Intérêt de l’utilisation du PSA dans la prise en charge des prostatites : revue de la littérature

25 décembre 2013

Auteurs : F. Bruyère, M. Amine Lakmichi
Référence : Prog Urol, 2013, 16, 23, 1377-1381

La prostatite est le plus souvent de diagnostic aisé mais certaines situations font doser le PSA pour ajouter un argument. Parfois un PSA élevé chez un malade asymptomatique fait prescrire une antibiothérapie systématique pour « éliminer » la part inflammatoire et confirmer l’indication de biopsie. Il nous a semblé intéressant de confirmer ou d’infirmer ces attitudes par une revue de la littérature.

Méthode

Nous avons réalisé une revue de la littérature avec les termes [prostatitis ], [acute prostatitis ], [prostate specific antigen ], [PSA], dans les bases de données Medline, Pubmed et Ambase des articles publiés en français ou en anglais depuis 20ans.

Résultats

L’élévation du PSA n’est pas constante lors d’un épisode de prostatite aiguë. Un PSA élevé chez un homme asymptomatique ne semble pas lié systématiquement à une inflammation de la prostate. Au vu de ces résultats, il semble inutile de doser le PSA lors d’un épisode d’infection urinaire fébrile chez un homme. L’utilisation systématique d’antibiotique pour faire baisser le PSA et ne pas réaliser de biopsie est délétère puisqu’il augmente potentiellement le risque de résistance aux antibiotiques et ne diminue pas le risque de biopsie de la prostate.

Conclusion

Le PSA semble inutile en cas d’épisode d’infection urinaire fébrile chez l’homme.




 



L'infection urinaire est un motif fréquent de consultation en urologie, et chez l'homme la prostatite est la principale pathologie retrouvée. Elle peut atteindre des hommes de tout âge et associe une symptomatologie urinaire, des brûlures mictionnelles, pollakiurie, parfois hématurie, pesanteur pelvienne, associée à des signes généraux tels que syndromes pseudo-grippaux et hyperthermies.


Le diagnostic, qui pose peu de difficultés pour l'urologue, associe classiquement une fièvre, parfois une douleur au toucher rectal, avec un examen cytobactériologique des urines (ECBU) positif, le plus souvent à une entérobactérie.


Les formes classiques regroupant l'ensemble de ces symptômes sont peu fréquentes, avec jusqu'à 60 % de toucher rectal normal, [1] jusqu'à 40 % d'absence de signe fonctionnel urinaire [1], 30 % de douleurs lombaires [2]. C'est la raison pour laquelle le dosage du prostate specific antigen (PSA) est parfois utilisé par certaines équipes pour étiqueter des prostatites dont la symptomatologie est atypique. Ainsi, certain remette en cause le diagnostic de prostatite lorsque le PSA n'est pas assez augmenté. D'autres utilisent les antibiotiques lorsqu'un homme consulte pour PSA élevé afin d'éliminer un processus infectieux avant d'entreprendre des biopsies. Cette attitude aboutit à une surconsommation le plus souvent en quinolones ce qui induit une augmentation préoccupante des résistances de germes aux antibiotiques. Il nous a semblé donc intéressant de faire une revue de la littérature sur la cinétique et la valeur prédictive d'une augmentation de PSA lors d'un diagnostic de prostatite aiguë.


Matériel et méthode


Nous avons réalisé une revue de la littérature avec les termes [prostatitis ], [acute prostatitis ], [prostate specific antigen ], [PSA], dans les bases de données Medline, Pubmed et Ambase des articles publiés en français ou en anglais depuis 20ans. Nous rapportons les résultats de ces études concernant la valeur du PSA pour infirmer ou affirmer une prostatite.


Résultats


Dalton [3] a été le premier en 1989 à signaler que le PSA total était élevé dans la prostatite aiguë. Depuis lors, plusieurs études expérimentales ont rapporté que le niveau de PSA total augmente cinq à septjours après l'inoculation des bactéries puis retourne à la normale dans les trois à six semaines [4].


Dans l'une des premières séries étudiant l'association de l'élévation des taux de PSA avec l'inflammation histologique, Brawn et al. ont conclu que l'inflammation augmentait les niveaux sériques du PSA [5].


Dans l'étude d'Étienne et al. [1], 586 malades atteint d'une prostatite aiguë ont été inclus. Un dosage du PSA a été retrouvé supérieur à 4ng/mL dans 60 % des cas, avec une médiane à 17ng/mL. Une partie des malades avec une prostatite typique avait un PSA normal, le maximum retrouvé était de 415ng/mL en dehors de tout cancer de la prostate. Kyung et al. [6] ont évalué 106 hommes de plus de 50ans entre 2005 et 2009. Le PSA était entre 4 et 10 et une échographie prostatique était systématiquement normale. Huit semaines systématiques d'antibiotiques étaient utilisées, alors qu'aucun des malades ne présentait de prostatite aiguë. Avant traitement, le PSA était à 6,3±1,9 et à 4,8±2,4 après traitement (différence significative p <0,05). Les auteurs estimaient que 42 % des PSA anormaux se normalisaient après traitements. Parmi ceux pour lesquels il n'y avait pas de normalisation du PSA, quatre semaines supplémentaires de traitement étaient entreprises, avec une diminution dans seulement 32 % des cas. À la lumière de cette étude nous ne pouvons qu'être en défaveur de l'utilisation d'antibiotique pour diminuer artificiellement un PSA. Cette attitude ne modifie en rien le recours à des biopsies de la prostate ultérieurement.


Rothman et al. [7] ont comparé deux groupes de patients atteints d'un cancer de la prostate, ceux qui avaient des antécédents de prostatite et ceux qui n'en avaient pas. Le PSA était significativement supérieur chez les patients qui avaient des antécédents de prostatites (14 vs 2, p <0,01). Néanmoins, l'existence d'un antécédent de prostatite n'est pas un argument pour traiter de façon probabiliste par antibiotique mais seulement un argument à tenir compte pour indiquer ou non une biopsie de la prostate. Hara et al. [8] ont inclus 39 hommes hospitalisés pour fièvre supérieure à 38,3° C. Six des neuf hommes ont été initialement étiquetés pyélonéphrite avec un PSA élevé entre 9,5 et 75,1ng/mL. Les six cas de prostatite avaient un PSA augmenté entre 4,1 et 13,6ng/mL. Huit des 18 hommes avec fièvre non étiquetée avaient un PSA entre 5,1 et 77ng/mL. Les 20 malades avec un PSA élevé ont reçu des antibiotiques et ont vu se normaliser leur PSA, température et CRP. On peut bien sur se demander de la légitimité du diagnostic de pyélonéphrite chez ces hommes d'autant que la moitié se plaignait de dysurie. Seul l'absence de douleur au toucher rectal écartait le diagnostic de prostatite dans cette étude. Ainsi, la conclusion des auteurs en faveur de l'utilisation du PSA en cas d'infection urinaire fébrile est caduque et non recevable. De plus, le faible échantillon de l'étude ne va pas contre les études décrites précédemment qui étaient en défaveur du PSA. Cinq des six malades normalisaient leur PSA après sept à 14jours d'antibiotiques. Parmi les cas de fièvre non étiquetée, étaient retrouvé un cas d'hépatite, un cas d'appendicite, un cas de néphrite glomérulaire.


Les causes de l'élévation du PSA au cours d'une prostatite ne sont pas entièrement élucidées. Moon et al. [9] ont évalué la production de PSA des cellules cancéreuses de la prostate placées au contact d'Escherichia coli in vitro et n'ont rapporté aucune augmentation statistiquement significative de la production de PSA. Hasui et al. [10] ont suggéré que plus qu'une augmentation de la production de PSA, les médiateurs inflammatoires dans l'interstitium de la prostate peuvent être responsables d'une « fuite » de PSA à partir des cellules de l'épithélium glandulaire prostatique. La perturbation de l'architecture des tissus normaux pendant l'inflammation aiguë représente très probablement un facteur important dans l'élévation observée du PSA sérique.


Irani et al. [11] ont gradué les infiltrations inflammatoires de la prostate en fonction de leur intensité et agressivité chez les hommes asymptomatiques. Ils ont conclu que l'intensité de l'inflammation n'était pas corrélée avec l'élévation du PSA, mais plutôt avec les perturbations de l'architecture de l'épithélium glandulaire, comme en témoigne l'agressivité de l'inflammation. En conséquence, malgré la corrélation entre les grades de l'inflammation et son agressivité, les différences entre les niveaux de PSA ont été significatives dans les groupes d'une agressivité inflammatoire importante par rapport aux autres groupes, ce qui a été une découverte inhabituelle. Ces résultats ont été confortés par une étude récente de Kandirali et al. [12] qui ont examiné la relation entre l'inflammation de la glande prostatique et le PSA chez 115 patients sans preuves concomitante de cancer de la prostate sur la biopsie. Ils ont trouvé une corrélation positive et significative entre le taux sérique de PSA et le degré d'inflammation, classés sur une échelle de cinq points (p =0,001). Cependant, la principale différence entre les deux études concernait la méthodologie de classement de l'inflammation ainsi que le nombre de patients inclus dans chaque étude. Par ailleurs, dans deux autres études concernant le PSA libre, aucune différence statistiquement significative n'a été trouvé entre les patients avec et sans inflammation [13, 14]. L'une des explications est que l'inflammation déclenche la production d'alpha-1-antichymotrypsine du foie dans une réaction typique de l'inflammation, qui se lie au PSA [15]. Par conséquent, le niveau de PSA libre restera inchangé malgré une augmentation du taux de PSA lié alpha-1-antichymotrypsine, résultant même en une diminution de PSA libre.


Lors d'une prostatite, le PSA total peut être très élevé (>10mg/L) et le ratio très bas (<10 %). La cinétique met en évidence un pic caractéristique avec une normalisation rapide en moins de trois mois. Il n'est donc pas recommandé de faire un dosage de PSA en cas de prostatite. En revanche, si un dosage de PSA revient élevé pour un patient sur un terrain de prostatite chronique ou non, il ne faut pas se contenter d'un seul dosage mais plutôt préférer une cinétique sur au moins trois dosages successifs espacés d'un mois environ avant de recommander une biopsie de contrôle [16]. L'allure de la cinétique permet éventuellement d'individualiser des pics caractéristiques d'épisodes de prostatite dans un contexte chronique sans retentissement clinique évocateur.


Carver et al. avaient rapporté une prévalence de prostatite asymptomatique (catégorie IV de la classification de NIH) s'élevant à 32,2 % lors d'un dépistage du cancer de la prostate dans une population générale. Il s'agissait d'hommes avec des signes de prostatite asymptomatique, la moyenne sérique de PSA de 2,3ng/mL était significativement plus élevé que 1,4ng/mL rapporté chez les hommes de la population générale [17]. La question sur la corrélation entre le PSA total et les niveaux et la sévérité de l'inflammation reste en suspens. Alors que certains auteurs n'ont pas rapporté de corrélation [18] entre les niveaux de PSA et l'inflammation prostatique, d'autres montraient une corrélation significative [12, 19, 20, 21]. Stancik et al. [22] ont étudié 137 patients dont les biopsies prostatiques avaient révélé une prostatite de grade IV. La prostatite asymptomatique chez ces patients avait les mêmes effets sur le PSA total et le PSA libre que le cancer de la prostate. Seul le rapport du PSA libre/PSA total était significativement différent dans ces deux conditions. Les auteurs ont conclu que le PSA libre à lui seul a une valeur limitée et n'a de sens comme indicateur diagnostique que si le niveau de PSA total est connu.


Cependant, et d'après les auteurs, il reste très difficile de distinguer les patients atteints de prostatite asymptomatique de ceux avec un cancer de la prostate. Malgré la puissance statistique de cette étude, il n'a pas été possible de démontrer que le rapport PSA libre/PSA total est un discriminateur fiable entre cancer de la prostate et prostatite. Se basant sur ces résultats, les auteurs ont recommandé l'utilisation du rapport PSA libre/PSA total seulement comme un indicateur diagnostique, car ni l'examen clinique ni le PSA et ses dérivés ne permettent une discrimination fiable de la prostatite asymptomatique du cancer de la prostate, en particulier chez les patients avec un PSA total entre 4 et 10ng/mL. Gamé et al. [23] avaient analysé, dans une étude prospective, l'évolution du taux de PSA total et libre et le ratio PSA libre/PSA total un mois après le diagnostic d'une prostatite aiguë chez 31 patients consécutifs d'âge moyen de 51ans. Tous les patients avaient été traités pour prostatite aiguë. Aucun patient n'avait d'antécédent de cancer de la prostate ou de prostatite récente. La mesure de la C-reactive protein (CRP), le PSA total et le PSA libre a été réalisé aux jours 0, 3, 10 et 30. Pendant le premier mois de la prostatite aiguë et sous une antibiothérapie adaptée, la CRP avait progressivement diminué avec un retour à des niveaux normaux après dixjours. Le PSA total avait augmenté jusqu'à troisjours, puis avait progressivement diminué au moins jusqu'à la fin du premier mois. Le PSA libre avait diminué jusqu'au dixième jour avec des taux faibles à un mois, conduisant à une baisse du ratio de PSA libre/PSA total qui avait atteint un niveau très bas au dixième jour et un autre niveau encore plus faible à un mois. Les auteurs avaient conclu que l'augmentation du niveau de PSA total au cours de la prostatite aiguë était secondaire à l'augmentation proportionnelle du PSA sérique liée et à une diminution du PSA libre. Le PSA libre était encore à des niveaux faibles à un mois, ce qui maintenait un faible rapport PSA libre/PSA total. Comme il a été rapporté par les auteurs, une durée d'un mois était courte pour une étude de la cinétique de la PSA et une durée d'au moins trois mois aurait été plus intéressante. De plus, le faible échantillon rend difficile une conclusion formelle.


Cependant, presque tous les articles publiés sur la relation entre le taux sérique du PSA et la prostatite asymptomatique dans une sous-population d'hommes avec un PSA élevé et un cancer de la prostate indétectable ont conclu que, le volume de la prostate mesurée par échographie endorectale est le déterminant le plus évident du niveau de PSA [14, 22, 24, 25]. Malheureusement, dans la série de Stancik [24] le volume de la prostate n'avait pas été signalé.


Dans l'étude de Kwak et al. [24], les patients avec des PSA supérieurs à 2,5ng/mL avaient eu une inflammation plus importante et agressive que ceux avec des niveaux de PSA à 2,5ng/mL ou moins. Aucune différence statistiquement significative n'avait, par ailleurs, été trouvée en utilisant 4ng/mL comme seuil de PSA. Ces résultats indiquaient que l'inflammation infraclinique de la prostate pourrait contribuer à une légère élévation du niveau de PSA qui reste habituellement sous 4,0ng/mL.


Kravchick et al. [26] ont inclus prospectivement 28 hommes avec une prostatite aiguë dont l'âge moyen était de 61ans. Les objectifs de l'étude étaient de déterminer les résultats cliniques, le temps optimal pour ré-évaluer le PSA, et de détecter les éventuels changements échostructuraux et vasculaires prostatiques comme conséquence de l'inflammation. Les taux de PSA étaient encore élevés jusqu'à trois mois après l'épisode de prostatite aiguë chez 11 patients (39 %) avec des taux qui étaient supérieurs à 10ng/mL chez trois patients. Chez huit patients, le PSA total était entre 4 et 10ng/mL, mais seulement trois d'entre eux avaient eu un rapport PSA libre/PSA total supérieur à 18 %. Par conséquent, des biopsies prostatiques ont été réalisées chez six patients objectivant un adénocarcinome prostatique chez trois patients avec des PSA supérieurs à 10ng/mL et deux autres avec des rapports PSA libre/PSA total de moins de 18 %. Par ailleurs, les biopsies prostatiques des patients avec des taux de PSA entre 4 et 10ng/mL et un rapport de 18 % étaient toutes négatives. L'examen anatomopathologique de ces biopsies avait objectivé des stigmates d'inflammation sévères. À six et 12 mois, le PSA restait élevé (entre 5 et 8,2ng/mL) avec un rapport PSA libre/total supérieur à 18 % chez seulement deux hommes dont les biopsies prostatiques réalisées à deux reprises étaient négatives.


Dans une autre étude de Nadler et al. [27], des patients ayant une prostatite chronique (PC) associée à un syndrome douloureux pelvien (catégorie III) ont été comparés avec des témoins de mêmes âges. Les moyennes de PSA chez 421 patients atteints de PC et chez 112 patients témoins étaient respectivement 1,97ng/mL et 1,72ng/mL. Cette différence était statistiquement significative. Fait intéressant, le PSA libre était plus faible chez les hommes avec une PC. Cependant, la différence ne semblait pas être significative. Par ailleurs, la sévérité « clinique » de la PC, mesurée par le sous-score de la douleur chronique de l'index des symptômes de la prostatite, n'était pas corrélée avec la différence de PSA.


Bulbul et al. [28] avaient traité 48 hommes qui présentaient des troubles urinaires du bas appareil et des niveaux élevés de PSA par deux semaines de ciprofloxacine. Cinquante-deux pourcent des patients avaient une diminution de leur PSA. Les patients sans diminution de leur PSA avaient un cancer de la prostate dans 39 % des cas. Cela est encore un argument pour ne pas utiliser les antibiotiques pour discuter la réalisation de biopsies de la prostate.


Nadler et al., dans une autre étude [21], ont étudié une population de 148 hommes avec un PSA supérieur à 4ng/mL, un toucher rectal suspect et plusieurs biopsies prostatiques négatives. Ils avaient comparé à un groupe de 64 hommes avec un toucher rectal suspect, de multiples biopsies négatives et des taux de PSA inférieures à 4ng/mL. Les auteurs ont rapporté que l'inflammation aiguë et chronique étaient plus fréquentes dans le groupe PSA élevé que dans le groupe PSA normal. Du groupe PSA élevé, 63 % avaient une inflammation aiguë comparativement à 27 % du groupe PSA normal (p =0,0001), et 99 % du groupe PSA élevé avait une inflammation chronique contre 77 % du groupe PSA normale (p =0,0001).


Selon les experts, le dosage du PSA reste inutile au cours d'un épisode de prostatite aiguë car une élévation transitoire de sa concentration sanguine est habituelle mais inconstante et ne modifie pas la prise en charge [29]. Un PSA normal ou élevé peut être rencontré lors d'un épisode aigu de prostatite bactérienne mais n'apporte aucune aide, ni en cas de doute diagnostique ni pour le suivi [30].


Le contrôle du PSA à distance d'un épisode de prostatite aiguë obéit aux mêmes obligations du dépistage usuel du cancer de la prostate chez l'homme asymptomatique.


Conclusions


L'analyse de la littérature concernant la relation entre le PSA et la prostatite confirme que le dosage n'apporte aucun argument diagnostique supplémentaire à la clinique. En cas de doute sur une inflammation aiguë ou chronique de la prostate lors du résultat élevé d'un PSA, l'utilisation d'une antibiothérapie « d'épreuve » n'apporte aucun argument pour poser l'indication ou non d'une biopsie de la prostate. Seul la cinétique du PSA associé au volume de la prostate semble aider le clinicien. De plus, l'utilisation d'antibiotique systématique devant un PSA élevé alors qu'environ 4 millions de PSA sont dosés annuellement en France aboutirait à une augmentation préoccupante des résistances.


Déclaration d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.



Références



Étienne M., Chavanet P., Sibert L., Michel F., Levesque H., Lorcerie B., et al. Acute bacterial prostatitis: heterogeneity in diagnostic criteria and management. Retrospective multicentric analysis of 371 patients diagnosed with acute prostatitis BMC Infect Dis 2008 ;  30 (8) : 12
Auzanneau C., Manunta A., Vincendeau S., Patard J.J., Guillé F., Lobel B. Prise en charge d'une prostatite aiguë : à propos de 100 cas Prog Urol 2005 ;  15 : 40-44
Dalton D.L. Elevated serum prostate-specific antigen due to acute bacterial prostatitis Urology 1989 ;  33 : 465 [cross-ref]
Neal D.E., Clejan S., Sarma D., Moon T.D. Prostate specific antigen and prostatitis I. Effect of prostatitis on serum PSA in the human and nonhuman primate Prostate 1992 ;  20 : 105-111 [cross-ref]
Brawn P.N., Speights V.O., Kuhl D., et al. Prostate-specific antigen levels from completely sectioned, clinically benign, whole prostates Cancer 1991 ;  68 : 1592-1599 [cross-ref]
Kyung Y.S., Lee H.C., Kim H.J. Changes in serum prostate-specific antigen after treatment with antibiotics in patients with lower urinary tract symptoms/benign prostatic hyperplasia with prostatitis Int Neurourol J 2010 ;  14 (2) : 100-104 [cross-ref]
Rothman I., Stanford J.L., Kuniyuki A., Berger R.E. Self-report of prostatitis and its risk factors in a random sample of middle-aged men Urology 2004 ;  64 : 876-879[discussion 879-80].
 [inter-ref]
Hara N., Koike H., Ogino S., Okuizumi M., Kawaguchi M. Application of serum PSA to identify acute bacterial prostatitis in patients with fever of unknown origin or symptoms of acute pyelonephritis Prostate 2004 ;  60 (4) : 282-288 [cross-ref]
Moon T.D., Clejan S., Neal D.E. Prostate-specific antigen and prostatitis II: PSA production and release kinetics in vitro Prostate 1992 ;  20 : 113-116 [cross-ref]
Hasui Y., Marutsuka K., Asada Y., et al. Relationship between serum prostate-specific antigen and histologic prostatitis in patients with benign prostatic hyperplasia Prostate 1994 ;  25 : 91-96 [cross-ref]
Irani J., Levillain P., Goujon J.M., et al. Inflammation in benign prostatic hyperplasia: correlation with prostate specific antigen value J Urol 1997 ;  157 : 1301-1303 [cross-ref]
Kandirali E., Boran C., Serin E., Semercioz A., Metin A. Association of extent and aggressiveness of inflammation with serum PSA levels and PSA density in asymptomatic patients Urology 2007 ;  70 (4) : 743-747 [inter-ref]
Morote J., Lopez M., Encabo G., et al. Effect of inflammation and benign prostatic enlargement on total and percent free serum prostatic specific antigen Eur Urol 2000 ;  37 : 537-540 [cross-ref]
Ornstein D.K., Smith D.S., Humphrey P.A., et al. The effect of prostate volume, age, total prostate specific antigen level and acute inflammation on the percentage of free serum prostate specific antigen levels in men without clinically detectable prostate cancer J Urol 1998 ;  159 : 1234-1237 [cross-ref]
Jung K., Meyer A., Lein M., et al. Ratio of free-to-total prostate specific antigen in serum cannot distinguish patients with prostate cancer from those with chronic inflammation of the prostate J Urol 1998 ;  159 : 1595-1598 [cross-ref]
Fulla Y., Noel M., Le Brun G. Mise au point, optimisation de l'utilisation du PSA Med Nucl 2008 ;  32 : 31-40 [cross-ref]
Carver B.S., Bozeman C.B., Williams B.J., et al. The prevalence of men with National Institutes of Health category IV prostatitis and association with serum prostate specific antigen J Urol 2003 ;  169 : 589 [cross-ref]
Nickel J.C., Downey J., Young I., et al. Asymptomatic inflammation and/or infection in benign prostatic hyperplasia BJU Int 1999 ;  84 : 976 [cross-ref]
Eastham J.A., May R.A., Whatley T., et al. Clinical characteristics and biopsy specimen features in African-American and white men without prostate cancer J Natl Cancer Inst 1998 ;  90 : 756 [cross-ref]
Hoekx L., Jeuris W., Van Marck E., et al. Elevated serum prostate specific antigen (PSA) related to asymptomatic prostatic inflammation Acta Urol Belg 1998 ;  66 : 1
Nadler R.B., Humphrey P.A., Smith D.S., et al. Effect of inflammation and benign prostatic hyperplasia on elevated serum prostate specific antigen levels J Urol 1995 ;  154 : 407 [cross-ref]
Stancik I., LüfteneggerW, Klimpfinger M., Müller M.M., Hoeltl W. Effect of NIH-IV prostatitis on free and free-to-total PSA Eur Urol 2004 ;  46 : 760-764 [cross-ref]
Gamé X., Vincendeau S., Palascak R., Milcent S., Fournier R., Houlgatte A. Total and free serum prostate specific antigen levels during the first month of acute prostatitis Eur Urol 2003 ;  43 : 702-705
Kwak C., Ku J.H., Kim T., Park D.W., Choi K.Y., Lee E., et al. Effect of subclinical prostatic inflammation on serum psa levels in men with clinically undetectable prostate cancer Urology 2003 ;  62 : 854-859 [inter-ref]
Okada K., Kojima M., Naya J., Kamoi K., Yokoyama K., Takamatsu T., et al. Correlation of histological inflammation in needle biopsy specimens with serum prostate-specific antigen levels in men with negative biopsy for prostate cancer Urology 2000 ;  55 : 892-898 [inter-ref]
Kravchick S., Cytron S., Agulansky L., et al. Acute prostatitis in middle-aged men: a prospective study BJU Int 2004 ;  93 : 93-96 [cross-ref]
Nadler R.B., Schaeffer A.J., Knauss J.S., et al. Total prostate specific antigen is elevated and statistically, but not clinically significant, in patients with chronic pelvic pain syndrome/prostatitis (abstract) J Urol 2003 ;  169 (Suppl. 4) : 27
Bulbul M.A., Wazzan W., Hijaz A., et al. The effect of antibiotics on elevated serum prostate specific antigen in patients with urinary symptoms and negative digital rectal examination: a pilot study Lebanese Med J 2002 ;  50 : 23-25
Bruyère F., Cariou G., Boiteux J.P., Hoznek A., Mignard J.P., Escaravage L., et al. Prostatite aiguë Prog Urol 2008 ;  18 (Suppl. 1) : 19-23 [inter-ref]
Bruyère F. Prostatite aiguë bactérienne chez l'homme adulte Prog Urol 2010 ;  20 (11) : 815-817






© 2013 
Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.