IPDE5 et satisfaction des patients ayant une dysfonction érectile

25 septembre 2008

Auteurs : F. Cour
Référence : Prog Urol, 2008, 8, 18, 542




 

L'étude de Giuliano et al. confirme la faible prise en charge de la dysfonction érectile par les médecins généralistes (16 % des médecins contactés, ayant inclus au moins un patient) ou du moins l'intérêt très modéré qu'ils y portent [1].

Cette étude soulève deux questions :

l'hyper-information des patients sur les différences pharmacocinétiques des trois IPDE5 entraîne-t-elle une modification de leur « rythme » sexuel ?
le choix final du patient, qui privilégie souvent la durée d'action, est-il le reflet réel de ses « besoins » sexuels ou est-il sous-tendu par d'autres raisons, comme celle du coût du traitement ou de l'envie d'être « toujours prêt », même s'il ne s'en servira pas plus tard ?

La différence d'effectif entre les trois IPDE5 dans cette étude ne permet pas de conclusion [1]. Cependant, la satisfaction similaire des patients pour les trois molécules vis-à-vis de la qualité de l'érection obtenue, et cela avec des différences de dosage respectif, est à souligner (dosage maximal utile plus fréquemment avec le tadalafil, puis avec le vardénafil, dosage initial recommandé pour le sildénafil souvent suffisant).

Les résultats de cette étude observationnelle, réalisée dans la pratique quotidienne de médecine générale, sont probablement corrélés davantage à la « vraie » vie que ceux des essais cliniques, en particulier des études de préférence [1].



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Référence



Giuliano F, Vicaut E, Jeanpetit Y. Impact des propriétés pharmacocinétiques des IPDE5 sur l'intervalle prise du traitement/rapport sexuel. Prog Urol, doi: 10.1016/j.purol.2008.04.005.




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