Instillations endovésicales de BCG et CIS de vessie.

16 juillet 2001

Mots clés : Vessie, Tumeur urothéliale, cancer in situ, BCG
Auteurs : Haab F,Dauge MC, Delmas V, Bocon-Gibod L
Référence : Prog Urol, 1993, 3, 988-994
Entre 1988 et 1991, 32 patients atteints de carcinome in situ de vessie (CIS) ont été traités par instillations endovésicales de BCG immun F Pasteur. Le CIS était isolé (13 cas, 40,6%) ou associé à une tumeur papillaire pTa: 10 cas (31,2%), pTl: 8 cas (25,1%), ou pT2: 1 cas (3,1%). Le protocole a comporté une série d'instillations de 150mg de BCG, hebdomadaires pendant 6 semaines, renouvelée une fois en cas de persistance des lésions lors du premier contrôle endoscopique. Les patients ont été revus en consultation tous les 3 mois pendant 1 an, puis tous les 6 mois pendant 2 ans en l'absence de récidive. La surveillance a porté sur l'examen clinique, la cytologie urinaire, et l'histologie. Tous patients confondus, le taux de succès global défini par une disparition complète des lésions (cytologiques et histologiques) a été de 81,25% (25/32) avec un recul moyen de 22,5 mois. Les échecs ont représenté 18,75% (6/32) des cas. Des complications engendrées par le traitement ont été retrouvées chez 59% des patients, mais elles n'ont justifié un arrêt prématuré des instillations que chez cinq d'entre eux (15,6%). En conclusion, le BCG endovésical est le traitement de choix du cancer in situ de vessie si l'on a éliminé une invasion de la couche musculaire ou une contre indication à son utilisation.