La neurostimulation tibiale postérieure est-elle plus efficace chez les patients ayant une hyperactivité vésicale sans hyperactivité détrusorienne ?

25 novembre 2017

Auteurs : Q. Alimi, L. Mathieu, N. Senal, S. Fontaine, A. Manunta, T. Honoré, J. Hascoet, Z. Khene, L. Freton, M. Damphousse, I. Bonan, J. Kerdraon, B. Peyronnet
Référence : Prog Urol, 2017, 13, 27, 697
Objectifs

Des données récentes suggèrent que la neuromodulation sacrée serait aussi efficace chez les patients ayant une hyperactivité vésicale (HAV) avec et sans hyperactivité détrusorienne. L’impact de la présence ou non d’une hyperactivité détrusorienne sous-jacente sur l’efficacité de la neurostimulation tibiale postérieure (NTPT) pour HAV n’a jamais été évalué. Le but de cette étude était de comparer l’efficacité du traitement par NTPT transcutanée dans le traitement de l’HAV avec et sans hyperactivité détrusorienne sous-jacente.

Méthodes

Les données de tous les patients traités par NTPT pour troubles vésicosphinctériens entre 2012 et 2016 dans un centre ont été colligées prospectivement. L’évaluation initiale et à 2 mois comprenait un calendrier mictionnel sur 48heures, un questionnaire Urinary Symptom Profile une évaluation de l’efficacité par échelle visuelle analogique (EVA) allant de 0 (aucune efficacité) à 10 (efficacité maximale). Le matériel utilisé était un URO-stim Schwa medico 2®. Les patients ont été divisés en 2 groupes : présence (HAD) ou absence (no HAD) d’une hyperactivité détrusorienne sur le bilan urodynamique préthérapeutique.

Résultats

Soixante-dix patients ont été inclus, parmi lesquelles 22 n’avaient pas d’hyperactivité détrusorienne au bilan urodynamique préopératoire (31 %). L’EVA efficacité moyenne tendait à être plus élevé dans le groupe no HAD (4,7 vs 3,6 ; p =0,19) de même que le taux de patients ayant une amélioration50 % à 2 mois également similaire (57 % vs 42 % ; p =0,22). Le taux de patients ayant acheté le dispositif au bout de 6 mois était supérieur dans le groupe no HAD sans que cette différence n’atteigne la significativité (42 % vs 22 % ; p =0,12). L’amélioration du sous-score USP HAV à 2 mois était comparable dans les deux groupes (–2 vs–2,1 points ; p =0,85).

Conclusion

La neurostimulation tibiale postérieure transcutanée semble au moins aussi efficace dans le traitement de l’HAV sans hyperactivité détrusorienne que dans le traitement de l’HAV avec hyperactivité détrusorienne.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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