La curiethérapie interstitielle haut débit de dose dans le cancer du pénis T1–T2 : une véritable alternative

25 novembre 2013

Auteurs : Y. Rouscoff, A. Marsaud, M. Chand, M. Durand, X. Carpentier, N. Mentine, B. Tibi, J. Doyen, D. Chevallier, J. Amiel, J. Hannoun-Levi
Référence : Prog Urol, 2013, 13, 23, 1027-1028




 



Objectifs .- Analyse rétrospective des résultats cliniques et des données dosimétriques pour les cancers du pénis T1-T2(<4cm) traités par curiethérapie interstitielle haut débit (HIB).


Méthodes .- De 03/2006 à 02/2013, 12 patients (pts) présentant un carcinome épidermoïde du pénis non métastatique ont été traités par HIB, après biopsies (11pts - 92 %) ou après résection chirurgicale conservatrice(1 pt). Selon la classification TNM UICC (2009) : 8 pts étaient T1a, 3 pts T1b et 1 pt T2, tous N0. Les aiguilles étaient implantées sous anesthésie générale en utilisant un modèle dédié. La planification scannographique post-implantation a permis de délivrer une dose totale de 36Gy en 9 fractions sur 5jours (traitement adjuvant) ou 39Gy en 9 fractions de sur 5jours (thérapie unique). L'adaptation dose/volume a été réalisée en utilisant l'optimisation graphique. Les toxicités ont été évaluées en utilisant le CTC v4.0.


Résultats .- Le suivi médian était de 27,4 mois [5,1 à 83], l'âge médian de 77ans [47-84] et la taille médiane de la tumeur était de 25mm [9-32]. La dose délivrée médiane était de 38,5Gy [34-43], alors que la médiane de la dose/fraction était de 4Gy [3,5 à 4,5] et le nombre de fraction médian était de 9 [7-10]. Le taux de récidive locale était de 8 % (1 pt ; 6 mois après HIB). Aucune atteinte ganglionnaire ou métastatique n'a été observée. Onze pts ont présenté une épidermite de G1 2 pts (17 %) ; et de G2 9 pts (75 %) 1 mois après HIB disparaissant à 6 mois. Un pt a présenté des complications G3 traitées par caisson hyperbare. Des télangiectasies G1 étaient observées chez 3 pts (25 %) et une hyperpigmentation G1 chez 1 pt (8 %). Les complications urinaires étaient représentées par : une dysurie (1pt G1) et une sténose du méat urétral (1 pt G3) nécessitant une méatotomie. Le seul pt ayant présenté des complications cutanées G3 et des complications urinaires G3 a reçu la plus haute dose. Sur le plan sexuel, 2 pts (17 %) avaient une dysérection de G1 et 1 pt (8 %) de G2.


Conclusion .- Bien que curiethérapie interstitielle bas débit de dose est couramment utilisé pour le traitement conservateur du cancer du pénis, HIB semble être un traitement possible fournissant des résultats cliniques encourageants en termes d'efficacité et de toxicité.






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Publié par Elsevier Masson SAS.