La maladie polykystique rénale autosomique dominante : complications urologiques et résultats de la transplantation rénale : 217 patients

16 juillet 2001

Mots clés : Rein, polykystose
Auteurs : Wetzel O, Hormi M, Le Normand L, Karam G, Guenel J, Auvigne J, Buzelin JM
Référence : Prog Urol, 1993, 3, 252-262
Les auteurs rapportent une série rétrospective de 217 observations de maladie polykystique rénale autosomique dominante recueillies en 30 ans dans les services d'Urologie et de Néphrologie du CHU de Nantes. Ils étudient la fréquence des complications urologiques, observées chez 87 patients (40%), et représentées par la lithiase (15%), l'infection (22% dont 4 décès) les hémorragies intrakystiques (3,5%), et les compressions de la voie excrétrice (2%). Les méthodes diagnostiques et thérapeutiques sont présentées et discutées. Ils abordent ensuite les résultats de la transplantation rénale : 39 des patients ont été greffés, 72% ont gardé un rein fonctionnel avec un recul moyen de 44,9 mois (extrêmes :12-108 mois), trois patients sont décédés suite à des complications infectieuses. Avec un taux de 92% à 1 et 3 ans, la survie actuarielle des greffons a été similaire aux transplantations réalisées pour une autre néphropathie. La préparation à la transplantation reste un problème essentiel : les deux indications majeures de néphrectomies pré-greffes ont été la taille des reins et l'infection.