendamment de la question de savoir si le pape souffrait de lithiase rénale ou vésicale nous devons accepter que ce cas clinique constitue une confirmation que les eaux minérales de Fiuggi jouissaient d'une grande réputation depuis le 13e siècle. Bien-sûr, leur utilisation était complètement empirique. Mais, de toute façon, ce pape fut un des premiers personnages importants dont le nom se lia aux eaux de Fiuggi. C'est pour cela que depuis cette époque-là, elles ont pris le titre honorifique Acqua di Bonifacio VIII (Figure 2).

Figure 2 : L'entrée des Eaux de Boniface VIII.

MICHEL ANGE BUONARROTI

Le 3 Mars 1475, Michelangelo naquit à Capreze de Cazantino.

Figure 3 : Michel Ange Buonarroti.

Michel Ange [Figure 3], dont la vie a été raconté par Giorgio Vasari (1511-1574) qui s'occupa de la santé de l'artiste, souffrait de plusieurs maladies, mais ce qui nous intéresse ici est la lithiase vésicale - "il mal de la pietra" - qui fut traitée par les eaux minérales de Fiuggi. Vasari [18], dans son oeuvre biographique merveilleux, note-t-il : "Pendant sa vieillesse, il souffrait en éliminant avec les urines de la gravelle transformée finalement en pierre. Alors, il parait que Colombo, son ami très proche et son médecin, le soumettait à des lavages vésicaux et le soignait affectueusement" [6].

Le grand anatomiste Realdo Colombo (1510-1559), selon l'attestation des chroniqueurs, procurait à Michel Ange du matériel pour ses études anatomiques, qui l'aidèrent à étudier le corps humain dans toutes les positions, tant les normales que celles de l'effort [8].

Ascanio Condivi, son contemporain et ami dévoué, écrivit deux livres sur la santé, les dérangements brusques psychiques et l'oeuvre de Michel Ange. Ces livres constituent un hymne émouvant de l'auteur pour le géant du burin et son cher ami.

Papini écrivit : "Il était maïtre de la matière informe en pierre. Néanmoins, il semble comme si ce matériel, qu' il avait tant de fois maïtrisé avec le burin, voulait se venger contre lui. Cet artisan infatigable, qui avait travaillé et sculpté tant de pierres, a presque failli mourir d'un tout petit calcul qui était formé perfidement dans son corps vieilli" [18].

Pourtant, tout ce qui concernait la lithiase urique du grand artiste florentin est connu surtout par les lettres écrites de sa propre main et envoyées à Rome à son neveu Leonardo, le seul membre de sa famille avec lequel il était en contact régulier. Toute une série de ses lettres originales se trouve dans la section des manuscrits du Musée Britannique à Londres. Leur traduction a été faite par Gaetano Milanezi. dans une édition critique [16].

Ensuite vient une 2e édition de Ramsden à Londres en 1963. Ces éditions conservèrent intact l'idiome d'écriture de Michel Ange, qui écrivait, par exemple,au lieu de acqua, aqua etc.

Des lettres du grand artiste sont également conservées dans les Archives familiales Buonarroti en Florence (Bibliothèque Médical Laurentine).

Toutes ces lettres, traduites de l'idiome médiéval latin-italien, sont republiées dans les études qui traitent de sa lithiase (Malum Lapidis) et de l'utilisation des eaux minérales de Fiuggi. A ces études on peut ajouter des études ultérieures qui en font une mention spéciale [15].

Entre 1548 et 1549 l'artiste était tourmenté d'une lithiase vésicale. Il avait alors 73 ans. Dans ses lettres de Rome adressées à son neveu Leonardo Buonarroti à Florence, il décrit de façon expressive sa maladie douloureuse et les conséquences de sa vieillesse. Examinons ci-dessous quelques extraits de ces lettres, des phrases de Michel Ange, où l'on voit clairement son psychisme brisé, mais en même temps, l'honnêteté et la gentillesse de l'homme :

"... Je suis très malade parce que je n'arrive pas à uriner". "... Je me sens un peu mal puisque je n'arrive pas à uriner, mais à part ça je vais assez bien". Dix mois sont écoulés depuis les premières attaques et il écrit à nouveau et à plusieurs reprises à son neveu Leonardo : "...Par rapport à ma maladie, que je n'arrive pas à uriner, je vais très mal, je gémis de douleur et il y a des nuits qui passent sans sommeil ou sans repos, c'est pour cela que les médecins disent que j'ai la maladie de la pierre. Malgré tout, j'ai besoin de l'aide de Dieu". "...Ce dernier temps je te parlais dans mes lettres de ma pierre, qui est dure. Ils m'ont fait boire une sorte d'eau qui m'a aidé à éliminer avec les urines une substance épaisse et toute blanche avec une écorce de la pierre et ainsi, je vais mieux". "....Je n'écris pas beaucoup parce que je ne me sens pas très bien... Mais j'ai commencé à éliminer peu à peu la pierre et j'ai de l'espoir". "...En ce qui concerne ma maladie, je vais assez bien. Ici (Rome), ils sont sûrs que ma pierre est petite grâce au bon Dieu. J'espère, grâce à Sa puissance et à l'action bénéfique de cette eau que je bois.... De toute façon, je suis vieux". "Par rapport à ma maladie, je garde mon espoir, grâce à Dieu. Néanmoins, je dois boire de l'eau, c'est ce que disent les médecins". "...En ce qui concerne ma maladie, je me sens assez bien, puisque jusqu'à présent je me sentais comme si j'étais mort. J'ai un bon médecin mais je crois plus aux prières qu'aux médicaments". "...Alors qu' avant je me sentais comme si j'étais mort, maintenant je me sens mieux". "...En ce qui concerne ma maladie, je vais bien et par rapport au traitement que je suis depuis deux mois, je bois matin et soir l'eau d'une source qui dissout la pierre. Ainsi, ma pierre est dissoute et est éliminée avec les urines, dans sa plus grande partie. Il faudrait m'approvisionner de cette eau pour la maison, non seulement pour la boire mais aussi pour cuisiner". "...Je me débrouille avec ma maladie assez bien et par rapport à d'autres vieillards, je ne dois pas me plaindre".

A ce point, la correspondance de l'artiste vieilli devient moins fréquente. Pourtant, après une interruption de presque six ans, il réécrit à son neveu soit de sa goutte, soit de ses souffrances vésicales. "...Je n' ai pas pu sortir à cause d'une douleur violente à mon pied. Ils disent que c'est la goutte. C'est la seule chose qui me manquait à ma vieillesse". "...Avec tous ses maux des vieillards, c'est aussi cette pierre qui ne me laisse pas à uriner. J'ai mal à la cuisse, au dos et ainsi, je ne peux pas monter l'escalier".

Pendant cette vieillesse avec toutes ces douleurs, l'artiste souffrait non seulement de lithiase, mais aussi de douleurs dues aux atteintes arthritiques des pieds, du bassin et du dos [18].

D'après plusieurs mentions dans ses lettres, il parait que sa maladie principale, la lithiase, ne le laissa pas tranquille. Il vécut bien-sûr depuis cette époque, d'après tous les écrivains que nous avons mentionnés, sans troubles vésicaux pendant une période de presque 15 ans, mais dans une solitude amère, avec ses problèmes psychologiques qui l'accompagnèrent jusqu' à la fin. Michel Ange est mort à l'âge de quatre vingt dix ans, en 1564. Néanmoins, je me demande s'il a vraiment passé ces derniers 15 ans sans troubles mictionnels, puisque, sept ans avant de mourir il continue de se plaindre. Dans sa lettre du 16 mai 1557, il écrit que parmi ses autres troubles, "c'est aussi cette pierre qui ne me laisse pas uriner".

Le diagnostic de la lithiase vésicale n'a jamais été contestée, la seule chose que nous ne connaissons pas est si le grand artiste souffrait également de la prostate. Il est très probable qu' il souffrait d'une hypertrophie de la prostate suivie d'un résidu d'urines et que sa pierre ou ses pierres étaient primaires dans la vessie, puisque des coliques néphrétiques ne sont pas mentionnés dans les documents codifiés du Vatican, de la section des manuscrits du Musée Britannique et de la Bibliothèque Médicale Laurentine de Florence [1].

L'artiste avait la chance d'être soigné par un ami excellent,

Colombo, un chirurgien-anatomiste et thérapeute compétent pour son époque, qui lui "faisait des lavages de la vessie pendant plusieurs années", selon Vasari. Aucune autre source ne mentionne s'il y a eu des lavages de la vessie et quel matériel a été utilisé. La seule chose certaine est que Colombo lui a conseillé de faire une cure hydrique systématique par les eaux minérales d'Anticoli, un traitement qui s'est prouvé efficace, selon les textes et les lettres de Michel Ange, lui-même.

Discussion

Avant de terminer cet exposé sur la maladie physique de l'artiste, il vaut la peine d'ajouter quelques lignes sur son état psychologique, par rapport à l'époque où il vécut et son environnement difficile.

Les critiques d'art disent que la conscience humaine ne pouvait pas rester exempte de toute influence de la crise médiévale. C'est pour cela que les sculptures de Michel Ange sont acceptées comme un témoignage de sculpture dramatique. Il n'avait plus de 25 ans quand il finit sa première sculpture religieuse, la Pietà de Saint Pierre de Rome.

Il y a trois Pietà encore qui sont restées presque inachevées. Et ceci parce qu'elles sont liées étroitement au climat angoissé de l'époque de l'artiste et son état psychique.

La Cava [10] essaya de composer le portrait psychologique de Michel Ange à travers son oeuvre - sculpture ou peinture -, là où se trouve le drame intérieur, le conflit tragique entre la volonté et le refus ou entre l'indignation et la peur. Tous ces conflits psychologiques sont liés à l'historique du tombeau "sur commande" du pape Jules II - qui est une tragédie lamentable des palinodies. Quelques critiques croient que certaines de ses oeuvres démontrent la grande fatigue par les épreuves psychosomatiques innombrables, mais aussi la révolution de son âme blessé. Il a vécu sous la toute-puissance du pontife qui refrénait son instinct artistique. Même ce "Jugement Dernier" légendaire fut peint "après l'ordre" du pape Paul III. La papauté le traita durement, comme son "serf". Et la papauté, au moins à cette époque-là, ne plaisantait pas. NOTES :*Un de ses prédécesseurs, St Celestino V, qui avait démissionné pour des raisons personnelles quelques mois après son élection, mais qui était resté membre de la cour papale à Latéran, avait prophétisé à ce temps-là que l'homme violent, Boniface VIII, "occupera le trône papal comme un renard, régnera comme un lion et mourra comme un chien".

Références

1. ASENSIO P. : Michelangelo Buonarroti. TeNeues, Paris, France, 2002.

2. BACCI A. : De Thermis. Libri septen. De Balneis totius orbis et de Methodo medenti per Balneas. I, LXIV, Apud Vicentium Valgrisium, Venetiis 1571, 509.

3. BAGLIVI G. : Opera Omnia medico-practica et anatomica. Editio octava, Lugduni Sumptibus Anisson et Joannis Posuel cum Privilegio Regis, 1714, 509.

4. CALACE N., D'ASCENZO G. : Chemical analysis of water of the Anticolana Valley : isolation of humic compounds. Nephron, 1999 : 81 : 93-97.

5. CANGEMI F. : Tractatus parvus. "De Mirificis facultatibus Aquae Anticoli di Campania". Cod. Vat. Lat. 7925, cap. VI, Roma 1666.

6. CATHELIN F. : Autour de la chirurgie. J. B. Baillière et Fils, Paris, 1931 ; 137-143.

7. CECCACCI CASALI G. : Papa Bonifacio VIII e l'acqua minerale antilitiaca ossigenica elettrica ozonica naturale. Radium. Delle antichissime "Fontanelle" di Torre Caetani in vale Anticolana. Nuove ricerche e rilievi e documenti storici., Casa ed. Italiana, Roma, 1904 ; 1-5.

8. CONDIVI A. : The Life of Michel-angelo. Translated by Alice Sedgwick Wohl. Pensylvania University Press, 1999.

9. FRAIOLI A., DE ANGELIS CURTIS S. : Effect of water of Anticolana Valley on urinary sediment of renal stone formers. Clin Ter., 2001 ; 152 : 347-351.

10. LA CAVA F. : Il volto di Michelangelo scoperto nel giudizio finale. Un drama psicologico in un ritratto simbolico, Ed. N. Zanichelli, Bologna, 1925, 65.

11. MARINI G. : Degli Archiatri Pontifici nel quale sono i supplementi all'Opera del Mandosio. Vol. I, I-L, 1-495, Vol II, 1-294 in Roma, Stamperia Pagliarini, 1784. Nel Vol. Il é inserito il testo del Mandosio.

12. MESSINI M. : Cura di diuresi nella calcolosi renale e nella gotta. Ediz. Ente Fiuggi, Roma, 1970.

13. MESSINI M. e MESSINI R. : I codici originali sull'uso che Bonifacio VIII fece dell'acqua di Fiuggi. Cl. Termale, 1971 ; 24 : 102-137.

14. MESSINI M. : Bonifacio VIII e Michelangelo nella storia delle acque di Fiuggi, Ed. Ente Fiuggi, S. p. A., Milano, 1979.

15. MESSINI M. e MESSINI R. : Le lettere di Michelangelo riguardanti specialmente la sua litiasi e la cura idropinica di essa. Cl. Termale, 1971.

16. MILANESI G : Lettere di Michelangelo Buonarroti pubblicate coi "Ricordi ed i contratti artistici". Coi tipi dei Successori Le Monnier, I-IX, Firenze, 1875, 720.

17. SUMMONDS J. : Life of Michelangelo Buonarroti. Addington, Univ. of Pennsylvania, 2001.

18. VASARI G. : The Lives of the Artists. Translation by Goerge Bull. Baltimore: Penguin Books, 1987.

19. ZANELLI L. : Fiuggi, ieri, oggi, domani. Ed. a cura dell'Ente Fiuggi, S.p.A., 1974.