Incision de plaque et greffe de Tachosil chez les patients atteints d’une maladie de Lapeyronie

25 février 2020

Auteurs : G. de Sallmard, N. Morel-Journel, M. Sbizzera, P. Hanquiez, A. Ruffion, J.-E. Terrier
Référence : Prog Urol, 2020, 2, 30, 119-125
Introduction

La chirurgie est une option de traitement pour la correction de la courbure en cas de maladie de Lapeyronie. L’incision-greffe est préférée dans les courbures importantes et complexes.

Méthodes

Les patients avec une courbure de verge stable ont été rétrospectivement inclus du 1er janvier 2017 au 1er avril 2018. La greffe a été réalisée à l’aide d’une matrice de collagène associé à du fibrinogène et de la thrombine. Les patients étaient vus en consultation avant et après l’intervention pour évaluer la courbure, la longueur de la verge et la fonction érectile.

Résultats

Vingt et un patients d’âge moyen de 52,13 ans (18–70 ans) ont été opérés. Le suivi post-chirurgie était de 8,36 mois (1–14 mois) en moyenne. Il y a eu deux hématomes et une dysurie (Clavien 1) en postopératoire immédiat, et une reprise chirurgicale (Clavien 3B) pour hernie de prothèse (apparue à 3 mois postopératoire). La durée d’hospitalisation moyenne était de 1,38 nuits (1–5 nuits) et la durée d’intervention de 158min en moyenne (102–249min). La courbure moyenne après l’intervention était de 5,88° (0–30°) contre 82,75° (50–100°) en préopératoire. Le score d’érection était à 7,86 (4–10) contre 7,62 (3–10) en préopératoire. La taille de la verge n’a pas été modifiée (11,92 [11–14,5] contre 12,09cm [10–15cm] auparavant).

Conclusion

L’utilisation de cette matrice apporte de nombreux avantages : diminution du temps opératoire, application facile et coût faible. Des résultats cliniques à long terme sont nécessaires pour confirmer ces résultats encourageants.

Niveau de preuve

3.




 




Introduction


La maladie de Lapeyronie est une maladie touchant le tissu fibreux de l'albuginée et responsable de la formation d'une ou plusieurs plaques de fibrose. Elle atteint les hommes âgés de 40 à 70 ans en moyenne. Sa prévalence est estimée entre 0,4 et 13 % [1]. Il existe sans doute des prédispositions génétiques, mais les étiologies et la physiopathologie sont mal connus [2].


Sur le plan clinique, après une phase active caractérisée par des douleurs de verge, advient la phase stabilisée où l'on rencontre souvent des courbures de verge, des déformations en sablier, un raccourcissement de la verge. L'évolution naturelle de la maladie est généralement l'évolution vers la stabilité des déformations et une disparition des douleurs [3].


À la phase séquellaire, l'objectif est de corriger les déformations quand elles sont responsables d'une détresse psychique et d'une gêne pour la pénétration.


Nous disposons de deux grandes catégories de traitement [4, 5].


Les injections intra-plaques


Les injections intra-plaques d'une collagénase dans la plaque permettant une correction de la courbure d'en moyenne 17° (31-34 %) [6, 7]. Mais ce traitement n'est actuellement pas remboursée en France.


La chirurgie


L'indication chirurgicale ne se pose qu'en phase séquellaire, après 12 mois d'évolution de la maladie, chez des patients présentant une courbure stable depuis 6 mois et gênante lors des rapports sexuels, ainsi que sur la longueur de verge, la fonction érectile et la déformation (courbure ou déformation atypique).


Les techniques chirurgicales comprennent les plicatures, les incisions-patch et la mise en place d'implants péniens. La chirurgie est le traitement de référence.


En cas de courbure inférieure à 60°, une plicature de verge est préférée, avec un taux de satisfaction des patients entre 65 et 100 % et une verge droite chez 79 à 100 % des patients [8]. Néanmoins, cette technique engendre une réduction de taille de la verge, proportionnelle à la courbure.


En cas de courbure supérieure à 60° ou de déformation de verge complexe (« en sablier »), la technique de référence est l'incision de la plaque, associée éventuellement à l'excision de la plaque de fibrose. Pour compenser le défect induit par cette incision, de nombreux greffons autologue, hétérologue ou synthétiques ont été proposés [9]. En l'absence à ce jour d'essai prospectif randomisé permettant de définir le meilleur type de patch pour combler le défect d'albuginée dans les chirurgies de courbure de verge, il ne semble pas possible de démontrer la supériorité d'une technique sur une autre.


Les greffons autologues sont bien tolérés, mais ont pour inconvénient d'allonger la durée opératoire et la morbidité en lien avec le temps de prélèvement du greffon [10]. Les greffons synthétiques sont pratiquement abandonnés car présentant des risques infectieux et inflammatoires supérieurs [11]. Les allogreffes utilisent des fascias de donneurs cadavériques (dure-mère [12, 13] ou péricarde [14] par exemple). Leur utilisation n'est pas autorisée actuellement en France. Les xénogreffes les plus employées sont les fascias bovins [15], la sous muqueuse intestinale porcine (SIS) [16, 17, 18] et plus récemment les matrices de collagène équin imbibé de fibrinogène et thrombine humaines (Tachosilâ„¢) [19, 20, 21].


Son indication initiale visait à favoriser le collage tissulaire et pour renforcer les sutures en chirurgie vasculaire. La matrice de collagène doit être apposée au contact de la zone désirée [22], sans nécessité de la suturer. Des résultats chirurgicaux avec matrice de collagène équin imbibé de fibrinogène et thrombine humaines ont déjà été publiés, mais il existe peu de résultats à moyen ou long terme [9]. Les résultats sont bons, avec des taux de succès entre 83 et 97 % et des taux de dysfonction érectile entre 0 et 21 % [9].


L'objectif de cette étude était l'évaluation des résultats fonctionnels à moyen terme après incision de plaque et greffe de Tachosil chez les patients atteints d'une maladie de Lapeyronie.


Matériels et méthodes


Schéma de l'étude


Tous les patients opérés pour une courbure de verge en utilisant le tachosil entre janvier 2017 et décembre 2018 ont été inclus dans cette étude monocentrique française. Les données préopératoires et postopératoires ont été recueillies rétrospectivement et sont issues du dossier médical du patient.


Protocole de prise en charge des patients en préopératoire


Avant l'intervention, la courbure et la longueur de la verge étaient évaluées en réalisant un test d'érection par injection d'Edex en consultation, ou sur la base de photographies. Un score de qualité de l'érection était également proposé au patient. Il s'agit d'une échelle, 0 correspondant à l'absence totale d'érection, 6 à la possibilité de pénétration et 10 à une érection parfaite. Les mêmes données étaient évaluées en postopératoire. Une prothèse de verge était proposée en cas de dysfonction érectile préopératoire insuffisamment traitée par les Inhibiteurs de la phospho-diestérase de type 5.


Technique chirurgicale


Après une incision sous le gland, un dégantage de la verge jusqu'à sa racine était réalisé. Un test d'érection en peropératoire permettait de mieux évaluer la sévérité et le degré de courbure, ainsi que la localisation exacte de la plaque. Les bandelettes vasculonerveuses situées sur la face dorsale de la verge étaient décollées par abord ventral. La plaque était ensuite incisée en H modifiée [23], en regard du maximum de courbure. Cette incision hémi-circonférentielle permettait de disséquer la plaque jusque sous l'albuginée. Le Tachosil était alors découpé selon les mesures adaptées à chaque patient, de façon à pouvoir recouvrir toutes les berges de l'albuginée sur au moins 5mm. Il était ensuite imbibé de sérum physiologique puis mis en place dans l'espace de dissection, sans suture. La fermeture du fascia de Buck était réalisée avec du Vicryl 3.0 en points séparés. L'hémostase était réalisée à la pince bipolaire et par un pansement semi-compressif apposé en fin d'intervention, après sondage du patient. À noter qu'aucune circoncision n'était effectuée en systématique lors de l'intervention.


Protocole de prise en charge des patients en postopératoire


L'hospitalisation se déroulait généralement selon le schéma suivant : entrée du patient le matin de l'intervention, et sortie si possible le lendemain de l'intervention après ablation des pansements et de la sonde urinaire. Les patients recevaient une ordonnance de Tadalafil 5mg en prise quotidienne systématique et devaient réaliser du Vacuum, durant 30min quotidiennement, pendant 3 mois à partir de j5-j10. Les rapports sexuels étaient autorisés après 2 mois de suivi. L'implant pénien, quand il était mis, était gonflé à 70 % lors de la chirurgie, et activé à 6 semaines.


Le recueil des données était réalisé en consultation à 1, 3, 6 et 12 mois de l'intervention. Les verges étaient considérées comme droite si la courbure résiduelle était inférieure ou égal à 20°, courbure permettant des rapports.


Résultats


Sur la période considérée, 21 patients ont été opérés d'une courbure de verge, avec mise place d'un patch de Tachosil. Le suivi moyen était de 8,36 (1-14) mois. L'âge moyen était de 52,13 ans (18-70). Une déformation en sablier était décrite chez 14 patients (66,7 %). L'axe de la courbure était strictement dorsal chez 10 patients, dorsolatéral chez 6 patients, strictement latéral pour 3 patients, et n'était pas renseigné pour 2 autres. Les caractéristiques des patients sont reprises dans le Tableau 1.


Il s'agissait de patients atteints de la maladie de Lapeyronie pour 20 d'entre eux, et 1 patient présentait une courbure congénitale. Dans 6 cas, une prothèse pénienne a été mise en place dans le même temps. Dans un cas, une section du ligament suspenseur de la verge associée à une plastie scrotale a été pratiquée dans le même temps.


Soixante-seize pour cent des patients ont pu sortir d'hospitalisation le lendemain de l'intervention, et un seul (5 %) est resté plus de 2 nuits. La durée d'intervention était de 158min en moyenne. À noter que la durée moyenne était de 148min sans pose de prothèse de verge et de 183min avec pose de prothèse. Les caractéristiques de l'intervention et de l'hospitalisation sont reprises dans le Tableau 2.


La chirurgie a permis d'obtenir une courbure moyenne de 5,88° contre 82,75° en préopératoire (Tableau 3). Au total, 90,5 % des patients avaient une verge droite en postopératoire. À noter que la courbure résiduelle la plus sévère était de 30°. Les résultats étaient similaires chez les patients opérés sans implant (Figure 1) et ceux opérés avec implant (Figure 2).


Figure 1
Figure 1. 

Caractéristiques avant et après l'intervention des patients opérés sans mise en place d'implant pénien. Axe de courbure en degrés. Longueur de verge en centimètres. Score d'érection de 0 à 10.




Figure 2
Figure 2. 

Caractéristiques avant et après l'intervention des patients opérés avec mise en place d'implant pénien. Axe de courbure en degrés. Longueur de verge en centimètres.




La longueur moyenne était de 12,09cm avant le geste, et de 11,92cm après. Aucun patient n'a présenté de diminution ou d'augmentation de longueur de la verge supérieure à 1cm.


Sur le plan des complications postopératoires relevées lors de l'hospitalisation, il y a eu 2 hématomes sans reprise chirurgicale (Clavien 1), 2 patients ont présenté des douleurs importantes traitées médicalement (Clavien 2), et un patient s'est plaint de dysurie ayant nécessité une repose de sonde urinaire 24heures supplémentaires (Clavien 2).


Chez un patient une hernie de prothèse pénienne (Clavien 3) est apparue dans les 3 semaines suivants l'activation de celle-ci. Ce patient a été réopéré à deux reprises : un changement de prothèse avec fermeture de la hernie par un patch de SIS (small intestinal sub-mucosa ), puis devant une récidive, un implant souple a été mis en place dans l'attente de la cicatrisation.


Lors du suivi à long terme, un patient a dû être opéré d'une section de frein, un patient a présenté un paraphimosis réductible aux urgences. Deux patients présentaient déjà avant l'intervention des troubles de sensibilité de la verge, et un seul patient supplémentaire a ressenti une désensibilisation partielle du gland suite à l'intervention.


Parmi les 15 patients qui n'avaient pas eu de pose d'implant pénien, 6 patients (40 %) présentaient une dysfonction érectile en postopératoire contre 7 avant l'intervention (47 %). Ils ont été traités par IPDE5, éventuellement associés à de l'Edex ou à du Vitaros (Tableau 4). Le score d'érection postopératoire était de 7,86 contre 7,62 en préopératoire.


Discussion


Il s'agit de la première publication française sur une série de patients atteints de courbure de verge, pour lesquels une chirurgie de type incision et patch de Tachosil a été réalisée. Notre travail met en évidence l'efficacité de cette technique sur la correction de courbure sans diminuer la longueur de verge, mais il précise également les complications pouvant survenir.


La mise en place du Tachosil est simple. Il suffit de l'apposer sur la zone de dissection de l'albuginée. Ce mécanisme permet d'éviter le temps de suture qui est nécessaire en utilisant les autogreffes et les allo-greffons. Néanmoins, la durée opératoire dans notre série (148min sans pose de prothèse de verge) est plus proche des durées opératoires en utilisant le SIS (165min) [16] que de celles présentées par Hatzichristodoulou (94min) qui utilise le Tachosil [19]. Cette différence peut être imputée au fait qu'il s'agisse d'un début d'expérience avec ce matériau de greffe. Néanmoins, l'utilisation du Tachosil permet un gain moyen de 17minutes, correspondant probablement au temps de suture.


Par ailleurs, ce matériau est facilement disponible puis qu'il ne requiert pas de prélèvement sur le patient. On évite ainsi la morbidité en lien avec le site de prélèvement. L'absence de suture diminue également les risques lorsqu'une pose de prothèse pénienne est réalisée dans le même temps opératoire [24].


D'autre part, l'utilisation du Tachosil, un agent hémostatique, visait à réduire le risque d'hématome. En effet, le Tachosil est constitué de fibrinogène et de thrombine humaines, et son indication première était l'hémostase dans les sutures vasculaires. Les deux patients dans notre étude qui ont présenté un hématome n'ont pas été repris ni drainé. À noter que dans l'article d'Hatzichristodolou [19] utilisant le Tachosil, 25,4 % des patients présentent des ecchymoses, et 5 % ont présenté un hématome sous-cutané qui a dû être drainé. Ces hématomes se seraient formés sur les zones de dissections des bandelettes vasculonerveuses et non sur la zone de greffe. Dans la plus grosse série utilisant du SIS, Knoll [17, 18] présente un taux de 1,8 % d'hématome, pour 0,6 % nécessitant un drainage. On ne peut donc pas attribuer au Tachosil de bénéfice sur le plan de l'hémostase par rapport au SIS.


Un patient a eu une hernie d'implant pénien du fait d'un retard de cicatrisation de l'albuginée sous le Tachosil. Chez ce patient, la courbure était dorsolatérale, zone où l'albuginée est moins solide en latéral qu'en dorsal. L'utilisation de Tachosil serait selon nous à privilégier pour les courbures dorsales afin d'éviter ce type de complication, le fascia de Buck étant plus solide en dorsal qu'en latéral. L'étude de Hatzichristodoulou de 2013 incluait 5 patients atteints de courbure latérale, sans complication notée. Une étude récente [25] portant sur 12 patients avec une courbure ventrale sévère a retrouvé un résultat satisfaisant et sûr avec un recul médian de 17,9 mois.


Les résultats de notre étude sur la courbure sont dans la moyenne des autres séries [11] avec 90,5 % de verge ayant une courbure inférieure à 20 %. La taille de la verge n'est qu'assez peu modifiée, ce qui est l'avantage de la chirurgie par incision patch plutôt que les plicatures.


Une étude récente a apparié rétrospectivement des patients opérés pour courbure de verge en deux bras, selon que le patch utilisé soit du Tachosil ou du SIS [26]. Le SIS est une matrice extracellulaire isolée de l'intestin de porc, intéressante car elle est solide, peu propice aux infections et bien tolérée. Le taux de satisfaction, défini par une courbure résiduelle inférieure à 15°, était de 95 % pour le groupe Tachosil contre 86 % pour le groupe SIS, sans différence significative (p =0,265). En revanche, on notait une amélioration statistiquement significative dans le bras Tachosil sur la durée d'intervention et sur la conservation de la taille de la verge.


Dans notre étude, la qualité de l'érection évaluée par le patient n'était pas modifiée par l'intervention. Les revues de la littérature retrouvent des dysfonctions érectiles très variables, 10 à 21 % pour les patchs de Tachosil, mais peuvent monter jusqu'à plus de 60 % dans certaines séries utilisant du péricarde ou du SIS [9]. Néanmoins, le recul de cette étude est insuffisant pour se prononcer sur les résultats à long terme. Une autre étude rétrospective a récemment comparé le Tachosil et le SIS chez 60 patients chez lesquels une prothèse de verge avait été implantée dans le même temps que la correction de la courbure [27]. Une réduction significative du temps d'intervention était permise par le Tachosil, mais il n'y a pas de supériorité significative sur les autres critères.


Le coût d'une plaque de Tachosil est de 275,67 euros TTC, alors qu'un patch de SIS coûte 532,78 euros TTC, soit presque le double du Tachosil. Il existe donc un bénéfice financier à l'utilisation du Tachosil.


En conclusion, l'utilisation du Tachosil dans la chirurgie de correction des courbures de verge par incision et patch semble prometteuse de par son faible coût financier, sa simplicité d'utilisation ainsi que par son efficacité.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Caractéristiques des patients (n =21).
  Nombre  Pourcentage 
Indication      
Maladie de Lapeyronie  20  95 
Courbure congénitale 
 
Âge      
<40 ans  19 
40-60 ans  43 
>60 ans  38 
 
Pose de prothèse associée      
Oui  29 
Non  15  71 
 
Axe de courbure      
Strictement dorsal  10  57 
Dorsolatérale  29 
Strictement latéral  14 
 
Déformation en sablier      
Oui  14  67 
Non  33 
 
Traitements avant la chirurgie      
Vacuum  33 
Xiapex 
Tocco 500  14 
Corticoïdes  10 
 
Dysfonction érectile préopératoire      
Oui  11  52 
Non  10  48 
 
Antécédent de traumatisme de verge      
Oui  14 
Non  17  86 





Tableau 2 - Résultats sur la durée d'intervention et d'hospitalisation, caractéristiques du patch.
  Moyenne  Extrêmes 
Durée d'intervention (minutes)  158min  102-249 
Durée d'hospitalisation post-opératoire (nuits)  1,38  1-5 
Taille de la dissection sous l'albuginée (cm)  5,1×4,17  4-6×2,5-5 
Taille du patch de Tachosil (cm)  5× 5×3-6 





Tableau 3 - Résultats fonctionnels sur la courbure, la taille, la sensibilité et l'érection.
  Préopératoire  Extrêmes  Postopératoire  Extrêmes 
Courbure de verge (degré)  82,75  50-100  5,88  0-30 
Taille de la verge (cm)  12,09  10-15  11,92  11-14,5 
Score d'érection de 0 à 10.  7,31  3-10  7,86  4-10 
Trouble de sensibilité (nombre de patients), n (%)  2 (10)    3 (14)   





Tableau 4 - Dysfonction érectile et ses traitements, avant et après chirurgie, chez les 16 patients n'ayant pas eu de pose d'implant pénien.
  Préopératoire, n (%)  Postopératoire, n (%) 
Dysfonction érectile  7 (44)  6 (38) 
IPDE5  3 (18)  6 (38) 
Edex  0 (0)  1 (6) 
Vitaros  0 (0)  0 (0) 




Références



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