La femme face à la dysfonction érectile de son partenaire. À propos de 137 patients

25 janvier 2011

Auteurs : D. Delavierre, E. Poisson
Référence : Prog Urol, 2011, 1, 21, 59-66




 




Introduction


La dysfonction érectile (DE) est l’incapacité permanente ou répétée d’un homme à obtenir ou maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle [1]. Elle concerne environ 10 à 20 % des hommes dans le monde [2, 3]. Depuis les années 1980, de réels progrès ont été accomplis dans la compréhension et la prise en charge de cette dysfonction sexuelle longtemps restée tabou. De nombreuses enquêtes épidémiologiques ont permis d’évaluer les patients souffrant de DE mais leurs partenaires, pourtant concernées, ont fait l’objet de travaux plus limités, portant sur leur implication, leur vécu ou l’impact de la DE sur leur sexualité.

L’objectif de notre travail prospectif a été d’évaluer le comportement des partenaires féminines de patients consultant pour DE et le retentissement de celle-ci sur leur vie sexuelle grâce notamment au questionnaire spécifique Index of Sexual Life (ISL) (Matériel complémentaire, Annexe A) mis au point par Chevret et al. [4].


Patients et méthode


Du 1er janvier au 31 décembre 2006, 193 patients ont consulté pour la première fois le même uro-andrologue en raison d’une DE. Le score international index of erectile function (IIEF) simplifié ou IIEF 5 [5] a permis de classer la DE en fonction de sa sévérité : absence de DE (21–25), mineure (16–20), modérée (11 à 15), sévère (1 à 10).

Cent trente-sept patients, âgés de 24 à 80 ans (moyenne 57,4), ont été inclus dans notre travail selon les critères suivants : hétérosexualité, IIEF ≤ 20, relation stable depuis plus de six mois avec une partenaire unique, réponse à un questionnaire sur le motif de l’absence éventuelle de leur partenaire à la consultation et sur l’attitude de celle-ci face à leur DE (Matériel complémentaire, Annexe B).

Les 137 partenaires féminines, âgées de 20 à 78 ans (moyenne 54), ont été invitées directement ou indirectement à répondre au questionnaire ISL [4]. Quand la femme assistait à la consultation avec son partenaire, nous lui avons proposé de répondre au questionnaire lors de cette consultation mais quand elle n’y assistait pas l’ISL a été remis au patient qui devait ensuite lui transmettre.

Le questionnaire ISL concerne la vie sexuelle des partenaires au cours des quatre dernières semaines. Il comporte 11 questions dont dix sont regroupées en trois domaines (désir, satisfaction de la vie sexuelle, satisfaction de la vie globale). Ces dix questions attribuent des scores. Les notions d’activité sexuelle, de relation sexuelle (activité sexuelle relationnelle avec ou sans pénétration) et de rapport sexuel (relation sexuelle avec pénétration) sont clairement identifiées dans ce questionnaire.

Les évaluations des scores de l’ISL en fonction de l’ancienneté de la DE, de sa sévérité et de la réponse de la femme à la question 1 (vie sexuelle perturbée ou non par certains problèmes de santé ou évènements de vie) ont fait l’objet d’une analyse statistique par des tests non paramétriques de Mann-Whitney-Wilcoxon (en présence de deux échantillons) ou de Kruskal-Wallis (en présence de plus de deux échantillons).


Résultats


La DE


Les Figure 1, Figure 2 ainsi que le Tableau 1 détaillent les caractéristiques de la DE : ancienneté, sévérité et symptômes sexuels associés. Le plus souvent la DE était secondaire (98 %), sévère (49 %) et évoluait depuis plus d’un an (64 %).


Figure 1
Figure 1. 

Sévérité de la DE.




Figure 2
Figure 2. 

Ancienneté de la DE.




Les couples


Le plus souvent, les couples étaient mariés, pacsés ou en concubinage et vivaient ensemble (94,8 %). La relation durait depuis plus de dix ans pour 77 % d’entre eux et même plus de 30 ans pour 45 % (Figure 3).


Figure 3
Figure 3. 

Ancienneté de la relation conjugale.




Selon 79 % des patients les relations sexuelles étaient régulières (plusieurs fois durant les quatre dernières semaines).


Questionnaires patient


Ainsi, 43 % des hommes ont précisé que leur partenaire les avait encouragés à consulter alors que 3 % avaient essayé de les dissuader.

Cent-quatre patients (76 %) ont consulté seuls. Selon les patients, les motifs les plus fréquents de l’absence de leur partenaire à la consultation étaient : « elle était occupée » (58 %), « nous n’y avions pas pensé  » (24 %), « nous ne savions pas que c’était possible » (15 %) (Figure 4).


Figure 4
Figure 4. 

Motifs d’absence de la partenaire d’après les patients.




Selon le patient, face à sa DE sa partenaire était le plus souvent compréhensive (77 %), déçue (29 %), contrariée (27 %), frustrée (17 %) ou résignée (15 %) (Figure 5). Quatre-vingt douze pour cent des patients pensaient que leur partenaire souhaitait leur guérison.


Figure 5
Figure 5. 

Attitude de la partenaire d’après les patients.




Questionnaires ISL


Trente-trois femmes (24 %) ont assisté à la consultation avec leur partenaire et l’ISL a été rempli durant cette consultation dans tous les cas. Cent-quatre partenaires (76 %) n’ont pas assisté à la consultation. L’ISL a donc été remis aux patients mais 15 d’entre eux n’ont pas voulu le transmettre à leur partenaire : 12 car celle-ci n’était pas au courant de leur démarche et de la consultation, deux ont estimé que leur partenaire ne comprendrait pas l’ISL pour des raisons linguistiques et un en raison d’un conflit conjugal. Parmi les 89 ISL remis au patient, 46 ont été renvoyés par leur partenaire. Les proportions de DE sévère parmi les 46 femmes ayant renvoyé l’ISL et les 43 ne l’ayant pas renvoyé étaient respectivement de 37 % et 51 % (différence non significative statistiquement).

Au total, 79 partenaires ont rempli l’ISL (79 sur 122 remis=65 % parmi 137 patients inclus=58 %).

Le Tableau 2 détaille les réponses au questionnaire. La vie sexuelle de 56 % des femmes a été perturbée par certains problèmes de santé ou évènements de vie. Soixante-neuf pour cent ont eu envie d’avoir une activité sexuelle au moins trois fois au cours des quatre dernières semaines. Quarante et un pour cent n’étaient « jamais, presque jamais ou rarement » satisfaites de leurs rapports sexuels. Quarante-cinq pour cent ont éprouvé « pas mal beaucoup ou énormément de plaisir » lors de ces rapports mais 41 % n’ont pas eu d’orgasme lors de la pénétration vaginale. Quarante-quatre pour cent étaient « moyennement ou très » satisfaites de leurs relations sexuelles. Cinquante-quatre pour cent étaient « moyennement ou très » satisfaites de leur vie sexuelle en général.

Le Tableau 3 présente les scores du questionnaire ISL dans les différentes catégories et le score total. Tous les scores étaient altérés. Le score total était de 26,55±8,55 pour un maximum de 50.

Le Tableau 4 analyse les scores du questionnaire ISL en fonction de la sévérité de la DE. Les scores étaient d’autant plus bas que la DE était sévère, mais seuls les scores de satisfaction sexuelle et totaux étaient statistiquement différents (respectivement p =0,0015 et p =0,011) contrairement aux scores de désir et de satisfaction de la vie globale. L’analyse des scores en fonction de l’ancienneté de la DE ou de la réponse à la question 1 (vie sexuelle perturbée ou non par certains problèmes de santé ou évènements de vie) n’a montré aucune différence significative.


Discussion


La femme confrontée à une DE : une situation fréquente.


La DE est portée par l’homme mais partagée avec sa partenaire. Compte tenu de la prévalence de cette dysfonction beaucoup de femmes sont confrontées à cette situation. Dans les enquêtes téléphoniques d’opinion Louis Harris effectuées en France dans la population générale en 2001 (507 femmes interrogées) puis 2005 (6500 femmes interrogées), respectivement 25 et 20 % des femmes ont déclaré que leur partenaire présentait ou avait présenté des pannes ou des problèmes d’érection, le plus souvent occasionnellement [6, 7].


La DE affecte la sexualité des femmes confrontées à une DE.


Dans notre travail les proportions de partenaires déçues, contrariées, frustrées voire résignées (selon le témoignage des patients) attestent du retentissement négatif de la DE, de même les réponses au questionnaire ISL et les scores obtenus dans les trois domaines (désir, satisfaction de la vie sexuelle, satisfaction de la vie globale).

Cet impact négatif a été souligné dans la littérature.

Dans l’étude Females , Fisher et al. ont interrogé 293 partenaires d’hommes atteints de DE sur leur sexualité avant la survenue de la DE (rétrospectivement) et depuis le survenue de celle-ci [8]. Il a constaté une réduction de la fréquence de l’activité sexuelle et une altération de divers aspects de la sexualité féminine : désir, excitation, orgasme et satisfaction. Avant la survenue de la DE, 69 % des partenaires reconnaissaient une activité sexuelle au moins cinq fois par mois et 85 % étaient satisfaites de leurs relations sexuelles contre respectivement 37 % et 39 % après. Cayan et al. ont comparé 38 partenaires d’hommes atteints de DE et 49 sans DE [9] en utilisant le questionnaire FSFI proposé par Rosen et al. [10]. Plusieurs aspects de la sexualité des partenaires étaient altérés : excitation, lubrification, orgasme et satisfaction, mais pas le désir. Le travail de Chevret et al. a utilisé le questionnaire ISL avec un échantillon de 762 couples issus de la population générale en France (et non de la consultation), 376 dont l’homme présentait une DE selon le score IIEF et 345 indemnes [11]. Les scores montraient un impact négatif de la DE sur les partenaires dans les trois domaines de l’ISL indépendamment de l’âge de la femme (Tableau 5). Enfin, plusieurs travaux récents ont montré une amélioration de la qualité de vie sexuelle des partenaires de patients traités pour leur DE [12, 13, 14].

Il apparaît donc que la DE affecte la sexualité des femmes et qu’un traitement de cette DE peut améliorer la situation.


Un impact relatif


Le Tableau 6 présente les réponses obtenues lors de l’enquête de Chevret et al. [11] et la notre aux questions 8 (Dans quelle mesure avez-vous été satisfaite de votre vie sexuelle en général ?) et 11 (Dans quelle mesure avez-vous été satisfaite de votre vie en général ?). Ces résultats relativisent l’impact de le DE sur la sexualité de la partenaire car environ la moitié des partenaires restaient moyennement ou très satisfaites de leur vie sexuelle en général (51 % dans l’étude de Chevret et al. et 54 % dans la notre) et la majorité de leur vie en général (73 % dans l’étude de Chevret et al. et 57 % dans la notre). Dans l’enquête de Colson [6], parmi les femmes ayant été confrontées à la DE, 74 % déclaraient ne pas en avoir souffert et 85 % étaient assez ou très satisfaites de leur sexualité. Vingt-neuf pour cent estimaient que le plus important pendant la relation sexuelle était une pénétration efficace contre 72 % se sentir aimée et 70 % des préliminaires pleins de tendresse [6]. Également chez des partenaires d’hommes souffrant de DE, Carroll et al. ont montré que lors des relations sexuelles 60 % préféraient les préliminaires contre 37 % les rapports sexuels [15] et Gérardin a relevé que 65 % considéraient la pénétration comme importante mais pas indispensable [7].

Ces résultats montrent qu’une relation sexuelle ne se limite pas à une érection de bonne qualité [7]. Rétablir la fonction érectile ou rétablir une relation sexuelle satisfaisante avec sa partenaire sont deux objectifs différents [16].


Des femmes rassurantes et compréhensives


Dans l’enquête de Colson 98 % des femmes confrontées à la DE estimaient qu’il s’agissait « d’un évènement banal et naturel qui peut arriver à tout homme un jour ou l’autre ». Lors d’un rapport sexuel avec panne d’érection les femmes étaient plutôt rassurantes et stimulantes : 92 % rassuraient leur partenaire, 78 % s’efforçaient de le stimuler et 60 % l’incitaient à continuer autrement. Seulement 24 % étaient agacées car frustrées. En revanche, 66 % estimaient que l’attitude de leur partenaire était de nature à renforcer la DE (insistance, repli, évitement, absence de dialogue) [6]. Dans l’enquête de Gérardin, 55 % des partenaires ne dramatisaient pas face aux pannes d’érection et seulement 12 % étaient résignées. Le plus pénible pour 47 % d’entre elles était l’attitude de l’homme face à une panne : retrait, énervement ou culpabilisation excessive [7]. Cette enquête a montré également que les femmes étaient le plus souvent compréhensives ce que confirme notre travail.


Des femmes concernées ?


Dans les enquêtes de Colson et Gérardin beaucoup de femmes ont déclaré avoir parlé avec leur partenaire de leur DE (respectivement 81 et 73 %) [6, 7]. Dans l’enquête de Colson et la notre certaines ont insisté pour que leur partenaire consulte un médecin (respectivement 8 et 43 %) et peu ont assisté à une première consultation (respectivement 9 et 24 %) [6]. Dans notre enquête, 58 % des hommes ont déclaré que « leur partenaire n’était pas disponible » pour cette consultation et 39 % « qu’ils n’y avaient pas pensé » ou « pensé que ce n’était pas possible ». Ces motifs pourraient en réalité traduire une problématique de communication dans le couple. D’ailleurs dans l’enquête de Colson, 40 % des femmes ont estimé que « cela ne les regardait pas ». Il est pourtant important d’intégrer la partenaire à tous les niveaux de la prise en charge de la DE [16]. L’attitude de la femme peut être un facteur déclenchant ou de maintien de la DE ou au contraire de rémission voire de guérison [16, 17]. Les dysfonctions sexuelles féminines et les difficultés relationnelles peuvent favoriser la survenue d’une DE [16, 17, 18, 19]. Écouter la partenaire, l’évaluer, la prendre en compte est important d’autant que sa vie sexuelle est volontiers perturbée par certains problèmes de santé ou évènements de vie comme l’atteste notre enquête. Elle peut être un soutien, un moteur ou au contraire un frein de la consultation et du traitement [20].


Conclusion


Notre enquête a montré que peu de femmes assistaient à la première consultation de DE car selon les patients, le plus souvent, elles n’étaient pas disponibles. Toujours selon les patients, face à leur DE leur partenaire était volontiers contrariée, déçue, frustrée, résignée mais le plus souvent restait compréhensive. L’analyse des questionnaires ISL renseignés par les partenaires a montré que la DE affectait leur sexualité mais environ la moitié restait satisfaite de leurs relations et de leur vie sexuelles et la majorité de leur vie en général ce qui relativise cet impact négatif.


Conflit d’intérêt


Aucun.



Annexes A et B. Matériel complémentaire


(16 Ko)
  
(19 Ko)
  



 Niveau de preuve : 3.





Tableau 1 - Dysfonctions associées à la DE.
Altération du désir sexuel  25 % 
Éjaculation prématurée primaire  12 % 
Anéjaculation  7 % 
Maladie de Lapeyronie  4 % 





Tableau 2 - Réponses au questionnaire ISL.
Au cours des 4 dernières semaines 
1. Votre vie sexuelle a-t-elle été perturbée par 
Fatigue excessive 10 % 
Choc psychologique 15 % 
Maladie 9 % 
Trouble gynécologique 13 % 
Manque de disponibilité 20 % 
2. Combien de fois avez-vous eu envie d’avoir une activité sexuelle ? 
Aucune fois 11 % 
1 à 2 fois 19 % 
3 à 4 fois 38 % 
5 à 6 fois 14 % 
7 à 10 fois 8 % 
11 fois et plus 9 % 
nsp 1 % 
3. Combien de fois votre partenaire et vous avez essayé d’avoir des rapports sexuels (définis comme la pénétration vaginale) ? 
Aucune fois 9 % 
1 à 2 fois 27 % 
3 à 4 fois 33 % 
5 à 6 fois 15 % 
7 à 10 fois 4 % 
11 fois et plus 9 % 
nsp 4 % 
4. Lorsque vous avez essayé d’avoir des rapports sexuels (définis comme la pénétration vaginale), avec quelle fréquence en avez-vous été satisfaite ? 
Je n’ai pas essayé d’avoir de rapports sexuels 9 % 
Presque jamais ou jamais 20 % 
Rarement (beaucoup moins que la moitié du temps) 21 % 
Quelquefois (environ la moitié du temps) 21 % 
La plupart du temps (beaucoup plus que la moitié du temps) 14 % 
Presque tout le temps ou tout le temps 11 % 
nsp 4 % 
5. À quel point avez-vous éprouvé du plaisir au cours de vos rapports sexuels (définis comme la pénétration vaginale) ? 
Je n’ai pas eu de rapports sexuels 18 % 
Je n’ai pas éprouvé de plaisir du tout 6 % 
Je n’ai pas éprouvé beaucoup de plaisir 30 % 
J’ai éprouvé pas mal de plaisir 32 % 
J’ai éprouvé beaucoup de plaisir 10 % 
J’ai éprouvé énormément de plaisir 3 % 
nsp 1 % 
6. Avec quelle fréquence avez-vous eu un orgasme lors d’une pénétration vaginale ? 
Aucune fois 42 % 
1 à 2 fois 34 % 
3 à 4 fois 13 % 
5 à 6 fois 3 % 
7 à 10 fois 3 % 
11 fois et plus 1 % 
nsp 5 % 
7. Dans quelle mesure avez-vous été satisfaite de vos relations sexuelles (avec pénétration vaginale ou non) avec votre partenaire ? 
Très insatisfaite 15 % 
Moyennement insatisfaite 15 % 
À peu près autant satisfaite qu’insatisfaite 20 % 
Moyennement satisfaite 29 % 
Très satisfaite 15 % 
nsp 5 % 
8. Dans quelle mesure avez-vous été satisfaite de votre vie sexuelle en général ? 
Très insatisfaite 15 % 
Moyennement insatisfaite 9 % 
À peu près autant satisfaite qu’insatisfaite 20 % 
Moyennement satisfaite 32 % 
Très satisfaite 22 % 
nsp 3 % 
9. À quel point étiez-vous sûre de pouvoir provoquer une érection chez votre partenaire ? 
Pas sûre du tout 18 % 
Pas très sûre 20 % 
Moyennement sûre 38 % 
Sûre 14 % 
Très sûre 6 % 
nsp 4 % 
10. Dans quelle mesure avez-vous été satisfaite de l’humeur de votre partenaire ? 
Très insatisfaite 11 % 
Moyennement insatisfaite 16 % 
À peu près autant satisfaite qu’insatisfaite 23 % 
Moyennement satisfaite 30 % 
Très satisfaite 18 % 
nsp 1 % 
11. Dans quelle mesure avez-vous été satisfaite de votre vie en général ? 
Très insatisfaite 6 % 
Moyennement insatisfaite 10 % 
À peu près autant satisfaite qu’insatisfaite 23 % 
Moyennement satisfaite 27 % 
Très satisfaite 30 % 
nsp 4 % 





Tableau 3 - Scores ISL.
n =nombre de femmes  n =79 
Désir (score de 0 à 10)   
Moyenne ± DS  n =76 4,29±2,44 
Satisfaction de la vie sexuelle (score de 3 à 30)   
 
Moyenne±DS  n =71 14,86±6,13 
Satisfaction de la vie globale (score de 2 à 10)   
 
Moyenne±DS  n =76 6,88±2,09 
Score total (score de 5 à 50)   
Moyenne±DS  n =67 26,55±8,55 





Tableau 4 - Scores ISL en fonction de la sévérité de la DE.
n = nombre de femmes  DE mineure n = 11   DE modérée n = 32   DE sévère n = 36    
Désir (score de 0 à 10)  n = 11   n = 32   n = 33   NS 
Moyenne±DS  4,91±3,08  4,47±2,08  3,91±2,55   
Satisfaction de la vie sexuelle (score de 3 à 30)  n = 11   n = 29   n = 31   p =0,0015 
 
Moyenne±DS  19,64±5,22  15,72±5,46  12,35±5,92   
Satisfaction de la vie globale (score de 2 à 10)  n = 11   n = 32   n = 33   NS 
 
Moyenne±DS  7,45±2,38  7,16±1,63  6,42±3,35   
Score total (score de 5 à 50)  n = 11   n = 29   n = 27   p =0,011 
Moyenne±DS  32±8,85  27,52±7,30  23,29±8,82   





Tableau 5 - Scores ISL dans l’enquête de Chevet et al. [11].
n =nombre de femmes  n =376 
Désir (score de 0 à 10)  n =372 
Moyenne±DS  2,87±2,4 
Satisfaction de la vie sexuelle (score de 3 à 30)  n =317 
Moyenne±DS  16,67±7,79 
Satisfaction de la vie globale (score de 2 à 10)  n =363 
Moyenne±DS  7,85±





Tableau 6 - Réponses aux questions 8 et 11 de l’ISL dans l’enquête de Chevet et al. [11] et la nôtre.
n = nombre de femmes  Question 8 Dans quelle mesure avez-vous été satisfaite de votre vie sexuelle en général ? 
Question 11 Dans quelle mesure avez-vous été satisfaite de votre vie en général ? 
  Chevret et al. [11] n = 376
(%) 
Notre enquête n = 79
(%) 
Chevret et al. [11] n = 376
(%) 
Notre enquête n = 79
(%) 
Très ou moyennement insatisfaites  26  24  16 
 
À peu près autant insatisfaites que satisfaites  12  20  16  23 
 
Très ou moyennement satisfaites  51  54  73  57 
Nsp  12 




Références



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