La néphrectomie sous coelioscopie par voie transpéritonéale

16 juillet 2001

Mots clés : Néphrectomie, chirurgie laparoscopique, Rein, Tumeur
Auteurs : Rozenberg H, Bruyère F, Abdelkader T, Husset A, Hamoura H
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 1034-1038
BUTS : Evaluer la faisabilité et les complications de la néphrectomie coelioscopique par voie trans-péritonéale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 30 néphrectomies sous coelioscopie par voie trans-péritonéale ont été réalisées de novembre 1992 à octobre 1998 : 17 pour lésions malignes (10 adénocarcinomes rénaux, 7 tumeurs urothéliales), 13 pour lésions bénignes.
RÉSULTATS : L'intervention a été entièrement menée 25 fois sous coelioscopie. Il y a eu 4 conversions dont 3 pour problèmes techniques (difficultés de dissection dans 1 cas, hémorragie dans 2 cas). Un patient a dû subir une laparotomie le jour même et trois patients ont été transfusés. La durée moyenne de l'intervention a été de 116 minutes. Il n'y a pas eu de complications spécifiques de la coelioscopie.
CONCLUSION : La technique doit être uniforme quelle que soit la pathologie : "open" coelioscopie systématique, large dissection colique, abord premier des vaisseaux et exérèse dans le plan de la néphrectomie élargie. Le risque carcinologique de la coelioscopie semble nul pour les adénocarcinomes rénaux, mais il est controversé pour les tumeurs urothéliales. Les complications ont toujours été bénignes avec cependant le risque hémorragique toujours présent quelle que soit l'expérience de l'opérateur. Les conditions techniques actuelles de la chirurgie coelioscopique et son extension à toutes les disciplines viscérales doivent encourager les urologues à sa pratique en particulier en chirurgie rénale.