Intérêt de la technique isotopique du ganglion sentinelle associée aux outils préopératoires de prédiction du risque d’envahissement ganglionnaire dans le cancer de la prostate : à propos de 200 patients

25 novembre 2014

Auteurs : T. Rousseau, J. Lacoste, E. Potiron, G. Le Coguic, P. Nevoux, G. Aillet, L. Campion, C. Rousseau
Référence : Prog Urol, 2014, 13, 24, 785-786
Objectifs

L’objectif de cette étude prospective est de tester 3 différents nomogrammes, Briganti [11], Cagiannos [22] et Roach [33] et de développer un modèle simple d’évaluation de la probabilité d’atteinte ganglionnaire métastatique pour des patients à risque intermédiaire ou élevé traités par curage pelvien extensif et détection isotopique sentinelle.

Méthodes

Au total, 202 patients consécutifs ont été inclus. Une analyse multivariée à recherché un ou des facteurs prédictifs d’une atteinte ganglionnaire métastatique (N+). L’exactitude des différents nomogrammes, paramètres prédictifs isolés et d’un modèle combinant les paramètres prédictifs, a été réalisée par une analyse de l’aire sous les courbes Receiver Operating Characteristics (ROC). Nous avons déterminé, pour les meilleurs outils, les meilleurs seuils associés à la valeur prédictive négative (VPN) optimale associée à une absence de faux négatifs en technique isotopique sentinelle pour aider le clinicien à décider de la réalisation ou non du curage extensif.

Résultats

Trente-cinq patients N+ (17,2 %) et nombre médian de 5 SLN retirés [3–8]. Le premier chiffre de Gleason et le pourcentage de biopsies positives étaient des facteurs prédictifs du statut ganglionnaire N+ conduisant à un modèle prédictif à 2 variables. Les meilleures exactitudes (courbes ROC) étaient de 81,39 et 81,80 % pour le nomogramme de Briganti1 et notre modèle respectivement. Pour le nomogramme de Briganti1, le seuil avec la meilleure VPN était<5 %, évitant le curage pelvien extensif chez 53 % (108/202) des patients mais péjoratif pour 3 patients N+ inattendus (8,6 %) tous détectés par la technique sentinelle. Pour notre modèle, le meilleur seuil était<10, ne laissant aucun patient N+ grâce à une détection positive sentinelle (4 patients=11,4 %) et en évitant un curage pelvien extensif chez 52 % (105/202) des patients.

Conclusion

La technique du ganglion sentinelle permet de pallier « aux cas oubliés » par le nomogramme de Briganti1 ou notre modèle prédictif avec un nombre limité de ganglions prélevés (sentinelles).




 




Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.



Références



Briganti A., et al. Eur Urol 2012 ;
Cagiannos I., et al. J Urol 2003 ;
Roach M., et al. Int J Radiat Oncol Biol Phys 1994 ;






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Publié par Elsevier Masson SAS.