Intérêt de la tomodensitométrie hélicoïdale dans le diagnostic précoce de l'infarctus rénal

04 novembre 2001

Mots clés : Rein, infarctus, tomodensitométrie hélicoïdale, Colique néphrétique
Auteurs : VIDART A, PFISTER C, BUGEL H, SAVOYE-COLLET C, THOUMAS D, GRISE P
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 217-222
Introduction : Le diagnostic d'infarctus rénal est rare et souvent difficile. Le but de cette étude est de montrer, que la réalisation d'un examen tomodensitométrique hélicoïdal avec injection lors d'un tableau de colique néphrétique, permet de redresser le diagnostic et d'affirmer alors l'existence d'un infarctus du parenchyme rénal. Materiel et Méthodes:Pendant une période de 10 mois, nous avons proposé pour tout patient hospitalisé avec un tableau de colique néphrétique, l'algorithme décisionnel suivant : un abdomen sans préparation (ASP) et une échographie rénale de première intention, qui en l'absence de diagnostic (lithiase ou dilatation des cavités) étaient complétés par une tomodensitométrie hélicoïdale sans injection. En cas de normalité de ces examens, une injection de produit de contraste était réalisée dans le même temps. Résultats:300 patients ont été inclus dans cette étude, pour lesquels un examen tomodensitométrique a été réalisé 40 fois. Cette prise en charge a permis le diagnostic d'infarctus du parenchyme rénal chez trois patients, dont nous rapportons les observations. Lorsque les coupes sans injection ne montrent pas d'anomalie, l'injection du produit de contraste est indispensable afin de visualiser la zone infarcie, qui apparaît comme une lésion hypodense, triangulaire, à bords nets, ayant une topographie vasculaire. Conclusion:La tomodensitométrie hélicoïdale avec injection doit être aujourd'hui considéré comme l'examen de référence devant un tableau de colique néphrétique n'ayant pas fait sa preuve. Cette prise en charge radiologique récente devrait permettre de diagnostiquer un plus grand nombre d'infarctus du parenchyme rénal, dont l'existence était autrefois méconnue.