La poche de Kock : expérience et évolution chez 31 patients

08 octobre 2001

Mots clés : dérivation urinaire continente, Cystectomie, Vessie
Auteurs : SOULIÉ M, VAZZOLER N, LIAGRE A, SEGUIN P, PONTONNIER F, PLANTE P
Référence : Prog Urol, 2000, 10, 36-42
Buts : Analyser la morbidité et les résultats fonctionnels de la dérivation urinaire continente type Kock réalisée depuis 1992 chez des patients cystectomisés dont l'urètre n'était pas utilisable.Matériel et méthodes : De Mars 1992 à Juin 1998, 31 poches de Kock ont été réalisées par 2 chirurgiens sur un groupe de patients d'âge moyen de 54 ans. La technique de Henriet a été utilisée chez 23 patients jusqu'en 1996, puis modifiée chez les 8 derniers pour la confection de la valve d'étanchéité. La dérivation faisait suite à une cystectomie pour tumeur vésicale ou gynécologique dans 23 cas et pour réparation urinaire dans 8 cas (vessie neurologique, urètre détruit, conversion de Bricker).Résultats : Avec un recul moyen de 42 mois (12 à 84), la mortalité péri-opératoire est de 3,4%, les complications immédiates ont été de 26%, justifiant une réintervention dans 6,4%. Les complications tardives étaient dominées par la désinvagination de la valve avec un taux de réintervention de 13%. Depuis 1996, il n'y a pas eu de reprise chirurgicale pour les valves anti-reflux nouvellement modifiées. La continence du système évaluée entre 3 et 6 mois a été de 90%.Conclusion : La poche de Kock est une intervention délicate dont la morbidité dans cette série est incontestablement élevée comme dans la littérature, même si les résultats s'améliorent avec l'expérience. Les indications doivent être limitées à des patients en bon état général, motivés pour les auto-sondages (ATS) et dont l'urètre n'est pas utilisable pour un remplacement vésical.