Base bibliographique

Analyse de la douleur urétrale lors de la pratique de l’autosondage : étude rétrospective sur 77 patients
Urethral pain during clean intermittent self catheterization: Retrospective analysis of 77 patients
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 360-365


Objectif

Les autosondages intermittents (ASI) sont le traitement de référence de la rétention urinaire chronique. En règle générale bien tolérés, ils sont parfois compliqués de douleurs urétrales lors de l’insertion ou du retrait du cathéter, pénalisant ainsi adhérence au traitement. L’objectif de cette étude était de déterminer la proportion de patients ayant des douleurs lors de la réalisation de l’ASI et en vérifier l’impact en termes d’adhérence.


Méthodes

Étude rétrospective, avec évaluation objective des douleurs lors de l’ASI, un mois après leur apprentissage. Données recueillies par les scores ICDQ (difficultés aux ASI), InCaSaQ (satisfaction aux ASI) et ICAS (compliance et adhérence aux ASI).


Résultats

Sur 77 patients inclus, 28 (36 %) ressentaient une douleur lors de l’ASI. En analyse univariée, une douleur à l’ASI était corrélée à une mauvaise adhésion à la réalisation du geste (p <0,01). En analyse multivariée, le risque de douleur était multiplié par 3,99 (IC 95 % 1,11–14,37) pour le sexe féminin, de même qu’il était corrélé à une mauvaise adhésion à l’ASI (OR 25,28 (IC 95 % 3,72–172,03), p <0,01). Cependant, un IMC>25kg/m2 semblait être un facteur protecteur vis-à-vis de ces douleurs (OR 0,31 (IC 95 % 0,31–0,99) p =0,04).


Conclusion

Dans cette série, les douleurs urétrales étaient corrélées à une mauvaise adhésion à l’ASI et le sexe féminin semblait être un facteur aggravant des douleurs.


Niveau de preuve

4.


Objective

Clean self-intermittent catheterization (CIC) is the gold standard of the therapeutic approach of chronic urinary retention. Usually, CIC are safe, effective but in some cases catheterization can determine urethral pain during catheter insertion or withdrawal leading to poor adherence and compliance. To determine prevalence of pain during CIC and verify its impact on adherence to treatment.


Method

Retrospective study with evaluation of pain during CIC one month following CIC teaching session by means specific and validated questionnaires: ICDQ (Intermittent Catheterization Difficulties Questionnaire), InCasaq (Intermittent Catheterization Satisfaction Questionnaire), I-CAS (Intermittent Catheterization Adherence Scale).


Results

Seventy-seven patients were recruited and 28 (36%) described pain during CIC. There is a strong relationship between pain and poor adherence (P <0.01). Female patients had a higher risk of urethral pain during CIC and in contrary BMI>25kg/m2 seems to be a protective factor of pain.


Conclusion

In this series, urethral pain was associated with low compliance and adherence to CIC.


Level of evidence

4.

Mots clés:
autosondages / Douleurs / Questionnaires / Neurologie
Mots-clés:
Self catheterization / Pains / Questionnaires / Neurology
Incontinence : une maladie taboue comme une autre ?
Incontinence: A tabooed disease like another one?
2019
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 347-348

Mots clés:
X.
Influence de l’indice de masse corporelle sur les troubles urinaires de la sclérose en plaques
Impact of body mass index on lower urinary tract disorders in multiple sclerosis
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 366-370


Introduction

Les troubles vésico-sphinctériens (TVS) sont fréquents dans la sclérose en plaques (SEP), largement dominés par l’hyperactivité vésicale (HAV). Pour autant, leur origine n’est pas forcément univoque. L’obésité, fréquente dans la SEP, est reconnue comme facteur de risque d’incontinence urinaire à l’effort (IUE) et d’HAV dans la population générale. Nous avons voulu évaluer l’influence de l’indice de masse corporelle (IMC) sur les troubles urinaires de la SEP.


Matériels et méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique chez 260 sujets classés en 4 groupes: insuffisance pondérale, poids normal, surpoids, obésité. Les TVS ont été évalués grâce au questionnaire USP. Des comparaisons de moyennes (test de Mann–Whitney) ont été effectuées entre ces groupes, dans la population globale puis en fonction du sexe.


Résultats

Chez la femme, le score HAV moyen était plus élevé chez l’obèse, 10,27 (SD =4,5) qu’en cas de poids normal, 7,96 (SD =4,58), p =0,024. Le score IUE était plus faible en cas de poids normal, 1,69 (SD =2,38) qu’en cas de surpoids, 3,19 (SD =2,91), p =0,002 et d’obésité, 3,80 (SD =3,23), p =0,0005. Comme retrouvé dans la population globale, le score dysurie était plus élevé chez les sujets ayant un poids normal, 4,09 (SD =3,33) que chez les sujets présentant un surpoids, 1,91 (SD =2,03), p =0,0003 ainsi que chez les sujets obèses, 2,33 (SD =2,37), p =0,013. Les mêmes comparaisons effectuées chez l’homme n’étaient pas significatives.


Conclusion

Dans cette série de patients affectés d’une SEP, un IMC élevé était associé à des scores de symptômes USP plus élevés (IUE et HAV) pour les femmes.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Lower urinary tract symptoms (LUTS), and principally overactive bladder, are common in multiple sclerosis (MS). However, their origin is not necessarily unique. Obesity is widely recognized as a risk factor for stress urinary incontinence (SUI) and overactive bladder (OAB) in the general population. We wanted to evaluate the influence of body mass index (BMI) on LUTS in the MS population.


Materials and methods

We conducted an uncontrolled monocentric retrospective study in 260 subjects classified into 4 BMI groups: underweight, normal weight, overweight, obese people. Comparisons by Mann–Whitney test were made between different BMI groups, in the overall population and then by gender. LUTS (SUI, OAB, BOO (bladder outlet obstruction) were assessed using USP questionnaire.


Results

In women, the mean OAB score was higher for obese women, 10.27 (SD =4.5) than for normal weight women, 7.96 (SD =4.58), P =0.024. The SUI score was lower for normal weight, 1.69 (SD =2.38) than for overweight, 3.19 (SD =2.91), P =0.002 and obese subjects, 3.80 (SD =3.23), P =0.0005. As in the overall population, the BOO score was higher in subjects with normal weight, 4.09 (SD =3.33) than in subjects with overweight, 1.91 (SD =2.03), P =0.0003 and in obese subjects, 2.33 (SD =2.37), P =0.013. The same comparisons in men were not significant.


Conclusion

In this series, increased BMI was associated with higher OAB and SUI USP questionnaire scores, in women presenting with MS.


Level of evidence

4.

Mots clés:
sclérose en plaques / Indice de masse corporelle / Obésité / Troubles urinaires / Questionnaire USP
Mots-clés:
Multiple sclerosis / body mass index / Obesity / Lower urinary tract symptoms / Urinary symptom profile questionnaire
Intérêt de la stimulation transcrânienne dans les troubles pelvi-périnéaux
Interest of transcranial stimulation in pelvic and perineal disorders
2019
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 349-359


La stimulation transcrânienne magnétique ou électrique est une technique de neuromodulation non invasive largement utilisée pour établir des cartographies cérébrales afin de mettre en évidence des relations causales entre cerveau et fonction.


Objectif

Le but de cet article est de décrire les intérêts diagnostique et thérapeutique de l’utilisation de la stimulation transcrânienne dans les troubles pelvi-périnéaux.


Méthodes

Une revue de la littérature (base de données Medline) sans limite temporelle a été effectuée à partir des mots clés : « transcranial direct stimulation », « transcranial magnetic stimulation », « neurogenic bladder », « urinary incontinence », « Parkinson disease », « multiple sclerosis », « stroke », « muscle spasticity », « pelvic pain », « visceral pain ».


Résultats

Douze articles ont été retenus dont neuf étaient de niveau de preuve 2b et trois de niveau de preuve 4. La stimulation transcrânienne magnétique ou électrique a un intérêt diagnostique par l’analyse de l’excitabilité corticale afin de comprendre les mécanismes physiopathologiques et pathogéniques des troubles pelvi-périnéaux d’origine cérébrale. Concernant les effets thérapeutiques, la stimulation transcrânienne répétée a montré des effets significatifs pour le traitement de neurovessies centrales hyperactives dans le cadre de la maladie de Parkinson et de la sclérose en plaques, mais également pour le traitement de douleurs pelviennes chroniques résistantes au traitement usuel. Enfin, des effets thérapeutiques ont été démontrés sur les douleurs du syndrome de l’intestin irritable. Aucune preuve d’efficacité n’a été retrouvée dans les troubles génito-sexuels.


Conclusion

La stimulation transcrânienne est un traitement non invasif pouvant avoir une place dans la prise en charge des troubles pelvi-périnéaux. Son champ d’action prometteur nécessiterait la réalisation d’études prospectives à plus grande échelle.


Objective

The aim of this article was to describe the diagnostic and therapeutic value of transcranial stimulation in pelvic and perineal disorders.


Methods

A literature review (Medline database and Google scholar) with no time limit was performed using keywords: “transcranial direct stimulation”, “transcranial magnetic stimulation”, “neurogenic bladder”, “urinary incontinence”, “Parkinson disease”, “multiple sclerosis”, “stroke”, “muscle spasticity”, “pelvic pain”, “visceral pain”.


Results

Twelve articles have been selected. Transcranial magnetic or electrical stimulation is a noninvasive neuromodulation technique widely used to establish brain maps to highlight causal relationships between brain and function. Regarding pelvic-perineal disorders, repeated transcranial stimulation has shown significant effects for the treatment of overactive bladder in Parkinson's disease (P <0.05) and multiple sclerosis, but also for the treatment of refractory chronic pelvic pain (P =0.026). Finally, therapeutic effects have also been demonstrated in irritable bowel syndrome. No evidence of efficacy was found on genito-sexual disorders.


Conclusion

Data from the literature suggest that transcranial stimulation is a noninvasive treatment that may have a role in the management of pelvic and perineal disorders. Its promising field of action would require prospective and randomized studies on a larger scale.

Mots clés:
Stimulation électrique transcranienne directe / Stimulation magnétique transcranienne / vessie neurologique / incontinence urinaire / Maladie de Parkinson
Mots-clés:
Transcranial direct stimulation / Transcranial magnetic stimulation / Neurogenic bladder / Urinary incontinence / Parkinson disease
Résultats et observance de la stimulation transcutanée du nerf tibial dans l’hyperactivité vésicale de la maladie de Parkinson idiopathique. Étude rétrospective.
Results and compliance of transcutaneous tibial nerve stimulation on overactive bladder syndrome in patients with Parkinson's disease. Retrospective Study.
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 378-384


Objectif

Évaluer l’efficacité et la tolérance de la stimulation transcutanée du nerf tibial postérieur (SNT) chez des patients atteints de maladie de Parkinson idiopathique (MPI) ayant un syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV) et mettre en évidence des critères prédictifs d’observance.


Méthode

Nous avons mené une étude rétrospective, monocentrique, d’une cohorte de 17 patients atteints de MPI ayant utilisé la SNT pour un SCHV. L’efficacité du traitement était évaluée sur l’amélioration clinique ressentie avec une note sur 10. Les patients ont été classés comme « observants » s’ils continuaient à utiliser la SNT un an après la prescription ou « non observants » s’ils avaient arrêté. Nous avons comparé différentes caractéristiques entre ces deux sous-groupes (âge, sexe, IMC, ancienneté de la maladie, ancienneté des symptômes, traitements associés, rééducation périnéale associée, score USP, score Qualiveen, score HAD) afin de souligner des critères prédictifs d’observance à la SNT.


Résultats

Dix-sept patients ont été étudiés, 9 femmes et 8 hommes, d’âge médian 66 ans (55–77), avec une durée médiane d’évolution de la maladie de 8 ans (1–22) et des symptômes urinaires de 3 ans (1–10). Une amélioration clinique a été ressentie chez 10 patients sur 17 (59 %), sur la nycturie et/ou l’urgenturie pour 9 patients (médiane 6,5/10). Trois patients n’ont ressenti aucune efficacité, et quatre n’ont pas utilisé assez longtemps le dispositif pour pouvoir l’évaluer. Deux patients ont eu des effets indésirables (décharges électriques et syndrome des jambes sans repos) obligeant l’arrêt. Sept patients ont été classés comme « observants » et dix patients comme « non observants » à 1 an. La plupart des caractéristiques étudiées ne sont pas des critères prédictifs d’observance exceptées la nycturie et pollakiurie qui semblent être prédictifs de bonne observance (p =0,03 et p =0,05 respectivement).


Conclusion

Notre étude semble souligner une efficacité centrée sur la nycturie et l’impériosité. De plus la nycturie et la pollakiurie semblent être des critères prédictifs d’observance de la SNT. La nycturie pourrait donc être un symptôme clé dans l’indication de prescription de SNT dans cette population. Mais d’autres études avec un plus grand effectif doivent être menées pour obtenir une meilleure sélection des patients.


Niveau de preuve

IV.


Purpose

To investigate efficiency and tolerance of transcutaneous tibial nerve stimulation (TNS) in the overactive bladder syndrome in patients with Parkinson's disease (PD), and to identify predictive factors for compliance.


Methods

We conducted a retrospective monocentric study with a cohort of 17 patients with PD who have used TNS for an overactive bladder syndrome. The efficiency of the treatment was evaluated on the clinical improvement felt (rated out of ten). Patients were classified as « adopters » if they continued using TNS for at least one year after beginning the treatment or as « non adopters » if they stopped. Patients characteristics were evaluated for their predictive value for compliance with TNS.


Results

Out of 17 patients, there were 9 women and 8 men, median age 66 years (55–77), median history for Parkinson's disease 8 years (1–22) and for urinary symptoms 3 years (1–10). Subjective efficiency was seen in 10 patients (59%), on nocturia and/or urinary incontinence for 9 patients (mean efficiency 5.75/10 and median efficiency 6.5/10). Three patients found TNS not effective, and four patients didn’t use it long enough to evaluate. Two patients had side effects and stopped the TNS (feeling of electricity and restless leg syndrome). 7 patients were classified as « adopters » and 10 patients as « non adopters » after one year. Most evaluated characteristics proved not to be of predictive value for compliance with TNS except nocturia and pollakiuria (P =0.03 and P =0.05).


Conclusion

Our study seems to reveal TNS is particularly effective on nocturia and urge. Moreover, nocturia and pollakiuria appear to be predictive factors for SNT compliance. Nocturia could be a prominent symptom in SNT's prescription. But studies with more patients should be conducted for obtain better patient selection in TNS.


Level of evidence

IV.

Mots clés:
Stimulation transcutanée du nerf tibial / hyperactivité vésicale / Maladie de Parkinson / Facteurs prédictifs / Observance
Mots-clés:
Transcutaneous tibial nerve stimulation / Lower urinary tract / Over active bladder / Parkinson's disease / Predictive factors
Sphincter urinaire artificiel robot chez la femme : début d’expérience
Laparoscopic robot-assisted artificial urinary sphincter in women: First approach
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 371-377


Objectif

Évaluer l’efficacité du sphincter artificiel (SUA) AMS 800 à moyen terme et les complications par voie cœlioscopique robot assisté chez les femmes ayant une incontinence urinaire d’effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne.


Patientes et méthode

Il s’agit d’une étude de cohorte prospective, ayant inclus toutes les femmes avec insuffisance sphinctérienne sévère, ayant une indication de SUA ou de changement de SUA (si celui-ci était défectueux) de juillet 2015 à janvier 2017. Les paramètres étudiés ont été les complications peropératoires, la durée d’hospitalisation, les complications postopératoires, le taux de continence à un an ainsi que la satisfaction des patients.


Résultats

Dix-neuf patientes ont bénéficié d’une chirurgie cœlioscopique robot assistée, 10 primo-implantations et 9 changements de SUA. Il y a eu 4 plaies vésicales peropératoires dont 2 ayant nécessité une conversion par laparotomie. La durée d’hospitalisation moyenne était de 4,1 jours. Trois patientes ont eu des complications postopératoires ayant nécessité une intervention sans ablation du SUA. Une patiente a souhaité une ablation complète de SUA devant la persistance de fuite d’effort (manchette trop large). Un suivi médian de 22 mois (12 à 33 mois) a été effectué. Seize patientes sur 19 sont redevenues complètement continentes et étaient très satisfaites de leur intervention et de l’amélioration de leur qualité de vie.


Conclusion

La technique d’implantation du SUA robot assistée semble sure et reproductible avec des résultats à moyen terme satisfaisants.


Niveau de preuve

4.


Objective of the study

To analyze the medium-term results and complications of the artificial urinary sphincter (AUS) AMS 800 implanted using laparoscopic robot surgery in women with stress urinary incontinence (SUI) due to intrinsic sphincter deficiency (ISD).


Design, setting, and participants

We conducted a prospective cohort study, which included all procedures done in the CHU of Nîmes from July 2015 to January 2017. Patients with SUI by ISD needing an AUS or patients with a malfunctioning AUS needing to be changed were included. We collected data on intraoperative complications, length of hospitalization, postoperative complications, continence rate at twelve months and satisfaction of patients.


Results

Nineteen patients were included, 10 for primo-implantation and 9 for AUS revision. There were 4 postoperative bladder injuries, of which 2 led to laparoconversions. The mean length of hospitalization was 4.1days. Three patients had postoperative complications, which needed an intervention without AUS removal. One patient with persisting SUI due to bladder weakness preferred AUS ablation rather than having a cuff change. There was a median follow-up of 22months (12 to 33months). Sixteen patients out of 19 were completely continent and were satisfied of their intervention and the improvement of their quality of life.


Conclusion

The laparoscopic robot surgery for AUS implantation is safe and reproducible with good medium-term results.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Sphincter urinaire artificiel / Robot / laparoscopie / Femme / Incontinence urinaire d’effort
Mots-clés:
Artificial urinary sphincter / Laparoscopic / Robot / Women / Stress incontinence urinary
Thrombosed urethral caruncle following pelvic organ prolapse surgery
Une caroncule urétrale thrombosée après chirurgie d’un prolapsus génital
2019
- Lettre à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 391-392

To the editor,
The authors would like to share the case of a urethral caruncle (UC) (or thrombosed urethral haemorrhoid?) after pelvic organ prolapse (POP) surgery.


Mots clés:
Urethral caruncle / Caroncule urétrale
Mots-clés:
C. / J.F. / X.
Troubles de l’éjaculation et sclérose en plaques : étude prospective de 44 patients
Ejaculation disorders in multiple sclerosis: Prospective study of 44 patients
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 385-390


Introduction

Évaluer les troubles de l’éjaculation au cours de la sclérose en plaques (SEP) et étudier leurs liens avec les autres troubles génito-sexuels, vésico-sphinctériens et ano-rectaux.


Matériel

Il s’agissait d’une étude non interventionnelle prospective monocentrique. Les troubles de l’éjaculation ont été évalués par les scores Premature Ejaculation Profile (PEP), le temps de latence intravaginal et le Male Sexual Health Questionnaire - Ejaculation (MSHQ-Ej). Les troubles génito-sexuels ont été évalués par les scores International Index of Erectile Function (IIEF15) et le Sclerosis Intimacy and Sexuality Questionnaire-19 (MSISQ).


Résultats

Quarante-quatre hommes d’âge moyen 46,8 (±10,3) ans, ayant un EDSS moyen à 5,0 (±1,5) ont été inclus. Les troubles de l’éjaculation étaient présents chez 28 des 44 patients inclus (64 %) ; 26/44 (59 %) présentaient un trouble de l’orgasme, 23/44 (52 %) un retard d’éjaculation, 26/44 (59 %) une diminution de la puissance d’éjaculation, 24/44 (55 %) une diminution du volume d’éjaculat, 18/44 (41 %) une diminution de fréquence d’éjaculation, 15/44 (34 %) des douleurs à l’éjaculation et 11/34 (25 %) présentaient une anéjaculation systématique. Le score PEP mettait en évidence une éjaculation prématurée chez 14 patients (32 %). Le temps de latence intravaginal était de moins de 1minute chez 6 patients (13,6 %). Les troubles de l’éjaculation étaient corrélés aux troubles de l’érection (p <0,05, r  = 0,53) mais n’étaient pas corrélés aux troubles vésico-sphinctériens ou ano-rectaux.


Conclusion

La dyséjaculation était présente chez 64 % des SEP. Ces troubles étaient essentiellement caractérisés par une diminution du volume de l’éjaculat, de la puissance de l’éjaculation et un retard à l’éjaculation.


Niveau de preuve

4.


Introduction

To analyze in a descriptive way the ejaculation disorders during MS and to study the correlations between dysejaculations, other sexual, urinary and anorectal disorders.


Material

Prospective, monocentric, non-interventional study. Ejaculation disorders were assessed by Premature Ejaculation Profile (PEP) scores, intravaginal latency, and the Male Sexual Health Questionnaire - Ejaculation (MSHQ-Ej). The sexual disorders were evaluated by the International Index of Erectile Function (IIEF15) and the Sclerosis Intimacy and Sexuality Questionnaire-19 (MSISQ).


Results

Forty-four men of mean age 46.8 (±10.3) years, with an average EDSS of 5.0 (±1.5) were included. According to the MSHQ-Ej score, ejaculation disorders were present in 28 out of 44 patients included (64%); 26/44 (59%) had an orgasm disorder, 23/44 (52%) a delay in ejaculation, 26/44 (59%) a decrease in ejaculation flow, 24/44 (55%) decreased ejaculated volume, 18/44 (41%) decreased ejaculation frequency, 15/44 (33%) ejaculatory pain and 11 34 (25%) showed systematic non ejaculation. The PEP score showed premature ejaculation in 14 patients (32%). The intra-vaginal latency time was less than 1minute in 6 patients (13.6%). There was a statistically significant correlation between ejaculation disorders and erectile dysfunction (P <0.05, correlation coefficient at 0.53) but no statistically significant correlation between ejaculation disorders and urinary or ano-rectal disorders.


Conclusions

Dysejaculation was present in 64% of MS. These disorders were mainly characterized by a decrease in the volume of the ejaculation, the strength of ejaculation and the delay in ejaculation.


Level of evidence

4.

Mots clés:
sclérose en plaques / Éjaculation / érection / vessie hyperactive
Mots-clés:
Multiple sclerosis / Éjaculation / érection / Overactive bladder
Accréditation en équipe : mode d’emploi
Team accreditation: Instructions
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 2, 29, F40


L’accréditation des médecins et des équipes médicales exerçant en établissements de santé publics ou privés est une démarche nationale volontaire de gestion des risques fondée sur la déclaration et l’analyse des événements indésirables associés aux soins, l’élaboration et la mise en œuvre de recommandations et le suivi d’activité de formation et d’évaluation de pratique. Depuis un an, l’organisme d’accréditation des urologues a mis en place l’accréditation en équipe. L’équipe est la « pierre angulaire de la construction de la sécurité à l’hôpital ». Le programme en équipe peut être identique à celui réalisé par un médecin individuellement pour une partie et différer sur certains points pour intégrer la dimension collective.


Accreditation of physicians and medical teams in public or private health institutions is a voluntary national risk management approach based on the reporting and analysis of adverse events associated with care, the development and implementation of recommendations, and the monitoring of training and practice evaluation. For the past year, the Urological Accreditation Organization has implemented team accreditation. The team is the “cornerstone of building hospital safety.” The team program can be identical to that performed by a physician individually for a part and differ on certain points to integrate the collective dimension.

Mots clés:
Accréditation / Équipe médicale
Mots-clés:
Accréditation / Medical team
Comment je prescris un traitement pour condylomes génitaux (infection à papillomavirus humain)
How to prescribe a treatment for condyloma (Human Papilloma Virus infection)
2019
- Ordonnances commentées
- Réf : Progrès FMC, 2019, 2, 29, F51


Les condylomes sont l’une des manifestations de l’infection génitale virale par la famille des papillomavirus humains (papillomavirus humain ou PVH). Seuls quelques PVH sont oncogènes cependant ceux-ci sont responsables de la majeure partie des cancers de la marge anale, du col de l’utérus, de la vulve, ainsi que d’une importante proportion des cancers de l’oropharynx, du larynx ainsi que de la verge. Des modifications sur le schéma vaccinal ainsi que l’inclusion de la vaccination pour l’homme sont en cours d’évaluation en France.


Condyloma is one of the manifestations of viral genital infection by the human papillomavirus (HPV). Only a few HPV are oncogenic, however, these are responsible for most cancers of the anal margin, cervix and vulva, as well as a significant proportion of cancers of the oropharynx, larynx and than penis. Changes of the vaccination schedule and the inclusion of vaccination for humans are currently being evaluated in France.

Mots clés:
condylome / HPV / Infection sexuellement transmissible
Mots-clés:
condyloma / HPV / sexually transmitted disease
Comment prescrire une antibiothérapie parentérale à domicile : PICC lines, midlines, diffuseurs portables…
How to prescribe out patient antibiotic therapy: PICC line, midline catheters, elastomeric infusion pumps…
2019
- Ordonnances commentées
- Réf : Progrès FMC, 2019, 2, 29, F54


À l’heure de la multirésistance bactérienne, en particulier des entérobactéries sécrétrices de bêtalactamase à spectre étendu (E-BLSE), rendant souvent difficile un traitement per os, et dans le but de pouvoir éviter des hospitalisations prolongées, il existe à ce jour de multiples options pour envisager l’antibiothérapie parentérale à domicile en particulier dans la prise en charge des infections urinaires. Elle s’élabore généralement en partenariat avec l’urologue et le référent infectiologue de l’établissement.


Nowadays, multidrug bacterial resistance, predominantly harbored by Extended-spectrum Beta-lactamases (ESBL) producing enterobacteriaceae, restricts the resort to oral antibiotic treatment. In order to limit prolonged hospital stays, many convenient options are available to consider outpatient parenteral antibiotic therapy (OPAT), particularly in urinary tracts infections (UTIs) management. Those therapeutic strategies are usually designed within a partnership between both urologist infectious diseases specialist hospital advisers.

Mots clés:
Antibiothérapie parentérale ambulatoire / infection urinaire / Cathéter veineux
Mots-clés:
Outpatient parenteral antibiotic therapy / urinary tract infection / Venous catheter
Comparaison du curage étendu vs. limité au cours de la cystectomie pour cancer : résultats d’un essai randomisé
2019
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2019, 2, 29, F58


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Mots clés:
Antibiothérapie parentérale ambulatoire / infection urinaire / Cathéter veineux
Mots-clés:
Outpatient parenteral antibiotic therapy / urinary tract infection / Venous catheter
Les perturbateurs endocriniens en urologie : quelles informations communiquer à nos patients ?
Endocrine disrupters in urology: What information can we communicate to our patients?
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 2, 29, F33


Objectifs

Les perturbateurs endocriniens (PE) pourraient être impliqués dans les cancers de la prostate et du testicule, les malformations urogénitales et les troubles de la fertilité. L’objectif de cet article était de réaliser une mise au point sur les PE en urologie et de rapporter les messages clés que l’on peut communiquer à nos patients.


Méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée sur la base de données PubMed en mars 2019 en utilisant les mots clés : « endocrine disruptor; urology; patient; prostate cancer; testicular cancer; testicular dysgenesis syndrome; malformation; fertility  ».


Résultats

Les PE sont des substances d’origine naturelle ou artificielle capables d’interférer avec le système endocrinien à chaque étape du fonctionnement hormonal. L’ensemble de la population est exposé quotidiennement à de multiples PE mais les études en milieu professionnel sont plus nombreuses étant donné l’exposition plus importante dans ce contexte. L’exemple historique du chlordécone, insecticide utilisé dans les bananeraies antillaises illustre l’implication des PE dans le cancer de la prostate. Il existe peu de données concernant le cancer du testicule mais il semblerait que l’exposition in utero aux PE constituerait une fenêtre de susceptibilité. L’altération des qualités du sperme ces dernières décennies pourrait être liée à une exposition croissante aux PE mais les données disponibles reposent sur des études de faible niveau de preuve. Enfin, plusieurs équipes ont rapporté une association entre syndrome de dysgénésie testiculaire et exposition in utero et néonatale aux PE.


Conclusion

Les données préliminaires concernant l’effet des PE en urologie rapportent une implication possible dans le cancer de la prostate, du testicule, les malformations urogénitales et les troubles de la fertilité. L’urologue doit être en mesure d’informer et d’aider les patients à se prémunir contre cette exposition.


Objectives

Endocrine disruptors may be involved in prostate and testicular cancers, urogenital malformations and fertility disorders. The purpose of this article was to provide an update on endocrine disruptors in urology and to report key messages that can be communicated to our patients.


Methods

A review of the literature was conducted on the PubMed database in March 2019 using the keywords: “endocrine disruptor; urology; patient; prostate cancer; testicular cancer; testicular dysgenesis syndrome; malformation; fertility”.


Results

Endocrine disrupters are substances of natural or artificial origin that can interfere with the endocrine system at each stage of hormonal function. The entire population is exposed to multiple endocrine disrupters on a daily basis, but more studies are being conducted in the workplace because of the higher exposure in this context. The historical example of chlordecone, an insecticide used in Caribbean banana plantations, illustrates the involvement of endocrine disrupters in prostate cancer. There are few data on testicular cancer, but it would appear that in utero exposure to endocrine disruptors would provide a window of susceptibility. The deterioration in sperm quality in recent decades may be linked to increasing exposure to endocrine disrupters, but the available data are based on studies with a low level of evidence. Finally, several teams have reported an association between testicular dysgenesis syndrome and in-utero and neonatal exposure to endocrine disruptors.


Conclusion

Preliminary data on the effect of endocrine disruptors in urology report possible involvement in prostate cancer, testicular cancer, urogenital malformations and fertility disorders. The urologist must be able to inform and help patients to guard against this exposure.

Mots clés:
Perturbateur endocrinien / urologie / Patient / cancer de prostate / Cancer du testicule
Mots-clés:
Endocrine disruptor / Urology / Patient / prostate cancer / Testicular cancer
L’antibioprophylaxie en pratique courante en chirurgie urologique
Antibiotic prophylaxis in daily practice in urological surgery
2019
- Cas clinique interactif
- Réf : Progrès FMC, 2019, 2, 29, F48


Présentation du cas


Mots clés:
E. / M. / F. / F. /
Mots-clés:
Accréditation / Medical team
Appel à candidature pour les élections au CA de l'AFU
2019

Cher(e) Collègue,

Pénurie Ametycine
2019

Chers collègues,
L'Agence National de Sécurité du Médicament (ANSM) a signalé le 9/05/2019 une pénurie nationale en Amétycine (mitomycine C) utilisée pour les instillations endovésicales. Celle-ci pourrait durer environ un mois.

Mise à jour des fiches infos patients
2019

Les fiches infos traitements ont été mises à jour par le CA de l’AFU avec l’aide précieuse de plusieurs urologues experts lors du séminaire d’octobre 2018.
Elles sont incontournables en vue de programmer une intervention chirurgicale.
Elles fusionnent les fiches traitements et suites d’intervention et le formulaire de consentement éclairé.

Voici la liste des premières fiches mises à jour disponibles sur Urofrance : 

Pénectomie totale (ablation totale de la verge)
2019
- Traitement
Prothèse testiculaire
2019
- Traitement
Sondage vésical
2019
- Traitement
Uréthrocystoscopie chez l'homme
2019
- Traitement
Uréthrocystoscopie chez la femme
2019
- Traitement
Biopsie échoguidée de la prostate
2019
- Traitement
Calcul de la vessie
2019
- Traitement
Cathéterisme sus-pubien
2019
- Traitement
Curage ganglionaire inguinal
2019
- Traitement
Curage ganglionnaire rétropéritonéal d’évaluation pour cancer du testicule
2019
- Traitement
Curage rétropéritonéal pour masse résiduelle
2019
- Traitement
Cure de diverticule de la vessie
2019
- Traitement
Cure endoscopique du reflux vésico-urétéral
2019
- Traitement