Influence de l’indice de masse corporelle sur les troubles urinaires de la sclérose en plaques

25 juillet 2019

Auteurs : G. Miget, C. Hentzen, N. Turmel, C. Chesnel, A. Charlanes, F. Le Breton, G. Amarenco
Référence : Prog Urol, 2019, 7, 29, 366-370
Introduction

Les troubles vésico-sphinctériens (TVS) sont fréquents dans la sclérose en plaques (SEP), largement dominés par l’hyperactivité vésicale (HAV). Pour autant, leur origine n’est pas forcément univoque. L’obésité, fréquente dans la SEP, est reconnue comme facteur de risque d’incontinence urinaire à l’effort (IUE) et d’HAV dans la population générale. Nous avons voulu évaluer l’influence de l’indice de masse corporelle (IMC) sur les troubles urinaires de la SEP.

Matériels et méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique chez 260 sujets classés en 4 groupes: insuffisance pondérale, poids normal, surpoids, obésité. Les TVS ont été évalués grâce au questionnaire USP. Des comparaisons de moyennes (test de Mann–Whitney) ont été effectuées entre ces groupes, dans la population globale puis en fonction du sexe.

Résultats

Chez la femme, le score HAV moyen était plus élevé chez l’obèse, 10,27 (SD =4,5) qu’en cas de poids normal, 7,96 (SD =4,58), p =0,024. Le score IUE était plus faible en cas de poids normal, 1,69 (SD =2,38) qu’en cas de surpoids, 3,19 (SD =2,91), p =0,002 et d’obésité, 3,80 (SD =3,23), p =0,0005. Comme retrouvé dans la population globale, le score dysurie était plus élevé chez les sujets ayant un poids normal, 4,09 (SD =3,33) que chez les sujets présentant un surpoids, 1,91 (SD =2,03), p =0,0003 ainsi que chez les sujets obèses, 2,33 (SD =2,37), p =0,013. Les mêmes comparaisons effectuées chez l’homme n’étaient pas significatives.

Conclusion

Dans cette série de patients affectés d’une SEP, un IMC élevé était associé à des scores de symptômes USP plus élevés (IUE et HAV) pour les femmes.

Niveau de preuve

4.




 




Introduction


Les troubles vésico-sphinctériens (TVS) sont une problématique fréquente de la sclérose en plaques (SEP), puisque 10 % des sujets présentent des TVS dès l'apparition des premiers symptômes et 100 % des patients à 10 ans d'évolution de la maladie [1]. Leur typologie est bien connue avec une fréquence de l'hyperactivité vésicale (HAV, 26 % à 99 %) et de la dysurie (6 % à 49 %) [2, 3]. Pour autant, l'origine des TVS n'est pas forcément univoque car nombre de comorbidités peuvent être associées, et particulièrement l'obésité qui représente un facteur de risque d'incontinence urinaire d'effort (IUE) [4] et qui favorise également l'HAV [5]. Devant la prévalence élevée constatée du surpoids et de l'obésité dans la population SEP [6], nous avons souhaité évaluer l'influence de l'indice de masse corporelle (IMC) sur les troubles urinaires de la SEP au moyen du score USP [7].


Matériels et méthodes


Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique, chez 260 sujets atteints d'une SEP, ayant consulté pour troubles urinaires dans un service spécialisé de neuro-urologie. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer l'influence de l'IMC sur les différentes dimensions du score USP (HAV, IUE et dysurie), questionnaire validé dans la population neurologique [7]. Différentes comparaisons ont été effectuées, en fonction du sexe et de la classe d'IMC, selon la classification de l'OMS: IMC (kg/m2)<18,5=insuffisance pondérale, 18,5≤IMC<25=poids normal, 25≤IMC<30 surpoids, IMC≥30=obésité.


Nous avons utilisé des tests de comparaisons de moyennes par test de Mann-Whitney, compte tenu d'une positivité du test de Shapiro-Wilk concernant la distribution de l'IMC, ne permettant donc pas d'utiliser le test de Student. Les tests de corrélation entre IMC et scores USP ont été effectués par calcul du coefficient de corrélation de Pearson. Les analyses statistiques ont été effectuées de façon bilatérale avec un seuil de significativité alpha de 0,05. L'ensemble des tests statistiques a été effectué sur RStudio: RStudio Team (2015). RStudio: Integrated Developpement Environnement for R. R Studio , Inc., Boston, MA URL: www.rstudio.com/.


Résultats


Cent quatre-vingt-six femmes (71 %) et 74 hommes (28 %), soit 260 sujets, ont été inclus. L'âge moyen était de 50 ans (SD =12,6), le score EDSS moyen était de 4,86 (SD =1,81) et l'IMC moyen de 24,48kg/m2 (SD =4,6). Vingt sujets (7 %) présentaient une insuffisance pondérale, 126 sujets (48 %) avaient un poids normal, 84 (32 %) présentaient un surpoids et 24 (9 %) étaient obèses.


Les scores moyens par chaque classe d'IMC de la population globale sont décrits sur la Figure 1. Les sujets obèses avaient un score HAV moyen de 10,27 (SD =4,50) statistiquement plus élevé que les sujets présentant une insuffisance pondérale, HAV moyen=5,75 (SD =3,43), p =0,001, ainsi que les sujets présentant un poids normal, HAV moyen=7,40 (SD =4,63) p =0,0036. Ce score était également inférieur chez les sujets en surpoids, HAV moyen=7,19 (SD =4,44) p =0,0028.


Figure 1
Figure 1. 

Scores USP en fonction de l'IMC dans la population totale. *: différence statistiquement significative (p <0,05). Abréviations: HAV: hyperactivité vésicale; IMC: indice de masse corporelle; IUE: incontinence urinaire à l'effort; USP: urinary symptom profile.




La même observation a été effectuée concernant le score IUE chez les sujets obèses. Ils présentaient un score IUE moyen de 3,80 (SD =3,23), plus élevé que les sujets ayant une insuffisance pondérale, IUE moyen=1,45 (SD =2,01), p =0,0062, ainsi que les sujets présentant un poids normal, IUE moyen=1,48 (SD =2,27), p =0,00004. Les sujets en surpoids avaient également un score inférieur, IUE moyen=2,12 (SD =2,69), p =0,0058.


Concernant le score dysurie, celui-ci était statistiquement plus élevé chez les sujets avec un poids normal avec un score moyen de 4,08 (SD =3,17). Les sujets présentant un surpoids avaient un score moyen de 2,64 (SD =2,61), p =0,001 et les sujets obèses un de score de 2,33 (SD =2,37), p =0,006.


Les mêmes comparaisons ont été effectuées en fonction du sexe. La population féminine était composée de 20 (10 %) sujets présentant une insuffisance pondérale, 93 (50 %) avaient un poids normal, 43 (23 %) étaient en surpoids et 30 (16 %) étaient obèses. Les scores moyens sont décrits sur la Figure 2. Chez la femme obèse, le score HAV moyen était plus élevé que les femmes ayant un poids normal: HAV moyen=10,27 (SD =4,5) vs 7,96 (SD =4,58) p =0,024. On retrouvait également une différence entre les sujets présentant une insuffisance pondérale et les sujets en surpoids: HAV moyen=5,75 (SD =3,43) vs 8,88 (SD =3,82) p =0,006.


Figure 2
Figure 2. 

Scores USP en fonction de l'IMC chez la femme. *: différence statistiquement significative (p <0,05). Abréviations: HAV: hyperactivité vésicale; IMC: indice de masse corporelle; IUE: incontinence urinaire à l'effort; USP: urinary symptom profile.




Concernant le sous score IUE, les femmes présentant un IMC dans la norme avaient un score moyen de 1,69 (SD =2,38), significativement inférieur à celui du sous-groupe surpoids, IUE moyen=3,19 (SD =2,91), p =0,002 et également inférieur au groupe obèses, IUE moyen=3,80 (SD =3,23), p =0,0005. La même observation était effectuée concernant le groupe insuffisance pondérale, score IUE=1,45 (SD =2,01), en comparaison aux groupes surpoids, p =0,016 et obèses, p =0,006.


En revanche, comme dans la population globale, le score dysurie, était statistiquement plus élevé chez les sujets ayant un poids normal avec un score dysurie moyen=4,09 (SD =3,33) que chez les sujets présentant un surpoids, USP dysurie=1,91 (SD =2,03), p =0,0003 ainsi que chez les sujets obèses, USP dysurie=2,33 SD =2,37), p =0,013. La même observation était effectuée concernant le groupe insuffisance pondérale, score dysurie=3,55 (SD =2,51), en comparaison aux groupes surpoids, p =0,0065 et obèses, p =0,025.


Par ailleurs, il existait une corrélation directe entre IMC et score HAV, p =4,1 e-5, ρ =0,29, IC 95 % [0,15-0,42] ainsi qu'entre IMC et le score IUE, p =1,6e-7, ρ =0,37, IC 95 % [0,24-0,49]. A contrario, on notait une corrélation indirecte entre le score dysurie et l'IMC, p =7e-4, ρ =−0,24, IC 95 % [-0,38-0,10].


Les mêmes analyses effectuées chez l'homme ne montraient pas de différence significative.


Discussion


Cette étude met en évidence un lien entre l'IMC et les troubles urinaires de la SEP et particulièrement chez la femme. En effet, plus l'IMC était élevé, plus le score HAV moyen était élevé, traduisant ainsi un syndrome clinique d'HAV plus sévère. La non significativité des résultats chez l'homme peut en partie être expliquée par l'absence de sujets obèses (classification de l'OMS) dans notre population masculine, avec aucun homme ayant un IMC supérieur à 30kg/m2.


Les résultats observés chez la femme, en particulier concernant le score HAV, soulignent que l'étiopathogénie des TVS n'est pas toujours univoque. Bien que la participation neurologique liée à l'atteinte inflammatoire démyélinisante du système nerveux central (SNC) soit évidente, certaines comorbidités telles que l'HTA (23 %), la dyslipidémie (31,1 %) et donc l'obésité (22,5 %) sont fréquemment observées chez la SEP [8, 9], définissant un syndrome métabolique (30 %) lorsqu'elles sont associées [10, 11]. L'impact du syndrome métabolique dans le déterminisme des TVS par des mécanismes multiples (inflammation chronique, dysfonction endothéliale, ischémie chronique, remaniements fibrotiques du détrusor) est aujourd'hui bien étudiés [11, 12, 13]. Ces mécanismes sous-jacents pourraient être à l'origine, du moins en partie, du syndrome d'HAV ou encore favoriser l'hypertrophie bénigne de prostate chez l'homme [11, 12, 14].


Par ailleurs, l'atteinte du système nerveux autonome (SNA) constitue un dénominateur commun de diverses pathologies comme le diabète [15], l'HPB [16], l'obésité et le syndrome métabolique [17, 18]. Cette atteinte du SNA, aussi observée au cours de la SEP, est à l'origine de TVS par déséquilibre de la balance sympathique/parasympathique. Le rôle de la ghréline, hormone peptidique, est aussi suspecté dans les mécanismes de l'HAV chez les sujets obèses [19].


Le score IUE était également plus élevé en cas d'IMC important. Ces résultats sont conformes aux données de la littérature [4, 20]. Différents mécanismes liés à l'obésité sont évoqués pour expliquer ces observations, comme l'augmentation de la pression intra-abdominale, qui, transmise à la vessie, faciliterait l'inversion du gradient de pression urétro-vésical [4, 20, 21]. Des remaniements tissulaires sont également évoqués, notamment au niveau sphinctérien, avec, chez l'animal, la mise en évidence d'inclusions lipidiques intracellulaires concernant aussi bien les fibres musculaires striées que lisses du sphincter urétral [21, 22] et pouvant être à l'origine d'incompétence sphinctérienne voire de trouble de compliance urétrale. Ces phénomènes peuvent aussi être associés aux problématiques mécanistiques d'altération du plancher pelvien par l'hyperpression abdominale et l'hypermobilité urétrale par défaut de soutènement. Également, les atteintes micro-vasculaires liées à la dysfonction endothéliale et l'inflammation chronique secondaires à l'obésité et aux autres facteurs de risques cardio-vasculaires souvent associés, peuvent participer à un défaut de contrôle neurologique de la continence, et donc, favoriser l'IUE.


Ces facteurs pourraient également, au moins en partie, expliquer la diminution du score moyen de dysurie lors l'augmentation de l'IMC dans notre population.


Notre étude comporte cependant certaines limites et en particulier son caractère rétrospectif qui n'a pas permis de prendre en compte d'autres variables potentiellement impliquées dans l'expression de la symptomatologie et ainsi influençant les scores (forme et durée d'évolution de la SEP, traitements à tropisme vésico-sphinctérien, présence d'une constipation/dyschésie associée dont on connait le retentissement sur les troubles vésico-sphinctériens (hypersensibilité croisée), présence d'une HBP, de troubles statiques, parité et le mode d'accouchement...). Une étude prospective avec recueil de ces variables pourrait permettre de déterminer l'influence de chaque facteur dans l'expression des TVS chez le sujet SEP.


Conclusion


Cette étude permet de mettre en évidence le probable rôle de l'obésité dans la genèse des TVS de la SEP. Bien qu'il existe un rôle évident de l'atteinte neurologique démyélinisante dans la génération des TVS dans cette population, celle-ci ne doit pas occulter le dépistage, l'évaluation et la prise en charge des comorbidités associées dont l'obésité. Des évaluations et prises en charges diététiques proposées à titre systématique, pourraient participer à l'amélioration de ces TVS, des troubles ano-rectaux souvent associés et partant de la qualité de vie. Cela permettrait aussi d'optimiser la prise en charge du handicap, l'obésité étant reconnu comme facteur limitant sur le plan de l'autonomie (marche, soins corporels, accessibilité du périnée pour la réalisation des auto-sondages intermittents...). Une telle prise en charge ne devra pas méconnaître le risque de majorer une sarcopénie souvent déjà présente [25, 23, 24], dans cette population où le capital musculaire doit être préservé.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.



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