La pyéloplastie par rétropéritonéoscopie pour hydronéphrose primitive : résultats préliminaires des 30 premières interventions

06 décembre 2001

Mots clés : Pyéloplastie, Syndrome de la jonction pyélo-urétérale, laparoscopie, rétropéritonéoscopie
Auteurs : SOULIE M, SEGUIN P, CARTRON G, MOULY P, THOULOUZAN M, VAZZOLER N, PONTONNIER F, PLANTE P
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 625-630
Objectif:évaluer les résultats préliminaires de la pyéloplastie par rétropéritonéoscopie (RP) pour syndrome de la jonction pyélo-urétérale primitif (SJPUP) concernant la durée opératoire, les complications opératoires et post-opératoires, le résultat fonctionnel clinique et radiographique, la durée de séjour et la reprise d'activité physique. Matériels et Méthodes :de novembre 1997 à juin 2000, parmi 57 patients consécutifs traités pour une anomalie de la jonction pyélo-urétérale (JPU), 29 patients (18 femmes et 11 hommes) d'âge moyen 35,6 ans (17-68) opérés par RP pour un SJPUP (dont un bilatéral) ont fait l'objet de l'étude. Douze patients présentaient un pédicule vasculaire polaire inférieur et 24 patients avaient un bassinet extra-sinusal. La technique de la RP a été identique pour tous les patients (4 trocarts) et la réparation de la JPU a été faite selon la technique de Anderson-Hynes et Küss (28 cas) ou Y-V (2 cas). Résultats:La durée moyenne (Dm) de l'opération a été de 150 minutes (120-240) et la Dm d'hospitalisation de 4,2 jours (3-10). Il n'y a pas eu de complication per-opératoire, mais une conversion (3,3%) a été nécessaire pour adhérences majeures. Les complications post-opératoires (23,3%) ont été : quatre infections urinaires dont une pyélonéphrite aiguë, un hématome de la loge rénale, une fuite urinaire par le redon sur sonde JJ obstruée, une migration de sonde JJ sous l'anastomose entraînant une sténose cicatricielle infranchissable (pyéloplastie à ciel ouvert nécessaire à 3 semaines). Avec un recul moyen de 19,7 mois (7-40), 28 patients étaient asymptomatiques et dans un cas des douleurs lombaires persistaient à 9 mois sans signe de récidive. L'UIV à 3 mois faite chez 27 patients a montré une diminution de l'hydronéphrose dans 85,7% et une jonction perméable dans 96,3% des cas. La reprise complète de l'activité physique et professionnelle a été possible en moyenne à 1 mois post-opératoire (15 jours pour la population de moins de 40 ans). Conclusion:Le SJPUP peut être traité par RP selon les mêmes principes qu'en chirurgie ouverte. La pyéloplastie par RP est réalisable avec une durée opératoire et une morbidité acceptables. Les résultats fonctionnels et radiologiques sur la perméabilité de la JPU mériteront une réévaluation à plus long terme.