Information patient avant injection de toxine botulique intradétrusorienne (Botox ® ) : quels sont les items indispensables ? Résultats d’un consensus Delphi d’experts du Groupe d’étude de neuro-urologie de langue française (GENULF)

25 décembre 2016

Auteurs : I. Dominique, A. Bourmaud, B. Tamarelle, J.E. Terrier, A. Ruffion
Référence : Prog Urol, 2016, 17, 26, 1206-1212
Introduction

L’information préopératoire d’onabotulinum toxine A (Botox®) intradétrusorien comporte de multiples aspects importants à comprendre et à retenir par le patient. L’objectif de cette étude était d’identifier les items de l’information préopératoire patient, indispensables avant injection intradétrusorienne de Botox® selon les médecins experts du GENULF.

Matériels

Cette étude prospective a été menée de décembre 2015 à avril 2016. Trois tours de Delphi ont été réalisés via le logiciel Survey Monkey®. Le questionnaire initial reprenait chaque item de la fiche d’information patient écrite par le GENULF. Chaque médecin expert du GENULF devait coter les items sur une échelle numérique selon l’intérêt à être retenu par le patient.

Résultats

Une liste de 27 items considérés indispensables à être retenus par les patients a été proposée à l’issue des 3 tours de Delphi, confirmée par 15/19 experts (75 %). Les items les mieux notés étaient : « l’apprentissage des autosondages est indispensable » (moyenne d’intérêt : 8,5/9 ; nombre de notes 8/9 : 15), « les reins seront protégés à long terme » (moyenne d’intérêt : 8,3/9, nombre de notes 8/9 : 15) et « la durée d’efficacité est de 6 à 9 mois » (moyenne d’intérêt : 8,2/9, nombre de notes 8/9 : 14). Les désaccords portaient majoritairement sur la non-distinction entre patients neurologiques et non neurologiques.

Conclusion

Nous avons identifié les items précis qui paraissent indispensables aux experts du domaine pour l’information patient avant injection Botox® intradétrusorien par une méthode de consensus Delphi recommandée par la HAS.

Niveau de preuve

4.




 




Introduction


L'injection intradétrusorienne d'onabutilinum toxine A (Botox®) est un traitement récent ayant modifié la prise en charge thérapeutique de l'hyperactivité vésicale d'origine neurologique et idiopathique. L'information préopératoire de Botox® intradétrusorien comporte de multiples aspects importants, que les patients doivent avoir intégré pour le consentement éclairé préopératoire mais aussi pour le bon déroulement de l'intervention et de ses suites. Dans cette optique, une fiche d'information écrite patient préopératoire de Botox® intradétrusorien a été créée dans le cadre d'un consensus non formalisé par les experts du Groupe d'étude de neuro-urologie de langue française (GENULF), de la Société interdisciplinaire francophone d'urodynamique et de pelvi-périnéologie (SIFUD-PP) et de l'Association française d'urologie (AFU) [1]. Cependant, cette fiche n'a encore pas été évaluée et la remise de la fiche d'information au patient, ne peut à elle seule, suffire à assurer la compréhension du patient sur l'information préopératoire [2]. De nombreux travaux dans la littérature ont montré la faible compréhension des patients sur l'information donnée lors des consultations médicales, même lorsqu'une fiche d'information était donnée, avec des taux de compréhension dans la littérature variant de 20 % à 60 % [3, 4, 5, 6]. De nombreuses études ont tenté d'améliorer la compréhension de l'information par les patients en utilisant des formats multimédias, des fiches simplifiées, des questionnaires de compréhension et d'autres formats avec des résultats significatifs [7, 8]. Modifier le format d'information préopératoire de toxine botulique intradétrusorienne pourrait améliorer la compréhension des patients. Une meilleure compréhension de la part des patients des conduites à tenir pourrait permettre la réduction des effets indésirables liés à l'injection de toxine botulique. Pour développer et évaluer ces nouveaux formats d'information, il était nécessaire de définir et hiérarchiser les différents items de l'information préopératoire et ce travail s'inscrit dans cette démarche.


Plusieurs études ont montré que qu'un consensus de groupe avait une plus grande validité qu'un individu pour l'élaboration de connaissances [9]. Dans ce travail, nous avons donc cherché par un consensus formalisé d'experts de neuro-urologie à déterminer et hiérarchiser les items précis qui semblent les plus consensuels et les plus importants à faire comprendre au patient.


L'objectif de ce travail a donc été d'identifier de façon prospective, par la méthode du consensus formalisé DELPHI [10] les items de l'information préopératoire indispensables à être compris par les patient avant injection intradétrusorienne d'onabotulinum toxine A (Botox®). Le consensus a été établi par les membres experts du Groupe d'étude de neuro-urologie de langue française (GENULF) qui avaient préalablement travaillé sur ces fiches et qui les utilisent au quotidien.


Matériels et méthodes


Cette étude prospective a été menée de décembre 2015 à avril 2016. La méthode de Delphi était utilisée pour avoir le consensus des médecins experts du comité de lecture du GENULF. La méthode de Delphi est une technique validée par la Haute Autorité de santé (HAS) et largement décrite dans la littérature pour obtenir un consensus d'un panel d'experts sur une zone d'indécision [9, 11]. Un questionnaire composé de questions ciblées avec des réponses fermées est envoyé à tous les experts sélectionnés, et après chaque tour est modifié en fonction des réponses des tours précédents. Un minimum de 3 tours d'avis est nécessaire. Après chaque tour de Delphi, les experts sont informés des résultats du tour précédent afin d'obtenir les réponses les plus consensuelles. Les experts sont anonymes entre eux [12].


Trois tours de Delphi ont été réalisés. Pour chaque tour, un questionnaire était envoyé à tous les médecins membres experts du comité de lecture du GENULF via le logiciel Survey Monkey®. Le groupe expert interrogé était composé de 24 membres du GENULF se composant d'urologues, de neurologues et de médecins rééducateurs. La méthodologie de l'étude était réalisée par un expert en méthodologie de la recherche clinique. Le questionnaire du premier tour de Delphi (Delphi 1) était composé de 38 questions, chacune correspondant à un item issu de la fiche d'information patient préopératoire de toxine botulique intradétrusorienne créée par la SIFUD, le GENULF et l'AFU [1]. Chaque item devait être coté par l'expert sur une échelle numérique de 0 (aucun intérêt) à 9 (indispensable) selon l'intérêt estimé par l'expert à être retenu par le patient. Une partie commentaire était libre pour chaque item. Après analyse du Delphi 1, les items étaient classés par ordre d'intérêt en fonction de leur moyenne d'intérêt et du nombre de notes hautes obtenues (notes 8 et 9) pour chaque item. Les items étaient alors, selon la méthode Delphi, répartis en deux groupes : « items à garder » et « items à supprimer » pour ceux ayant les moyennes d'intérêt les plus basses et le moins de notes 8/9. Les items du groupe « à supprimer » correspondaient aux items considérés, d'après leur notes du Delphi 1, comme non indispensables à être retenus par les patients. Le questionnaire du deuxième tour de Delphi (Delphi 2) comportait 38 questions avec pour chaque item de l'information, la moyenne d'intérêt obtenue au Delphi 1. Le questionnaire était en deux parties : « items à garder » et « items à supprimer » suivant les résultats du Delphi 1. Chaque expert devait voter en binaire si selon lui l'item était à conserver ou non dans l'information préopératoire. Une partie commentaire était libre pour chaque item. L'analyse des résultats du Delphi 2 a sélectionné les items de l'information retenus par les experts comme étant importants dans l'information patient. Le dernier tour de Delphi (Delphi 3) ne comportait qu'une question : la liste des items retenus après analyse du Delphi 2 était donnée aux experts et chacun devait confirmer s'il était ou non d'accord avec la liste. Une partie commentaire libre était ouverte. Aucun participant ne pouvait voir les résultats des questionnaires des autres participants. Seul l'investigateur de l'étude pouvait voir les réponses de chaque expert, sans anonymat et lire leurs commentaires.


Résultats


Le questionnaire du premier tour de Delphi a obtenu 19 réponses (79,1 % de participation), celui du deuxième tour 18 réponses (75 % de participation) et celui du troisième tour 19 réponses (79,1 %). Les résultats du Delphi 1 sont présentés dans le Annexe A avec la moyenne d'intérêt recueillie pour chaque item ainsi que, pour chacun, la répartition des notes hautes 8 et 9 obtenues. Les items les plus importants à être retenus par les patients selon les experts étaient : « l'apprentissage des autosondages est indispensable » (moyenne d'intérêt : 8,5/9 ; nombre de notes 8/9 : 15), « les reins seront protégés à long terme » (moyenne d'intérêt : 8,3/9, nombre de notes 8/9 : 15), « la durée d'efficacité est de 6 à 9 mois » (moyenne d'intérêt : 8,2/9, nombre de notes 8/9 : 14) et « il est possible de développer une infection urinaire avec des symptômes dont de la fièvre » (moyenne d'intérêt : 8,2/9, nombre de notes 8/9 : 14).


Les items étaient ensuite, suivant leurs notes, répartis en deux groupes : groupe « items à garder » comportant 27 items et groupe « items à supprimer » comportant 11 items. Les résultats du Delphi 2 sont présentés dans le Tableau 1 présentant les réponses des experts pour le groupe « items à garder » et dans le Tableau 2 pour le groupe « items à supprimer ».


Après analyse du Delphi 2, 27 items ont finalement été retenus et envoyés pour le tour de Delphi 3 (Tableau 3). Lors du Delphi 3, la liste d'items a été confirmée par 15/19 experts (75 % des experts). Lors de l'analyse des commentaires des 4 experts en désaccord avec la liste, la raison du désaccord principale était la non-distinction entre patients neurologiques et non neurologiques pour les items sur l' apprentissage des autosondages avant injection, la protection des reins à long terme, la nécessité d'un bilan urodynamique de contrôle et la surveillance des troubles urinaires postopératoires.


Discussion


La démarche que nous avons engagée est originale car, à notre connaissance, peu d'études ont été faites sur la pertinence de l'information disponible dans des fiches d'information patient, notamment en neuro-urologie.


L'originalité de ce travail repose sur la « dissection » d'une fiche d'information préopératoire [1] (écrite par les sociétés expertes) en de nombreux items définis afin d'extraire et de hiérarchiser les notions indispensables à être intégrés par les patients avant de réaliser l'intervention. Plusieurs travaux ont montré l'amélioration significative de la satisfaction des patients et de leur compréhension de l'information lors de la remise d'une fiche d'information écrite [13]. Ces fiches ont aussi un réel impact sur les décisions de traitement ; ainsi la revue de littérature de De Bont et al. [14] a mis en évidence une réduction d'utilisation des antibiotiques lors de la remise de fiches d'information patient dans plusieurs pathologies différentes. Cependant, de nombreuses études ont montré des problèmes de lisibilité des fiches d'information pour les patients, notamment en raison de leur complexité et de leur longueur souvent importante [15, 16]. Plusieurs travaux ont montré que plus la fiche d'information comportait de données, moins les patients retenaient l'information ; ainsi dans une étude comparant la compréhension des patients sur l'information entre une fiche de consentement simplifiée et une fiche standard, le groupe de patients ayant eu la fiche simplifiée avait une meilleure compréhension de l'information [17]. Notre démarche est donc en adéquation avec cette problématique en tentant de détacher pour le patient les informations clés de la fiche d'information préopératoire. L'objectif n'était pas de réduire l'information mais de hiérarchiser l'information et d'identifier les items les plus importants afin de pouvoir mieux cibler l'information préopératoire.


Une des principales forces de cette étude est l'utilisation de la méthode Delphi [10], recommandée et validée par la HAS pour les « recommandations par consensus formalisé » [11]. Tous les participants de notre étude étaient des médecins experts de la neuro-urologie en tant que membres du GENULF et multidisciplinaires conformément aux recommandations de la HAS. Le nombre d'experts ayant participé était en adéquation avec les recommandations de la HAS conseillant de 9 à 15 experts dans le groupe de cotation « mais pouvant être élargi afin d'accroître le nombre de professionnels impliques, en particulier en cas de thème nécessitant l'intervention de nombreuses professions » [11]. La réalisation de trois tours de Delphi a permis d'obtenir des consensus d'experts forts sur les items de l'information préopératoire importants à être compris et retenus par les patients. Tous les items de l'information préopératoire d'injection de toxine botulique intradétrusorienne utilisés dans cette étude ont été extraits de la fiche d'information préopératoire validée par le GENULF, l'AFU et la SIFUD-PP [1]. La liste finale des items de l'information préopératoire ayant fait consensus auprès des experts, ne comporte donc que des informations validées par les groupes d'experts français.


Une des faiblesses de l'étude pourrait être le nombre d'items retenus dans notre étude (27 items) mais ceci est inhérent à la méthode Delphi utilisée en raison du « découpage » de l'information en 34 items dans le questionnaire, du nombres d'experts inclus et de la méthode de sélection des items. Une autre explication peut être la complexité de l'information préopératoire de Botox® intradétrusorien comportant l'intérêt du traitement mais aussi son déroulement pré-, per- et postopératoire ainsi que les risques. Enfin, l'analyse des commentaires des experts par items a aussi montré qu'ils considéraient plusieurs items du questionnaire comme des « doublons » d'information. Pourtant chaque item correspondait à une notion de la fiche d'information, ce qui rejoint l'hypothèse des fiches d'information longues et redondantes. Une prochaine réflexion pourrait donc viser à regrouper ces informations redondantes afin de gagner en lisibilité de la fiche d'information écrite. D'autre part, le nombre d'items retenus peut être aussi une force de l'étude, car plusieurs travaux ont montré que les fiches d'information doivent être complètes [7] et que les patients préfèrent les fiches d'information complètes et précises pour prendre leurs décisions [8, 13].


Un des biais de cette étude pourrait être le fait que l'évaluation de la fiche d'information soit réalisée par les mêmes experts ayant créé cette fiche. Cependant cela peut être considéré comme une force car les items de l'information ont été évalués par des médecins experts de la spécialité (GENULF) et par la méthode de Delphi permettant un consensus formalisé. La méthode de Delphi a permis de hiérarchiser les items selon les notes des experts et par conséquent d'évaluer la pertinence des items de l'information préopératoire.


La principale faiblesse de notre étude est l'absence de distinction entre patients neurologiques et non neurologiques, femmes et hommes. Plusieurs experts de notre étude l'ont signalé dans les commentaires libres du questionnaire notamment pour les notions d'apprentissage des autosondages avant injection, la protection des reins à long terme, la nécessité d'un bilan urodynamique, de contrôle et la surveillance des troubles urinaires postopératoires. Concernant ces items, certains experts exprimaient la nécessité de distinguer patients neurologiques et non neurologiques mais aucun commentaire ne demandait la distinction homme/femme. Nous avons choisi de ne pas faire de différence dans le questionnaire en raison de la minorité d'items concernés. Seuls les items concernant la protection des reins à long terme et le bilan urodynamique de contrôle ne s'appliquent pas au patient non neurologique d'après les recommandations [18]. L'apprentissage des autosondages et les troubles urinaires postopératoires concernent les deux populations. De nombreuses études sur la toxine botulique intradétrusorienne ne différencient pas les deux populations [19, 20, 21]. D'autre part, la réalisation de deux sondages différents, pour patient neurologique et non neurologique, aurait pu mener à un taux de participation des experts moins importants et diminuer la puissance des résultats. Pour la pratique quotidienne, la liste finale d'items retenus peut par la suite être adaptée en fonction de chaque patient et de son terrain.


Une autre faiblesse est l'absence d'inclusion de patients ou d'associations de patients dans le groupe déterminant les items importants à être retenus. En tant que population cible, il serait intéressant de les intégrer au sondage afin de savoir quelles informations sont les plus importantes selon eux. Pour cette étude, seuls les médecins experts étaient interrogés afin de hiérarchiser les informations en fonction de leur fréquence et de leur importance à être intégrés par les patients. La méthodologie Delphi impose un groupe composé d'experts du sujet, et dans cette étude, seuls les médecins experts du GENULF ont été intégrés. La suite logique de ce travail sera d'évaluer les items par les patients et associations de patients.


Les items du groupe « items à supprimer » correspondant aux items considérés par les experts comme les moins importants à être compris et retenus par les patients. Cela ne signifie pas qu'ils ne doivent pas faire partie de l'information préopératoire mais seulement qu'il n'est pas nécessaire d'insister dessus ni de s'assurer de la bonne compréhension des patients. Aucun critère de choix ou consigne n'était donné aux experts pour évaluer chaque item. En tant que groupe de médecins interrogés, l'hypothèse était faite que les complications fréquentes et graves seraient favorisées selon la réglementation d'information patient [2]. On retrouve cela dans les résultats de l'étude. Les items considérés « non indispensables à être retenus » sont principalement des items considérés comme « redondants » dans les commentaires des experts tels que le risque de brûlures urinaires postopératoires apparaissant dans 3 items différents ou le risque de fièvre évoqué aussi dans 3 items différents. Les autres items considérés de faible intérêt concernaient principalement des risques liés à l'intervention rares tels que le risque de fausse route par le cystoscope ou d'allergie à l'anesthésie et à la toxine. Cela ne signifie pas qu'ils ne doivent pas être mentionnés lors de l'information patient mais qu'ils ne sont indispensables à être retenus par les patients avant le geste.


Les items les plus importants selon les experts dans notre étude sont la protection des reins à long terme, l'apprentissage des autosondages, la durée d'efficacité et le risque d'infection urinaire fébrile postopératoire. Lors de la consultation préopératoire de toxine botulique intradétrusorienne, il sera important d'insister particulièrement sur ces notions et de s'assurer de la compréhension des patients, tout en s'adaptant au terrain du patient. Une sorte de quiz pour le patient pourrait être intéressant à évaluer dans la pratique quotidienne. Cela devra être validé par études incluant les patients et association de patients pour évaluer les différents formats d'information proposés.


Conclusion


Nous avons identifié et hiérarchisé les items précis de l'information qui paraissent indispensables aux experts du domaine à être compris par les patients avant injection de toxine botulinique A intradétrusorienne, par une méthode de consensus Delphi recommandé par l'HAS. Cette liste d'items pourra par la suite permettre d'évaluer la qualité de l'information et de comparer différents formats d'information préopératoire de toxine botulique intradétrusorienne.


Déclaration de liens d'intérêts


Inès Dominique, Aurélie Bourmaud, Jean-Etienne Terrier et Blandine Tamarelle déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.


Alain Ruffion : participe aux boards, essais cliniques pour AMS, Allergan, Ipsen, Takeda, Janssen, Sanofi, Astra Zeneca, Pfizer, Medtronic, Coloplast, CL Medical, Steba, Axonics, Ferring, Astellas.



Annexe A. Matériel complémentaire


(22 Ko)
 Tableau S1 
Tableau S1. 

Résultats réponses des experts au questionnaire du tour Delphi 1 sur l'intérêt, pour chaque item de la fiche d'information, d'être retenu par le patient, coté sur une échelle numérique de 1 (aucun intérêt) à 9 (indispensable). Moyenne des notes obtenues et répartitions des notes hautes 8 et 9.




Tableau 1 - Résultats des réponses des experts au questionnaire du tour Delphi 2 sur l'intérêt de garder (oui ou non) chaque item réparti dans le groupe « items à garder » en connaissant la moyenne d'intérêt obtenue pour chacun au premier tour de Delphi.
Item de l'information  Réponse « Intérêt à être gardé », % (n Réponse « Pas d'intérêt à être gardé », % (n Non répondus (n
L'apprentissage des autosondages est indispensable  100 % (n =18)  0 % (n =0) 
Les reins seront protégés à long terme  100 % (n =18)  0 % (n =0) 
La durée de l'efficacité est de 6 à 9 mois  100 % (n =18)  0 % (n =0) 
Il est possible de développer une infection urinaire avec des symptômes dont de la fièvre (Température>38°C)  88,89 % (n =16)  11,11 % (n =2) 
L'efficacité du traitement commence à s'installer en 2 à 10jours  94,40 % (n =17)  5,56 % (n =1) 
Il est possible de ressentir une fatigue générale dans les jours suivant l'injection  94,40 % (n =17)  5,56 % (n =1) 
Un ECBU doit être réalisé en préopératoire  100 % (n =18)  0 % (n =0) 
S'il existe des germes dans les urines, un traitement est indispensable  94,40 % (n =17)  5,56 % (n =1) 
En cas d'échec, il est possible de faire une nouvelle tentative  100 % (n =18)  0 % (n =0) 
Il est possible de ressentir une sensation de blocage urinaire progressif nécessitant de s'auto sonder  83,33 % (n =15)  16,67 % (n =3) 
Il est possible que les urines soient colorées en rouge par les saignements survenant sur les points de ponction  100 % (n =18)  0 % (n =0) 
L'injection de toxine dans la vessie va paralyser les contractions vésicales  94,40 % (n =17)  5,56 % (n =1) 
Le geste se fait sous anesthésie locale injectée dans la vessie  100 % (n =18)  0 % (n =0) 
Cette nouvelle tentative doit se faire avec un délai de 3 mois minimum  88,89 % (n =16)  11,11 % (n =2) 
Les risques d'effets indésirables sont minimes  88,89 % (n =16)  11,11 % (n =2) 
Le geste se fait en ambulatoire  94,40 % (n =17)  5,56 % (n =1) 
Injections multiples dans vessie par voie naturelle, peu ou pas douloureuses  88,89 % (n =16)  11,11 % (n =2) 
Il est possible de ressentir une légère douleur durant les injections  83,33 % (n =15)  16,67 % (n =3) 
Les infections urinaires symptomatiques vont être diminuées  77,78 % (n =14)  22,22 % (n =4) 
Le geste en lui même d'injection dure 5-10min  94,40 % (n =17)  5,56 % (n =1) 
Un arrêt de travail ou l'arrêt des activités habituelles ne sont pas nécessaires  88,89 % (n =16)  11,11 % (n =2) 
Il est important de surveiller l'apparition de symptômes pouvant évoquer une infection urinaire  77,78 % (n =14)  22,22 % (n =4) 
Il est important de surveiller les difficultés à uriner  83,33 % (n =15)  16,67 % (n =3) 
La consultation de contrôle doit se faire dans un délai de 4 à 8 semaines  83,33 % (n =15)  16,67 % (n =3) 
L'arrêt des fuites va être rapide  72,22 % (n =13)  27,78 % (n =5) 
Aucun soin particulier n'est requis  77,78 % (n =14)  22,22 % (n =4) 
La consultation de contrôle doit comporter un bilan urodynamique  66,67 % (n =12)  33,33 % (n =6) 





Tableau 2 - Résultats des réponses des experts au questionnaire du tour Delphi 2 sur l'intérêt de supprimer (oui ou non) chaque item réparti dans le groupe « items à supprimer » (en connaissant la moyenne d'intérêt obtenue pour chacun au premier tour de Delphi).
Groupe « items à supprimer »  Réponse « Item à supprimer »  Réponse « item à garder »  Non répondu 
Les effets secondaires ne sont jamais graves  83,33 % (n =15)  16,67 % (n =3) 
Il est important de surveiller l'apparition de fièvre ou de frissons     
Il est important de surveiller l'apparition des brûlures en urinant et/ou les saignements s'ils durent plus de 24 72,22 % (n =13)  27,78 % (n =5) 
Il est possible que des brûlures en urinant soient perçues pendant 24 à 48heures  83,33 % (n =15)  16,67 % (n =3) 
L'arrêt des fuites va être rapide     
La durée de l'acte dans son ensemble est de 45min  88,89 % (n =16)  11,11 % (n =2) 
Il n'est pas nécessaire d'arrêter les activités sexuelles  83,33 % (n =15)  16,67 % (n =3) 
Il est possible que les patients aient des sensations de bouffée de chaleur ou d'hypertension artérielle pendant quelques jours  94,44 % (n =17)  5,56 % (n =1) 
Il est possible qu'après l'anesthésie ou le geste des manifestations allergiques puissent arriver  83,33 % (n =15)  16,67 % (n =3) 
Il est possible de développer de la fièvre de façon isolée (température>38°C)  83,33 % (n =15)  16,67 % (n =3) 
Durant l'introduction du cystoscope il est possible que le médecin n'arrive pas à entrer dans la vessie (« fausse route »)  88,89 % (n =16)  11,11 % (n =2) 





Tableau 3 - Liste des items retenus par les experts à l'issue des 3 tours de Delphi, comme indispensables à être compris par les patients avant injection de toxine botulique (Botox®) intradétrusorien.
  Items retenus 
L'apprentissage des autosondages est indispensable 
Les reins seront protégés à long terme 
La durée de l'efficacité est de 6 à 9 mois 
Il est possible de développer une infection urinaire avec des symptômes dont de la fièvre (température>38°C) 
L'efficacité du traitement commence à s'installer en 2 à 10jours 
Il est possible de ressentir une fatigue générale dans les jours suivant l'injection 
Un ECBU doit être réalisé en préopératoire 
S'il existe des germes dans les urines, un traitement est indispensable 
En cas d'échec, il est possible de faire une nouvelle tentative 
10  Il est possible de ressentir une sensation de blocage urinaire progressif nécessitant de s'auto sonder 
11  Il est possible que les urines soient colorées en rouge par les saignements survenant sur les points de ponction 
12  L'injection de toxine dans la vessie va paralyser les contractions vésicales 
13  Le geste se fait sous anesthésie locale injectée dans la vessie 
14  Cette nouvelle tentative doit se faire avec un délai de 3 mois minimum 
15  Les risques d'effets indésirables sont minimes 
16  Le geste se fait en ambulatoire 
17  Injections multiples dans vessie par voie naturelle, peu ou pas douloureuses 
18  Il est possible de ressentir une légère douleur durant les injections 
19  Les infections urinaires symptomatiques vont être diminuées 
20  Le geste en lui même d'injection dure 5-10min 
21  Un arrêt de travail ou l'arrêt des activités habituelles ne sont pas nécessaires 
22  Il est important de surveiller l'apparition de symptômes pouvant évoquer une infection urinaire 
23  Il est important de surveiller les difficultés à uriner 
24  La consultation de contrôle doit se faire dans un délai de 4 à 8 semaines 
25  L'arrêt des fuites va être rapide 
26  Aucun soin particulier n'est requis 
27  La consultation de contrôle doit comporter un bilan urodynamique 




Références



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