La chirurgie du cancer de la prostate : principes techniques et complications péri-opératoires

25 novembre 2015

Auteurs : L. Salomon, F. Rozet, M. Soulié
Référence : Prog Urol, 2015, 15, 25, 966-998
Objectif

Décrire la prise en charge chirurgicale du cancer de la prostate localisé par la prostatectomie totale.

Matériel et méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données Medline (National Library of Medicine, outil PubMed) sélectionnée selon la pertinence scientifique. La recherche par mots-clés a été centrée sur l’historique de la prostatectomie totale, l’anatomie chirurgicale de la prostate, les différentes techniques de la prostatectomie totale, du curage ganglionnaire et les complications de cette chirurgie.

Résultats

En 30ans, la prostatectomie totale a connu une évolution importante, passant des techniques par voie ouverte aux techniques mini-invasives avec ou sans assistance robotique. La connaissance anatomique de la prostate a permis de mieux définir les structures anatomiques, en particulier le sphincter urinaire et les fascias périprostatiques et développer les techniques de préservation nerveuse afin d’améliorer les résultats fonctionnels. Les complications sont maintenant connues et leurs prises en charge mieux précisées. Plus qu’une intervention voie d’abord-dépendante, la prostatectomie totale est avant tout une intervention dont les résultats dépendent du chirurgien et de sa réflexion en fonction des caractéristiques de la tumeur et des résultats fonctionnels.

Conclusion

La prostatectomie totale est une intervention complexe où le risque carcinologique est mis en balance avec les résultats fonctionnels. Les complications de cette chirurgie sont faibles. L’amélioration des résultats passe par une bonne adéquation de la technique utilisée en fonction du statut carcinologique et fonctionnel du patient.




 




Introduction


La prostatectomie totale (PT) est l'un des traitements de référence du CaP. Intervention décriée en raison de ses risques hémorragiques et de ses conséquences fonctionnelles sur la continence et la puissance sexuelle, la PT est devenue une intervention « courante » depuis 30 ans, période de la description par Walsh et al. de l'anatomie du plexus de Santorini et des bandelettes neuro-vasculaires [1, 2]. L'évolution technique vers une chirurgie mini-invasive s'est également appliquée à la PT, permettant encore de progresser tant pour la voie ouverte que pour la voie laparoscopique en amenant une certaine « concurrence » et une nouvelle vision chirurgicale [3, 4, 5, 6]. L'objectif de cet article est de faire le point sur l'évolution des techniques chirurgicales et sur les connaissances anatomiques permettant de réaliser cette intervention en limitant le risque de complications. Ainsi, la chirurgie du CaP occupe une place prépondérante dans la prise en charge du cancer de la prostate localisé [7].


Matériel et méthode


La base de données de la National Library of Medicine (NLM, Bethesda, États-Unis) a été interrogée avec l'outil PubMed. Une recherche systématique des articles publiés dans les revues en langue anglaise et française, ciblant les plus récentes, a été effectuée à partir de mots-clés qui ont été croisés : prostate cancer , radical prostatectomy , surgery , lymph node excision , anatomy , neuro-bundles preservation , continence , potency , complications . L'objectif était de sélectionner les données permettant de décrire l'évolution de la PT, l'amélioration des techniques chirurgicales en fonction des connaissances anatomiques, les complications de cette chirurgie et la prise en charge de ces complications pour plus généralement décrire la prise en charge d'un patient par PT pour une tumeur localisée de la prostate.


Historique de la prostatectomie totale


C'est en 1853 que fut décrit histologiquement le premier CaP par Adams et en 1857 que Billroth a réalisé la première PT [8]. Si la chirurgie prostatique s'est développée par la suite, c'était avant tout pour traiter les troubles mictionnels obstructifs. C'est en 1904 que la PT par voie périnéale a été décrite par Young pour traiter le CaP [9]. Millin développe la voie rétropubienne à partir de 1945, là encore pour effectuer des adénomectomies [10]. Cette voie d'abord offrait également un certain nombre d'avantages pour effectuer une PT puisqu'elle permettait d'effectuer dans le même temps opératoire un curage ganglionnaire. Ce sont les travaux anatomiques de Walsh qui ont permis le développement de la PT, alors que parallèlement la découverte puis le dosage du PSA permettaient d'effectuer cette chirurgie chez des patients avec des tumeurs localisées [11]. Ces travaux ont été menés, tout d'abord, pour diminuer les hémorragies per-opératoires puis ensuite l'incontinence et l'impuissance post-opératoire. La description du plexus de Santorini, du sphincter urinaire puis des bandelettes neuro-vasculaires ont permis le développement de la PT par voie rétropubienne [1, 2, 12, 13, 14]. Walsh rapporte la première série de 100 patients opérés avec préservation nerveuse en 1985 : tous les patients avaient des marges d'exérèse saines excepté 7 pT3 ; tous étaient continents et 84 % des patients qui étaient puissants avant la chirurgie, le restaient après [15]. La voie rétropubienne devient rapidement la technique de référence (en France avec la technique développée par Barré [16, 17]), même si dans les années 1995, la voie périnéale en bénéficiant des travaux de Walsh connaît un regain d'intérêt avec la technique développée par Weldon et al. [18, 19].


En 1987, Mouret, à Lyon, réalise la première cholécystectomie par cÅ“lioscopie, point de départ de la chirurgie laparoscopique [20]. En 1991, Ferry et al., à Dijon, et Clayman et al., aux États-Unis, réalisent chacun la première néphrectomie par voie laparoscopique [21, 22]. Si des curages ilio-obturateurs sont effectués par voie laparoscopique dès 1990 par voie trans- et extrapéritonéale [23, 24], c'est en 1997 que sont publiés dans le même journal les premiers résultats de la PT par voie laparoscopique : par voie transpéritonéale pour Schuessler et al. et par voie extrapéritonéale pour Raboy et al. [25, 26]. Si Schuessler et al. considèrent que cette intervention est possible techniquement mais que sa durée et sa difficulté n'offrent pas d'avantage par rapport à la PT par voie rétropubienne, Raboy et al. sont plus enthousiastes et considèrent que cette voie d'abord représente l'avenir de la PT.


À partir de 1998, ce sont les travaux français de Gaston, Vallancien, Guillonneau et Abbou qui permettent le développement et la standardisation de la PT par voie laparoscopique transpéritonéale [4, 27, 28, 29, 30, 31, 32], puis les publications de Bollens et Abbou, puis de Dubernard pour la voie extrapéritonéale [6, 33, 34, 35]. La voie laparoscopique se développe en Europe avec Rassweiler et al. et Stolzenburg et al., mais son usage reste limité aux États-Unis où son apprentissage est considéré comme long et difficile [36, 37, 38].


En 2000, sont effectuées en Europe, les premières PT laparoscopiques robot-assistées [3, 39, 40] mais c'est aux États-Unis que cette technique va initialement se développer avec Menon et al. et Patel et al. [41, 42, 43] avant de revenir en Europe puis en France où les voies trans- et extrapéritonéales sont effectuées (Figure 1). Ainsi, en 2009, 62 % des PT étaient effectuées par voie laparoscopique robot-assistée aux États-Unis [38].


Figure 1
Figure 1. 

Historique de la prostatectomie totale.




En France, en 2014, d'après les chiffres du PMSI, il y a eu 17 400 PT avec 6350 réalisées par voie chirurgicale ouverte dont 60 par voie périnéale, 11 050 par voie mini-invasive dont 4836 par voie laparoscopique et 6214 par voie robot-assistée. Le nombre de PT diminue régulièrement depuis 2007 où plus de 27 000 PT avaient été réalisées, la voie mini-invasive devenant majoritaire à partir de 2011 (Figure 2) [44]. Cette diminution du nombre des PT va de pair avec la diminution de l'incidence du CaP en France [45].


Figure 2
Figure 2. 

Prostatectomies totales en France.




Si la chirurgie s'est ainsi développée, elle trouve sa place au sein des autres thérapeutiques du CaP localisé que sont la radiothérapie externe et la curiethérapie [46, 47].


Initialement, la radiothérapie externe ne permettait pas de livrer des doses suffisantes sur les tissus profonds et la découverte des traitements hormonaux avec les travaux d'Huggins a limité son développement jusqu'au début des années 1950. Puis, des appareils à haute énergie utilisant le cobalt ont permis à Del Regato et à Bagshaw de traiter de façon curative le CaP localisé. De nouveaux accélérateurs couplés au scanner permettaient de délivrer de plus haute dose tout en respectant les tissus environnants.


De la même façon, si les premières curiethérapies ont été effectuées en France dès 1907, ce n'est qu'en 1970 avec Whitmore, qu'elle se développe avec l'utilisation de l'iode 125. Son utilisation décline jusqu'à ce que Holm en 1983 décrit une technique d'implantation en temps réel sous contrôle échographique [46, 47]. Les progrès de l'informatique permettent de mieux préciser le nombre de grains à utiliser et la dose délivrée lors de l'implantation [48, 49, 50, 51, 52].


Cette multiplicité des traitements du CaP localisé rend la décision du patient difficile même si des aides à la décision ont été développées [53, 54]. Le simple fait de délivrer au patient des informations factuelles et objectives est non seulement utile au patient, mais permet aussi d'influencer la décision thérapeutique [55].


La PT et la radiothérapie sont les principaux traitements du CaP localisé. Deux études randomisées ont comparé la chirurgie à la simple surveillance : SPCG-4 a montré un bénéfice en termes de survie en faveur de la chirurgie avec un suivi de plus de 20ans et PIVOT a montré également un bénéfice en termes de survie après 12ans pour les patients jeunes présentant une tumeur de risque intermédiaire ou de haut risque [56, 57]. Il est intéressant de noter qu'aucune étude randomisée comparant la radiothérapie par rapport à la surveillance n'a été effectuée même si la supériorité de l'hormono-radiothérapie a été démontrée par rapport à l'hormonothérapie seule dans le CaP localement avancé [58]. Aucune étude randomisée de grande envergure comparant directement la chirurgie à la radiothérapie n'a été effectuée et il faudra attendre 2016 pour avoir les résultats à 10ans de PROTECT, étude anglaise comparant la surveillance active à la chirurgie et à la radiothérapie. Cette étude a inclus plus de 1600 patients majoritairement des risques faible ou intermédiaire [59]. Pour les tumeurs T3, il faudra attendre 2027 les résultats de SPCG-15 qui compare la chirurgie avec ou sans radiothérapie post-opératoire à l'hormono-radiothérapie [60].


En matière de chirurgie également, la même indécision existe quant au choix de la voie d'abord. Aucune étude n'a montré la supériorité d'une voie d'abord par rapport à une autre ; quant aux résultats carcinologiques et fonctionnels il paraît de plus en plus certain que, plus que la voie d'abord, c'est le chirurgien qui fait la différence [38, 61].


Évolution de la prise en charge chirurgicale


Considérations anatomiques


L'évolution de la PT a suivi l'évolution de la chirurgie, de la voie ouverte à la voie mini-invasive avec l'aide technique que représente le robot : 1982 : la voie rétropubienne ; 1997 : la voie laparoscopique ; 2000 : la voie laparoscopique robot-assistée.


Le point de départ de cette évolution repose sur la base de la chirurgie qu'est l'anatomie : c'est en effet à partir des travaux anatomiques de Walsh et Donker que la PT s'est développée [1] : il s'agissait d'obtenir une intervention moins hémorragique et d'améliorer les résultats fonctionnels sur la continence et la puissance sexuelle. Cette réflexion anatomique allait de pair avec celle du contrôle carcinologique et de la découverte du PSA en 1979 : son implication clinique dans la prise en charge du CaP, en particulier localisé à la glande, a joué un rôle essentiel pour les choix thérapeutiques notamment chirurgicaux [11].


La prostate est un organe pelvien profond entouré de fascias (Figure 3) [62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69]. Il est habituel de distinguer :

le fascia pelvien pariétal ou fascia endopelvien, qui recouvre les faces latérales de la prostate où il se réfléchit sur le fascia prostatique pour former l'arcade tendineuse du fascia pelvien tendu de l'épine ischiatique à la face postérieure du pubis au niveau du ligament pubo-prostatique ;
le fascia prostatique ou fascia pelvien viscéral doit être distingué de la capsule prostatique proprement dite ;
le fascia (ou aponévrose) de Denonvilliers ou fascia recto-prostatique s'étend entre le rectum et la prostate.


Figure 3
Figure 3. 

Anatomie chirurgicale de la prostate.




Les premières descriptions de Walsh plaçaient les structures nerveuses responsables de la puissance sexuelle dans un triangle postéro-latéral à la prostate, limité en arrière par le fascia de Denonvilliers, en dehors par le fascia pelvien pariétal et en dedans par le fascia prostatique. D'après la théorie des fascias, plusieurs types de dissection sont décrits (Figure 4, Figure 5, Figure 6) :

la dissection intrafasciale est une dissection en dedans du fascia prostatique, par une incision effectuée entre la capsule prostatique et le fascia endopelvien en antérolatéral et postéro-latéral à la prostate et antérieur au fascia de Denonvilliers ;
la dissection interfasciale se fait entre le fascia prostatique en dedans et le fascia endopelvien en dehors. Théoriquement, elle devrait laisser le fascia endopelvien sur les muscles élévateurs de l'anus ;
la dissection extrafasciale s'effectue en dehors du fascia endopelvien et en arrière du fascia de Denonvilliers. Les nerfs ne sont alors pas conservés.


Figure 4
Figure 4. 

Les dissections selon les fascias.




Figure 5
Figure 5. 

Les fascias périprostatiques et la préservation neuro-vasculaire. C : capsule prostatique ; FTAP : arcade tendineuse du fascia pelvien ; LAF (PEF) : fascia du muscle élévateur de l'anus (fascia endopelvien pariétal) ; NVB : bandelettes neuro-vasculaires ; PF : fascia prostatique ; VEF : fascia endopelvien latéral.




Figure 6
Figure 6. 

Préservation vasculo-nerveuse.




Le fascia de Denonvilliers est souvent fusionné avec le fascia prostatique au centre de la face postérieure de la prostate. Il existe un débat sur la composante en deux feuillets, l'un antérieur, l'autre postérieur, ces deux feuillets enveloppants les vésicules séminales. Il semble que ce feuillet antérieur appartienne plus à la vessie, sous la forme d'un feuillet musculaire s'étendant du col vésical à la base de la prostate [63, 64, 70, 71, 72].


Le sphincter urinaire est constitué de deux types de fibres musculaires : une couche externe de fibres musculaires lisses décrites comme un fer à cheval ou un oméga inversé s'étendant sur l'apex et la face antérieure de la prostate, d'épaisseur plus importante à sa partie antérieure et latérale qu'à sa partie postérieure, une couche interne péri-urétrale (Figure 7, Figure 8) [67]. L'existence d'une hypertrophie bénigne de la prostate peut modifier l'apex de la prostate qui peut recouvrir le sphincter (Figure 9, Figure 10) [62, 64, 73, 74, 75, 76, 77, 78].


Figure 7
Figure 7. 

Anatomie descriptive de l'unité sphinctérienne. Coupe histologique d'embryon (figure de droite) : la : fascia pelvien latéral puis fibres antérieures du releveur ; x : fibres musculaires lisses du sphincter strié urétral ; * : fibres musculaires striées circulaires et longitudinales du sphincter strié ; cg : noyau musculaire recto-urétral (au-dessus du rectum).




Figure 8
Figure 8. 

Apex et col vésical.




Figure 9
Figure 9. 

Variation morphologique de la prostate.




Figure 10
Figure 10. 

Variation anatomique de l'apex prostatique.




La neuro-anatomie de la prostate a apporté des éléments supplémentaires pour améliorer les résultats fonctionnels après prostatectomie (Figure 11). Initialement décrites en postéro-latéral, les fibres issues du plexus hypogastrique inférieur ont une distribution plus complexe que celle décrite initialement par Walsh et existent également en latéral et sur la face antérieure de la prostate. Il existe différentes composantes cholinergiques, adrénergiques ou sensitives, reproduisant un hamac nerveux sur lequel repose la prostate avec un maillage antérieur que Menon a surnommé le voile d'Aphrodite, dont le rôle reste à définir [66, 68, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88]. Enfin, il existe des terminaisons nerveuses issues de ce plexus qui innervent le sphincter urétral [89, 90].


Figure 11
Figure 11. 

Neuro-anatomie de la prostate. Bladder : vessie ; CC : corps caverneux ; CS : corps spongieux ; DNP : nerf dorsal du pénis ; NVB : bandelettes neuro-vasculaires ; P : prostate ; PD : diaphragme pelvien ; PN : nerf pudental ; Pud : artère pudentale ; VP : plexus veineux ; US : sphincter urétral.




Une artère pudendale accessoire issue de l'artère obturatrice ou de l'artère vésicale inférieure est présente dans environ 25 % des cas [91, 92, 93, 94]. Elle peut cheminer sur la face antérolatérale de la prostate ou en dehors du fascia endopelvien et elle participe à la vascularisation du corps caverneux (Figure 12). Sa préservation doit être envisagée pour prévenir les risques de dysfonction érectile post-opératoire [95, 96, 97, 98, 99, 100, 101].


Figure 12
Figure 12. 

Artères pudentales accessoires.




Évolution et migration des indications de la prostatectomie totale


L'utilisation du dosage du taux de PSA a conduit à la diminution progressive des tumeurs de stade métastatique et à l'augmentation des tumeurs de stade localisé [102]. À ce stade, différentes options thérapeutiques étaient possibles, la chirurgie avec la PT étant l'une d'entre elles. Néanmoins, il existe des différences de prise en charge selon les pays et même au sein d'un même pays selon des facteurs géographiques mal déterminés [103, 104, 105]. S'il existait une augmentation de l'incidence du CaP, elle n'a pas conduit à une augmentation durable du nombre de PT [106], mais plutôt à une diminution de leur nombre à partir de 2007 en France [44, 107].


Aux États-Unis, l'augmentation de l'incidence du CaP a conduit à une diminution de l'âge au diagnostic à un stade précoce avec des taux de PSA bas : en raison de ces données, la proportion de patients avec une tumeur intra-prostatique sur la pièce opératoire a augmenté pendant les 20 premières années de pratique de la PT [108]. Dans les années 1990 à 2000, au John Hopkins Hospital de Baltimore, les tables de Partin remises à jour régulièrement étaient utilisées pour réserver la PT à des stades cliniques intra-prostatiques avec de faibles scores de Gleason (≤7) [109, 110, 111, 112].


Une récente publication a montré une tendance inverse pendant les 10 dernières années. Le taux de patients présentant une tumeur intra-prostatique après analyse anatomopathologique est passé de 80 % en 2001 à 60 % en 2005. Cette tendance s'accompagnait d'une augmentation des tumeurs de haut grade, avec un score de Gleason ≥7 sur les biopsies ou la pièce opératoire [113]. Ces résultats étaient confirmés par Cooperberg et al. avec une stabilisation du nombre de tumeurs à haut risque opérées et une diminution des tumeurs de bas risque opérées [114].


Cette tendance est également confirmée au Canada [115] et en Europe. Budaus et al. ont montré que les tumeurs de faible risque selon D'Amico avaient diminué de 66 % en 2004 à 35 % en 2009, que les scores de Gleason 6 diminuaient de 53 à 17 % alors que les tumeurs extraprostatiques augmentaient de 19 % en 2003 à 33 % en 2009 [116]. En France, dans une série bicentrique (Créteil et Toulouse), la proportion de tumeurs pT3 augmentait de 33,5 à 48,1 % alors que les tumeurs pT2 diminuaient de 66,5 à 51,8 % de 2005 à 2010 [117]. Ce changement peut être dû à une modification dans la sélection des patients, à une augmentation de la place de la PT dans une conception multimodale de prise en charge des tumeurs à haut risque et au développement de nouveaux traitements pour les tumeurs de bas risque.


En effet, les résultats des études SPCG-4 et PIVOT [56, 57] ont montré que le bénéfice en termes de survie concernait avant tout les patients de risque intermédiaire ou de haut risque et les patients de moins de 65ans. À partir de 2007, la surveillance active s'est développée comme prise en charge de certaines tumeurs de bas risque [118] et, comme l'a montré l'étude canadienne, elle a directement impacté les indications de la PT [115].


La préparation de l'opéré


La préparation de l'intervention débute par l'information donnée au patient. Celle-ci peut s'appuyer sur des fiches d'information sur la PT et le curage ganglionnaire fournies par l'AFU [119, 120]. L'information, qu'elle soit donnée oralement ou par écrit, semble insuffisante, en particulier, pour les conséquences fonctionnelles de la chirurgie [121].


Sur le plan fonctionnel, la rééducation périnéale pré-opératoire semble améliorer la continence post-opératoire, même si son effet est modéré : il s'agit d'une rééducation périnéale effectuée avec ou sans biofeedback [122, 123, 124, 125, 126, 127, 128].


Il est nécessaire d'évaluer la fonction sexuelle avant chirurgie par des questionnaires validés tel l'IIEF5 pour mieux préciser le statut érectile avant l'intervention. Aucune étude sur le rôle d'un éventuel traitement pré-opératoire pour améliorer le retour de la puissance sexuelle n'a été effectuée [129, 130, 131].


Un régime sans résidu associé à un lavement effectué la veille et le matin de l'intervention est éventuellement effectué, non pas pour faciliter le geste opératoire, mais pour permettre le traitement d'une éventuelle plaie rectale, dans les meilleures conditions [132, 133].


La prévention du risque thrombo-embolique est assurée par des héparines de bas poids moléculaires associées au port de bas de contention des membres inférieurs compressifs ou pas : ce risque est faible, estimée autour de 0,5 %, mais l'incidence semble plus élevée lorsque les thromboses sont recherchées de façon systématique par échographie Doppler (7 %). Aucune étude n'a montré un bénéfice de cette prévention, excepté pour les patients à risque de thrombose (antécédents de thrombose, durée d'intervention longue, intoxication tabagique...). Le port de bas de contention et la mobilisation précoce expliquent probablement ces résultats. La prévention doit être prolongée, poursuivie au-delà du 8e jour post-opératoire (3-4 semaines) [134, 135, 136, 137, 138, 139, 140].


La séquence chirurgicale


Les différentes techniques chirurgicales de PT et de curage ganglionnaire sont visibles en vidéo sur le site videos-rapport-congres-afu-2015.html.


Le curage ganglionnaire


Le curage ganglionnaire dans le CaP reste le moyen le plus précis pour évaluer l'atteinte ganglionnaire. Sa place dans la prise en charge du CaP est ancienne, depuis la publication de Cunéo et Marcille en 1901 [141].


Le curage standard actuellement recommandé par les associations française et européenne d'urologie chez les patients atteints d'un cancer de risque intermédiaire ou élevé de récidive doit être un curage « étendu » [7, 142]. Les territoires concernés par ce curage doivent comprendre au minimum la fosse obturatrice, le territoire iliaque interne et externe jusqu'à la bifurcation iliaque (Figure 13) [143, 144, 145]. En effet, le curage limité au territoire ilio-obturateur sous-veineux sous-estime le risque de métastases ganglionnaires. Ce risque dépend du stade clinique, de la valeur initiale du PSA, du score de Gleason [110, 146], sachant que la plupart des nomogrammes ont été réalisés à partir d'analyses de curages limités ilio-obturateurs [145]. Afin de réévaluer ces critères à partir de curages étendus, Briganti et al. ont repris 588 PT consécutives avec curage étendu permettant d'établir une corrélation forte entre le pourcentage de biopsies positives et le risque d'envahissement ganglionnaire [147]. Un risque inférieur à 7 % est reconnu comme la limite au-delà de laquelle un curage sera nécessaire [142, 148].


Figure 13
Figure 13. 

Limites anatomiques du curage ganglionnaire au cours de la prostatectomie totale.




Dans le groupe à faible risque (PSA≤10ng/mL et score de Gleason≤6 et T1c-T2a), le curage n'est pas recommandé [7, 142]. Néanmoins, le risque d'envahissement ganglionnaire dans cette population en cas de curage étendu n'est pas négligeable variant entre 3 et 12 % [144, 149, 150, 151, 152].


L'avantage du curage étendu est d'améliorer la stadification, grâce au nombre accru de ganglions prélevés et à l'identification des ganglions positifs en dehors du territoire du curage limité [152, 153, 154, 155]. La localisation des ganglions métastatiques est variable, à l'intérieur et en dehors du pelvis et devrait influencer les limites anatomiques du curage étendu [156, 157, 158].


La réalisation de ce type de curage entraîne une morbidité autour de 15 % (entre 2 et 51 %). Les complications peuvent être limitées en [145, 159] :

respectant la face externe de l'artère iliaque ;
en utilisant des petits clips plutôt que des gros, ce qui permet d'assurer une lymphostase supérieure par une forci-pression plus importante sur les vaisseaux lymphatiques ;
en ne retirant le drainage que s'il donne moins de 50mL/jour ;
en administrant les héparines de bas poids moléculaires aux membres supérieurs ;
et avec l'expérience (courbe d'apprentissage de plus de 144 cas).


La réalisation du curage ganglionnaire a diminué au cours du temps : en 2006, l'étude de la base CaPSURE a montré que le taux de curage réalisé avait diminué aux États-Unis de 94 à 80 % de 1992 à 2001 [160]. Cette diminution s'est faite aux dépens des tumeurs de bas grade selon D'Amico (94 à 73 %), ce qui est compréhensible, mais également aux dépens des tumeurs de risque intermédiaire (95 à 83 %), ce qui est plus surprenant, l'indication du curage pour ces tumeurs restant recommandée. Le taux de curage des tumeurs de risque élevé est resté identique de 91 à 94 %. L'étude de la SEER database sur 130 080 PT réalisées de 1988 à 2006 montre les mêmes résultats [161] : le nombre de pNx, c'est-à-dire le nombre de patients où le statut ganglionnaire est inconnu, est passé de 20,8 à 30,1 % (en moyenne de 25,1 %) ; le nombre moyen de ganglions prélevés par patients est passé de 12 à 6, les curages de « bonne qualité » c'est-à-dire ramenant au moins 10 ganglions diminuant jusqu'à 20 % alors que les curages de moins de 3 ganglions augmentaient à 45 %.


Plus récemment, Gandaglia et al. ont analysé 5804 patients de la SEER database ayant eu une PT entre 2008 et 2009 [162] : 3357 (57,8 %) ont eu un curage, 71,2 % pour la voie rétropubienne, 48,6 % pour la voie laparoscopique robot-assistée. Par voie ouverte, 28,5 % des tumeurs de risque intermédiaire et 18,5 % des tumeurs de haut risque n'ont pas eu de curage et pour la voie laparoscopique robot-assistée, 49,5 % des tumeurs de risque intermédiaire et 32,7 % des tumeurs de haut risque. La voie robotique aurait ainsi un impact négatif sur la réalisation du curage.


En France, l'étude PROPENLAP montre qu'un curage ganglionnaire a été réalisé pour les tumeurs de faible risque, de risque intermédiaire et de risque élevé, respectivement dans 13, 61,5 et 90,9 % pour la voie laparoscopique avec ou sans robot et 47,3, 84,5 et 100 % pour la voie ouverte : là encore, la réalisation du curage se fait aux dépens de la voie laparoscopique avec ou sans robot, la disparité étant la plus importante pour les tumeurs de risque intermédiaire.


Un curage ganglionnaire de bonne qualité devrait permettre d'avoir au moins 10 ganglions à analyser. Ce chiffre repose sur des analyses qui ont montré qu'à partir de ce nombre le risque d'avoir des ganglions positifs était plus élevé et que le risque de mortalité par CaP chez les patients avec un curage négatif était plus faible [145, 155, 163]. Ce résultat est probablement dû à une meilleure classification des patients pN0 ainsi obtenue par un curage étendu : les pN0 sont « vraiment » pN0 à partir de 10 ganglions retirés ; il s'agit « d'un effet Will Rogers » où en déplaçant un élément d'un groupe à l'autre, la moyenne au sein des deux groupes est augmentée [164]. C'est pour cette raison que la valeur thérapeutique du curage ganglionnaire étendu chez les patients pN0 a donné lieu a des résultats discordants : pour certains, le curage étendu améliore la survie des patients [155, 165, 166], pour d'autres non [167, 168].


Il n'est pas nécessaire de demander un examen extemporané du curage ganglionnaire si l'imagerie ne montre pas d'anomalie. Dans ce cas, même en cas de curage positif, la procédure chirurgicale ne doit pas être interrompue car il existe une amélioration des résultats carcinologiques [169, 170, 171, 172, 173, 174].


L'envahissement ganglionnaire est un facteur de mauvais pronostic après PT [154]. La valeur thérapeutique du curage ganglionnaire étendu et son éventuelle influence sur le pronostic du CaP n'ont pas été clairement établies. Aucune étude prospective randomisée n'a été publiée à ce jour entre les différents types de curage pelvien [175] même si le nombre de ganglions retirés pourrait également être un facteur influençant la survie spécifique [176].


En cas de curage positif, le nombre de ganglions atteints pourrait avoir une valeur pronostique. Avoir un faible nombre de ganglions positifs (1-2, voire 3) était de meilleur pronostic, la survie sans progression et la survie spécifique étant directement reliées au nombre de ganglions envahis [170, 177, 178, 179]. Le nombre de ganglions rapporté lors du curage est variable en raison de l'hétérogénicité des patients [169, 171] et c'est pourquoi la densité des ganglions positifs, c'est-à-dire le rapport entre le nombre de ganglions positifs sur le nombre de ganglions retirés, permettrait de distinguer des tumeurs à faible ou haut risque de progression, le seuil de densité seuil étant entre 15 et 20 % [152, 163, 171]. Ces résultats suggèrent qu'un curage ganglionnaire étendu pourrait avoir un impact pronostique en améliorant le statut ganglionnaire et en identifiant les patients à faible et à forte masse ganglionnaire métastatique de pronostic différent. Le curage pourrait apporter un bénéfice sur la survie sans récidive biologique, même si d'autres facteurs en particulier anatomopathologiques (score de Gleason, envahissement des vésicules séminales) sont aussi à prendre en considération [180, 181] : plus spécifiquement lié à l'envahissement ganglionnaire, le diamètre ganglionnaire, le volume tumoral à l'intérieur du ganglion envahi, l'existence d'une rupture capsulaire ganglionnaire sont d'autres facteurs influençant la survie [182, 183, 184, 185, 186].


Le traitement hormonal après chirurgie en cas d'envahissement ganglionnaire est tout aussi discuté, en particulier le moment où introduire ce traitement : hormonothérapie immédiate ou différée, selon Messing [187, 188], la place de la radiothérapie restant également à définir [189, 190, 191, 192]. La réalisation d'un curage étendu a permis de montrer que la chirurgie seule permettait d'offrir un contrôle du CaP sans autre traitement [177, 193, 194, 195, 196]. Pour Touijer et al., la survie sans récidive biologique à 5 et 10ans est ainsi de 35 et 28 % : de plus, si à 5ans, il n'y a pas eu de récidive biologique, la survie sans traitement à 10ans augmente à 81 % [177].


Au total, le curage ganglionnaire, s'il est réalisé, doit être étendu, ce qui augmente la durée d'intervention et la morbidité opératoire. Sa valeur thérapeutique reste à démontrer. En cas de tumeur pN1, un traitement adjuvant reste discuté. En cas de tumeur pN2, si le traitement hormonal adjuvant reste la référence, l'association hormono-radiothérapie pourrait être l'alternative.


La prostatectomie totale


La PT est une intervention complexe dont le premier objectif est carcinologique, le second d'assurer un retour de la continence et, éventuellement, le troisième de préserver la fonction sexuelle [2]. Cette intervention peut s'effectuer de différentes façons soit par voie chirurgicale ouverte rétropubienne ou périnéale, soit par voie laparoscopique dite mini-invasive sans ou avec une assistance robotique.


L'intervention comprend différents temps :

dissection de l'apex : ouverture de l'aponévrose pelvienne, dissection du complexe uréthro-sphincterien ;
dissection du col vésical et dissection du plan des vésicules séminales ;
dissection postérieure, contrôle des pédicules, dissections des bandelettes neuro-vasculaires ;
dissection et section de l'urètre ;
réalisation de l'anastomose uréthro-vésicale ;
curage ganglionnaire.


Ces différents temps opératoires se déroulent dans un ordre variable selon les différentes techniques qui ont été décrites dans la littérature. La dissection peut s'effectuer dans un sens antérograde du col vésical vers l'apex ou rétrograde de l'apex vers le col. De nombreux artifices techniques ont été rapportés, en particulier, pour améliorer les résultats fonctionnels que ce soit la continence ou la puissance sexuelle et il n'est pas possible de tous les rapporter.


L'évolution de la connaissance de l'anatomie est l'une des principales raisons de l'amélioration de ces techniques ainsi que le progrès technique qui a permis le développement de la chirurgie laparoscopique.


Voies d'abord



Voie périnéale


La voie périnéale n'est qu'exceptionnellement pratiquée en France. Ses contre-indications sont l'obésité pour certains, les prostates d'un volume de plus de 50mL, les antécédents de chirurgie rectale. Elle peut s'effectuer par voie sus-sphinctérienne selon la technique de Young [9], trans-sphinctérienne selon la technique de Hudson [197] ou sous-sphinctérienne selon celle de Belt et Schroeder [198]. Elle ne permet pas de réaliser un curage ganglionnaire par la même incision et la préservation des bandelettes neuro-vasculaires doit être envisagée dès le premier temps opératoire. Elle évite la dissection du plexus de Santorini et permet une anastomose vésico-urétrale sous contrôle de la vue [19].


Voie rétropubienne


La voie rétropubienne popularisée par Walsh [16, 17] s'effectue par voie rétrograde et a connu de nombreuses modifications techniques de la part de Walsh et des autres spécialistes de cette voie [16, 199, 200, 201, 202, 203].


Voies laparoscopiques


Les voies laparoscopiques peuvent s'effectuer par voie trans- ou extrapéritonéale, avec ou sans l'aide du robot. Elles s'effectuent le plus souvent par voie antérograde même si la technique rétrograde peut également être effectuée [35]. Les avantages de la voie extrapéritonéale sont l'absence de Trendelenburg, le contrôle visuel des vaisseaux épigastriques, l'absence d'iléus et de pneumopéritoine post-opératoire faisant diminuer les douleurs post-opératoires et facilitant la reprise du transit, l'absence de risque d'uro- et d'hémopéritoine et l'absence de risque de brides intra-péritonéales [5, 204, 205, 206, 207, 208, 209, 210, 211]. La voie extrapéritonéale offre un espace plus réduit et limiterait la réalisation d'un curage ganglionnaire étendu, même si les comparaisons n'ont pas mis en évidence de différences significatives [212, 213]. La laparoscopie ne fait pas courir de risque carcinologique propre à l'utilisation d'une insufflation sous réserve d'une technique stricte : après PT, seuls 3 cas d'essaimage sur orifice de trocart ont été rapportés [214, 215, 216, 217, 218, 219].


La préservation du col vésical et des ligaments pubo-prostatiques


Elle joue un rôle discuté dans la récupération de la continence. Cette préservation permettrait d'obtenir un retour de la continence plus précoce [220, 221, 222, 223, 224, 225, 226, 227]. Le risque carcinologique serait plus lié à la sélection des patients qu'à la préservation en elle-même. Il serait plus important en cas de tumeur extraprostatique où cette préservation ne doit pas être envisagée [228, 229, 230].


De même, de nombreux artifices techniques ont été rapportés pour améliorer le retour de la continence [62, 231] : le plus récent consiste à reconstruire le plan postérieur du rhabdosphincter, c'est-à-dire le plan de l'aponévrose de Denonvilliers qui a été sectionné après la section de l'apex de la prostate. Cette reconstruction, dite « de Rocco », améliorerait la précocité du retour de la continence, mais son rôle précis reste encore controversé en l'absence d'études prospectives bien menées [232, 233, 234, 235, 236, 237, 238].


La préservation des bandelettes neuro-vasculaires


Elle améliore le retour des érections et aurait éventuellement également un rôle dans la restitution de la continence post-opératoire. Dans la technique initiale de Walsh [239], la dissection des bandelettes commençait au niveau de l'apex et de l'urètre prostatique [240]. Ruckle et Zincke proposaient, dès 1995, d'aborder latéralement les bandelettes neuro-vasculaires avant de les aborder au niveau de l'urètre [241]. D'autres façons d'aborder latéralement les bandelettes ont été décrites [242, 243], que ce soit par voie ouverte ou par voie mini-invasive [27, 199, 244], notamment de commencer cette dissection après avoir sectionné le col vésical et disséqué les vésicules séminales, à la base prostatique [245, 246].


La préservation des vésicules séminales ou de la pointe des vésicules séminales permettrait une meilleure préservation neuro-vasculaires et améliorerait les résultats fonctionnels [247, 248, 249] : aucune étude n'a permis de mettre en évidence l'influence de ce geste ni les éventuels risques carcinologiques encourus lorsque l'exérèse des vésicules séminales n'est pas réalisée, l'atteinte des vésicules séminales pouvant se faire par différents mécanismes dont un mécanisme sans contiguïté avec la tumeur prostatique [248, 250] : en pratique, la PT doit rester une vésiculo-prostatectomie totale [249, 251].


La majorité des auteurs considère que le meilleur candidat à la préservation nerveuse devrait être un patient avec des érections normales en pré-opératoire avec une tumeur de stade T1-T2a-b et de faible risque selon D'Amico [252]. En effet, les bandelettes neuro-vasculaires s'étendant le long de la capsule et du fascia prostatique, le contrôle carcinologique ne doit pas être compromis par cette préservation. Pour cela, Cheng et al. ont mis au point un modèle combinant le taux de PSA pré-opératoire et le pourcentage de cancer sur les biopsies pour évaluer le risque de marges positives et pour sélectionner les candidats à la préservation nerveuse [253]. Pour Park et al., la préservation nerveuse ne doit s'effectuer que du côté où les biopsies prostatiques sont négatives [254]. Ce seul critère est sujet à caution puisque des patients avec des biopsies négatives unilatérales ont un envahissement bilatéral sur la pièce de prostatectomie [254, 255, 256]. Walsh utilise la localisation des biopsies positives, les données du toucher rectal et la présence d'invasion périneurale pour préciser quelle bandelette préserver [2]. À cela, il ajoute des critères per-opératoires comme l'induration du fascia latéral, l'existence d'adhérences avec la prostate lors de la dissection de la bandelette et l'absence de tissu de sécurité autour de la prostate [201].


En cas de tumeur extraprostatique, la préservation nerveuse entraînera plus fréquemment une marge positive [257]. Le chirurgien doit toujours discuter le risque d'une marge positive par rapport à la conservation de la fonction sexuelle. Une préservation nerveuse doit combiner la probabilité de retrouver des érections tout en assurant un faible risque de marges positives, particulièrement à l'apex et en postéro-latéral. Une étude multicentrique rétrospective sur plus de 9000 PT a montré que le taux de marges positives a diminué de 40 % entre 1982-1986 à 10 % entre 1997-2002. Cependant, le taux de marges positives pour les pT3 a augmenté de 1997 à 2002, démontrant ainsi que le risque de marges positives était plus lié à une meilleure sélection des patients qu'à une amélioration des techniques chirurgicales [258]. La préservation nerveuse n'est donc pas un facteur de marges chirurgicales positives sous réserve d'une bonne sélection des patients [259, 260]. Les recommandations françaises du CCAFU et européennes (EAU) indiquent ainsi que la préservation nerveuse doit concerner, avant tout, les patients de faible risque selon D'Amico [7142261, 142, 261].


L'apparition de l'IRM dans l'évaluation pré-thérapeutique du CaP localisé apporte des informations supplémentaires sur le risque carcinologique et la préservation des bandelettes : Tewari et al. ont décrit une échelle du risque carcinologique incluant cette donnée d'imagerie pour mieux définir la technique chirurgicale à employer [262] : 4 grades sont ainsi définis en fonction du taux de PSA pré-opératoire, du stade clinique, du score de Gleason des biopsies positives et des résultats de l'IRM multiparamétrique, correspondant à un type de conservation nerveuse. En cas de grade I (PSA<4ng/mL, stade clinique T1c, score de Gleason 6, pas de lésion visible à l'IRM), la préservation nerveuse est menée en incisant le fascia de Denonvilliers et le fascia pelvien périprostatique au plus près de la capsule prostatique alors qu'en cas de grade IV (PSA>20, stade clinique T3, score de Gleason des biopsies positives ≥8, envahissement extraprostatique à l'IRM), il n'y a aucune préservation nerveuse et la dissection est effectuée en réséquant le fascia de Denonvilliers et le fascia endopelvien (Figure 14). Cette adéquation entre le bilan initial et la technique effectuée lui permet d'avoir un taux de marges positives autour de 7,3 % au total dont 14 % pour les grades 4 [263]. Outre cette sélection, les résultats dépendent de l'expertise chirurgicale dans la technique réalisée en fonction du statut du patient [264, 265]. Plus que la comparaison entre les différentes séries, le chirurgien doit toujours évaluer ses résultats en se comparant avec lui-même pour les améliorer [266, 267, 268, 269].


Figure 14
Figure 14. 

Indication de préservation des bandelettes neuro-vasculaires en fonction du risque carcinologique.




L'anastomose uréthro-vésicale


L'intervention se termine par l'anastomose uréthro-vésicale effectuée à points séparés ou par un surjet à simple ou double aiguillée. L'étanchéité de cette anastomose joue un rôle dans le retour de la continence, toute fuite anastomotique étant potentiellement source de fibrose [201, 264, 270, 271, 272, 273].


Cas particuliers


La PT majore le risque de hernie inguinale secondaire quelle que soit la voie d'abord, exceptée pour la voie périnéale qui est à moindre risque [274, 275, 276]. La détection pré-opératoire doit être systématique pour prévenir ou traiter la hernie dans le même temps opératoire [277, 278, 279]. Le traitement per-opératoire ne complique pas la chirurgie et différents procédés ont été décrits pour prévenir l'hernie, le plus effectué étant la section du processus vaginalis [276, 280, 281, 282, 283, 284].


Après une cure de hernie inguinale, la PT est possible quelle que soit la voie d'abord et donne les mêmes résultats qu'en l'absence de hernie. La présence d'une plaque type Stoppa est la technique qui rend le plus difficile la PT, réservée à des chirurgiens ayant une expérience confirmée. Mais, la cure antérieure d'une hernie inguinale avec la présence d'une plaque peut diminuer la réalisation d'un curage ganglionnaire de 50 % [210, 285, 286, 287, 288, 289].


Après résection trans-urétrale de la prostate, la PT reste également possible : la dissection du col vésical et du plan postérieur est rendue plus difficile, d'une part, par la perte des repères anatomiques habituels et par la proximité des orifices urétéraux, et, d'autre part, par la fibrose post-résection périprostatique. La mise en place de sondes urétérales, le repérage endoscopique ou échographique per-opératoire peuvent faciliter le geste. Les résultats en termes carcinologiques restent les mêmes, mais les résultats fonctionnels montrent une continence moins bonne et une préservation nerveuse techniquement plus difficile. Si la préservation est réalisée, elle donne sensiblement les mêmes résultats que pour la PT sans résection préalable [290, 291, 292, 293, 294, 295, 296, 297, 298, 299].


L'obésité n'est pas une contre-indication à la PT, même si elle allonge le temps opératoire, le risque de saignement per-opératoire et de complications post-opératoires [300, 301, 302, 303, 304]. Techniquement, l'anastomose uréthro-vésicale peut être difficile et le taux de marges positives plus élevé [305]. L'expérience chirurgicale joue un rôle important pour cette catégorie de patient qu'il vaut mieux ne pas opérer en début d'expérience [306]. La voie périnéale est possible, la voie extrapéritonéale est préférable à la voie transpéritonéale pour la voie laparoscopique [307]. La voie laparoscopique robot-assistée, dans cette indication, devient la voie économiquement la plus intéressante [308].


Complications per- et post-opératoires


L'objectif de ce chapitre est de décrire les complications de la PT réalisée dans les conditions actuelles, par voie rétropubienne, laparoscopique, ou robotique. Une revue systématique de la littérature a été effectuée partir de la base de données PubMed (www.ncbi.nlm.nih.gov/) de 2002 à 2015 en utilisant les mots-clés suivants [309] : prostate cancer , radical prostatectomy , complications . Les articles ont été sélectionnés en fonction de la langue (français et anglais) et de leur pertinence méthodologique.


La recherche systématique a permis de sélectionner 56 articles : 3 essais prospectifs randomisés, 5 méta-analyses, 10 articles de revue, et 38 séries pertinentes.


Les complications de la PT peuvent être décrites de façon chronologique (per-opératoires, post-opératoires précoces et tardives), par localisation et par indice de gravité. Le niveau de gravité des complications doit être rapporté en fonction de classifications internationales validées. La classification de Clavien est la plus souvent utilisée pour analyser les complications chirurgicales (Tableau 1) [310]. La mortalité de la PT est faible et évaluée autour de 0,2 % [201]. Dans l'étude PROPENLAP, il n'y a eu aucune mortalité sur les 586 PT.


La fréquence actuelle des complications de la PT a été rapportée par Tewari et al. [311]. Cette méta-analyse a été effectuée à partir de 400 articles publiés entre 2002 et 2010. La fréquence des complications a été analysée en fonction de la voie d'abord chirurgicale, rétropubienne, laparoscopique ou robotique (Tableau 2). Une majorité d'articles décrit le pourcentage de complications, sans analyser la gravité de façon systématisée. Dans sa méta-analyse, Tewari et al. ont retrouvé seulement 15 % des articles stratifiant les complications selon la classification de Clavien [311].


Dans la méta-analyse de Robertson et al. à partir de 54 articles [312], les complications de la PT laparoscopique et robotique ont été rapportées selon la classification de Clavien (Tableau 3).


Conversion


La PT laparoscopique ou robotique peut nécessiter une conversion en chirurgie ouverte en raison d'une difficulté ou d'une complication opératoire. Dans une série de 134 398 PT répertoriées dans la NIS database entre 2004 et 2010, le taux de conversion rapporté était de 1,8 %. Les patients pour lesquels une conversion avait été nécessaire présentaient une hospitalisation plus longue et un taux de complications significativement plus élevé. Les facteurs indépendants prédictifs de conversion en chirurgie ouverte étaient : l'obésité (risque relatif [RR] : 1,9), l'existence d'adhérences (RR : 3,1), une anémie (RR : 5,7) et un nombre annuel de PT par chirurgien inférieur à 25 (RR : 7,4) [303].


Ré-hospitalisation


Dans une étude rétrospective de registre portant sur 15 870 PT rétropubiennes (Ontario, Canada) réalisées entre 2002 et 2009, l'incidence cumulée de ré-hospitalisation à 5ans était de 17 %, en raison d'une obstruction urinaire dans 73 %, d'une infection dans 13,5 %, d'un saignement dans 6 %, d'une lithiase dans 5 %, d'une insuffisance rénale dans 1,5 % et d'une fistule dans 1 % des cas. L'incidence cumulée pour les hospitalisations comprenant plus d'une nuit était de 1,5 % [313].


L'analyse rétrospective de la NSQIP database (National Surgical Quality Improvement Program) sur 5471 PT réalisées en 2011 a comparé les taux de ré-hospitalisation des patients opérés par voie robotique (80 %) et rétropubienne (20 %). Ce taux était significativement plus élevé dans le groupe PT rétropubienne (5,47 % versus 3,48 % ; p =0,002). Le pourcentage de ré-intervention était similaire entre les deux groupes (1,09 % versus 0,96 % ; p =0,689). Les facteurs prédictifs de ré-hospitalisation incluaient la durée opératoire, l'existence d'une dyspnée et la voie d'abord chirurgicale [314].


Syndromes des loges


Les accidents de compressions des membres inférieurs ont été décrits lors de la chirurgie des cancers pelviens, notamment après PT [315]. Ces accidents de compression peuvent être liés à une comorbidité du patient (obésité, artériopathie des membres inférieurs), une mauvaise installation (responsabilité du chirurgien) et une durée d'intervention excessive (>4heures). Dans une étude multicentrique de 3110 PT robotiques (2004-2011), 9 cas ont été rapportés (0,3 %), nécessitant la réalisation d'une aponévrotomie dans 7 cas [316].


Plaie vasculaire


Une plaie vasculaire peut compliquer la PT à plusieurs étapes de l'intervention.


La PT (laparoscopique ou robotique) transpéritonéale nécessite la création d'un pneumopéritoine. Celui-ci peut être réalisé en toute sécurité par une open celioscopy ou par la mise en place d'une aiguille de Veress. L'aiguille de Veress placée au niveau de l'ombilic doit être inclinée avec un angle de 45 degrés par rapport à la paroi abdominale. En effet, l'ombilic se projette en regard du promontoire et de la bifurcation des vaisseaux iliaques. Il existe donc un risque de plaie de ces vaisseaux en introduisant l'aiguille de Veress perpendiculairement à la paroi abdominale, notamment chez un sujet mince.


Une méta-analyse retrouve une fréquence de 0,044 % pour une plaie vasculaire majeure lors de la réalisation d'une procédure laparoscopique sans open access versus 0 % avec une open celioscopy (p =0,003) [317]. Une deuxième méta-analyse rapporte un taux de plaie vasculaire de 0 à 0,03 % après open celioscopy versus 0,003 à 1,3 % avec un accès direct [318]. Une plaie vasculaire peut également se produire au moment de l'insertion des trocarts. Afin de limiter les risques de complications, les trocarts doivent être introduits sous contrôle de la vue. En dehors d'une plaie directe de gros vaisseaux (iliaques, aorte, veine cave), nécessitant un contrôle du saignement et une conversion en urgence, le risque principal est la plaie des vaisseaux épigastriques lors du placement des trocarts latéraux. La plaie épigastrique peut se manifester par un saignement abondant, ou très limité le long du trocart, voire l'absence de saignement per-opératoire et l'apparition d'une hémorragie au moment de l'ablation du trocart. Lors d'une PT réalisée par voie extrapéritonéale, les vaisseaux épigastriques sont généralement visibles et peuvent être contrôlés par une coagulation à la pince bipolaire.


Lors d'une procédure par voie transpéritonéale, les vaisseaux sont inaccessibles à une simple coagulation. La solution la plus sûre consiste à en effectuer une ligature de part et d'autre de l'orifice de trocart [319, 320]. Lors de la dissection, il existe un risque de plaie vasculaire iliaque, notamment lors de la réalisation d'une lymphadénectomie, ainsi qu'un risque de plaie du plexus de Santorini lors de la dissection apicale de la prostate. La plaie des vaisseaux iliaques, comme toute plaie de vaisseau de calibre important, nécessite de contrôler le saignement avec une pince atraumatique, puis (en fonction de son expérience et de la gravité de la lésion) de suturer le vaisseau après mise en place d'un trocart supplémentaire, ou de convertir et d'effectuer la suture en chirurgie ouverte [319, 321, 322]. La plaie du plexus de Santorini est devenue une cause très rare de conversion en chirurgie ouverte. Le saignement peut généralement être contrôlé par une pince atraumatique, puis par une suture de fil résorbable. En fin d'intervention, l'absence de saignement doit être vérifiée en diminuant la pression d'insufflation du pneumopéritoine et les trocarts retirés sous contrôle de la vue [320].


Plaie nerveuse


Le nerf obturateur peut être lésé lors de la réalisation du curage ganglionnaire. Il peut être étiré, clippé, coagulé, voire sectionné lors de l'intervention. Une section complète peut être traitée par une suture sans tension [323]. En l'absence de section complète du nerf, les troubles sensitifs et moteurs (adduction) sont généralement régressifs au bout de 6 semaines.


Plaie digestive


La plaie digestive est une des plus graves complications de la PT laparoscopique ou robotique, notamment lorsqu'elle n'est pas reconnue pendant l'intervention. Elle expose le patient à un risque septique mettant en jeu le pronostic vital. La lésion digestive peut être due à un traumatisme direct lors de la mise en place des trocarts, une plaie, une dilacération, une électrocoagulation lors de la dissection.


Le tableau de péritonite post-opératoire peut être trompeur, atténué, sans fièvre, la douleur située uniquement au niveau d'un des orifices de trocarts. Le tableau biologique peut également être perturbé. Il faut systématiquement évoquer la possibilité d'une plaie digestive méconnue devant tout tableau atypique dans les suites d'une PT transpéritonéale. En cas de doute persistant, après avoir réalisé l'ensemble du bilan clinique, biologique, et tomodensitométrique, une exploration laparoscopique ou par laparotomie peut être proposée [319, 324].


Plaie rectale


La plaie rectale est une complication classique et rare de la PT. Elle est plus fréquemment rapportée après réalisation d'une exérèse large sans conservation nerveuse et chez les patients obèses ou aux antécédents de RTUP ou de radiothérapie prostatique. L'intérêt d'une préparation digestive pré-opératoire n'a pas été démontré [325, 326].


Le point fondamental est l'identification per-opératoire de la plaie rectale (Figure 15). En cas de doute, un toucher rectal peut être effectué. La mise en place d'une sonde rectale permet également d'identifier une plaie de la face antérieure du rectum, en remplissant le rectum avec du sérum mélangé à du bleu de méthylène ou en insufflant de l'air après avoir rempli de sérum l'espace de dissection pelvienne. Le traitement de la plaie rectale détectée pendant l'intervention repose sur : la suture en deux plans du rectum (muqueux, puis musculaire), le contrôle per-opératoire de l'étanchéité de la réparation, l'instauration d'une antibiothérapie adaptée, la réalisation d'une anastomose vésico-urétrale étanche, un sondage plus prolongé (15jours). Cette prise en charge permet dans la majorité des cas d'obtenir une cicatrisation sans séquelle [325, 327]. La réalisation d'une cystographie rétrograde avant l'ablation de la sonde permet de vérifier l'absence de fistule [326].


Figure 15
Figure 15. 

Plaie per-opératoire de la face antérieure du rectum (exposition et réparation par suture en deux plans).




Fistule uréthro-rectale


L'apparition post-opératoire d'une fistule uréthro-rectale révèle secondairement une plaie rectale non identifiée en cours d'intervention ou complique une plaie rectale diagnostiquée, suturée et mal cicatrisée. La symptomatologie clinique dépend de la taille de la fistule. Le diagnostic repose sur la présence d'une pneumaturie, d'une fécalurie, d'un écoulement d'urine par le rectum. La symptomatologie est parfois frustre, dominée par un tableau d'infection urinaire persistante [328].


Schématiquement, deux situations cliniques sont à différencier : la fistule simple dont le traitement est local et la fistule compliquée d'un sepsis ou d'un abcès pelvien qui nécessite la réalisation d'une colostomie d'amont avant le traitement de la fistule (Figure 16). La fistule uréthro-rectale après PT est le plus souvent une fistule basse avec un trajet direct court, souvent en chicane, palpable lors du toucher rectal. Le bilan peut être complété par une cystographie rétrograde, un scanner abdominopelvien, une cystoscopie, ainsi qu'une rectoscopie (Figure 17).


Figure 16
Figure 16. 

Fistule urétro-rectale compliquée d'un abcès pelvien et d'un sepsis mis en évidence par une TDM abdominale.




Figure 17
Figure 17. 

Fistule urétro-rectale après prostatectomie totale confirmée par la cystographie rétrograde.




En dehors d'un tableau infectieux, la prise en charge de la fistule uréthro-rectale consiste à drainer les urines par une sonde vésicale. Le simple drainage permet parfois d'obtenir une cicatrisation. Dans la série de Thomas et al., 23 % des patients (3/13) qui présentaient une fistule sans fécalurie ont pu obtenir une cicatrisation complète par un simple sondage trans-urétral pendant 28 à 100jours [328]. Trente-trois pour cent des patients traités par une colostomie et un sondage vésical ont obtenu une guérison après un délai de 23 à 99jours. En l'absence de cicatrisation spontanée au bout de 2 à 3 mois, il faut envisager la réalisation d'un traitement chirurgical de la fistule [328].


De nombreuses séries, avec un faible effectif de patients, décrivent différentes techniques de prise en charge chirurgicale de ces fistules [329]. La majorité des traitements est réalisée par voie périnéale transrectale de York-Mason ou par voie strictement périnéale. Quelques expériences de fermeture de la fistule rectale par voie trans-anale (lambeau tracteur) ont été décrites. La prise en charge des fistules par voie abdominale ouverte, laparoscopique ou robotique a également été rapportée, mais dans peu de cas (Tableau 4). La localisation basse de la fistule explique que la voie d'abord périnéale soit la plus fréquemment utilisée. La technique de York-Mason permet de réséquer le trajet fistuleux par voie transrectale et d'effectuer une réparation en plusieurs plans de tissus non cicatriciels. En cas d'échec de la cure de fistule après cette technique, une nouvelle intervention de York-Mason peut être réalisée. Dans la série de Kasraeian et al., 3 patients ont été traités plusieurs fois, sans augmentation de la morbidité, avec, à terme, une cicatrisation complète de la fistule [330]. La voie d'abord périnéale avec un abord extra-rectal de la fistule permet de réséquer le trajet fistuleux et de fermer le rectum et d'interposer un lambeau musculaire (gracilis) ou muqueux.


Complications thrombo-emboliques


Environ 20 % des phénomènes thrombo-emboliques sont rapportés chez les patients porteurs de cancer. Ce risque de complication est augmenté chez les patients traités chirurgicalement. Les mesures classiques de prévention incluent l'utilisation d'héparine de bas poids moléculaire, de bas de contention et une mobilisation précoce [331]. L'analyse de 45 000 patients de la base de données suédoise (Prostate Cancer Database Sweden [PCBase]) a montré que les interventions réalisées en raison d'un CaP entraînaient une augmentation du risque thrombo-embolique. Le risque était maximal dans les deux premiers mois après la chirurgie. Les interventions les plus à risque de thrombose veineuse profonde et d'embolie pulmonaire étaient celles incluant un curage ganglionnaire (RR : 4,2 [IC 95 % : 3,1-5,8] et 5,4 [IC 95 % : 3,5-8,4], respectivement). La PT rétropubienne ou laparoscopique associée à un curage augmentait le risque d'embolie pulmonaire (RR : 7,8 [IC 95 % : 4,9-13] et 8,1 [IC 95 % : 2,9-23], respectivement) [332].


Dans l'essai prospectif LAPPRO comparant la PT rétropubienne et robotique, l'étude des complications thrombo-emboliques faisait partie des critères secondaires d'évaluation : 15 % des 3544 patients opérés entre 2008 et 2011 avaient eu un curage ganglionnaire associé à la PT. Le risque relatif de thrombose veineuse profonde et d'embolie pulmonaire était environ 7 fois plus élevé dans le groupe des patients ayant eu un curage (RR : 7,8 [IC 95 % : 3,5-17] et 6,3 [IC 95 % : 2,1-19], respectivement). Les facteurs prédictifs de complications thrombo-emboliques étaient représentés par un antécédent de thrombose et l'existence d'une tumeur à haut risque (pT4 ou score de Gleason ≥8) [333]. Dans l'étude rétrospective de 18 472 PT de la Mayo Clinic, une complication thrombo-embolique était rapportée dans 1,4 % des cas dans les 30jours post-opératoires. Elle était liée au groupe sanguin non O (RR : 1,9 ; p =0,004), au taux de transfusion péri-opératoire (RR : 1,3 ; p =0,02), ainsi qu'au nombre de ganglions retirés (RR : 1,05 ; p =0,035) [334]. L'étendue du curage était liée au risque de formation de lymphocèle, source de compression et de thrombose [332, 334].


Lymphocèle


Cette complication est l'apanage de la PT couplée à une lymphadénectomie pelvienne. L'existence d'une lymphocèle est rapportée dans 0 à 8 % des cas après curage ganglionnaire pelvien avec un taux de complication de grade III-IV dans 0 à 5 % des cas [335].


Khoder et al. ont rapporté une série multicentrique de 304 lymphocèles compliquant une PT effectuée entre 2002 et 2004. Une lymphadénectomie avait été réalisée dans 96 % des cas (nombre moyen de ganglions prélevés=10). Le volume moyen de la lymphocèle était de 36mL (20-1800mL). L'évolution de la lymphocèle par imageries successives était disponible chez 41 patients. Dans 76 % des cas, il était noté une régression des images, alors qu'une stagnation et une augmentation de la taille des lésions étaient rapportées dans 7 et 17 % des cas, respectivement. En l'absence de complication, la surveillance était l'attitude la plus fréquente (87 %). Les patients asymptomatiques traités étaient ceux présentant une volumineuse collection. Une ponction, ou un drainage percutané, a été réalisée dans 92 % des cas. La lymphocèle était compliquée dans 9 % des cas. Un lymphÅ“dème des membres inférieurs était rapporté dans 4,3 %, une douleur dans 3 %, une thrombose dans 1,3 %, une infection du liquide dans 1,3 % et une compression vésicale entraînant progressivement une incontinence dans 0,3 % des cas (Figure 18). La gestion des cas compliqués a nécessité une intervention dans 82 % des cas (ponction : 43 % ; drainage : 57 %). Une intervention chirurgicale (marsupialisation) après échec de traitement percutané a été nécessaire dans 9 % des cas [336].


Figure 18
Figure 18. 

Lymphocèle bilatérale symptomatique avec lymphÅ“dème (TDM).




Fuite anastomotique


La fuite anastomotique est une complication précoce fréquente. L'incidence de cette complication est maximale entre le 7e et le 10e jour post-opératoire. Après 3 semaines de sondage, l'incidence diminue fortement. Le diagnostic peut être clinique ou radiologique (cystographie rétrograde). Cliniquement, la fuite anastomotique se caractérise par une émission d'urine par les drains de Redon. Un ionogramme effectué sur le liquide du Redon permet de faire la différence entre une fuite d'urine (taux élevé de créatinine) et une lymphorrhée. La gravité du tableau clinique est variable et doit être rapportée selon la classification de Clavien. Il peut s'agir d'une simple fuite extrapéritonéale nécessitant un sondage prolongé, d'une fuite intrapéritonéale accompagnée d'un iléus réflexe, d'un tableau septique justifiant un drainage chirurgical [337]. Une fuite d'urine par le drain de Redon n'est pas forcément synonyme de fuite anastomotique. Elle peut également traduire une plaie urétérale nécessitant un traitement plus spécifique [338].


Nombre de facteurs favorisant la fuite anastomotique sont décrits dans la littérature. La difficulté de réalisation de l'anastomose est une cause dont les facteurs favorisants sont : le début d'expérience, des antécédents de chirurgie prostatique (résection endoscopique), l'obésité (chirurgie ouverte), la qualité du moignon urétral. En post-opératoire, la présence d'une infection urinaire, d'un hématome pelvien majore le risque de retard de cicatrisation de l'anastomose (Figure 19) [339, 340]. En revanche, le type de fil utilisé et la technique d'anastomose (surjet versus points séparés, reconstruction postérieure) ne semblent pas influencer l'apparition de fuites [337].


Figure 19
Figure 19. 

Hématome rétro-vésical après prostatectomie totale (TDM).




L'étanchéité de l'anastomose peut être testée à la fin de l'intervention en remplissant la vessie par du sérum physiologique. L'étanchéité per-opératoire est prédictive de l'absence de fuite lors d'une cystographie de contrôle [337].


La résolution de la fuite anastomotique peut être réalisée dans un premier temps par des mesures simples : vérification du positionnement et de la perméabilité de la sonde vésicale, arrêt de l'aspiration et mobilisation du drain de Redon, diminution des apports hydriques. En cas d'inefficacité de ces manÅ“uvres, il est nécessaire de dériver les urines par des sondes urétérales, mises en place par voie endoscopique. Ce geste peut être associé au drainage d'une collection urinaire ou d'un volumineux hématome. Le traitement endoscopique permet généralement d'obtenir une cicatrisation de l'anastomose vésico-urétrale [341]. Une ré-intervention chirurgicale peut être envisagée en dernier ressort afin d'effectuer une nouvelle anastomose. La réalisation de cette nouvelle anastomose sera toujours plus difficile que celle réalisée initialement [320].


Sténose anastomotique


Sandhu et al. ont rapporté un taux de 4 % de sténose anastomotique, après un délai médian de 3,5 mois, sur 4592 PT consécutives réalisées entre 1999 et 2007. En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de sténose anastomotique étaient l'âge du patient, l'IMC, le score de Charlson, l'existence d'une insuffisance rénale, d'une fuite anastomotique, d'un hématome pelvien, ainsi que la technique chirurgicale [339]. Dans l'étude de Wang et al. portant sur 1038 PT robotiques et 707 PT rétropubiennes, effectuées entre 2001 et 2009, le taux de sténose était de 4,3 % (PT rétropubienne : 7,5 % versus PT robotique : 2,1 % ; p <0,0001) avec une apparition de la sténose au bout d'un délai médian de 3 mois. Les facteurs indépendants prédictifs d'apparition de la sténose incluaient des facteurs locaux (hématurie post-opératoire, fuite anastomotique, rétention aiguë) ainsi que la récidive biologique et la technique chirurgicale. Le traitement de la sténose anastomotique était essentiellement endoscopique (urétrotomie à la lame froide ou au laser) pouvant être répété chez 40 % des patients. Les patients traités de leur sténose présentaient à 3 et 6 mois des troubles urinaires supérieurs aux patients sains. À 12 mois, la qualité de vie urinaire évaluée par les questionnaires EPIC (Expanded Prostate Cancer Index Composite) était identique dans les deux groupes [342].


Facteurs favorisants les complications


Comorbidités


Peu d'articles rapportant les complications de la PT mentionnent les comorbidités des patients. Dans la méta-analyse de Tewari et al. [311], 87 % des articles sélectionnés ne rapportaient pas les comorbidités des patients. Seuls 2,75 % des articles rapportaient les comorbidités de façon systématisée, selon la classification de Charlson [311].


Anticoagulants


L'aspirine à la dose de 100mg ne semble pas augmenter le risque de transfusion, de complication et de durée d'hospitalisation [343, 344].


Particularités anatomiques


L'obésité a été associée dans plusieurs études à une augmentation de la durée opératoire, sans, pour autant, être liée aux autres données péri-opératoires [345].


Le volume prostatique élevé peut être une source de difficulté technique, notamment chez les patients présentant un pelvis étroit. Chang et al. notent un allongement de la durée opératoire chez les patients présentant un volume prostatique >75g (+14min ; p <0,001) sans rapporter de différence de saignement, de transfusion, et de complications [346].


L'existence d'un lobe médian, identifié ou non sur le bilan d'imagerie pré-opératoire (IRM), rend plus difficile l'identification et la dissection du col vésical. Dans la série de Patel et al., un lobe médian a été identifié chez 19 % des patients. La durée opératoire était augmentée de 5minutes dans le groupe des patients présentant un lobe médian (80min versus 75min ; p <0,001), mais cette différence disparaissait lorsque les résultats étaient stratifiés par volume prostatique. Aucune différence concernant le délai de retour à la continence et le taux de continence à 6 mois n'a été rapportée [347].


Les antécédents de résection trans-urétrale de la prostate représentent également une difficulté technique supplémentaire. Après résection, l'identification des repères anatomiques est plus difficile, les orifices urétéraux peuvent être très proches de la zone d'incision de la face postérieure du col et une fibrose séquellaire peut compliquer la dissection du col, des vésicules séminales et de la base prostatique. Jaffe et al. ont rapporté des antécédents de résection dans 4 % des cas d'une série de 3061 PT laparoscopiques avec un taux de complication majoré dans ce groupe (p <0,01). Cette différence de taux de complication était liée à une augmentation significative des fuites anastomotiques [299]. Menard et al. ont rapporté 15 % versus 6 % de complications (p =0,02) dans une série de 46 patients aux antécédents de résection sur 640 PT laparoscopiques [296].


Les antécédents d'irradiation représentent une situation particulière. La PT de rattrapage après irradiation externe ou curiethérapie majore le risque de complications (infection urinaire, plaie rectale, fistule, abcès, rétention urinaire, sténose anastomotique) [348].


Voies d'abord


Porpiglia et al. ont rapporté une étude prospective randomisée comparant la voie d'abord laparoscopique (n =60) et robotique (n =60). Il n'y avait pas de différence significative de complications entre ces deux groupes (16,6 % robot versus 11,6 % lap ; p =0,43) [349].


Dans l'essai prospectif randomisé rapporté par Asimakopoulos et al., un total de 128 patients consécutifs (64 dans chaque groupe) a été inclus [350] : 11 patients ont été perdus de vue et 5 ont été exclus de l'analyse statistique finale. La population finale de l'analyse statistique était constituée de 112 patients (60 PT laparoscopiques et 52 PT robotiques). Le taux de complications était de 5/60 (8 %) dans le groupe laparoscopique et 8/52 (15 %) dans le groupe robot (p =0,24).


Dans la méta-analyse publiée par Tewari et al., les taux de complications de la PT étaient faibles quelle que soit la voie d'abord, mettant en avant la fiabilité de cette procédure chirurgicale [311]. Néanmoins, 85 % des 400 articles sélectionnés ne rapportaient pas la gravité des complications de façon standardisée et seuls 11 articles (2,75 %) mentionnaient les comorbidités en utilisant l'index de Charlson. Le taux de complications per-opératoires était plus élevé après PT rétropubienne (1,5 %) et PT laparoscopique (1,6 %) qu'après PT robotique (0,4 % ; p <0,001). Les complications péri-opératoires étaient plus fréquentes après PT rétropubienne (18 %) qu'après PT laparoscopique (11 %) et robotique (8 % ; p <0,002).


Ficarra et al. ont réalisé une méta-analyse de 37 études comparant la PT rétropubienne, laparoscopique et robotique [351]. Le taux de transfusion était plus faible après la PT laparoscopique versus rétropubienne (RR : 4,72 ; IC 95 % : 2,2-10,14 ; p <0,0001, s'élevant à 5,34 lorsque l'analyse ne portait que sur les études prospectives). Le taux global de complications était plus élevé après la PT rétropubienne (RR : 1,52 ; IC 95 % : 1,17-1,97 ; p =0,002) que laparoscopique (RR : 1,70 ; IC 95 % : 1,31-2,21 ; p <0,0001 en considérant uniquement les études prospectives). Il n'était pas rapporté de différence significative entre la PT laparoscopique et robotique (RR : 1,83 ; IC 95 % : 0,78-4,31 ; p =0,16).


Dans la méta-analyse de Moran et al., 51 séries ont été sélectionnées. Le risque de complications et de transfusion était plus faible après la PT robotique qu'après la PT rétropubienne (RR : 0,74 ; IC 95 % : 0,56-1,00 ; p =0,047 et RR : 0,23 ; IC 95 % : 0,18-0,29 ; p <0,001, respectivement). La comparaison entre la PT laparoscopique et robotique ne montrait pas de différence significative [352].


La méta-analyse de Robertson et al. a inclus 58 études. Il existait une diminution du risque de complications chez les patients traités par voie robotique versus laparoscopique [312].


Dans l'analyse rétrospective de la SEER database, les probabilités de complications à 30 et 90jours étaient similaires après la PT rétropubienne et robotique. Cependant, il était noté un risque plus faible de transfusion (RR : 0,25 ; IC 95 % : 0,15-0,43 ; p <0,001) après la PT robotique et un risque plus faible de complications génito-urinaires après la PT rétropubienne (RR : 1,93 ; IC 95 % : 1,26-2,97 ; p =0,002) [353].


Il n'existe pas de différence de complication significative entre la voie d'abord trans- et sous-péritonéale lors de la réalisation d'une PT laparoscopique ou robotique [209, 354, 355].


Learning curve , volume d'activité


Le taux de complications diminue avec l'expérience. Des études de registres (NIS) montrent que le risque de complications après la PT laparoscopique ou robotique était diminué de façon significative cinq ans après la diffusion de la technique (RR : 0,4 ; p =0,002) [356]. Une corrélation entre le taux de complications et le volume d'activité de l'institution était également rapportée [357]. Dans l'analyse de la SEER database, le taux de complications après la PT était significativement plus faible lorsque les interventions étaient pratiquées par un chirurgien entraîné dans une institution avec un haut volume d'activité [358]. D'autres études de registre vont dans le sens d'une diminution du risque de complications lorsque la PT est réalisée par un chirurgien pratiquant régulièrement cette intervention [359]. Même au sein d'un groupe de chirurgiens experts, des variations de morbidité opératoire ont été rapportées, soulignant ainsi l'existence de différences inter-individuelles [360]. Il n'y a pas, pour autant, de nombre minimum (cut-off ) de PT à réaliser par chirurgien ou par institution qui impacte clairement la qualité des résultats (bons ou mauvais). Le nombre (moins de 30 PT par an) parfois évoqué comme seuil de qualité pourrait entraîner une augmentation des indications de la PT, s'il était appliqué comme quota minimum.


En 2013, Trinh et al. ont formalisé ces mises en garde [361] :

les résultats rapportés dans les grandes séries du SEER Program concernent avant tout des patients âgés de plus de 65ans et ne s'appliquent pas aux patients d'autres pays ;
peu de séries analysent les résultats avec des stratifications de patients, notamment en fonction des groupes à risque. Le caractère rétrospectif des études rajoute un biais de sélection ;
les séries émanant de petites institutions ont du mal à être publiées, pourtant elles représentent souvent « la vraie vie », ce qui est également un biais pour l'analyse objective du sujet traité ;
il est trop simple de relier le volume d'activité à la qualité des résultats sans inclure des paramètres discriminants comme les données documentées sur la mortalité et la morbidité péri-opératoires, l'environnement chirurgical, la présence ou l'absence d'un pathologiste et d'un radiologue experts en uro-oncologie, la présence d'une unité de soins intensifs à proximité, l'utilisation d'anticoagulants, l'antibioprophylaxie, etc.


Statut social et assurantiel


Dans une étude de registre (NIS) analysant 61 167 PT réalisées entre 2003 et 2007 aux États-Unis, Trinh et al. ont rapporté que les patients bénéficiant d'une assurance privée (68 %) étaient plus à risque de complications par rapport aux patients protégés par le système d'assurance-santé Medicare géré par le gouvernement (30 %) et par rapport aux patients les plus pauvres (2 %) couverts par le système Medicaid [362]. En analyse multivariée, les patients couverts par le système Medicare et Medicaid présentaient plus de complications, plus de transfusions et une durée d'hospitalisation plus longue (OR=1,2 ; p <0,001).


Synthèse des complications de la prostatectomie totale


Les complications per-opératoires de la PT sont peu fréquentes, essentiellement dominées par le saignement et le risque de transfusion. La plaie digestive est extrêmement rare, mais potentiellement dramatique en cas de diagnostic retardé. De même, la plaie rectale est problématique, si elle est méconnue avec un risque secondaire de sepsis et de fistule urétro-rectale. Le risque de plaie urétérale, vasculaire (vaisseaux iliaques) ou nerveuse (nerf obturateur) est très faible. Ce type de complications est observé le plus souvent au cours des curages ganglionnaires.


Les complications post-opératoires précoces (<1 mois) varient suivant les études. Les complications chirurgicales sont dominées par les fuites anastomotiques et les hématomes pelviens. Les lymphocèles, observées après lymphadénectomie pelvienne sont traités lorsqu'elles sont symptomatiques.


Les complications médicales le plus souvent rapportées sont les infections urinaires et les complications thrombo-emboliques. Les complications post-opératoires tardives (>1 mois) sont représentées par l'incontinence urinaire et la dysfonction érectile (qui seront traitées dans un chapitre spécifique) et la sténose anastomotique.


Ces faibles taux de complications rapportés dans les séries de PT soulignent l'efficacité et la faible morbidité de cette procédure. Les complications doivent être rapportées selon les classifications validées, en fonction de la morbidité des patients afin de pouvoir réaliser des analyses pertinentes. La PT est une intervention complexe dont chaque étape peut être marquée par une complication. Le risque de complications diminue avec l'expérience chirurgicale. Il est important de favoriser les programmes de formation visant à diminuer la courbe d'apprentissage et le risque de complications de la PT.


La prise en charge de l'opéré


En l'absence de complication, le patient est mobilisé dès le lendemain de l'intervention et l'alimentation reprise, le traitement post-opératoire se limitant à des antalgiques simples et aux héparines de bas poids moléculaires : la douleur post-opératoire est moindre pour les techniques mini-invasives dans les 24 premières heures [363, 364, 365, 366, 367, 368].


Sonde vésicale


La sonde vésicale peut être retirée dès le 4e jour post-opératoire mais, en moyenne, elle est retirée, le patient étant sorti, au 8e jour post-opératoire [369, 370, 371]. Il n'est pas nécessaire d'effectuer une cystographie sauf si l'on veut envisager une ablation de sonde plus précoce ou lorsque l'anastomose a été testée en per-opératoire, mais cela fait courir le risque de rétention probablement en rapport avec un Å“dème péri-anastomotique : dans ce cas, il est nécessaire de replacer la sonde pour quelques jours [372, 373]. En cas de sortie avant ablation de la sonde vésicale, une fiche d'information peut être remise au patient pour lui expliquer la conduite à tenir à domicile vis-à-vis de cette sonde [374].


Drainage


Le drainage s'il a été mis en place peut être retiré dès le premier jour post-opératoire même en cas de curage ganglionnaire selon les habitudes du chirurgien [375, 376, 377].


L'hospitalisation est de 3-4jours et varie plus selon les patients et les systèmes de santé que selon les voies d'abord [351, 366, 367, 378, 379, 380]. Certains ont proposé une PT « ambulatoire » [365, 381].


Le patient sort sous antalgiques simples, héparine de bas poids moléculaire, bas de contention des membres inférieurs. Une feuille d'information de l'AFU sur les suites post-opératoires peut lui être remise, une ordonnance comportant un dosage de taux de PSA à réaliser 4 à 8 semaines après l'intervention ainsi qu'une ordonnance d'injection de prostaglandine intra-caverneuse en cas de prise en charge précoce de la dysérection post-opératoire chez un patient informé et motivé [382, 383].


Conclusion


Depuis 30ans, de nombreux travaux ont été effectués permettant d'améliorer les résultats de la PT. Il s'agit d'une intervention sûre dont les complications restent rares mais dont les différents temps opératoires répondent à des principes bien codifiées : la classification de D'Amico, même si elle reste simple et mérite d'être complétée par d'autres critères (IRM, etc.), permet de bien préciser en fonction de la tumeur l'indication du curage ganglionnaire et la préservation des bandelettes neuro-vasculaires. À ces critères carcinologiques, doit s'ajouter l'évaluation du statut urinaire et sexuel du patient pour que le chirurgien effectue son choix technique pour la réalisation optimale de l'intervention.


Déclaration d'intérêts


L.S. : essais cliniques : en qualité de co-investigateur, expérimentateur non principal, collaborateur à l'étude : AP-HP (PROPENLAP), Ferring (AFU-GETUG 22).


Essais cliniques : en qualité de co-investigateur, expérimentateur non principal, collaborateur à l'étude : Ipsen (AFU-GETUG 17), Astellas (AFU-GETUG 20).


Interventions ponctuelles pour des rapports d'expertise : INCa (dépistage du cancer de la prostate).


Interventions ponctuelles pour des activités de conseil : Janssen-Cilag, Ferring, Amgen, Bouchara-Recordati.


Conférences : invitations en qualité d'intervenant à des réunions et symposiums scientifiques : Ipsen, Janssen-Cilag, Ferring, Sanofi, Astellas, Takeda.


Conférences : invitations en qualité d'auditeur (frais de déplacement et d'hébergement pris en charge par une entreprise) : Takeda, Pierre-Fabre, Janssen, Ipsen.


F.R. : l'auteur n'a pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.


M.S. : essais cliniques : en qualité de co-investigateur, expérimentateur non principal, collaborateur à l'étude : essais AFU-GETUG 20, VESPER, GETUG-AFU 17.


Interventions ponctuelles pour des rapports d'expertise : INCa, HAS.


Interventions ponctuelles pour des activités de conseil aux boards de Ferring, Sanofi, Janssen.


Conférences : invitations en qualité d'intervenant à des réunions et symposiums scientifiques : Astellas, GSK, Ipsen, Janssen, Pierre-Fabre, Sanofi, Takeda.


Conférences : invitations en qualité d'auditeur (frais de déplacement et d'hébergement pris en charge par une entreprise) : ASCO-GU, ESOU (Ipsen), EAU (Ferring), ASCO (Janssen), AFU (Pierre-Fabre).



☆  Cet article fait partie intégrante du rapport « La chirurgie dans le contrôle local du cancer de la prostate » du 109e Congrès de l'Association française d'urologie rédigé sous la direction de Laurent Salomon et Michel Soulié.





Tableau 1 - Classification des complications chirurgicales selon Clavien [306].
Grade  Définition  Exemples 
Grade I  Tout évènement post-opératoire indésirable ne nécessitant pas de traitement médical, chirurgical, endoscopique ou radiologique
Les seuls traitements autorisés sont les antiémétiques, antipyrétiques, antalgiques, diurétiques, électrolytes, physiothérapie 
Iléus, abcès de paroi mis à plat au chevet du patient 
 
Grade II  Complication nécessitant un traitement médical non autorisé dans le grade I  Thrombose veineuse périphérique, nutrition parentérale, transfusion 
 
Grade III  Complication nécessitant un traitement chirurgical, endoscopique ou radiologique   
IIIa  Sans anesthésie générale  Ponction guidée radiologiquement 
IIIb  Sous anesthésie générale  Reprise chirurgicale 
 
Grade IV  Complication engageant le pronostic vital et nécessitant des soins intensifs   
IVa  Défaillance d'un organe  Dialyse 
IVb  Défaillance multiviscérale   
 
Grade V  Décès   
 
Suffixe d  Complication en cours au moment de la sortie   



Légende :
d : discharge .



Tableau 2 - Fréquence des complications de la prostatectomie totale rapportée dans la méta-analyse de Tewari et al. [311].
Complications (%)  Voie rétropubienne  Voie laparoscopique  Voie robotique 
Complications opératoires  1,5 (±1,6)  1,6 (±1,9)  0,4 (±0,5) 
Complications péri-opératoires  17,9 (±9,1)  11,1 (±9,6)  7,8 (±6,3) 
Conversion  0,7 (±1,3)  0,3 (±0,6) 
Transfusion  16,5 (±12,5)  4,7 (±6,7)  1,8 (±1,8) 
Décès péri-operatoire  0,1 (±0,1)  0,04 (±0,14)  0,04 (±0,1) 
Ré-hospitalisation  3,0 (±2,6)  11,3 (±6)  3,5 (±2,2) 
Ré-intervention  2,3 (±1,3)  1,9 (±1,1)  0,9 (±0,1) 
Plaie vasculaire  0,04 (±0,2)  0,4 (±0,8)  0,08 (±0,1) 
Plaie nerveuse  0,4 (±0,4)  2 (±5,3)  0,4 (±0,7) 
Plaie urétérale  1,5 (±1,9)  0,2 (±0,3)  0,1 (±0,2) 
Plaie vésicale  0,05 (±0,3)  0,4 (±0,8)  0,07 (±0,2) 
Plaie rectale  0,5 (±0,6)  1 (±0,8)  0,3 (±0,4) 
Plaie digestive  0 (±0)  0,07 (±0,1)  0,09 (±0,1) 
Iléus  0,8 (±1,4)  0,9 (±1)  0,8 (±0,9) 
Thrombose veineuse profonde  1,0 (±0,6)  0,5 (±0,4)  0,3 (±0,4) 
Embolie pulmonaire  0,5 (±0,4)  0,4 (±0,4)  0,3 (±0,5) 
Pneumopathie  0,5 (±0,6)  0,1 (±0,2)  0,05 (±0,1) 
Infarctus du myocarde  0,2 (±0,2)  0,1 (±0,2)  0,2 (±0,3) 
Hématome  1,6 (±1,5)  1,1 (±1)  0,7 (±1,2) 
Lymphocèle  3,2 (±3,3)  1,7 (±1,2)  0,8 (±1,3) 
Fuite anastomotique  10 (±9,6)  3,7 (±3,3)  3,5 (±3,5) 
Fistule urétro-rectale  0,07 (±0,2)  0,3 (±0,6)  0,03 (±0,1) 
Sténose anastomotique  2,2 (±3,6)  0,8 (±1,1)  0,9 (±0,8) 
Sepsis  0,2 (±0,3)  0,2 (±0,2)  0,1 (±0,3) 
Infection de paroi  2,8 (±2,5)  0,7 (±1,3)  0,7 (±0,8) 





Tableau 3 - Complications de la prostatectomie totale laparoscopique et robotique rapportées selon la classification de Clavien dans la méta-analyse de Robertson et al. [312].
Complications opératoires (%)  Voie robotique  Voie laparoscopique 
Grade I  2,1  4,1 
Infection  0,8  1,1 
Fuite anastomotique  4,4 
 
Grade II  3,9  7,2 
Transfusion sanguine  3,5 
Iléus  1,1  2,4 
Thrombose veineuse profonde  0,6  0,2 
 
Grade IIIa  0,5  1,3 
 
Grade IIIb  0,9  3,6 
Lésion organique  0,4  2,9 
 
Grade IV  0,6  0,8 
 
Grade V  0,2 
 
Sténose anastomotique  2,1 





Tableau 4 - Techniques chirurgicales de prise en charge des fistules urétro-rectales après prostatectomie totale.
Auteurs  Nombre de patients  Technique  Lambeau utilisé  Succès (%) 
Boushey, 1998
Renschler, 2003
Dafnis, 2004
Pera, 2006
Castillo, 2006
Dal Moro, 2006
Crippa, 2007
Pera, 2008
Kasraeian, 2009 
45  Transrectale
York-Mason 
  100 
 
Noldus, 1999
Hata, 2002
Joshi, 2010 
10  Trans-anal    100 
 
Wilbert, 1996
Quinlan, 2005 
Trans-anal endoscopique  Fibrine  50-100 
 
Youssef, 1999
Visser, 2002
Culkin, 2003
Zmora, 2006
Bochove, 2006
Rivera, 2007
Ghoniem, 2008
Ulrich, 2009
Spahn, 2009
Quazza, 2009
Abdalla, 2009 
39  Périnéale  Muscle gracilis
Muscle gluteus
Épiploon
Muqueuse buccale
Scrotum 
75-100 
 
Sotelo, 2005
Chirica, 2006
Sotelo, 2008 
Abdominale  Épiploon  100 




Références



Walsh P.C., Donker P.J. Impotence following radical prostatectomy: insight into etiology and prevention J Urol 1982 ;  128 : 492-497
Walsh P.C., Lepor H., Eggleston J.C. Radical prostatectomy with preservation of sexual function: anatomical and pathological considerations Prostate 1983 ;  4 : 473-485 [cross-ref]
Abbou C.C., Hoznek A., Salomon L., et al. Laparoscopic radical prostatectomy with a remote controlled robot J Urol 2001 ;  165 : 1964-1966 [cross-ref]
Guillonneau B., Cathelineau X., Barret E., Rozet F., Vallancien G. Laparoscopic radical prostatectomy. Preliminary evaluation after 28 interventions Presse Med 1998 ;  27 : 1570-1574 [inter-ref]
Stolzenburg J.U., Truss M.C. Technique of laparoscopic (endoscopic) radical prostatectomy BJU Int 2003 ;  91 : 749-757 [cross-ref]
Bollens R., Vanden Bossche M., Roumeguere T., et al. Extraperitoneal laparoscopic radical prostatectomy. Results after 50 cases Eur Urol 2001 ;  40 : 65-69 [cross-ref]
Salomon L., Bastide C., Beuzeboc P., et al. CCAFU recommendations 2013: prostate cancer Prog Urol 2013 ;  23 (Suppl. 2) : S69-S101 [inter-ref]
Adams J. The case of scirrhous of the prostate gland with corresponding affliction of the lymphatic glands in the lumbar region and in the pelvis Lancet 1853 ;  1 : 393
Young H. Four cases of radical prostatectomies Johns Hopkins Bull 1905 ;  16 : 315
Millin T. Retropubic prostatectomy; a new extravesical technique; report of 20 cases Lancet 1945 ;  2 : 693-696 [cross-ref]
Wang M.C., Valenzuela L.A., Murphy G.P., Chu T.M. Purification of a human prostate specific antigen Invest Urol 1979 ;  17 : 159-163
Reiner W.G., Walsh P.C. An anatomical approach to the surgical management of the dorsal vein and Santorini's plexus during radical retropubic surgery J Urol 1979 ;  121 : 198-200
Lepor H., Gregerman M., Crosby R., Mostofi F.K., Walsh P.C. Precise localization of the autonomic nerves from the pelvic plexus to the corpora cavernosa: a detailed anatomical study of the adult male pelvis J Urol 1985 ;  133 : 207-212
Walsh P.C. The discovery of the cavernous nerves and development of nerve sparing radical retropubic prostatectomy J Urol 2007 ;  177 : 1632-1635 [cross-ref]
Eggleston J.C., Walsh P.C. Radical prostatectomy with preservation of sexual function: pathological findings in the first 100 cases J Urol 1985 ;  134 : 1146-1148
Barré C. Open radical retropubic prostatectomy Eur Urol 2007 ;  52 : 71-80
Barre C., Pocholle P., Chauveau P. Improving bladder neck division in radical retropubic prostatectomy by prior dissection of the seminal vesicles and vasa deferentia Eur Urol 1999 ;  36 : 107-110 [cross-ref]
Weldon V.E., Tavel F.R. Potency-sparing radical perineal prostatectomy: anatomy, surgical technique and initial results J Urol 1988 ;  140 : 559-562
Weldon V.E., Tavel F.R., Neuwirth H. Continence, potency and morbidity after radical perineal prostatectomy J Urol 1997 ;  158 : 1470-1475 [cross-ref]
Mouret P. How I developed laparoscopic cholecystectomy Ann Acad Med Singapore 1996 ;  25 : 744-747
Ferry N., Sala J.J., Gehin C., Chevreau C., Valet V. Laparoscopic nephrectomy Prog Urol 1991 ;  1 : 918-919
Clayman R.V., Kavoussi L.R., Soper N.J., et al. Laparoscopic nephrectomy N Engl J Med 1991 ;  324 : 1370-1371
Gershman A., Daykhovsky L., Chandra M., Danoff D., Grundfest W.S. Laparoscopic pelvic lymphadenectomy J Laparoendosc Surg 1990 ;  1 : 63-68 [cross-ref]
Ferzli G., Trapasso J., Raboy A., Albert P. Extraperitoneal endoscopic pelvic lymph node dissection J Laparoendosc Surg 1992 ;  2 : 39-44 [cross-ref]
Schuessler W.W., Schulam P.G., Clayman R.V., Kavoussi L.R. Laparoscopic radical prostatectomy: initial short-term experience Urology 1997 ;  50 : 854-857 [inter-ref]
Raboy A., Ferzli G., Albert P. Initial experience with extraperitoneal endoscopic radical retropubic prostatectomy Urology 1997 ;  50 : 849-853 [inter-ref]
Curto F., Benijts J., Pansadoro A., et al. Nerve sparing laparoscopic radical prostatectomy: our technique Eur Urol 2006 ;  49 : 344-352 [cross-ref]
Jacob F., Salomon L., Hoznek A., et al. Laparoscopic radical prostatectomy: preliminary results Eur Urol 2000 ;  37 : 615-620 [cross-ref]
Abbou C.C., Salomon L., Hoznek A., et al. Laparoscopic radical prostatectomy: preliminary results Urology 2000 ;  55 : 630-634 [inter-ref]
Hoznek A., Salomon L., Olsson L.E., et al. Laparoscopic radical prostatectomy. The Creteil experience Eur Urol 2001 ;  40 : 38-45 [cross-ref]
Guillonneau B., Vallancien G. Laparoscopic radical prostatectomy: the Montsouris experience J Urol 2000 ;  163 : 418-422 [cross-ref]
Abbou C.C., Doublet J.D., Gaston R., Guillonneau B. La chirurgie laparoscopique en urologie Prog Urol 1999 ;  9 : 843-1000
Gettman M.T., Hoznek A., Salomon L., et al. Laparoscopic radical prostatectomy: description of the extraperitoneal approach using the da Vinci robotic system J Urol 2003 ;  170 : 416-419 [cross-ref]
Ploussard G., de la Taille A., Moulin M., et al. Comparisons of the perioperative, functional, and oncologic outcomes after robot-assisted versus pure extraperitoneal laparoscopic radical prostatectomy Eur Urol 2014 ;  65 : 610-619 [cross-ref]
Dubernard P., Benchetrit S., Chaffange P., Hamza T., Van Box Som P. Retrograde extraperitoneal laparoscopic prostatectomy (R.E.I.P.). Simplified technique (based on a series of 143 cases) Prog Urol 2003 ;  13 : 163-174
Rassweiler J., Sentker L., Seemann O., et al. Heilbronn laparoscopic radical prostatectomy. Technique and results after 100 cases Eur Urol 2001 ;  40 : 54-64 [cross-ref]
Stolzenburg J.U., Rabenalt R., Do M., et al. Endoscopic extraperitoneal radical prostatectomy: the University of Leipzig experience of 1,300 cases World J Urol 2007 ;  25 : 45-51 [cross-ref]
Wright J.L., Izard J.P., Lin D.W. Surgical management of prostate cancer Hematol Oncol Clin North Am 2013 ;  27 : 1111-1135[vii].
 [inter-ref]
Binder J., Kramer W. Robotically-assisted laparoscopic radical prostatectomy BJU Int 2001 ;  87 : 408-410 [cross-ref]
Abbou C.C., Hoznek A., Salomon L., et al. Remote laparoscopic radical prostatectomy carried out with a robot. Report of a case Prog Urol 2000 ;  10 : 520-523
Menon M., Tewari A., Peabody J., Team V.I.P. Vattikuti Institute prostatectomy: technique J Urol 2003 ;  169 : 2289-2292 [cross-ref]
Pasticier G., Rietbergen J.B., Guillonneau B., et al. Robotically assisted laparoscopic radical prostatectomy: feasibility study in men Eur Urol 2001 ;  40 : 70-74 [cross-ref]
Patel V.R., Palmer K.J., Coughlin G., Samavedi S. Robot-assisted laparoscopic radical prostatectomy: perioperative outcomes of 1500 cases J Endourol 2008 ;  22 : 2299-2305
Cornu J.N., Terrasa J.B., Cussenot O., Haab F., Lukacs B. Evolution of the landscape of surgical management of prostate cancer in France: the case of radical prostatectomy Eur Urol 2012 ;  62 : 735-736 [cross-ref]
Rébillard X., Grosclaude P., Leone N., et al. Projection de l'incidence et de la mortalité par cancer urologique en France en 2012 Prog Urol 2013 ;  23 : S57-S65 [inter-ref]
Sriprasad S., Feneley M.R., Thompson P.M. History of prostate cancer treatment Surg Oncol 2009 ;  18 : 185-191 [cross-ref]
Denmeade S.R., Isaacs J.T. A history of prostate cancer treatment Nat Rev Cancer 2002 ;  2 : 389-396 [cross-ref]
Buckstein M., Carpenter T.J., Stone N.N., Stock R.G. Long-term outcomes and toxicity in patients treated with brachytherapy for prostate adenocarcinoma younger than 60 years of age at treatment with minimum 10 years of follow-up Urology 2013 ;  81 : 364-368 [inter-ref]
Stock R.G., Cesaretti J.A., Stone N.N. Disease-specific survival following the brachytherapy management of prostate cancer Int J Radiat Oncol Biol Phys 2006 ;  64 : 810-816 [cross-ref]
Stock R.G., Stone N.N., Wesson M.F., DeWyngaert J.K. A modified technique allowing interactive ultrasound-guided three-dimensional transperineal prostate implantation Int J Radiat Oncol Biol Phys 1995 ;  32 : 219-225 [cross-ref]
Stone N.N., Stock R.G. Brachytherapy for prostate cancer: real-time three-dimensional interactive seed implantation Tech Urol 1995 ;  1 : 72-80
Stone N.N., Stock R.G. 15-year cause specific and all-cause survival following brachytherapy for prostate cancer: negative impact of long-term hormonal therapy J Urol 2014 ;  192 : 754-759 [cross-ref]
van Tol-Geerdink J.J., Willem Leer J., Weijerman P.C., et al. Choice between prostatectomy and radiotherapy when men are eligible for both: a randomized controlled trial of usual care vs decision aid BJU Int 2013 ;  111 : 564-573 [cross-ref]
van Tol-Geerdink J.J., Leer J.W., van Oort I.M., et al. Quality of life after prostate cancer treatments in patients comparable at baseline Br J Cancer 2013 ;  108 : 1784-1789 [cross-ref]
Zelefsky M.J. Prostate cancer: challenges in selecting the optimal therapy Nat Rev Urol 2012 ;  9 : 674-676 [cross-ref]
Bill-Axelson A., Holmberg L., Garmo H., et al. Radical prostatectomy or watchful waiting in early prostate cancer N Engl J Med 2014 ;  370 : 932-942 [cross-ref]
Wilt T.J., Brawer M.K., Jones K.M., et al. Radical prostatectomy versus observation for localized prostate cancer N Engl J Med 2012 ;  367 : 203-213 [cross-ref]
Warde P., Mason M., Ding K., et al. Combined androgen deprivation therapy and radiation therapy for locally advanced prostate cancer: a randomised, phase 3 trial Lancet 2011 ;  378 : 2104-2111 [cross-ref]
Lane J.A., Donovan J.L., Davis M., et al. Active monitoring, radical prostatectomy, or radiotherapy for localised prostate cancer: study design and diagnostic and baseline results of the ProtecT randomised phase 3 trial Lancet Oncol 2014 ;  15 : 1109-1118 [inter-ref]
Sun F., Oyesanmi O., Fontanarosa J., et al. AHRQ comparative effectiveness reviews in therapies for clinically localized prostate cancer: update of a 2008 systematic review  Rockville (MD): Agency for Healthcare Research and Quality (US) (2014). 
Garrett J.E., Rowland R.G. Evolution of radical procedures for urologic cancer Surg Oncol Clin N Am 2005 ;  14 : 553-568[vii].
 [inter-ref]
Steiner M.S. Anatomic basis for the continence-preserving radical retropubic prostatectomy Semin Urol Oncol 2000 ;  18 : 9-18
Phé V., Sebe P. Anatomie chirurgicale des fascias de la prostate Prog Urol FMC 2014 ;  24 : F47-F50
Walz J., Burnett A.L., Costello A.J., et al. A critical analysis of the current knowledge of surgical anatomy related to optimization of cancer control and preservation of continence and erection in candidates for radical prostatectomy Eur Urol 2010 ;  57 : 179-192 [cross-ref]
Walz J., Graefen M., Huland H. Basic principles of anatomy for optimal surgical treatment of prostate cancer World J Urol 2007 ;  25 : 31-38 [cross-ref]
Pisipati S., Ali A., Mandalapu R.S., et al. Newer concepts in neural anatomy and neurovascular preservation in robotic radical prostatectomy Indian J Urol 2014 ;  30 : 399-409
Stolzenburg J.U., Schwalenberg T., Horn L.C., et al. Anatomical landmarks of radical prostatecomy Eur Urol 2007 ;  51 : 629-639 [cross-ref]
Takenaka A., Hara R., Soga H., Murakami G., Fujisawa M. A novel technique for approaching the endopelvic fascia in retropubic radical prostatectomy, based on an anatomical study of fixed and fresh cadavers BJU Int 2005 ;  95 : 766-771 [cross-ref]
Martinez-Pineiro L. Prostatic fascial anatomy and positive surgical margins in laparoscopic radical prostatectomy Eur Urol 2007 ;  51 : 598-600 [cross-ref]
van Ophoven A., Roth S. The anatomy and embryological origins of the fascia of Denonvilliers: a medico-historical debate J Urol 1997 ;  157 : 3-9 [cross-ref]
Kim J.H., Kinugasa Y., Hwang S.E., et al. Denonvilliers' fascia revisited Surg Radiol Anat 2015 ;  37 : 187-197 [inter-ref]
Secin F.P., Karanikolas N., Gopalan A., et al. The anterior layer of Denonvilliers' fascia: a common misconception in the laparoscopic prostatectomy literature J Urol 2007 ;  177 : 521-525 [cross-ref]
Steiner M.S. Continence-preserving anatomic radical retropubic prostatectomy Urology 2000 ;  55 : 427-435 [inter-ref]
Steiner M.S. The puboprostatic ligament and the male urethral suspensory mechanism: an anatomic study Urology 1994 ;  44 : 530-534 [cross-ref]
Myers R.P. Practical surgical anatomy for radical prostatectomy Urol Clin North Am 2001 ;  28 : 473-490 [inter-ref]
Myers R.P., Goellner J.R., Cahill D.R. Prostate shape, external striated urethral sphincter and radical prostatectomy: the apical dissection J Urol 1987 ;  138 : 543-550
Wimpissinger T.F., Tschabitscher M., Feichtinger H., Stackl W. Surgical anatomy of the puboprostatic complex with special reference to radical perineal prostatectomy BJU Int 2003 ;  92 : 681-684 [cross-ref]
Schlomm T., Heinzer H., Steuber T., et al. Full functional-length urethral sphincter preservation during radical prostatectomy Eur Urol 2011 ;  60 : 320-329 [cross-ref]
Ganzer R., Stolzenburg J.U., Wieland W.F., Brundl J. Anatomic study of periprostatic nerve distribution: immunohistochemical differentiation of parasympathetic and sympathetic nerve fibres Eur Urol 2012 ;  62 : 1150-1156 [cross-ref]
Park Y.H., Jeong C.W., Lee S.E. A comprehensive review of neuroanatomy of the prostate Prostate Int 2013 ;  1 : 139-145
Schwalenberg T., Neuhaus J., Liatsikos E., et al. Neuroanatomy of the male pelvis in respect to radical prostatectomy including three-dimensional visualization BJU Int 2010 ;  105 : 21-27 [cross-ref]
Clarebrough E.E., Challacombe B.J., Briggs C., et al. Cadaveric analysis of periprostatic nerve distribution: an anatomical basis for high anterior release during radical prostatectomy? J Urol 2011 ;  185 : 1519-1525 [cross-ref]
Eichelberg C., Erbersdobler A., Michl U., et al. Nerve distribution along the prostatic capsule Eur Urol 2007 ;  51 : 105-110[discussion 10-1].
Lunacek A., Schwentner C., Fritsch H., Bartsch G., Strasser H. Anatomical radical retropubic prostatectomy: ‘curtain dissection' of the neurovascular bundle BJU Int 2005 ;  95 : 1226-1231 [cross-ref]
Alsaid B., Bessede T., Diallo D., et al. Division of autonomic nerves within the neurovascular bundles distally into corpora cavernosa and corpus spongiosum components: immunohistochemical confirmation with three-dimensional reconstruction Eur Urol 2011 ;  59 : 902-909 [cross-ref]
Costello A.J., Brooks M., Cole O.J. Anatomical studies of the neurovascular bundle and cavernosal nerves BJU Int 2004 ;  94 : 1071-1076 [cross-ref]
Alsaid B., Karam I., Bessede T., et al. Tridimensional computer-assisted anatomic dissection of posterolateral prostatic neurovascular bundles Eur Urol 2010 ;  58 : 281-287 [cross-ref]
Kaul S., Bhandari A., Hemal A., et al. Robotic radical prostatectomy with preservation of the prostatic fascia: a feasibility study Urology 2005 ;  66 : 1261-1265 [inter-ref]
Ishiyama G., Hinata N., Kinugasa Y., Murakami G., Fujimiya M. Nerves supplying the internal anal sphincter: an immunohistochemical study using donated elderly cadavers Surg Radiol Anat 2014 ;  36 : 1033-1042 [cross-ref]
Zvara P., Carrier S., Kour N.W., Tanagho E.A. The detailed neuroanatomy of the human striated urethral sphincter Br J Urol 1994 ;  74 : 182-187 [cross-ref]
Droupy S., Hessel A., Benoit G., et al. Assessment of the functional role of accessory pudendal arteries in erection by transrectal color Doppler ultrasound J Urol 1999 ;  162 : 1987-1991 [cross-ref]
Thai C.T., Karam I.M., Nguyen-Thi P.L., et al. Pelvic magnetic resonance imaging angioanatomy of the arterial blood supply to the penis in suspected prostate cancer patients Eur J Radiol 2015 ;  84 : 823-827 [cross-ref]
Secin F.P., Karanikolas N., Touijer A.K., et al. Anatomy of accessory pudendal arteries in laparoscopic radical prostatectomy J Urol 2005 ;  174 : 523-526[discussion 6].
 [cross-ref]
Park B.J., Sung D.J., Kim M.J., et al. The incidence and anatomy of accessory pudendal arteries as depicted on multidetector-row CT angiography: clinical implications of preoperative evaluation for laparoscopic and robot-assisted radical prostatectomy Korean J Radiol 2009 ;  10 : 587-595 [cross-ref]
Awad A., Alsaid B., Bessede T., Droupy S., Benoit G. Evolution in the concept of erection anatomy Surg Radiol Anat 2011 ;  33 : 301-312 [cross-ref]
Matin S.F. Recognition and preservation of accessory pudendal arteries during laparoscopic radical prostatectomy Urology 2006 ;  67 : 1012-1015 [inter-ref]
Guillonneau B. Neurological and vascular preservation during laparoscopic radical prostatectomy Prog Urol 2009 ;  19 (Suppl. 4) : S180-S182 [inter-ref]
Box G.N., Kaplan A.G., Rodriguez E., et al. Sacrifice of accessory pudendal arteries in normally potent men during robot-assisted radical prostatectomy does not impact potency J Sex Med 2010 ;  7 : 298-303 [cross-ref]
Mulhall J.P., Secin F.P., Guillonneau B. Artery sparing radical prostatectomy - myth or reality? J Urol 2008 ;  179 : 827-831 [cross-ref]
Rogers C.G., Trock B.P., Walsh P.C. Preservation of accessory pudendal arteries during radical retropubic prostatectomy: surgical technique and results Urology 2004 ;  64 : 148-151 [inter-ref]
Polascik T.J., Walsh P.C. Radical retropubic prostatectomy: the influence of accessory pudendal arteries on the recovery of sexual function J Urol 1995 ;  154 : 150-152 [cross-ref]
Scosyrev E., Wu G., Mohile S., Messing E.M. Prostate-specific antigen screening for prostate cancer and the risk of overt metastatic disease at presentation: analysis of trends over time Cancer 2012 ;  118 : 5768-5776 [cross-ref]
Cooperberg M.R., Broering J.M., Carroll P.R. Time trends and local variation in primary treatment of localized prostate cancer J Clin Oncol 2010 ;  28 : 1117-1123 [cross-ref]
Bauvin E., Soulié M., Ménégoz F., et al. Medical and non-medical determinants of prostate cancer management Eur J Cancer 2003 ;  39 : 2364-2371 [cross-ref]
Tanaka N., Fujimoto K., Hirayama A., et al. Trends of the primary therapy for patients with prostate cancer in Nara uro-oncological research group (NUORG): a comparison between the CaPSURE data and the NUORG data Jpn J Clin Oncol 2010 ;  40 : 588-592 [cross-ref]
Welch H.G., Albertsen P.C. Prostate cancer diagnosis and treatment after the introduction of prostate-specific antigen screening: 1986-2005 J Natl Cancer Inst 2009 ;  101 : 1325-1329 [cross-ref]
Alezra E., Francois T., Kikassa J.C., Saint F., Raynal G. Evolution of prostatic surgical interventions: analysis of French national coding database Prog Urol 2012 ;  22 : 711-717 [inter-ref]
Lu-Yao G.L., Albertsen P.C., Moore D.F., et al. Outcomes of localized prostate cancer following conservative management JAMA 2009 ;  302 : 1202-1209 [cross-ref]
Partin A.W., Yoo J., Carter H.B., et al. The use of prostate specific antigen, clinical stage and Gleason score to predict pathological stage in men with localized prostate cancer J Urol 1993 ;  150 : 110-114
Partin A.W., Mangold L.A., Lamm D.M., et al. Contemporary update of prostate cancer staging nomograms (Partin tables) for the new millennium Urology 2001 ;  58 : 843-848 [inter-ref]
Makarov D.V., Trock B.J., Humphreys E.B., et al. Updated nomogram to predict pathologic stage of prostate cancer given prostate-specific antigen level, clinical stage, and biopsy Gleason score (Partin tables) based on cases from 2000 to 2005 Urology 2007 ;  69 : 1095-1101 [inter-ref]
Huang Y., Isharwal S., Haese A., et al. Prediction of patient-specific risk and percentile cohort risk of pathological stage outcome using continuous prostate-specific antigen measurement, clinical stage and biopsy Gleason score BJU Int 2011 ;  107 : 1562-1569 [cross-ref]
Gallina A., Chun F.K., Suardi N., et al. Comparison of stage migration patterns between Europe and the USA: an analysis of 11 350 men treated with radical prostatectomy for prostate cancer BJU Int 2008 ;  101 : 1513-1518 [cross-ref]
Cooperberg M.R., Cowan J., Broering J.M., Carroll P.R. High-risk prostate cancer in the United States, 1990-2007 World J Urol 2008 ;  26 : 211-218 [cross-ref]
Louis A.S., Kalnin R., Maganti M., et al. Oncologic outcomes following radical prostatectomy in the active surveillance era Can Urol Assoc J 2013 ;  7 : E475-E480
Budaus L., Spethmann J., Isbarn H., et al. Inverse stage migration in patients undergoing radical prostatectomy: results of 8916 European patients treated within the last decade BJU Int 2011 ;  108 : 1256-1261 [cross-ref]
Beauval J.B., Roumiguie M., Doumerc N., et al. Migration of pathological stage after radical prostatectomy to higher risk tumors of relapse: comparative two-center study between 2005 and 2010 Prog Urol 2012 ;  22 : 1015-1020 [inter-ref]
Dall'Era M.A., Albertsen P.C., Bangma C., et al. Active surveillance for prostate cancer: a systematic review of the literature Eur Urol 2012 ;  62 : 976-983 [cross-ref]
Ukimura O., Magi-Galluzzi C., Gill I.S. Real-time transrectal ultrasound guidance during laparoscopic radical prostatectomy: impact on surgical margins J Urol 2006 ;  175 : 1304-1310 [cross-ref]
Ukimura O., Gill I.S. Real-time transrectal ultrasound guidance during nerve sparing laparoscopic radical prostatectomy: pictorial essay J Urol 2006 ;  175 : 1311-1319 [cross-ref]
Burt J., Caelli K., Moore K., Anderson M. Radical prostatectomy: men's experiences and postoperative needs J Clin Nurs 2005 ;  14 : 883-890 [cross-ref]
Ocampo-Trujillo A., Carbonell-Gonzalez J., Martinez-Blanco A., et al. Pre-operative training induces changes in the histomorphometry and muscle function of the pelvic floor in patients with indication of radical prostatectomy Actas Urol Esp 2014 ;  38 : 378-384 [cross-ref]
Centemero A., Rigatti L., Giraudo D., et al. Preoperative pelvic floor muscle exercise for early continence after radical prostatectomy: a randomised controlled study Eur Urol 2010 ;  57 : 1039-1043
Arai Y. Editorial comment on: preoperative pelvic floor muscle exercise for early continence after radical prostatectomy: a randomised, controlled study Eur Urol 2010 ;  57 : 1044 [cross-ref]
MacDonald R., Fink H.A., Huckabay C., Monga M., Wilt T.J. Pelvic floor muscle training to improve urinary incontinence after radical prostatectomy: a systematic review of effectiveness BJU Int 2007 ;  100 : 76-81 [cross-ref]
Tienforti D., Sacco E., Marangi F., et al. Efficacy of an assisted low-intensity programme of perioperative pelvic floor muscle training in improving the recovery of continence after radical prostatectomy: a randomized controlled trial BJU Int 2012 ;  110 : 1004-1010 [cross-ref]
Goode P.S. Efficacy of an assisted low-intensity programme of perioperative pelvic floor muscle training in improving the recovery of continence after radical prostatectomy: a randomized controlled trial BJU Int 2012 ;  110 : 1010-1011 [cross-ref]
Anderson C.A., Omar M.I., Campbell S.E., et al. Conservative management for postprostatectomy urinary incontinence Cochrane Database Syst Rev 2015 ;  1 : CD001843
Mulhall J.P., Goldstein I., Bushmakin A.G., Cappelleri J.C., Hvidsten K. Validation of the erection hardness score J Sex Med 2007 ;  4 : 1626-1634 [cross-ref]
Salonia A., Zanni G., Gallina A., et al. Baseline potency in candidates for bilateral nerve-sparing radical retropubic prostatectomy Eur Urol 2006 ;  50 : 360-365 [cross-ref]
Savareux L., Droupy S. Evaluation of sexual dysfunction in prostate cancer management Prog Urol 2009 ;  19 (Suppl. 4) : S189-S192 [inter-ref]
Clark W.R., Furlow W.L. Use of a balanced bowel preparation solution in urological surgery J Urol 1987 ;  137 : 455-456
Sugihara T., Yasunaga H., Horiguchi H., et al. Does mechanical bowel preparation ameliorate damage from rectal injury in radical prostatectomy? Analysis of 151 rectal injury cases Int J Urol 2014 ;  21 : 566-570 [cross-ref]
Galvin D.J., Mulvin D., Quinlan D.M. Thromboprophylaxis for radical prostatectomy: a comparative analysis of present practice between the USA, the UK, and Ireland Prostate 2004 ;  60 : 338-342 [cross-ref]
Koch M.O., Jr J.S. Low molecular weight heparin and radical prostatectomy: a prospective analysis of safety and side effects Prostate Cancer Prostatic Dis 1997 ;  1 : 101-104
Koya M.P., Manoharan M., Kim S.S., Soloway M.S. Venous thromboembolism in radical prostatectomy: is heparinoid prophylaxis warranted? BJU Int 2005 ;  96 : 1019-1021 [cross-ref]
Beyer J., Wessela S., Hakenberg O.W., et al. Incidence, risk profile and morphological pattern of venous thromboembolism after prostate cancer surgery J Thromb Haemost 2009 ;  7 : 597-604 [cross-ref]
Clement C., Rossi P., Aissi K., et al. Incidence, risk profile and morphological pattern of lower extremity venous thromboembolism after urological cancer surgery J Urol 2011 ;  186 : 2293-2297 [cross-ref]
Pridgeon S., Allchorne P., Turner B., Peters J., Green J. Venous thromboembolism (VTE) prophylaxis and urological pelvic cancer surgery: a UK national audit BJU Int 2015 ;  115 : 223-229 [cross-ref]
Secin F.P., Jiborn T., Bjartell A.S., et al. Multi-institutional study of symptomatic deep venous thrombosis and pulmonary embolism in prostate cancer patients undergoing laparoscopic or robot-assisted laparoscopic radical prostatectomy Eur Urol 2008 ;  53 : 134-145 [cross-ref]
Malmstrom P.U. Lymph node staging in prostatic carcinoma revisited Acta Oncol 2005 ;  44 : 593-598 [cross-ref]
Heidenreich A., Bastian P.J., Bellmunt J., et al. EAU guidelines on prostate cancer. part 1: screening, diagnosis, and local treatment with curative intent-update 2013 Eur Urol 2014 ;  65 : 124-137 [cross-ref]
Bader P., Burkhard F.C., Markwalder R., Studer U.E. Is a limited lymph node dissection an adequate staging procedure for prostate cancer? J Urol 2002 ;  168 : 514-518[discussion 8].
 [cross-ref]
Burkhard F.C., Bader P., Schneider E., Markwalder R., Studer U.E. Reliability of preoperative values to determine the need for lymphadenectomy in patients with prostate cancer and meticulous lymph node dissection Eur Urol 2002 ;  42 : 84-90[discussion -2].
 [cross-ref]
Heidenreich A., Ohlmann C.H., Polyakov S. Anatomical extent of pelvic lymphadenectomy in patients undergoing radical prostatectomy Eur Urol 2007 ;  52 : 29-37 [cross-ref]
D'Amico A.V., Hui-Chen M., Renshaw A.A., et al. Identifying men diagnosed with clinically localized prostate cancer who are at high risk for death from prostate cancer J Urol 2006 ;  176 : S11-S15
Briganti A., Larcher A., Abdollah F., et al. Updated nomogram predicting lymph node invasion in patients with prostate cancer undergoing extended pelvic lymph node dissection: the essential importance of percentage of positive cores Eur Urol 2012 ;  61 : 480-487 [cross-ref]
Abdollah F., Sun M., Briganti A., et al. Critical assessment of the European Association of Urology guideline indications for pelvic lymph node dissection at radical prostatectomy BJU Int 2011 ;  108 : 1769-1775 [cross-ref]
Weckermann D., Wawroschek F., Harzmann R. Is there a need for pelvic lymph node dissection in low risk prostate cancer patients prior to definitive local therapy? Eur Urol 2005 ;  47 : 45-50[discussion -1].
Weckermann D., Goppelt M., Dorn R., Wawroschek F., Harzmann R. Incidence of positive pelvic lymph nodes in patients with prostate cancer, a prostate-specific antigen (PSA) level of < or =10ng/mL and biopsy Gleason score of < or =6, and their influence on PSA progression-free survival after radical prostatectomy BJU Int 2006 ;  97 : 1173-1178 [cross-ref]
Schumacher M.C., Burkhard F.C., Thalmann G.N., Fleischmann A., Studer U.E. Is pelvic lymph node dissection necessary in patients with a serum PSA <10ng/mL undergoing radical prostatectomy for prostate cancer? Eur Urol 2006 ;  50 : 272-279 [cross-ref]
Allaf M.E., Palapattu G.S., Trock B.J., Carter H.B., Walsh P.C. Anatomical extent of lymph node dissection: impact on men with clinically localized prostate cancer J Urol 2004 ;  172 : 1840-1844 [cross-ref]
Touijer K., Rabbani F., Otero J.R., et al. Standard versus limited pelvic lymph node dissection for prostate cancer in patients with a predicted probability of nodal metastasis greater than 1 % J Urol 2007 ;  178 : 120-124 [cross-ref]
Masterson T.A., Bianco F.J., Vickers A.J., et al. The association between total and positive lymph node counts, and disease progression in clinically localized prostate cancer J Urol 2006 ;  175 : 1320-1325 [cross-ref]
Joslyn S.A., Konety B.R. Impact of extent of lymphadenectomy on survival after radical prostatectomy for prostate cancer Urology 2006 ;  68 : 121-125 [inter-ref]
Mattei A., Fuechsel F.G., Bhatta Dhar N., et al. The template of the primary lymphatic landing sites of the prostate should be revisited: results of a multimodality mapping study Eur Urol 2008 ;  53 : 118-125 [cross-ref]
Joniau S., Van den Bergh L., Lerut E., et al. Mapping of pelvic lymph node metastases in prostate cancer Eur Urol 2013 ;  63 : 450-458 [cross-ref]
Heck M.M., Retz M., Bandur M., et al. Topography of lymph node metastases in prostate cancer patients undergoing radical prostatectomy and extended lymphadenectomy: results of a combined molecular and histopathologic mapping study Eur Urol 2014 ;  66 : 222-229 [cross-ref]
Briganti A., Capitanio U., Chun F.K., et al. Impact of surgical volume on the rate of lymph node metastases in patients undergoing radical prostatectomy and extended pelvic lymph node dissection for clinically localized prostate cancer Eur Urol 2008 ;  54 : 794-802 [cross-ref]
Kawakami J., Meng M.V., Sadetsky N., et al. Changing patterns of pelvic lymphadenectomy for prostate cancer: results from CaPSURE J Urol 2006 ;  176 : 1382-1386 [cross-ref]
Abdollah F., Sun M., Thuret R., et al. Decreasing rate and extent of lymph node staging in patients undergoing radical prostatectomy may undermine the rate of diagnosis of lymph node metastases in prostate cancer Eur Urol 2010 ;  58 : 882-892 [cross-ref]
Gandaglia G., Trinh Q.D., Hu J.C., et al. The impact of robot-assisted radical prostatectomy on the use and extent of pelvic lymph node dissection in the "post-dissemination" period Eur J Surg Oncol 2014 ;  40 : 1080-1086 [cross-ref]
Briganti A., Chun F.K., Salonia A., et al. Critical assessment of ideal nodal yield at pelvic lymphadenectomy to accurately diagnose prostate cancer nodal metastasis in patients undergoing radical retropubic prostatectomy Urology 2007 ;  69 : 147-151 [inter-ref]
Gofrit O.N., Zorn K.C., Steinberg G.D., Zagaja G.P., Shalhav A.L. The Will Rogers phenomenon in urological oncology J Urol 2008 ;  179 : 28-33 [cross-ref]
Schiavina R., Bertaccini A., Franceschelli A., et al. The impact of the extent of lymph-node dissection on biochemical relapse after radical prostatectomy in node-negative patients Anticancer Res 2010 ;  30 : 2297-2302
Naselli A., Andreatta R., Introini C., Fontana V., Puppo P. Omission of lymphadenectomy in low risk prostate cancer Anticancer Res 2007 ;  27 : 4451-4456
Murphy A.M., Berkman D.S., Desai M., et al. The number of negative pelvic lymph nodes removed does not affect the risk of biochemical failure after radical prostatectomy BJU Int 2010 ;  105 : 176-179 [cross-ref]
DiMarco D.S., Zincke H., Sebo T.J., et al. The extent of lymphadenectomy for pTXNO prostate cancer does not affect prostate cancer outcome in the prostate specific antigen era J Urol 2005 ;  173 : 1121-1125 [cross-ref]
Bader P., Burkhard F.C., Markwalder R., Studer U.E. Disease progression and survival of patients with positive lymph nodes after radical prostatectomy. Is there a chance of cure? J Urol 2003 ;  169 : 849-854 [cross-ref]
Schumacher M.C., Burkhard F.C., Thalmann G.N., Fleischmann A., Studer U.E. Good outcome for patients with few lymph node metastases after radical retropubic prostatectomy Eur Urol 2008 ;  54 : 344-352 [cross-ref]
Daneshmand S., Quek M., Stein J., et al. Prognosis of patients with lymph node positive prostate cancer following radical prostatectomy: long-term results J Urol 2004 ;  172 : 2252-2255 [cross-ref]
Engel J., Bastian P.J., Baur H., et al. Survival benefit of radical prostatectomy in lymph node-positive patients with prostate cancer Eur Urol 2010 ;  57 : 754-761 [cross-ref]
Steuber T., Budaus L., Walz J., et al. Radical prostatectomy improves progression-free and cancer-specific survival in men with lymph node positive prostate cancer in the prostate-specific antigen era: a confirmatory study BJU Int 2011 ;  107 : 1755-1761 [cross-ref]
Verhagen P.C., Schroder F.H., Collette L., Bangma C.H. Does local treatment of the prostate in advanced and/or lymph node metastatic disease improve efficacy of androgen-deprivation therapy? A systematic review Eur Urol 2010 ;  58 : 261-269 [cross-ref]
Briganti A., Blute M.L., Eastham J.H., et al. Pelvic lymph node dissection in prostate cancer Eur Urol 2009 ;  55 : 1251-1265 [cross-ref]
Abdollah F., Gandaglia G., Suardi N., et al. More extensive pelvic lymph node dissection improves survival in patients with node-positive prostate cancer Eur Urol 2015 ;  67 : 212-219 [cross-ref]
Touijer K.A., Mazzola C.R., Sjoberg D.D., Scardino P.T., Eastham J.A. Long-term outcomes of patients with lymph node metastasis treated with radical prostatectomy without adjuvant androgen-deprivation therapy Eur Urol 2014 ;  65 : 20-25 [cross-ref]
Briganti A., Karnes J.R., Da Pozzo L.F., et al. Two positive nodes represent a significant cut-off value for cancer specific survival in patients with node positive prostate cancer. A new proposal based on a two-institution experience on 703 consecutive N+ patients treated with radical prostatectomy, extended pelvic lymph node dissection and adjuvant therapy Eur Urol 2009 ;  55 : 261-270 [cross-ref]
Boorjian S.A., Thompson R.H., Siddiqui S., et al. Long-term outcome after radical prostatectomy for patients with lymph node positive prostate cancer in the prostate specific antigen era J Urol 2007 ;  178 : 864-870[discussion 70-1].
 [cross-ref]
Stephenson A.J., Scardino P.T., Eastham J.A., et al. Postoperative nomogram predicting the 10-year probability of prostate cancer recurrence after radical prostatectomy J Clin Oncol 2005 ;  23 : 7005-7012 [cross-ref]
Stephenson A.J., Kattan M.W., Eastham J.A., et al. Prostate cancer-specific mortality after radical prostatectomy for patients treated in the prostate-specific antigen era J Clin Oncol 2009 ;  27 : 4300-4305 [cross-ref]
Fleischmann A., Schobinger S., Schumacher M., Thalmann G.N., Studer U.E. Survival in surgically treated, nodal positive prostate cancer patients is predicted by histopathological characteristics of the primary tumor and its lymph node metastases Prostate 2009 ;  69 : 352-362 [cross-ref]
Fleischmann A., Schobinger S., Markwalder R., et al. Prognostic factors in lymph node metastases of prostatic cancer patients: the size of the metastases but not extranodal extension independently predicts survival Histopathology 2008 ;  53 : 468-475 [cross-ref]
Boormans J.L., Wildhagen M.F., Bangma C.H., Verhagen P.C., van Leenders G.J. Histopathological characteristics of lymph node metastases predict cancer-specific survival in node-positive prostate cancer BJU Int 2008 ;  102 : 1589-1593 [cross-ref]
Griebling T.L., Ozkutlu D., See W.A., Cohen M.B. Prognostic implications of extracapsular extension of lymph node metastases in prostate cancer Mod Pathol 1997 ;  10 : 804-809
Cheng L., Pisansky T.M., Ramnani D.M., et al. Extranodal extension in lymph node-positive prostate cancer Mod Pathol 2000 ;  13 : 113-118 [cross-ref]
Wong Y.N., Freedland S., Egleston B., et al. Role of androgen deprivation therapy for node-positive prostate cancer J Clin Oncol 2009 ;  27 : 100-105 [cross-ref]
Cheng L., Zincke H., Blute M.L., et al. Risk of prostate carcinoma death in patients with lymph node metastasis Cancer 2001 ;  91 : 66-73 [cross-ref]
Briganti A., Karnes R.J., Da Pozzo L.F., et al. Combination of adjuvant hormonal and radiation therapy significantly prolongs survival of patients with pT2-4 pN+ prostate cancer: results of a matched analysis Eur Urol 2011 ;  59 : 832-840 [cross-ref]
Pilepich M.V., Winter K., Lawton C.A., et al. Androgen suppression adjuvant to definitive radiotherapy in prostate carcinoma - long-term results of phase III RTOG 85-31 Int J Radiat Oncol Biol Phys 2005 ;  61 : 1285-1290 [cross-ref]
Lawton C.A., Winter K., Grignon D., Pilepich M.V. Androgen suppression plus radiation versus radiation alone for patients with stage D1/pathologic node-positive adenocarcinoma of the prostate: updated results based on national prospective randomized trial Radiation Therapy Oncology Group 85-31 J Clin Oncol 2005 ;  23 : 800-807 [cross-ref]
Da Pozzo L.F., Cozzarini C., Briganti A., et al. Long-term follow-up of patients with prostate cancer and nodal metastases treated by pelvic lymphadenectomy and radical prostatectomy: the positive impact of adjuvant radiotherapy Eur Urol 2009 ;  55 : 1003-1011 [cross-ref]
Gakis G., Boorjian S.A., Briganti A., et al. The role of radical prostatectomy and lymph node dissection in lymph node-positive prostate cancer: a systematic review of the literature Eur Urol 2014 ;  66 : 191-199 [cross-ref]
Zwergel U., Lehmann J., Wullich B., et al. Lymph node positive prostate cancer: long-term survival data after radical prostatectomy J Urol 2004 ;  171 : 1128-1131 [cross-ref]
Hofer M.D., Kuefer R., Huang W., et al. Prognostic factors in lymph node-positive prostate cancer Urology 2006 ;  67 : 1016-1021 [inter-ref]
Pierorazio P.M., Gorin M.A., Ross A.E., et al. Pathological and oncologic outcomes for men with positive lymph nodes at radical prostatectomy: the Johns Hopkins Hospital 30-year experience Prostate 2013 ;  73 : 1673-1680
Hudson P.B. Symposium on the prostate. Perineal prostatectomy Urol Clin North Am 1975 ;  2 : 69-83
Belt E., Schroeder F.H. Total perineal prostatectomy for carcinoma of the prostate J Urol 1972 ;  107 : 91-96
Graefen M., Walz J., Huland H. Open retropubic nerve-sparing radical prostatectomy Eur Urol 2006 ;  49 : 38-48 [cross-ref]
Kessler T.M., Burkhard F.C., Studer U.E. Nerve-sparing open radical retropubic prostatectomy Eur Urol 2007 ;  51 : 90-97 [inter-ref]
Schaeffer E.M., Partin A.W., Lepor H., Walsh P.C. Radical retropubic and perineal prostatectomy Campbell-Walsh urology Philadelphia: W.B. Saunders (2012). 
2801-2829
Lepor H. A review of surgical techniques for radical prostatectomy Rev Urol 2005 ;  7 : S11-S17
Hubanks J.M., Umbreit E.C., Karnes R.J., Myers R.P. Open radical retropubic prostatectomy using high anterior release of the levator fascia and constant haptic feedback in bilateral neurovascular bundle preservation plus early postoperative phosphodiesterase type 5 inhibition: a contemporary series Eur Urol 2012 ;  61 : 878-884 [cross-ref]
Hoznek A., Antiphon P., Borkowski T., et al. Assessment of surgical technique and perioperative morbidity associated with extraperitoneal versus transperitoneal laparoscopic radical prostatectomy Urology 2003 ;  61 : 617-622 [inter-ref]
Ruiz L., Salomon L., Hoznek A., et al. Comparison of early oncologic results of laparoscopic radical prostatectomy by extraperitoneal versus transperitoneal approach Eur Urol 2004 ;  46 : 50-54[discussion 4-6].
 [cross-ref]
Cathelineau X., Cahill D., Widmer H., et al. Transperitoneal or extraperitoneal approach for laparoscopic radical prostatectomy: a false debate over a real challenge J Urol 2004 ;  171 : 714-716 [cross-ref]
Atug F., Castle E.P., Woods M., et al. Transperitoneal versus extraperitoneal robotic-assisted radical prostatectomy: is one better than the other? Urology 2006 ;  68 : 1077-1081 [inter-ref]
Brown J.A., Rodin D., Lee B., Dahl D.M. Transperitoneal versus extraperitoneal approach to laparoscopic radical prostatectomy: an assessment of 156 cases Urology 2005 ;  65 : 320-324 [inter-ref]
Erdogru T., Teber D., Frede T., et al. Comparison of transperitoneal and extraperitoneal laparoscopic radical prostatectomy using match-pair analysis Eur Urol 2004 ;  46 : 312-319[discussion 20].
 [cross-ref]
Patel V.R., Coelho R.F., Rocco B., et al. Positive surgical margins after robotic assisted radical prostatectomy: a multi-institutional study J Urol 2011 ;  186 : 511-516 [cross-ref]
Porpiglia F., Terrone C., Tarabuzzi R., et al. Transperitoneal versus extraperitoneal laparoscopic radical prostatectomy: experience of a single center Urology 2006 ;  68 : 376-380 [inter-ref]
Mullins J.K., Hyndman M.E., Mettee L.Z., Pavlovich C.P. Comparison of extraperitoneal and transperitoneal pelvic lymph node dissection during minimally invasive radical prostatectomy J Endourol 2011 ;  25 : 1883-1887
Truesdale M.D., Lee D.J., Cheetham P.J., et al. Assessment of lymph node yield after pelvic lymph node dissection in men with prostate cancer: a comparison between robot-assisted radical prostatectomy and open radical prostatectomy in the modern era J Endourol 2010 ;  24 : 1055-1060 [cross-ref]
Cicco A., Salomon L., Hoznek H., et al. Carcinological risks and retroperitoneal laparoscopy Eur Urol 2000 ;  38 : 606-612 [cross-ref]
Rassweiler J., Tsivian A., Kumar A.V., et al. Oncological safety of laparoscopic surgery for urological malignancy: experience with more than 1,000 operations J Urol 2003 ;  169 : 2072-2075 [cross-ref]
Larrousse C., Brasseur P., Sukkarieh F. Métastase orificielle après prostatectomie radicla cÅ“lioscopique pour un adénocarcinome mucineux prostatique J Radiol 2005 ;  88 : 337-339 [inter-ref]
Shin Y.S., Doo A.R., Kim M.K., Jeong Y.B., Kim H.J. First case of peritoneal seeding of prostate cancer during robot-assisted laparoscopic radical prostatectomy Can J Urol 2012 ;  19 : 6303-6305
Savage S.J., Wingo M.S., Hooper H.B., Smith M.T., Keane T.E. Pathologically confirmed port site metastasis after laparoscopic radical prostatectomy: case report and literature review Urology 2007 ;  70 : [1222 e9-11].
Castillo O.A., Vitagliano G. Port site metastasis and tumor seeding in oncologic laparoscopic urology Urology 2008 ;  71 : 372-378 [inter-ref]
Takenaka A., Tewari A.K., Leung R.A., et al. Preservation of the puboprostatic collar and puboperineoplasty for early recovery of urinary continence after robotic prostatectomy: anatomic basis and preliminary outcomes Eur Urol 2007 ;  51 : 433-440[discussion 40].
 [cross-ref]
Poon M., Ruckle H., Bamshad B.R., et al. Radical retropubic prostatectomy: bladder neck preservation versus reconstruction J Urol 2000 ;  163 : 194-198 [cross-ref]
Poore R.E., McCullough D.L., Jarow J.P. Puboprostatic ligament sparing improves urinary continence after radical retropubic prostatectomy Urology 1998 ;  51 : 67-72 [inter-ref]
Razi A., Yahyazadeh S.R., Sedighi Gilani M.A., Kazemeyni S.M. Bladder neck preservation during radical retropubic prostatectomy and postoperative urinary continence Urol J 2009 ;  6 : 23-26[discussion 6].
Selli C., De Antoni P., Moro U., et al. Role of bladder neck preservation in urinary continence following radical retropubic prostatectomy Scand J Urol Nephrol 2004 ;  38 : 32-37 [cross-ref]
Srougi M., Nesrallah L.J., Kauffmann J.R., Nesrallah A., Leite K.R. Urinary continence and pathological outcome after bladder neck preservation during radical retropubic prostatectomy: a randomized prospective trial J Urol 2001 ;  165 : 815-818 [cross-ref]
Chlosta P.L., Drewa T., Jaskulski J., et al. Bladder neck preservation during classic laparoscopic radical prostatectomy - point of technique and preliminary results Wideochir Inne Tech Malo Inwazyjne 2012 ;  7 : 89-95 [cross-ref]
Stolzenburg J.U., Liatsikos E.N., Rabenalt R., et al. Nerve sparing endoscopic extraperitoneal radical prostatectomy - effect of puboprostatic ligament preservation on early continence and positive margins Eur Urol 2006 ;  49 : 103-111[discussion 11-2].
 [cross-ref]
Bianco F.J., Grignon D.J., Sakr W.A., et al. Radical prostatectomy with bladder neck preservation: impact of a positive margin Eur Urol 2003 ;  43 : 461-466 [cross-ref]
Shelfo S.W., Obek C., Soloway M.S. Update on bladder neck preservation during radical retropubic prostatectomy: impact on pathologic outcome, anastomotic strictures, and continence Urology 1998 ;  51 : 73-78 [inter-ref]
Soloway M.S., Neulander E. Bladder-neck preservation during radical retropubic prostatectomy Semin Urol Oncol 2000 ;  18 : 51-56
Tan G.Y., El Douaihy Y., Te A.E., Tewari A.K. Scientific and technical advances in continence recovery following radical prostatectomy Expert Rev Med Devices 2009 ;  6 : 431-453 [cross-ref]
Dal Moro F., Crestani A., Valotto C., Zattoni F. CORPUS - novel COmplete Reconstruction of the Posterior Urethral Support after robotic radical prostatectomy: preliminary data of very early continence recovery Urology 2014 ;  83 : 641-647 [inter-ref]
Joshi N., de Blok W., van Muilekom E., van der Poel H. Impact of posterior musculofascial reconstruction on early continence after robot-assisted laparoscopic radical prostatectomy: results of a prospective parallel group trial Eur Urol 2010 ;  58 : 84-89 [cross-ref]
Rocco F., Carmignani L., Acquati P., et al. Restoration of posterior aspect of rhabdosphincter shortens continence time after radical retropubic prostatectomy J Urol 2006 ;  175 : 2201-2206 [cross-ref]
Rocco F., Carmignani L., Acquati P., et al. Early continence recovery after open radical prostatectomy with restoration of the posterior aspect of the rhabdosphincter Eur Urol 2007 ;  52 : 376-383 [cross-ref]
Rocco B., Gregori A., Stener S., et al. Posterior reconstruction of the rhabdosphincter allows a rapid recovery of continence after transperitoneal videolaparoscopic radical prostatectomy Eur Urol 2007 ;  51 : 996-1003 [cross-ref]
Valero R., Schatloff O., Chauhan S., et al. Bidirectional barbed suture for bladder neck reconstruction, posterior reconstruction and vesicourethral anastomosis during robot assisted radical prostatectomy Actas Urol Esp 2012 ;  36 : 69-74 [cross-ref]
Rocco B., Cozzi G., Spinelli M.G., et al. Posterior musculofascial reconstruction after radical prostatectomy: a systematic review of the literature Eur Urol 2012 ;  62 : 779-790 [cross-ref]
Walsh P.C. Anatomic radical prostatectomy: evolution of the surgical technique J Urol 1998 ;  160 : 2418-2424 [cross-ref]
Masterson T.A., Serio A.M., Mulhall J.P., Vickers A.J., Eastham J.A. Modified technique for neurovascular bundle preservation during radical prostatectomy: association between technique and recovery of erectile function BJU Int 2008 ;  101 : 1217-1222 [cross-ref]
Ruckle H.C., Zincke H. Potency-sparing radical retropubic prostatectomy: a simplified anatomical approach J Urol 1995 ;  153 : 1875-1877 [cross-ref]
Richman M., McLaughlin S., Maygarden S., Pruthi R.S. Initial incision of lateral pelvic fascia and early ligation of vascular pedicles during radical prostatectomy: potential to reduce positive margin rates BJU Int 2005 ;  95 : 40-45 [cross-ref]
Klein E.A., Kupelian P.A., Tuason L., Levin H.S. Initial dissection of the lateral fascia reduces the positive margin rate in radical prostatectomy Urology 1998 ;  51 : 766-773 [inter-ref]
Rassweiler J., Wagner A.A., Moazin M., et al. Anatomic nerve-sparing laparoscopic radical prostatectomy: comparison of retrograde and antegrade techniques Urology 2006 ;  68 : 587-591[discussion 91-2].
 [inter-ref]
Menon M., Shrivastava A., Kaul S., et al. Vattikuti Institute prostatectomy: contemporary technique and analysis of results Eur Urol 2007 ;  51 : 648-657[discussion 57-8].
 [cross-ref]
Stolzenburg J.U., Rabenalt R., Do M., et al. Intrafascial nerve-sparing endoscopic extraperitoneal radical prostatectomy Eur Urol 2008 ;  53 : 931-940 [cross-ref]
John H., Hauri D., Maake C. The effect of seminal vesicle-sparing radical prostatectomy on serum prostate-specific antigen level BJU Int 2003 ;  92 : 920-923 [cross-ref]
Secin F.P., Bianco F.J., Cronin A., et al. Is it necessary to remove the seminal vesicles completely at radical prostatectomy? Decision curve analysis of European Society of Urologic Oncology criteria J Urol 2009 ;  181 : 609-613[discussion 14].
 [cross-ref]
John H., Hauri D. Seminal vesicle-sparing radical prostatectomy: a novel concept to restore early urinary continence Urology 2000 ;  55 : 820-824 [inter-ref]
Ohori M., Scardino P.T., Lapin S.L., et al. The mechanisms and prognostic significance of seminal vesicle involvement by prostate cancer Am J Surg Pathol 1993 ;  17 : 1252-1261 [cross-ref]
Bellina M., Mari M., Ambu A., et al. Seminal monolateral nerve-sparing radical prostatectomy in selected patients Urol Int 2005 ;  75 : 175-180 [cross-ref]
Fu Q., Moul J.W., Sun L. Contemporary radical prostatectomy Prostate Cancer 2011 ;  2011 : 645030
Cheng L., Slezak J., Bergstralh E.J., et al. Preoperative prediction of surgical margin status in patients with prostate cancer treated by radical prostatectomy J Clin Oncol 2000 ;  18 : 2862-2868
Park E.L., Dalkin B., Escobar C., Nagle R.B. Site-specific positive margins at radical prostatectomy: assessing cancer-control benefits of wide excision of the neurovascular bundle on a side with cancer on biopsy BJU Int 2003 ;  91 : 219-222 [cross-ref]
Iczkowski K.A., Hossain D., Torkko K.C., et al. Preoperative prediction of unifocal, unilateral, margin-negative, and small volume prostate cancer Urology 2008 ;  71 : 1166-1171 [inter-ref]
Graefen M., Haese A., Pichlmeier U., et al. A validated strategy for side specific prediction of organ confined prostate cancer: a tool to select for nerve sparing radical prostatectomy J Urol 2001 ;  165 : 857-863 [cross-ref]
Lepor H., Tareen B. Neurovascular bundle resection: does it improve the margins? Urol Oncol 2010 ;  28 : 215-218 [cross-ref]
Han M., Partin A.W., Chan D.Y., Walsh P.C. An evaluation of the decreasing incidence of positive surgical margins in a large retropubic prostatectomy series J Urol 2004 ;  171 : 23-26 [cross-ref]
Sofer M., Hamilton-Nelson K.L., Schlesselman J.J., Soloway M.S. Risk of positive margins and biochemical recurrence in relation to nerve-sparing radical prostatectomy J Clin Oncol 2002 ;  20 : 1853-1858 [cross-ref]
Neill M.G., Louie-Johnsun M., Chabert C., Eden C. Does intrafascial dissection during nerve-sparing laparoscopic radical prostatectomy compromise cancer control? BJU Int 2009 ;  104 : 1730-1733 [cross-ref]
Heidenreich A., Bastian P.J., Bellmunt J., et al. EAU guidelines on prostate cancer. Part II: treatment of advanced, relapsing, and castration-resistant prostate cancer Eur Urol 2014 ;  65 : 467-479
Tewari A.K., Srivastava A., Huang M.W., et al. Anatomical grades of nerve sparing: a risk-stratified approach to neural-hammock sparing during robot-assisted radical prostatectomy (RARP) BJU Int 2011 ;  108 : 984-992 [cross-ref]
Srivastava A., Chopra S., Pham A., et al. Effect of a risk-stratified grade of nerve-sparing technique on early return of continence after robot-assisted laparoscopic radical prostatectomy Eur Urol 2013 ;  63 : 438-444 [cross-ref]
Graefen M., Beyer B., Schlomm T. Outcome of radical prostatectomy: is it the approach or the surgical expertise? Eur Urol 2014 ;  66 : 457-458 [cross-ref]
Sooriakumaran P., Srivastava A., Shariat S.F., et al. A multinational, multi-institutional study comparing positive surgical margin rates among 22,393 open, laparoscopic, and robot-assisted radical prostatectomy patients Eur Urol 2014 ;  66 : 450-456 [cross-ref]
Secin F.P., Karanikolas N., Kuroiwa K., et al. Positive surgical margins and accessory pudendal artery preservation during laparoscopic radical prostatectomy Eur Urol 2005 ;  48 : 786-792[discussion 93].
 [cross-ref]
Touijer K., Kuroiwa K., Vickers A., et al. Impact of a multidisciplinary continuous quality improvement program on the positive surgical margin rate after laparoscopic radical prostatectomy Eur Urol 2006 ;  49 : 853-858 [cross-ref]
Graefen M. Is the open retropubic radical prostatectomy dead? Eur Urol 2007 ;  52 : 1281-1283 [cross-ref]
Vickers A.J., Savage C.J., Hruza M., et al. The surgical learning curve for laparoscopic radical prostatectomy: a retrospective cohort study Lancet Oncol 2009 ;  10 : 475-480 [inter-ref]
Williams S.B., Alemozaffar M., Lei Y., et al. Randomized controlled trial of barbed polyglyconate versus polyglactin suture for robot-assisted laparoscopic prostatectomy anastomosis: technique and outcomes Eur Urol 2010 ;  58 : 875-881 [cross-ref]
Poulakis V., Skriapas K., de Vries R., et al. Vesicourethral anastomosis during endoscopic extraperitoneal radical prostatectomy: a prospective comparison between the single-knot running and interrupted technique Urology 2006 ;  68 : 1284-1289 [inter-ref]
Van Velthoven R.F., Ahlering T.E., Peltier A., Skarecky D.W., Clayman R.V. Technique for laparoscopic running urethrovesical anastomosis: the single knot method Urology 2003 ;  61 : 699-702 [inter-ref]
Barre C. Urethrovesical anastomosis in retropubic radical prostatectomy Ann Urol (Paris) 2006 ;  40 : 247-254 [cross-ref]
Zhu S., Zhang H., Xie L., Chen J., Niu Y. Risk factors and prevention of inguinal hernia after radical prostatectomy: a systematic review and meta-analysis J Urol 2013 ;  189 : 884-890 [cross-ref]
Nilsson H., Stranne J., Stattin P., Nordin P. Incidence of groin hernia repair after radical prostatectomy: a population-based nationwide study Ann Surg 2014 ;  259 : 1223-1227 [cross-ref]
Matsubara A., Yoneda T., Nakamoto T., et al. Inguinal hernia after radical perineal prostatectomy: comparison with the retropubic approach Urology 2007 ;  70 : 1152-1156 [inter-ref]
Rabbani F., Yunis L.H., Touijer K., Brady M.S. Predictors of inguinal hernia after radical prostatectomy Urology 2011 ;  77 : 391-395 [inter-ref]
Nielsen M.E., Walsh P.C. Systematic detection and repair of subclinical inguinal hernias at radical retropubic prostatectomy Urology 2005 ;  66 : 1034-1037 [inter-ref]
Abe T., Shinohara N., Harabayashi T., et al. Postoperative inguinal hernia after radical prostatectomy for prostate cancer Urology 2007 ;  69 : 326-329 [inter-ref]
Fujii Y., Yamamoto S., Yonese J., et al. A novel technique to prevent postradical retropubic prostatectomy inguinal hernia: the processus vaginalis transection method Urology 2010 ;  75 : 713-717 [inter-ref]
Gozen A.S., Tokas T., Akin Y., et al. Pain after hernia repair with simultaneous extraperitoneal laparoscopic radical prostatectomy J Endourol 2014 ;  28 : 1143-1148 [cross-ref]
Marien T., Taouli B., Telegrafi S., Babb J.S., Lepor H. Comprehensive preoperative evaluation and repair of inguinal hernias at the time of open radical retropubic prostatectomy decreases risk of developing post-prostatectomy hernia BJU Int 2012 ;  110 : E601-E606
Marien T., Taouli B., Telegrafi S., Babb J., Lepor H. Optimizing the detection of subclinical inguinal hernias in men undergoing open radical retropubic prostatectomy BJU Int 2010 ;  106 : 1468-1472 [cross-ref]
Stranne J., Aus G., Bergdahl S., et al. Post-radical prostatectomy inguinal hernia: a simple surgical intervention can substantially reduce the incidence - results from a prospective randomized trial J Urol 2010 ;  184 : 984-989 [cross-ref]
Sun M., Lughezzani G., Alasker A., et al. Comparative study of inguinal hernia repair after radical prostatectomy, prostate biopsy, transurethral resection of the prostate or pelvic lymph node dissection J Urol 2010 ;  183 : 970-975 [cross-ref]
Vijan S.S., Wall J.C., Greenlee S.M., Farley D.R. Consequences of endoscopic inguinal hernioplasty with mesh on subsequent open radical prostatectomy Hernia 2008 ;  12 : 415-419 [cross-ref]
Al-Shareef A.H., Akin Y., Almouhissen T., et al. Effects of previous hernia repair on extraperitoneal robotic assisted radical prostatectomy; a matched-pair analyse study J Endourol 2015 ; [Epub ahead of print].
Spernat D., Sofield D., Moon D., Louie-Johnsun M., Woo H. Implications of laparoscopic inguinal hernia repair on open, laparoscopic, and robotic radical prostatectomy Prostate Int 2014 ;  2 : 8-11 [cross-ref]
Picozzi S.C., Ricci C., Bonavina L., et al. Feasibility and outcomes regarding open and laparoscopic radical prostatectomy in patients with previous synthetic mesh inguinal hernia repair: meta-analysis and systematic review of 7,497 patients World J Urol 2015 ;  33 : 59-67 [cross-ref]
Do M., Haefner T., Liatsikos E., et al. Endoscopic extraperitoneal radical prostatectomy after previous transurethral resection of prostate: oncologic and functional outcomes of 100 cases Urology 2010 ;  75 : 1348-1352 [inter-ref]
Gacci M., Simonato A., Lanciotti M., et al. The impact of prior TURP on radical prostatectomy surgical margins: a multicenter analysis Urol Int 2013 ;  91 : 62-68 [cross-ref]
Gupta N.P., Singh P., Nayyar R. Outcomes of robot-assisted radical prostatectomy in men with previous transurethral resection of prostate BJU Int 2011 ;  108 : 1501-1505 [cross-ref]
Katz R., Borkowski T., Hoznek A., et al. Laparoscopic radical prostatectomy in patients following transurethral resection of the prostate Urol Int 2006 ;  77 : 216-221 [cross-ref]
Kurokawa S., Tozawa K., Umemoto Y., et al. Transurethral marking incision of the bladder neck: a helpful technique in robot-assisted laparoscopic radical prostatectomy involving post-transurethral resection of the prostate and cancers protruding into the bladder neck BMC Urol 2013 ;  13 : 40 [cross-ref]
Martinschek A., Heinzelmann K., Ritter M., Heinrich E., Trojan L. Radical prostatectomy after previous transurethral resection of the prostate: robot-assisted laparoscopic versus open radical prostatectomy in a matched-pair analysis J Endourol 2012 ;  26 : 1136-1141 [cross-ref]
Menard J., de la Taille A., Hoznek A., et al. Laparoscopic radical prostatectomy after transurethral resection of the prostate: surgical and functional outcomes Urology 2008 ;  72 : 593-597 [inter-ref]
Palisaar J.R., Wenske S., Sommerer F., Hinkel A., Noldus J. Open radical retropubic prostatectomy gives favourable surgical and functional outcomes after transurethral resection of the prostate BJU Int 2009 ;  104 : 611-615 [cross-ref]
Ramon J., Rossignol G., Leandri P., Gautier J.R. Morbidity of radical retropubic prostatectomy following previous prostate resection J Surg Oncol 1994 ;  55 : 14-19 [cross-ref]
Jaffe J., Stakhovsky O., Cathelineau X., et al. Surgical outcomes for men undergoing laparoscopic radical prostatectomy after transurethral resection of the prostate J Urol 2007 ;  178 : 483-487[discussion 7].
 [cross-ref]
van Roermund J.G., van Basten J.P., Kiemeney L.A., Karthaus H.F., Witjes J.A. Impact of obesity on surgical outcomes following open radical prostatectomy Urol Int 2009 ;  82 : 256-261 [cross-ref]
Sundi D., Reese A.C., Mettee L.Z., Trock B.J., Pavlovich C.P. Laparoscopic and robotic radical prostatectomy outcomes in obese and extremely obese men Urology 2013 ;  82 : 600-605 [inter-ref]
Siddiqui S.A., Inman B.A., Sengupta S., et al. Obesity and survival after radical prostatectomy: a 10-year prospective cohort study Cancer 2006 ;  107 : 521-529 [cross-ref]
Sharma V., Meeks J.J. Open conversion during minimally invasive radical prostatectomy: impact on perioperative complications and predictors from national data J Urol 2014 ;  192 : 1657-1662 [cross-ref]
Busch J., Gonzalgo M.L., Leva N., et al. Matched comparison of robot-assisted, laparoscopic and open radical prostatectomy regarding pathologic and oncologic outcomes in obese patients World J Urol 2015 ;  33 : 397-402 [cross-ref]
Xu T., Wang X., Xia L., et al. Robot-assisted prostatectomy in obese patients: how influential is obesity on operative outcomes? J Endourol 2015 ;  29 : 198-208 [cross-ref]
Lindner U., Lawrentschuk N., Abouassaly R., Fleshner N.E., Trachtenberg J. Radical prostatectomy in obese patients: improved surgical outcomes in recent years Int J Urol 2010 ;  17 : 727-732 [cross-ref]
Campeggi A., Xylinas E., Ploussard G., et al. Impact of body mass index on perioperative morbidity, oncological, and functional outcomes after extraperitoneal laparoscopic radical prostatectomy Urology 2012 ;  80 : 576-584 [inter-ref]
Bolenz C., Gupta A., Hotze T., et al. The influence of body mass index on the cost of radical prostatectomy for prostate cancer BJU Int 2010 ;  106 : 1188-1193 [cross-ref]
Cuzick J., Berney D.M., Fisher G., et al. Prognostic value of a cell cycle progression signature for prostate cancer death in a conservatively managed needle biopsy cohort Br J Cancer 2012 ;  106 : 1095-1099 [cross-ref]
Dindo D., Demartines N., Clavien P.-A. Classification of surgical complications Ann Surg 2004 ;  240 : 205-213 [cross-ref]
Tewari A., Sooriakumaran P., Bloch D.A., et al. Positive surgical margin and perioperative complication rates of primary surgical treatments for prostate cancer: a systematic review and meta-analysis comparing retropubic, laparoscopic, and robotic prostatectomy Eur Urol 2012 ;  62 : 1-15
Robertson C., Close A., Fraser C., et al. Relative effectiveness of robot-assisted and standard laparoscopic prostatectomy as alternatives to open radical prostatectomy for treatment of localised prostate cancer: a systematic review and mixed treatment comparison meta-analysis BJU Int 2013 ;  112 : 798-812 [cross-ref]
Nam R.K., Cheung P., Herschorn S., et al. Incidence of complications other than urinary incontinence or erectile dysfunction after radical prostatectomy or radiotherapy for prostate cancer: a population-based cohort study Lancet Oncol 2014 ;  15 : 223-231 [inter-ref]
Pilecki M.A., McGuire B.B., Jain U., Kim J.Y., Nadler R.B. National multi-institutional comparison of 30-day postoperative complication and readmission rates between open retropubic radical prostatectomy and robot-assisted laparoscopic prostatectomy using NSQIP J Endourol 2014 ;  28 : 430-436 [cross-ref]
Raza A., Byrne D., Townell N. Lower limb (well leg) compartment syndrome after urological pelvic surgery J Urol 2004 ;  171 : 5-11 [cross-ref]
Pridgeon S., Bishop C.V., Adshead J. Lower limb compartment syndrome as a complication of robot-assisted radical prostatectomy: the UK experience BJU Int 2013 ;  112 : 485-488 [cross-ref]
Larobina M., Nottle P. Complete evidence regarding major vascular injuries during laparoscopic access Surg Laparosc Endosc Percutan Tech 2005 ;  15 : 119-123 [cross-ref]
Merlin T.L., Hiller J.E., Maddern G.J., et al. Systematic review of the safety and effectiveness of methods used to establish pneumoperitoneum in laparoscopic surgery Br J Surg 2003 ;  90 : 668-679 [cross-ref]
Stolzenburg J.U., Rabenalt R., Do M., et al. Complications of endoscopic extraperitoneal radical prostatectomy (EERPE): prevention and management World J Urol 2006 ;  24 : 668-675 [cross-ref]
Guillonneau B., Rozet F., Cathelineau X., et al. Perioperative complications of laparoscopic radical prostatectomy: the Montsouris 3-year experience J Urol 2002 ;  167 : 51-56 [cross-ref]
Siqueira T.M., Kuo R.L., Gardner T.A., et al. Major complications in 213 laparoscopic nephrectomy cases: the Indianapolis experience J Urol 2002 ;  168 : 1361-1365 [cross-ref]
Safi K.C., Teber D., Moazen M., et al. Laparoscopic repair of external iliac-artery transection during laparoscopic radical prostatectomy J Endourol 2006 ;  20 : 237-239[discussion 9].
 [cross-ref]
Spaliviero M., Steinberg A.P., Kaouk J.H., et al. Laparoscopic injury and repair of obturator nerve during radical prostatectomy Urology 2004 ;  64 : 1030 [inter-ref]
Vallancien G., Cathelineau X., Baumert H., Doublet J.D., Guillonneau B. Complications of transperitoneal laparoscopic surgery in urology: review of 1,311 procedures at a single center J Urol 2002 ;  168 : 23-26 [cross-ref]
Guillonneau B., Gupta R., El Fettouh H., et al. Laparoscopic [correction of laproscopic] management of rectal injury during laparoscopic [correction of laproscopic] radical prostatectomy J Urol 2003 ;  169 : 1694-1696 [cross-ref]
Kheterpal E., Bhandari A., Siddiqui S., et al. Management of rectal injury during robotic radical prostatectomy Urology 2011 ;  77 : 976-979 [inter-ref]
Wedmid A., Mendoza P., Sharma S., et al. Rectal injury during robot-assisted radical prostatectomy: incidence and management J Urol 2011 ;  186 : 1928-1933 [cross-ref]
Thomas C., Jones J., Jager W., et al. Incidence, clinical symptoms and management of rectourethral fistulas after radical prostatectomy J Urol 2010 ;  183 : 608-612 [cross-ref]
Kitamura H., Tsukamoto T. Rectourinary fistula after radical prostatectomy: review of the literature for incidence, etiology, and management Prostate Cancer 2011 ;  2011 : 629105
Kasraeian A., Rozet F., Cathelineau X., et al. Modified York-Mason technique for repair of iatrogenic rectourinary fistula: the Montsouris experience J Urol 2009 ;  181 : 1178-1183 [cross-ref]
Lyman G.H. Venous thromboembolism in the patient with cancer: focus on burden of disease and benefits of thromboprophylaxis Cancer 2011 ;  117 : 1334-1349 [cross-ref]
Van Hemelrijck M., Garmo H., Holmberg L., et al. Thromboembolic events following surgery for prostate cancer Eur Urol 2013 ;  63 : 354-363 [cross-ref]
Tyritzis S.I., Wallerstedt A., Steineck G., et al. Thromboembolic complications in 3,544 patients undergoing radical prostatectomy with or without lymph node dissection J Urol 2015 ;  193 : 117-125 [cross-ref]
Tollefson M.K., Karnes R.J., Rangel L., Carlson R., Boorjian S.A. Blood type, lymphadenectomy and blood transfusion predict venous thromboembolic events following radical prostatectomy with pelvic lymphadenectomy J Urol 2014 ;  191 : 646-651 [cross-ref]
Ploussard G., Briganti A., de la Taille A., et al. Pelvic lymph node dissection during robot-assisted radical prostatectomy: efficacy, limitations, and complications - a systematic review of the literature Eur Urol 2014 ;  65 : 7-16 [cross-ref]
Khoder W.Y., Trottmann M., Seitz M., et al. Management of pelvic lymphoceles after radical prostatectomy: a multicentre community based study Eur J Med Res 2011 ;  16 : 280-284 [cross-ref]
Tyritzis S.I., Katafigiotis I., Constantinides C.A. All you need to know about urethrovesical anastomotic urinary leakage following radical prostatectomy J Urol 2012 ;  188 : 369-376 [cross-ref]
Jhaveri J.K., Penna F.J., Diaz-Insua M., et al. Ureteral injuries sustained during robot-assisted radical prostatectomy J Endourol 2014 ;  28 : 318-324 [cross-ref]
Sandhu J.S., Gotto G.T., Herran L.A., et al. Age, obesity, medical comorbidities and surgical technique are predictive of symptomatic anastomotic strictures after contemporary radical prostatectomy J Urol 2011 ;  185 : 2148-2152 [cross-ref]
Gnanapragasam V.J., Baker P., Naisby G.P., Chadwick D. Identification and validation of risk factors for vesicourethral leaks following radical retropubic prostatectomy Int J Urol 2005 ;  12 : 948-952 [cross-ref]
Yossepowitch O., Baniel J. Persistent vesicourethral anastomotic leak after radical prostatectomy: a novel endoscopic solution J Urol 2010 ;  184 : 2452-2455 [cross-ref]
Wang R., Wood D.P., Hollenbeck B.K., et al. Risk factors and quality of life for post-prostatectomy vesicourethral anastomotic stenoses Urology 2012 ;  79 : 449-457 [inter-ref]
Leyh-Bannurah S.R., Hansen J., Isbarn H., et al. Open and robot-assisted radical retropubic prostatectomy in men receiving ongoing low-dose aspirin medication: revisiting an old paradigm? BJU Int 2014 ;  114 : 396-403
Binhas M., Salomon L., Roudot-Thoraval F., et al. Radical prostatectomy with robot-assisted radical prostatectomy and laparoscopic radical prostatectomy under low-dose aspirin does not significantly increase blood loss Urology 2012 ;  79 : 591-595 [inter-ref]
Novara G., Ficarra V., Rosen R.C., et al. Systematic review and meta-analysis of perioperative outcomes and complications after robot-assisted radical prostatectomy Eur Urol 2012 ;  62 : 431-452 [cross-ref]
Chang C.M., Moon D., Gianduzzo T.R., Eden C.G. The impact of prostate size in laparoscopic radical prostatectomy Eur Urol 2005 ;  48 : 285-290 [cross-ref]
Coelho R.F., Chauhan S., Guglielmetti G.B., et al. Does the presence of median lobe affect outcomes of robot-assisted laparoscopic radical prostatectomy? J Endourol 2012 ;  26 : 264-270 [cross-ref]
Gotto G.T., Yunis L.H., Vora K., et al. Impact of prior prostate radiation on complications after radical prostatectomy J Urol 2010 ;  184 : 136-142 [cross-ref]
Porpiglia F., Morra I., Lucci Chiarissi M., et al. Randomised controlled trial comparing laparoscopic and robot-assisted radical prostatectomy Eur Urol 2013 ;  63 : 606-614 [cross-ref]
Asimakopoulos A.D., Pereira Fraga C.T., Annino F., et al. Randomized comparison between laparoscopic and robot-assisted nerve-sparing radical prostatectomy J Sex Med 2011 ;  8 : 1503-1512 [cross-ref]
Ficarra V., Novara G., Artibani W., et al. Retropubic, laparoscopic, and robot-assisted radical prostatectomy: a systematic review and cumulative analysis of comparative studies Eur Urol 2009 ;  55 : 1037-1063 [cross-ref]
Moran P.S., O'Neill M., Teljeur C., et al. Robot-assisted radical prostatectomy compared with open and laparoscopic approaches: a systematic review and meta-analysis Int J Urol 2013 ;  20 : 312-321 [cross-ref]
Gandaglia G., Sammon J.D., Chang S.L., et al. Comparative effectiveness of robot-assisted and open radical prostatectomy in the postdissemination era J Clin Oncol 2014 ;  32 : 1419-1426 [cross-ref]
Capello S.A., Boczko J., Patel H.R., Joseph J.V. Randomized comparison of extraperitoneal and transperitoneal access for robot-assisted radical prostatectomy J Endourol 2007 ;  21 : 1199-1202 [cross-ref]
Rozet F., Jaffe J., Braud G., et al. A direct comparison of robotic assisted versus pure laparoscopic radical prostatectomy: a single institution experience J Urol 2007 ;  178 : 478-482 [cross-ref]
Schmitges J., Trinh Q.D., Abdollah F., et al. A population-based analysis of temporal perioperative complication rates after minimally invasive radical prostatectomy Eur Urol 2011 ;  60 : 564-571 [cross-ref]
Trinh Q.D., Sun M., Sammon J., et al. Leapfrog volume thresholds and perioperative complications after radical prostatectomy Cancer 2012 ;  118 : 4991-4998 [cross-ref]
Begg C.B., Riedel E.R., Bach P.B., et al. Variations in morbidity after radical prostatectomy N Engl J Med 2002 ;  346 : 1138-1144 [cross-ref]
Hu J.C., Gold K.F., Pashos C.L., Mehta S.S., Litwin M.S. Role of surgeon volume in radical prostatectomy outcomes J Clin Oncol 2003 ;  21 : 401-405 [cross-ref]
Bianco F.J., Riedel E.R., Begg C.B., Kattan M.W., Scardino P.T. Variations among high volume surgeons in the rate of complications after radical prostatectomy: further evidence that technique matters J Urol 2005 ;  173 : 2099-2103
Trinh Q.D., Bjartell A., Freedland S.J., et al. A systematic review of the volume-outcome relationship for radical prostatectomy Eur Urol 2013 ;  64 : 786-798 [cross-ref]
Trinh Q.D., Schmitges J., Sun M., et al. Morbidity and mortality of radical prostatectomy differs by insurance status Cancer 2012 ;  118 : 1803-1810 [cross-ref]
Ghavamian R., Knoll A., Boczko J., Melman A. Comparison of operative and functional outcomes of laparoscopic radical prostatectomy and radical retropubic prostatectomy: single surgeon experience Urology 2006 ;  67 : 1241-1246 [inter-ref]
Pierorazio P.M., Mullins J.K., Ross A.E., et al. Trends in immediate perioperative morbidity and delay in discharge after open and minimally invasive radical prostatectomy (RP): a 20-year institutional experience BJU Int 2013 ;  112 : 45-53 [cross-ref]
Trinh Q.D., Sammon J., Sun M., et al. Perioperative outcomes of robot-assisted radical prostatectomy compared with open radical prostatectomy: results from the nationwide inpatient sample Eur Urol 2012 ;  61 : 679-685 [cross-ref]
Bivalacqua T.J., Pierorazio P.M., Su L.M. Open, laparoscopic and robotic radical prostatectomy: optimizing the surgical approach Surg Oncol 2009 ;  18 : 233-241 [cross-ref]
Djavan B., Eckersberger E., Finkelstein J., et al. Oncologic, functional, and cost analysis of open, laparoscopic, and robotic radical prostatectomy Eur Urol Suppl 2010 ;  9 : 371-378 [cross-ref]
De Carlo F., Celestino F., Verri C., et al. Retropubic, laparoscopic, and robot-assisted radical prostatectomy: surgical, oncological, and functional outcomes: a systematic review Urol Int 2014 ;  93 : 373-383 [cross-ref]
Tiguert R., Rigaud J., Fradet Y. Safety and outcome of early catheter removal after radical retropubic prostatectomy Urology 2004 ;  63 : 513-517 [inter-ref]
Koch M.O., Nayee A.H., Sloan J., et al. Early catheter removal after radical retropubic prostatectomy: long-term follow-up J Urol 2003 ;  169 : 2170-2172 [cross-ref]
Berryhill R., Jhaveri J., Yadav R., et al. Robotic prostatectomy: a review of outcomes compared with laparoscopic and open approaches Urology 2008 ;  72 : 15-23 [inter-ref]
Lepor H., Nieder A.M., Fraiman M.C. Early removal of urinary catheter after radical retropubic prostatectomy is both feasible and desirable Urology 2001 ;  58 : 425-429 [inter-ref]
Nadu A., Salomon L., Hoznek A., et al. Early removal of the catheter after laparoscopic radical prostatectomy J Urol 2001 ;  166 : 1662-1664 [cross-ref]
Loeb S., Vellekoop A., Ahmed H.U., et al. Systematic review of complications of prostate biopsy Eur Urol 2013 ;  64 : 876-892 [cross-ref]
Sharma S., Kim H.L., Mohler J.L. Routine pelvic drainage not required after open or robotic radical prostatectomy Urology 2007 ;  69 : 330-333 [inter-ref]
Araki M., Manoharan M., Vyas S., Nieder A.M., Soloway M.S. A pelvic drain can often be avoided after radical retropubic prostatectomy - an update in 552 cases Eur Urol 2006 ;  50 : 1241-1247[discussion 6-7].
 [cross-ref]
Danuser H., Di Pierro G.B., Stucki P., Mattei A. Extended pelvic lymphadenectomy and various radical prostatectomy techniques: is pelvic drainage necessary? BJU Int 2013 ;  111 : 963-969 [cross-ref]
Coelho R.F., Rocco B., Patel M.B., et al. Retropubic, laparoscopic, and robot-assisted radical prostatectomy: a critical review of outcomes reported by high-volume centers J Endourol 2010 ;  24 : 2003-2015 [cross-ref]
Pierorazio P.M., Mullins J.K., Eifler J.B., et al. Contemporaneous comparison of open vs minimally-invasive radical prostatectomy for high-risk prostate cancer BJU Int 2013 ;  112 : 751-757 [cross-ref]
Hu J.C., Gu X., Lipsitz S.R., et al. Comparative effectiveness of minimally invasive vs open radical prostatectomy JAMA 2009 ;  302 : 1557-1564 [cross-ref]
Palmer J.S., Worwag E.M., Conrad W.G., Blitz B.F., Chodak G.W. Same day surgery for radical retropubic prostatectomy: is it an attainable goal? Urology 1996 ;  47 : 23-28 [inter-ref]
Meuleman E.J., Mulders P.F. Erectile function after radical prostatectomy: a review Eur Urol 2003 ;  43 : 95-101[discussion -2].
 [cross-ref]
Terrier J.E., Ferretti L., Journel N.M., et al. Should we recommend an erectile rehabilitation after radical prostatectomy? Systematic review of the literature by the sexual medicine committee of the French Urological Association Prog Urol 2014 ;  24 : 1043-1049 [inter-ref]






© 2015 
Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.