Influence de l'âge sur la santé sexuelle masculine

25 juin 2012

Auteurs : T. Seisen, M. Rouprêt, P. Costa, F. Giuliano
Référence : Prog Urol, 2012, 22, S7, suppl. S1




 




Introduction


Pendant de nombreuses années, la baisse de l’activité sexuelle a été considérée comme une évolution naturelle faisant partie du vieillissement physiologique et donc une fatalité liée à l’âge. Toutefois avec l’augmentation de l’espérance de vie, la santé sexuelle masculine est devenue une préoccupation importante au sein des couples âgés. La proportion d’hommes sexuellement actifs diminuerait de près de 50 % entre 60 et 85 ans [1]. Malgré l’implication de différentes pathologies, la dysfonction érectile (DE) reste la première cause de la baisse d’activité sexuelle chez le sujet âgé [2]. À côté de la DE, il faut souligner l’existence de troubles de l’éjaculation de type éjaculation retardée, de diminution de volume de l’éjaculat voire d’anéjaculation qui surviennent avec l’âge. Le lien entre DE et vieillissement semble être expliqué par une altération progressive et multifactorielle des différents mécanismes impliqués dans l’érection. Parfois révélatrice de pathologies cardiovasculaires dont les complications peuvent engager le pronostic vital, la DE est donc une pathologie importante à dépister et à prendre en charge chez le sujet âgé en cas de souffrance du patient [3]. Le but de ce travail était d’identifier les éléments objectifs permettant d’évaluer l’influence de l’âge sur la santé sexuelle masculine.


Matériel et méthode


Les données concernant les effets du vieillissement sur la santé sexuelle masculine ont été explorées dans Medline (www.ncbi.nlm.nih.gov/) et Embase (www.embase.com/) en utilisant les mots-clés MeSH suivants ou une combinaison de ces mots-clés : prostate ; sexuality ; erectile dysfunction ; aging . Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés en fonction de la combinaison des éléments suivants : méthodologie, langue de publication (anglais/ français), pertinence par rapport au sujet traité et date de publication.


Prévalence et diagnostic de la dysfonction érectile chez le sujet âgé


De nombreuses études épidémiologiques ont permis d’évaluer la prévalence de la DE chez le sujet âgé. En Europe, elle concernerait en moyenne 30 % des patients de 40 à 79 ans avec un taux de 64 % chez les patients de plus de 70 ans [4]. Certaines études rapportent jusqu’à 77,5 % de DE après 75 ans [5]. La sévérité de la DE est également variable selon l’âge (Figure 1). Aux États-Unis, le taux de DE sévère rendant impossible tout rapport avec pénétration serait multiplié par 3 entre 40 et 70 ans et passerait de 5 à 15 % [6]. Le vieillissement est donc non seulement responsable d’une augmentation de la prévalence de la DE mais également d’une aggravation de sa sévérité.


Figure 1
Figure 1. 

Prévalence et sévérité de la dysfonction érectile en fonction de l’âge [6].




Afin de standardiser les critères diagnostiques de DE, de nombreux questionnaires portant sur les différents aspects de l’érection ont été proposés. Le plus utilisé est l’International Index of Erectile Fonction (IIEF) développé par Rosen et al. en 1997 [7]. Initialement mis au point pour évaluer l’efficacité du sildénafil sur la DE, ce questionnaire est désormais utilisé, particulièrement chez le sujet âgé, pour dépister les troubles de l’érection. La version initiale comportant 15 items (IIEF-15) a été simplifiée pour n’en conserver que 5 [8]. L’IIEF-5 est également appelé Sexual Health Inventory for Men (SHIM). Le SHIM présente au seuil de 21 (5–25), une sensibilité de 98 %, une spécificité de 88 % et un indice kappa de 0,82 (Figure 2). Malgré certaines tentatives d’amélioration, ce test diagnostic est resté une référence pour le dépistage et l’évaluation de la sévérité d’une DE [9,10].


Figure 2
Figure 2. 

Index international de la fonction érectile (IIEF-5) [8].




Depuis la mise à disposition de l’IIEF-5, beaucoup d’outils diagnostiques ont été développés. Certains, comme le Erectile Dysfunction Inventory of Treatment Satisfaction (EDITS), le Psychological and Interpersonal Relationship Scales (PAIRS) ou le Treatment Satisfaction Scale (TSS) sont utilisés uniquement pour évaluer la satisfaction vis-à-vis d’un traitement de la DE [11, 12, 13] alors que d’autres comme le Quality of Erection Questionnaire (QEQ) ou le Erection Hardness Score (EHS) sont utilisés pour évaluer la qualité de l’érection et donc la sévérité de la DE [14,15].


Ces différents questionnaires sont une aide utile pour compléter l’anamnèse de chaque patient et préciser l’impact d’un traitement de la DE. Le dépistage des facteurs de risque cardio-vasculaires éventuellement modifiables de DE est indispensable puisqu’ils peuvent parfois conditionner le pronostic vital. L’examen physique permet de rechercher une anomalie des organes génitaux externes comme une maladie de Lapeyronie ou, rarement, une diminution du volume testiculaire évocatrice d’hypogonadisme [16]. Enfin, le bilan biologique minimum comprend une glycémie à jeun ainsi qu’un bilan lipidique et un dosage de la testostéronémie lorsqu’existent des signes d’hypogonadisme.


Impact de la dysfonction érectile sur la qualité de vie du sujet âgé


La sexualité est une intimité physique et émotionnelle que l’homme et la femme partagent tout au long de leur vie. Tant qu’ils ont une partenaire et une condition physique les y autorisant, les hommes âgés poursuivent les rapports sexuels [17]. Plus de 60 % d’entre eux expriment leur désir de maintenir une activité sexuelle [18]. L’importance de la sexualité dans l’entretien de bonnes relations conjugales persiste avec l’âge. La DE est souvent responsable d’une diminution de la qualité de vie de ces patients par un impact majeur sur leur vie sexuelle [18, 19, 20]. Elle peut être associée à certains troubles de l’humeur, comme la dépression ou l’anxiété, et conduire à une perte d’estime de soi [21,22]. La fonction érectile est décrite comme indispensable pour se forger une identité et se positionner dans la société [23]. Au-delà de certains aspects de la santé mentale, le fonctionnement psychosocial des patients peut en être affecté. Le traitement d’une DE peut alors entraîner une amélioration des relations sociales et émotionnelles [21].


Certains outils diagnostiques permettent d’évaluer l’impact de la DE sur la qualité de vie. Les aspects psychologiques comme la perte de l’estime de soi ou les troubles relationnels avec la partenaire peuvent être explorés par le questionnaire Self-Esteem And Relationship (SEAR) [24]. Cependant, le Sexual Experience Questionnaire (SEX-Q), en regroupant les aspects fonctionnels et psychologiques de la DE, semble être l’outil diagnostique le plus abouti [25]. Il permet d’évaluer la qualité de l’érection, la satisfaction individuelle ainsi que la satisfaction du couple (Tableau 1).


Dysfonction érectile du sujet âgé : vieillissement physiologique ou pathologique ?


L’érection est un phénomène vasculo-tissulaire complexe sous contrôle neuro-hormonal. Le vieillissement naturel est responsable d’une diminution de 1 à 2 % par an du taux de testostérone. La protéine SHBG, liant normalement 60 % de la testostérone, pourrait lier jusqu’à 75 % de la testostérone chez le sujet âgé. La testostérone libre représente seulement 1 à 2 % de la testostérone biodisponible puisque le reste est lié à l’albumine [26,27]. Contrairement à la ménopause chez la femme, aucun pic de LH n’est observé chez l’homme âgé suggérant un hypogonadisme secondaire. Les taux plasmatiques de LH sont cependant supérieurs à ceux de l’homme jeune avec une diminution de la réponse testiculaire à la stimulation par les gonadotrophines évoquant un vieillissement testiculaire progressif [28,29]. Partie intégrante du vieillissement physiologique, le déficit androgénique lié à l’âge (DALA) est donc susceptible de perturber l’influence hormonale sur la commande de l’érection par le système nerveux central en diminuant la libido.


Il est parfois difficile de distinguer la limite entre le vieillissement physiologique et pathologique. Les facteurs de risque cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle, le surpoids, la dyslipidémie et le diabète sont plus fréquents chez le sujet âgé mais ne font pas pour autant partie de l’évolution physiologique. Ils peuvent être responsables du dépôt de plaques d’athérome et de l’altération de la fonction des cellules endothéliales, provoquant ainsi des troubles du remplissage vasculaire des corps caverneux indispensable à la survenue et encore plus au maintien de l’érection [30,31].


Certaines pathologies neurologiques du sujet âgé, comme la maladie de Parkinson, sont à l’origine de DE d’origine centrale par des anomalies de la neurotransmission dopaminergique [32]. L’âge est un facteur de risque bien établi des troubles mictionnels liés ou non à l’existence d’une hypertrophie bénigne de la prostate. L’existence de troubles mictionnels multiplie par 7,5 le risque de DE [33]. Les troubles mictionnels sont également fréquemment associés aux troubles de l’éjaculation. Lorsqu’ils existent, ceux-ci sont également responsables d’une dégradation de la qualité de vie sexuelle.


Les conséquences du traitement chirurgical ou de la radiothérapie ainsi que les effets secondaires des traitements médicaux du cancer de la prostate, représentent des causes fréquentes de DE iatrogène [34]. La iatrogénie médicamenteuse doit être évoquée systématiquement chez un sujet âgé polymédicamenté. L’effet délétère sur la fonction érectile des antidépresseurs au premier rang desquels figurent les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou des antihypertenseurs thiazidiques est bien documenté [35,36].


Certaines conséquences psychologiques d’états pathologiques chroniques [37], mais également du vieillissement, sont impliquées dans la modification de l’image corporelle ou du désir pouvant provoquer une baisse de la libido et/ou une DE. Le vieillissement physiologique peut donc favoriser la survenue de la DE mais le vieillissement pathologique semble en être le principal responsable (Figure 3).


Figure 3
Figure 3. 

Facteurs de risque de dysfonction érectile (DE) chez le sujet âgé [34].





Conclusion


Malgré une diminution de la fréquence des rapports, le désir de poursuivre une activité sexuelle perdure chez de nombreux hommes âgés. Cependant, le vieillissement est associé à l’apparition de nombreuses pathologies favorisant le développement de la DE et est par là susceptible d’avoir une répercussion sur la qualité de vie. Une bonne hygiène de vie ainsi que la pratique régulière d’une activité physique permettrait de prévenir l’apparition de trouble de l’érection. Après le dépistage d’une DE à l’aide d’outils diagnostiques standardisés, l’élément fondamental de la prise en charge, lorsqu’il existe une souffrance du patient dans ce domaine, demeure la recherche des facteurs de risques modifiables, notamment cardiovasculaires, associée le plus souvent à un traitement pharmacologique oral voire local (injections intracaverneuses).



Déclarations d’intérêts


T. Seisen : aucun


M. Rouprêt, P. Costa et F. Giuliano sont membres d’un board Lilly.




Tableau 1 - Outils diagnostiques de la dysfonction érectile.
Questionnaire  Nombre d’items  Score  Fonctions  Domaines d’étude 
IIEF-15
International Index of Erectile Fonction 15 
15  5 à 75 
-
Dépistage DE
-
Efficacité d’un traitement

 


1/Fonction érectile
2/Orgasme
3/Désir sexuel
4/Satisfaction des rapports sexuels
5/Satisfaction globale

 

IIEF-5 / SHIM
International Index of Erectile Fonction 5 
5 à 25 
-
Dépistage
-
Efficacité d’un traitement

 

Fonction érectile 
EDITS
Erectile Dysfunction Inventory of Treatment Satisfaction 

-
Total : 16
-
Patient : 11
-
Partenaire : 5

 

0 à 100  Satisfaction vis-à-vis d’un traitement et impact de celui-ci 
1/Patient : efficacité, volonté de poursuivre le traitement, effets secondaires
2/Partenaire : évolution des relations sexuelles

 

PAIRS
Psychological and Interpersonal Relationship Scales 

-
Total : 23
-
Version courte : 15

 

1 à 4
par items 
Satisfaction vis-à-vis d’un traitement et impact de celui-ci 
1/Confiance en soi
2/Spontanéité
3/Volonté de poursuivre le traitement

 

TSS
Treatment Satisfaction Scale 

-
Total : 61
-
Patient non traité : 12
-
Patient traité : 19
-
Partenaire non traité : 12
-
Partenaire traité : 18

 

0–5
par items 
Satisfaction vis à vis d’un traitement 
1/Fiabilité du traitement
2/Commodité
3/Efficacité
4/Conformité aux attentes
5/Satisfaction globale
6/Volonté de poursuivre le traitement

 

QEQ
Quality of Erection Questionnaire 
0 à 100  Qualité des érections  Fonction érectile 
EHS
Erection Hardness Score 
1 à 4 Qualité des érections  Fonction érectile   
SEAR
Self-Esteem And Relationship 
14  0 à 100  Qualité de vie 
1/Relation sexuelle
2/Estime de soi-même
3/Relation sociale

 

SEX-Q
Sexual Experience Questionnaire 
12  0 à 100  Qualité de vie 
1/Fonction érectile
2/Satisfaction personnelle
3/Satisfaction du couple

 




Références



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