L'acétate de cyprotérone : tolérance cardiovasculaire

16 juillet 2001

Mots clés : Hormonothérapie, anti-androgène, complication iatrogène, thrombo-embolie
Auteurs : Hermabessière J
Référence : Prog Urol, 1992, 2, 226-233
L'acétate de cyprotérone, caractérisé par ses actions antiandrogène et antigonadotrope, est indiqué dans le traitement du cancer de la prostate évolué. Il peut être utilisé soit en monothérapie, soit en association à une castration chirurgicale ou chimique. Les données de la littérature relatives à sa tolérance cardiovasculaire sont ici reprises.Les études métaboliques, appréciant l'impact de l'acétate de cyprotérone sur les lipides et certains paramètres de la coagulation, permettent de conclure à l'absence d'effet néfaste sur ces facteurs de risque cardiovasculaire. Les deux essais menés par l'EORTC (30761 et 30762) ont montré la meilleure tolérance cardiovasculaire de l'acétate de cyprotérone par rapport au diethylstilbestrol. Des effets indésirables cardiovasculaires sont rapportés dans moins de 5% des cas. Ce chiffre est confirmé par les nombreuses études publiées. Une fréquence comparable d'accidents cardiovasculaires est également notée dans des séries de patients traités par orchidectomie, agonistes de la LHRH et/ou antiandrogènes purs. Il est difficile d'affirmer formellement la responsabilité du traitement antihormonal chez cette population âgée où cardiopathies ischémiques et accidents vasculaires cérébraux sont des causes fréquentes de décès.