La polyurie nocturne est-elle plus fréquente chez les patients parkinsoniens ?

25 mai 2015

Auteurs : J. Romain, F. Torny, J.-P. Dumas, X. Gamé, A. Descazeaud
Référence : Prog Urol, 2015, 6, 25, 312-317
Objectif

La nycturie est un motif de plainte fréquent dans la population de patients atteints de maladie de Parkinson idiopathique (MPI). Les conséquences y sont d’autant plus importantes que ces patients ont des troubles moteurs et donc un risque majeur de chute nocturne. L’objectif de l’étude était de déterminer le mécanisme de la nycturie chez les patients ayant une MPI, en déterminant la prévalence de la polyurie nocturne (PN) dans cette population.

Méthode

Une étude prospective par catalogue mictionnel a été réalisée sur 70 patients consécutifs consultant en neurologie pour un suivi programmé de MPI à un stade non sévère. Une nycturie était définie par 1 ou plusieurs levers réveillant le patient pour uriner. La prévalence de la polyurie nocturne (PN) a été analysée selon deux définitions : une diurèse nocturne supérieure ou égale à 33 % de la diurèse totale (NUV33), qui correspond à la définition de l’ICS (International Continence Society) et une diurèse nocturne supérieure ou égale à 90mL/h (NUP90).

Résultats

L’âge moyen des patients était de 71ans (45–86, sex-ratio 33/30). La durée moyenne de la MPI était de 6,76ans. La prévalence de la PN était de 64,5 % selon la définition NUV33 et 17,7 % selon la définition NUP90. Chez les patients ayant une nycturie, la prévalence de la PN était de 66 % (NUV33) et 21,5 % (NUP90). Aucune association n’a été observée entre la durée d’évolution de la MPI et la prévalence de la nycturie et de la PN. Les patients de 70ans et plus avaient plus souvent une PN selon la définition NUV33 que les moins de moins de 70ans (72,7 % versus 55,17 %, p =0,015). Les hommes avaient plus fréquemment une nycturie (33,3 % versus 20,7 %, p =0,027).

Conclusion

La prévalence de la PN et de la nycturie a été analysée chez des patients atteints de MPI à un stade non sévère. Cette prévalence n’est pas apparue plus élevée que dans la population générale du même âge. Le mécanisme de la nycturie chez les patients atteints de MPI n’est pas univoque et requiert la réalisation d’un catalogue mictionnel.

Niveau de preuve

4.




 




Introduction


La maladie de Parkinson idiopathique (MPI) est la deuxième pathologie neurodégénérative en France, après la maladie d'Alzheimer [1]. Elle touche principalement les personnes entre 55 et 65ans, mais peut survenir à tout âge [2].


Des troubles vésico-sphinctériens et des troubles du sommeil peuvent survenir au cours de la MPI [3, 4, 5]. Le symptôme urinaire le plus souvent observé est la nycturie [6]. Viennent ensuite les autres symptômes urinaires (urgenturies, pollakiurie, incontinence urinaire par urgenturie) [1, 7, 8]. Une dysurie peut également être présente, mais celle-ci est plus rare [8, 9]. La nycturie est définie par l'ICS comme la plainte du patient à se réveiller une ou plusieurs fois au cours de la nuit pour uriner, chaque miction étant précédée et suivie d'une période de sommeil [10]. La conséquence directe est la perte de la qualité du sommeil. En résulte ensuite possiblement une baisse d'énergie au cours de la journée, des épisodes dépressifs et des troubles métaboliques responsables d'une augmentation de la mortalité [11]. La nycturie représente donc un problème thérapeutique majeur dans la population âgée de plus de 50ans [12]. La nycturie est d'autant plus handicapante pour le patient parkinsonien que les troubles moteurs s'accentuent au cours du temps, avec notamment une difficulté à se mobiliser et un ralentissement psychomoteur [13]. Le patient atteint de la MPI a en outre un risque accru de chutes et de troubles du sommeil. Ceux-ci sont majorés par la nycturie [14].


La nycturie peut avoir plusieurs mécanismes : des troubles du sommeil, une polyurie nocturne (PN), une polyurie des 24h, une diminution de la capacité vésicale nocturne ou un trouble du rythme circadien [11, 15]. Dans le cas des patients atteints de MPI, le mécanisme de la nycturie n'est pas connu. L'objectif principal de l'étude était de déterminer le mécanisme de la nycturie chez les patients ayant une MPI, en déterminant la prévalence de la polyurie nocturne dans cette population. Les objectifs secondaires étaient d'analyser la prévalence de la nycturie chez les patients atteints de MPI, et de comparer la fréquence de la nycturie et de la PN au stade d'évolution de la MPI.


Patients et méthode


Une étude prospective a été réalisée sur 70 patients consécutifs consultant pour un suivi habituel d'une MPI dans un service de neurologie. Seuls étaient inclus les patients ayant une MPI confirmée (critère UKPDBB, Gibb et Lees 1988) et n'ayant pas d'antécédent de chirurgie urologique. Les patients ayant une démence parkinsonienne (critères DSM IV) ont été exclus.


Les patients étaient vus en consultation par le neurologue, puis par l'urologue. Lors de la consultation, une évaluation neurologique de la maladie était réalisée par la partie III de l'échelle UPDRS (Unified Parkinson's Disease Rating Scale) et le stade de Hoehn and Yahr était calculé [16, 17]. Des questionnaires étaient remis aux patients et remplis sur place. Le premier était l'USP (Urinay Symptom Profile) [18]. Les hommes étaient également évalués par le questionnaire IPSS (International Prostate Symptom Score).


Un questionnaire évaluant la somnolence diurne (score d'Epworth) était complété [19]. La qualité de vie des patients était évaluée par l'échelle Ditrovie [20].


Les informations socio-démographiques étaient recueillies auprès des patients et de leur conjoint. Les comorbidités potentiellement responsables de nycturie étaient recherchées.


Un catalogue mictionnel (CM) était remis aux patients, avec les explications orales et écrites nécessaires pour le compléter. Il s'agissait d'un CM de niveau 3 selon l'ICS [21], à remplir sur trois jours consécutifs.


La diurèse des 24h et la diurèse nocturne ont été mesurées chaque jour et une moyenne sur les trois jours a été calculée. Les levers nocturnes ont été recensés. La nycturie était définie selon les critères de l'ICS [10]. La diurèse nocturne correspondait aux volumes urinés la nuit, ajoutés à la première miction du matin. La dernière miction avant le coucher était exclue. Toute miction nocturne devait être précédée et suivie d'une période de sommeil. Deux définitions de la PN ont été retenues : une diurèse nocturne supérieure ou égale à 33 % de la diurèse totale (NUV33), qui correspond à la définition de la PN selon l'ICS et une diurèse nocturne supérieure ou égale à 90mL/h (NUP90) [10, 15].


La prévalence de la polyurie nocturne (PN) et de la nycturie a été évaluée chez les patients ayant une MPI. Secondairement, les patients ont été classés en 2 groupes selon les troubles moteurs. La présence de nycturie et de PN (NUP33 et NUV90) a été évaluée dans chaque groupe. La fréquence de la nycturie et de la PN a été comparée à l'intensité des troubles moteurs et aux années d'évolution de la maladie.


L'hypothèse principale à tester était que les patients atteints de MPI avaient une PN 2 fois plus fréquente que la PN observée dans la population du même âge selon la définition NUP90, soit >30 % [15]. Le calcul du nombre de sujets nécessaires dans l'étude était de 62, avec un risque de première espèce unilatéral de 0,05 et une puissance de 90 %.


Résultats


Population et troubles vésico-sphinctériens


Soixante-dix patients ont été inclus lors de leur consultation programmée de suivi, en neurologie, sur une période de 7 mois. Sept ont été exclus pour non renvoi du CM (n =3) ou incapacité à remplir le CM (n =4).


L'âge moyen des patients était de 71ans (ET : 9,4), le ratio homme/femme de 33/30.


La durée moyenne de la MPI était de 6,76ans (ET : 4,4), comprenant 32 patients au stade de « lune de miel » et 30 patients au stade de « fluctuations motrices » selon l'échelle UPDRS III.


Parmi les comorbidités susceptibles d'entraîner une nycturie, les 3 les plus fréquemment rencontrées étaient l'hypertension artérielle (HTA), retrouvée chez 25 patients (39,7 %), la prise de diurétiques chez 21 patients (33,3 %), et l'obésité chez 14 patients (22,2 %) (Figure 1).


Figure 1
Figure 1. 

Causes possibles de nycturie dans le groupe de patients étudiés. HTA : hypertension artérielle ; DID : diabète insulino-dépendant ; SAOS : syndrome d'apnées obstructif du sommeil ; AOMI : artériopathie oblitérante des membres inférieurs ; HBP : hyperplasie bénigne de prostate.




L'évaluation des troubles urinaires par les questionnaires USP et IPSS montrait une prédominance des symptômes de la phase de remplissage. La dysurie et l'incontinence urinaire d'effort étaient peu marquées. Au vu des questionnaires IPSS et Ditrovie, la qualité de vie était modérément altérée. La majorité des patients n'avait pas de somnolence diurne (questionnaire Epworth). Les résultats des questionnaires sont résumés dans le Tableau 1.


Cinquante-sept patients (90,5 %) ont rempli le calendrier mictionnel sur 3jours et 6 patients (9,5 %) sur 2jours. Sept patients (11 %) n'ont pas mentionné les apports hydriques. Des moyennes ont été effectuées pour les 63 patients.


Les données du calendrier mictionnel sont résumées dans le Tableau 2.


Prévalence de la polyurie nocturne


Sur 63 patients, 1 avait une polyurie des 24heures en rapport avec une polydipsie. Il a été exclu de l'analyse de la PN. La prévalence de la PN a été analysée en fonction de la présence ou non d'une nycturie, de l'âge et du sexe (Tableau 3). La prévalence de la nycturie était de 28,6 %. La prévalence de la PN selon NUV33 était de 64,5 % et de 17,7 % selon NUP90. Les patients de 70ans et plus avaient plus souvent une PN selon la définition NUV33 que les moins de moins de 70ans (72,7 % versus 55,17 %, p =0,015). Les hommes avaient significativement plus fréquemment une nycturie que les femmes (33,3 % versus 20,7 %, p =0,027).


Évaluation de la polyurie nocturne et de la nycturie en fonction des troubles moteurs et des années d'évolution de la maladie


Les patients ont été classés en 2 groupes sur le plan moteur. Trente patients étaient au stade de « lune de miel » et 32 patients étaient au stade des « fluctuations motrices ». Vingt pour cent des patients au stade « lune de miel » avaient une nycturie, 13,33 % avaient une PN selon la définition NUP90 et 60 % selon la définition NUV33. Dans le groupe des « fluctuations motrices », 34,38 % présentaient une nycturie, 21,88 % avaient une PN (NUP90) et 68,75 % selon la définition NUV33. Aucune différence n'a été retrouvée entre les 2 groupes de patients, concernant la nycturie et la PN.


Discussion


Il a été rapporté que la nycturie était fréquente dans la population parkinsonienne [1, 6, 8]. Bien que le rôle de la PN dans cette nycturie ait été aussi rapporté [22], le mécanisme précis de la nycturie chez le sujet parkinsonien n'a jamais été précisément analysé. Une étude récente a analysé la prévalence de la nycturie et de la PN chez des hommes de plus de 50ans [15]. La prévalence de la nycturie y était de 27,1 %, soit légèrement inférieure à celle retrouvée dans notre groupe atteint de MPI. Dans cette même publication, la prévalence de la PN était de 77,8 % selon la définition NUV33 et de 15 % selon la définition NUP90. La nycturie et la PN ne semblent donc pas être plus fréquentes chez les patients ayant une MPI que dans la population générale du même âge.


Le recrutement de notre étude était réalisé lors d'une consultation neurologique de suivi programmé. Il ne s'agissait pas d'une consultation d'urgence. Les patients étaient donc a priori dans une phase stable de leur maladie. En outre, sur 70 patients vus en consultation, 63 ont été inclus, ce qui reflète un excellent taux de participation. Au total, le groupe étudié semble être représentatif de la population parkinsonienne. Cependant, les patients trop sévères qui ne pouvaient pas remplir les questionnaires et le catalogue mictionnel ont été exclus de l'étude. La méthode utilisée pour recruter les patients semble néanmoins plus représentative de la population parkinsonienne qu'un recrutement par l'intermédiaire d'une consultation d'urologie qui sélectionne probablement des patients ayant des symptômes urinaires déjà sévères. Il est d'ailleurs admis que les signes fonctionnels urinaires ont un rapport non pas avec la durée de l'évolution de la MPI, mais avec le degré de sévérité de celle-ci [14].


La double approche neuro-urologique réalisée dans notre étude a permis une évaluation optimale à la fois de la symptomatologie urinaire et de la pathologie neurologique.


Des définitions précises de la nycturie et de la PN ont été utilisées. La définition de la nycturie était celle de l'ICS [10]. Deux définitions de la PN ont été utilisées dans notre étude, la NUV33 et la NUP90 [15]. La NUV33 est la définition de la PN selon l'ICS [10]. Elle est simple et facile à utiliser. Cependant, elle est peu discriminative, et elle ne tient pas compte de la durée du sommeil. Nous avons donc choisi d'évaluer également la PN selon une 2e définition : la NUP90 [15]. La PN était plus fréquente chez les hommes que chez les femmes selon la définition NUP90, alors que l'inverse a été observé en utilisant la définition NUV33.


La PN selon la définition NUV33 était plus fréquente chez les patients de 70ans et plus. En revanche, l'âge ne semblait pas avoir d'influence sur la prévalence de la nycturie. Pourtant, l'âge est un facteur connu de nycturie [23, 24] et de PN [15].


Parallèlement à l'évaluation de la nycturie et de la PN chez les sujets parkinsoniens, les troubles urinaires ont été évalués par différents questionnaires (USP, IPSS) ainsi que le retentissement sur la qualité de vie (échelle Ditrovie). Une majorité des patients avaient une hyperactivité vésicale, ce qui va dans le sens des données de la littérature [25, 1, 2, 8, 13]. Une dysurie même minime était présente chez 54 % des patients, ce qui semble plus fréquent que ce qui avait été précédemment décrit chez les parkinsoniens [1, 2, 8]. Enfin, au vu des scores de qualité de vie de l'IPSS et du score Ditrovie, le qualité de vie liée aux troubles urinaires n'était que peu altérée dans le groupe de patients étudié.


Les patients inclus dans l'étude avaient de nombreuses comorbidités pouvant être responsables de nycturie. C'est là une limite de notre étude. En effet, cela ne permettait pas de rattacher directement la PN des patients à la MPI. Cependant, les comorbidités observées nous ont semblé tout à fait habituelles pour des patients de plus de 50ans.


La prévalence de la PN dans le groupe ayant une MPI n'était pas plus importante que dans la population générale du même âge, en se basant sur l'étude récente de van Doorn [15]. Il en est de même concernant la prévalence de la nycturie. Cependant, l'échantillon étudié avait une taille calculée pour mettre en évidence une prévalence de la PN chez les patients atteints d'une MPI 2 fois supérieure à celle observée dans la population générale du même âge. On peut faire l'hypothèse qu'avec un groupe d'étude beaucoup plus important, une moindre différence de prévalence de la PN et de la nycturie entre la population générale et les sujets atteints de MPI aurait pu être observée.


Conclusion


La prévalence de la PN et de la nycturie a été analysée chez des patients atteints de MPI à un stade non sévère. Cette prévalence n'est pas apparue plus élevée que dans la population générale du même âge. Le mécanisme de la nycturie chez les patients atteints de MPI n'est pas univoque et requiert donc la réalisation d'un catalogue mictionnel.


Déclaration d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.




Tableau 1 - Résultats des questionnaires.
Questionnaire   
USP ( n= 63)    
Score moyen d'IUE (ET, extrêmes)  0,57 (ET 1,61, 0-9) 
Score moyen d'hyperactivité vésicale (ET, extrêmes)  5,84 (ET 4,05, 0-16) 
Score moyen de dysurie (ET, extrêmes)  0,9 (1,09, 0-4) 
Absence d'IUE, n (%)  50 (79,4 %) 
Absence de dysurie, n (%)  29 (46 %) 
Hyperactivité vésicale, n (%)  57 (89 %) 
 
IPSS ( n= 33 hommes)    
Score moyen questions 1 à 7 (ET, extrêmes)  6,54 (4,59, 1-21) 
Symptômes légers, n (%)  23 (69,5 %) 
Symptômes modérés, n (%)  9 (27,5 %) 
Symptômes sévères, n (%)   
Score moyen de qualité de vie (ET, extrêmes)  2,06 (1,56, 0-6) 
« Très satisfait », n (%)  1 (3 %) 
« Satisfait », n (%)  17 (27 %) 
« Plutôt satisfait », n (%)  5 (7,9 %) 
« Partagé », n (%)  5 (7,9 %) 
« Ennuyé », n (%)  4 (6,3 %) 
« Très ennuyé », n (%)  1 (3 %) 
 
Ditrovie ( n= 63)    
Score moyen (ET, extrêmes)  1,82 (0,57, 1-4,1) 
Ditrovie=1, n (%)  2 (3,2 %) 
1<Ditrovie≤2, n (%)  47 (74,7 %) 
2<Ditrovie≤3, n (%)  12 (19,2 %) 
3<Ditrovie≤4, n (%)  3 (4,8 %) 
Ditrovie>4, n (%)  1 (1,6 %) 
 
Epworth ( n= 63)    
Absence de dette de sommeil, n (%)  48 (76 %) 
Déficit de sommeil, n (%)  13 (21 %) 
Somnolence diurne excessive, n (%)  2 (3 %) 



Légende :
n : nombre de patients ; ET : écart-type ; USP : questionnaire de symptômes urinaires Urinary Symptom Profile ; IUE : incontinence urinaire d'effort ; IPSS : International Prostate Symptom Score ; UPDRS : Unified Parkinson's Disease Rating Scale.



Tableau 2 - Données du calendrier mictionnel.
Variables  Moyenne (ET)-extrêmes 
Apports/24heures en mL  1434 (562,45)-533/3980 
Diurèse/24heures en mL  1416 (629,13)-340/3703 
Diurèse nocturne en mL  513 (255,16)-140/1093 
Minutes de sommeil  518 (75,08)-365/700 
Lever(s) nocturne(s)  1,28 (1,11)-0/6 
  n (%) 
Nycturie≥1 lever/nuit  56 (89 %) 
1<nycturie< 38 (60 %) 
Nycturie≥ 18 (29 %) 
Absence de nycturie  7 (11 %) 



Légende :
n : nombre de patients ; ET : écart-type.



Tableau 3 - Prévalence de la nycturie et de la polyurie nocturne chez les patients ayant une maladie de Parkinson et analyse en fonction du sexe et de l'âge.
  Nycturie  NUP90  NUV33 
Population étudiée ( n= 62)   28,6 %  17,7 %  64,5 % 
 
Nycturie        
Patients avec nycturie (n = 18)  NA  21,4 %  66,07 % 
 
Sexe        
Masculin (n =33)  33,3 %  27,7 %  57,6 % 
Féminin (n =29)  20,7 %  6,9 %  72,4 % 
 
Âge        
<70ans (n =29)  27,6 %  13,8 %  55,17 % 
≥70ans (n =33)  27,3 %  21,2 %  72,7 % 




Références



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