Incontinence urinaire de la femme. Evaluation et traitement. Chapitre 3 : Mécanismes de la continence et de l'incontinence. Cadres nosologiques

10 février 2002

Mots clés : incontinence urinaire, Femme, physio-pathologie, nosologie, physiologie vésico-sphinctérienne
Auteurs : Ballanger P, Rischmann P
Référence : Prog Urol, 1995, 5, 755-772
La continence existe aussi bien au repos qu'à l'effort. Cet équilibre dépend des conditions fonctionnelles spécifiques de la vessie et de l'urèthre. La relation entre compliance vésicale et continence est directe, fonction du niveau des résistances uréthrales, puisque quand la pression vésicale dépasse la pression uréthrale, I'incontinence se produit. Les forces de retenue au niveau de l'urèthre s'expriment par la pression uréthrale intrinsèque à l'établissement de laquelle participent à part à peu près égale la musculature lisse, sous contrôle alpha-adrénergique, au niveau du col et de l'urèthre proximal, le sphincter strié dans sa portion para uréthrale, et les plexus vasculaires sous-muqueux oestrogénodépendants. Le rôle des supports anatomiques de l'urèthre et du col vésical apparaît de nos jours essentiel pour que ce système continue d'être efficient à l'effort. Le fonctionnement harmonieux de l'ensemble vésico-sphinctérien peut ainsi se trouver compromis dans diverses circonstances:
1) si la vessie perd ses propriétés d'accomodation et devient un système à haut pression, I'IU est dîte vésicale,
2) si l'urèthre devient incompétent, I'IU qui en résulte est dîte incontinence urinaire d'effort (IUE), soit par défaillance anatomique du support du col et de l'urèthre, soit par défaillance du mécanisme sphinctérien intrinsèque, le mécanisme étant le plus souvent mixte.