La lithotritie extra-corporelle piézo-électrique des calculs de l'uretère moyen (EDAP LT 02).

16 juillet 2001

Mots clés : Lithiase, Uretère, Calcul, lithotripsie extra-corporelle
Auteurs : Robert M, Delbos O, Rakotomalala E, Drianno N, Guiter J
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 539-542
OBJECTIF : Evaluer les performances de la lithotritie extra-corporelle (LEC) piézo-électrique in situ au niveau de l'uretère moyen.
MATERIEL ET METHODES : 36 patients consécutifs présentant une lithiase de l'uretère moyen ont été traités par LEC piézo-électrique in situ (EDAP LT 02). La mensuration maximale des calculs variait de 5 à 14 mm (m = 7,8). Une urétéro-hydronéphrose modérée ou sévère était présente dans 19 cas (53%) et une sonde en JJ avait été préalablement implantée dans 6 cas (17%). Les séances ont été réalisées en decubitus ventral sans aucune anesthésie ni prémédication systématique mais une injection IM de 100 mg de péthidine a été pratiquée au cours des traitements mal tolérés.
RESULTATS : La localisation lithiasique a été facile dans 23 cas (64%) et plus difficile dans 13 cas (36%), une injection intra-veineuse per-opératoire de produit de contraste étant pratiquée dans 6 cas (17%). Le nombre de séances par patient a varié de 1 à 2 (m = 1,16). Le taux de succès complets a été de 75% dont 64% après une seule séance de LEC. Les performances ont été statistiquement indépendantes des mensurations lithiasiques ou du degré d'obstruction de la voie excrétrice urinaire. L'incidence des complications a été de 5,5% mais aucun traitement ancillaire, endoscopique ou percutané, n'a été nécessaire.
CONCLUSION : La LEC piézo-électrique in situ permet une prise en charge performante de la plupart des lithiases de l'uretère moyen. Le traitement des calculs de mensuration maximale ? 5 mm, a fortiori peu radio-opaques, peut cependant poser des problèmes de localisation. Les pierres volumineuses ou impactées, notamment compliquées d'infection urinaire, relèvent plutôt de l'urétéroscopie de première intention.