Implants péniens hydrauliques : enquête de satisfaction, résultats et complications. Étude rétrospective portant sur 50 patients consécutifs primo implantés au CHU de Nice entre 2000 et 2009

25 décembre 2013

Auteurs : F. Obadia, P. Mouracade, J.-E. Terrier, J. Amiel, M. Gigante, G. Li, D. Chevallier
Référence : Prog Urol, 2013, 16, 23, 1419-1427
Objectifs

Évaluer les résultats et le taux de satisfaction des patients implantés d’une prothèse pénienne.

Patients et méthode

Entre janvier 2000 et 2009, 50 patients ayant une dysfonction érectile (DE) d’origine organique ont été traités par la pose d’un implant pénien d’érection (IPE) hydraulique par le même opérateur. Seules les primo implantations ont été étudiées. Les dossiers ont été récupérés de manière rétrospective. Les informations que nous avons recueillies étaient les caractéristiques démographiques, celles de la prothèse, les complications per- et postopératoires, et la satisfaction était mesurée par un questionnaire. La collecte des informations a eu lieu par analyse des dossiers et par enquête téléphonique personnalisée. En plus de l’analyse des données de notre centre, nous avons voulu connaître quel était le devenir réel des patients implantés, la façon dont ils utilisaient leurs prothèses au quotidien, et au final le vécu de cette transformation de leurs vie sexuelle.

Résultats

L’âge moyen des patients était de 60,2±8,46ans (35–75ans). Trente patients (60 %) implantés étaient diabétiques. La voie d’abord était pénoscrotale dans 100 % des cas. Trois types de prothèse ont été utilisés : AMS Ambicor, AMS 700, Titan OTR. Chez 24 patients, l’IPE était à deux compartiments et chez 26 un IPE à trois compartiments. Deux des patients ont eu leur prothèse retirée pour des raisons de dysfonctionnement du matériel, trois patients pour une érosion prothétique et deux patients pour une infection de prothèse. Sur ces sept explantations, quatre patients ont eu une repose de l’IPE. Le recueil des données du questionnaire était réalisé après un suivi médian de 45 mois (5–114 mois) chez 47 patients (trois explantés). Le taux de satisfaction était de 81 %. Quatre-vingt-quatre pour cent (n =42) d’entre eux ont eu au moins un rapport par semaine. Vingt-deux pour cent (n =11) étaient déçus par le manque de longueur de leur verge en érection, cela concernait surtout (72 %) les patients implantés avec une prothèse bi-compartiment. Quatre-vingt quatre pour cent (n =42) recommanderaient l’intervention à leurs proches, 86 % n =43 pensaient que leur partenaire en est satisfaite. Dix-huit pour cent (n =9) ont éprouvés des difficultés lors de l’apprentissage de la technique. L’érection était jugée naturelle par plus de 80 % des patients, plus de 80 % des partenaires étaient satisfaites par le dispositif selon les patients, et 75 % des implantés ont repris confiance en leur fonction sexuelle.

Conclusion

Dans cette série, le taux de satisfaction était plus important avec des prothèses trois compartiments ; plus proches de la physiologie avec une sensation de verge plus longue par le patient, 94 % (47/50) des patients interrogés avaient une prothèse parfaitement fonctionnelle après un recul moyen de 45 mois. Les motifs d’insatisfaction les plus fréquemment relevés étaient la survenue de complications telles que des sepsis, une défaillance mécanique ou une érosion prothétique, mais qui au final ont été pour 60 % (n =4) corrigées de manière chirurgicale.




 




Introduction


De nombreuses études ont mis en évidence le fait que l'implant pénien d'érection (IPE) donnait des taux de satisfaction importants, entraînant l'apparition d'une érection rapide et rigide [1].


La satisfaction sexuelle est multifactorielle, dépend des explications préopératoires, des complications de la chirurgie, et aussi de l'indication et du terrain, comme l'a montré l'équipe de Mulhall (taux de satisfaction moins élevés lorsque le patient avait un IMC supérieur à 30, ou une maladie de Lapeyronie ou des antécédents de prostatectomie radicale [2]).


Il est difficile d'appréhender les résultats à long terme des IPE car on ne dispose pas d'échelle de satisfaction validée pour cette chirurgie.


En France, une étude multicentrique a été réalisé en 2007 [3] concernant 282 implantations, à partir de la banque de données du Club des Implanteurs de prothèses péniennes (CIPP) a objectivé un taux de satisfaction postopératoire de 86,7 % et une augmentation du score IIEF qui était de 20,5±11,8 en préopératoire à 68,9±5,4 en postopératoire.


Wilson [4] a publié une série concernant 2384 patients qui ont été implantés sur 20ans, qui a montré une excellente fiabilité (prothèse fonctionnelle utilisée par le patient) des implants à long terme. Leur conclusion était que 60 % des prothèses implantées avaient une durée de vie sans révision ni intervention d'au moins 15ans.


Minervini [5] a rapporté une série de 504 implantations, qui a montré un taux de satisfaction de 81 %. Les patients insatisfaits étaient ceux qui avaient eu des complications chirurgicales ayant entraînés l'ablation de la prothèse.


Le but du travail était d'étudier le devenir d'un patient implanté, la fonctionnalité et le taux de complications des implants, l'indice de satisfaction ainsi que la qualité de vie sexuelle des patients, de recueillir leur vécu et leur ressenti après implantation au moyen d'un questionnaire que nous avons traduit et adapté.


Notre objectif était de préparer les futurs candidats à l'implantation de manière optimale.


Patients et méthode


Nous présentons ici les résultats d'une étude monocentrique sur une série de 50 patients ayant été vus pour une indication de primo implantation consécutivement entre janvier 2000 et septembre 2009.


N'ont pas été retenues les interventions de deuxième et troisième implantation et celles réalisées par des opérateurs différents.


Les données ont été récupérées de manière rétrospective. Les informations recueillies étaient les caractéristiques démographiques (âge, comorbidités, étiologie du DE), les caractéristiques de la prothèse (bi- ou tricompartiments, longueur de l'IPE implantées, modèle de l'IPE), les complications per- et postopératoires, la ré-intervention, l'explantation de la prothèse et la satisfaction était mesurée par la traduction française du questionnaire EDITS [6] qui a été mis au point pour évaluer le degré de satisfaction du patient ainsi que sa partenaire en réponse à un traitement et se résume à neuf questions (Annexe 1, Annexe 2), réalisé lors d'un entretien téléphonique. Nous avons traduit l'EDITS et cela n'a pas été validé par les sociétés savantes. Les questions 5 et 6 de l'EDITS original ont été retirées car elles concernent l'efficacité d'un traitement. L'EDITS a été le support de notre enquête téléphonique, qui a été réalisée par un même interne. Nous avons ajouté quatre questions à l'EDITS (Annexe 3). Il était important d'avoir des informations sur la discrétion du matériel, c'est-à-dire la capacité de le dissimuler ; l'utilisation réelle de la prothèse (nombre de rapports par semaine), et l'opinion des patients après implantation. Concernant les données chirurgicales, pour les variables continues, les résultats sont présentés sous forme d'une moyenne±écart-type, pour les variables qualitatives sous forme d'un pourcentage.


Le test de Chi2 a été utilisé pour comparer les variables qualitatives, et le t -test pour les variables continues. Un p <0,05 était considéré comme significatif.


Les caractéristiques des patients implantés sont situées dans les Tableau 1, Tableau 2.


Résultats


Vingt patients de l'étude étaient âgés de 65ans et plus. Le plus âgé avait 75ans (35-75ans).


La voie d'abord était pénoscrotale dans 100 % des cas. Trois types de prothèse ont été utilisés : AMS Ambicor® (48 %), AMS 700®, (30 %) Titan OTR® (10 %). Chez 24 patients (48 %), l'IPE était à deux compartiments et chez 26 (52 %) à trois compartiments.


L'Annexe 3 expose les différents modèles utilisés en fonction des indications.


La longueur de la prothèse implantée oscillait entre 12 et 18cm.


Les complications peropératoires étaient de 16 % (huit cas), dont quatre perforations des corps caverneux et quatre ruptures septales, aucune plaie urétrale. La mise en place de l'IPE n'a pas été affectée par ces complications. Les patients concernés avaient une petite verge anatomique (inférieure à 8cm), (n =2), antécédent de prostatectomie (n =7), complétée par radiothérapie chez trois autres patients. et un patient ayant une maladie de Lapeyronie évoluée.


Parmi les complications postopératoires, on a mis en évidence des douleurs au niveau du site opératoire chez 16 patients (32 %) qui dans 80 % des cas se sont amendées au bout de trois mois. Celles-ci étaient plus fréquentes chez les patients aux antécédents de prostatectomie, de diabète et de maladie de Lapeyronie mais nous n'avons pas pu mettre en évidence une différence statistiquement significative.


Chez cinq patients (10 %) dans cette série un hématome postopératoire fut diagnostiqué, qui a été traité de manière médicale. Le Tableau 3 relate l'ensemble des complications.


Deux des patients ont eu leur prothèse retirée pour des raisons de dysfonctionnement du matériel à 24 et 72 mois, trois patients pour une érosion prothétique (à 42 et 83 mois) et deux autres pour une infection de prothèse (à deux et 12 mois). Sur ces sept explantations (14 %), quatre patients ont eu une repose de l'IPE.


Le recueil des données du questionnaire EDITS Modifié était réalisé après un suivi médian de 45 mois (cinq à 114 mois) depuis l'implantation chez 47 patients (trois explantés non réimplantés).


Concernant le nombre de rapports : chez 47 patients interrogés implantés, 22 avaient au moins un rapport par semaine à l'interrogatoire, six patients en avaient plus de deux par semaine, 12 en avaient entre un et deux, cinq en avaient moins de un et deux n'utilisaient plus leurs IPE pour des raisons personnelles. Donc 95 % des patients implantés ont des rapports.


Concernant la satisfaction 74,4 % (n =35) des patients étaient très satisfaits de leur chirurgie.


Soixante-douze pour cent de ces patients (n =25) avaient un implant trois compartiments.


À la question « vous arrive-t-il de dissimuler votre prothèse ? », 12,7 % (n =6) ont répondu par l'affirmative, 72 % (n =34) ont affirmé que l'on devrait plus communiquer sur ce type de traitement. Quatre-vingt quatre pour cent (n =39) recommenceraient la procédure sans hésiter et la recommanderaient à leurs proches.


À noter que 15 % des partenaires n'adhéraient pas au projet dans notre étude et qu'elles étaient 9 % à demander que leur conjoint ne s'en servent plus.


Quant aux érections, 80 % des patients les ont jugées naturelles, et 15 % d'entre eux la vivait comme artificielle (trop rigide, aspect de gland mou lors de l'érection, sensation de toucher les cylindres chez un patient).


Concernant les résultats chirurgicaux


Après un suivi médian de 45 mois (5-114), 86 % (43/50) des patients n'avaient pas eu de complications et ont une prothèse fonctionnelle le jour de l'entretien.


La première ablation prothétique a été effectuée chez un patient qui s'était plaint du manque de longueur de sa verge en érection, et une deuxième fut réalisée chez un patient ayant eu une douleur après chirurgie pour maladie de Lapeyronie.


Les érosions prothétiques (n =10) ont nécessité cinq ré-interventions (repositionnement, pose d'un patch) et trois prothèses ont dû être enlevées.


Les dysfonctions mécaniques (n =2 donc 4 %) ont été observées chez deux patients ayant des difficultés à manipuler l'IPE. Il était fort probable que cette dysfonction soit une résultante d'un maniement inadéquat.


Sur les 45 patients implantés se servant régulièrement de leur IPE, six la dissimulaient. Il s'agit d'une donnée importante concernant la discrétion de ce matériel.


Au niveau du maniement, certains patients ont eu des difficultés lors de la reconnaissance des différentes parties de l'implant impliquées dans la mise en inflation et en déflation des cylindres. Chez des patients atteints de troubles neurologiques, nous avons implanté en priorité des prothèses bi-compartiments.


Vingt-deux pour cent (n =11) des patients se plaignaient d'une sensation de diminution de longueur de verge, et sur ces 11, trois (22 %) étaient porteurs d'une prothèse trois compartiments.


Discussion


L'IPE avait une place de choix dans l'arsenal thérapeutique à la disposition de l'urologue dans la prise en charge de la DE [7] (Tableau 4, Tableau 5).


L'âge du patient ne doit pas être un frein à l'utilisation d'une prothèse [8].


Lors de cette dernière décennie, la fiabilité des IPE s'est grandement améliorée [9], mais des complications chirurgicales restent bien sûr possibles [10].


Nos complications peropératoire concernaient 16 % (n =8) des patients et n'eurent pas de retentissement car elles ont toutes été diagnostiquées pendant la procédure. Elles concernent 4,8 % des malades dans l'étude de Wilson [4]. Cette différence peut s'expliquer par l'état des corps caverneux des patients chez lesquels les perforations ont eu lieu.


Nous étions en situation de tissus fibrosés (antécédents de radiothérapie, prostatectomie) et des corps caverneux difficiles à dilater (petite verge anatomique).


Les implants utilisés étaient dans 48 % des cas (n =24) des prothèses bi-compartiment. Parmi ces patients, 14 (59 %) étaient diabétiques ; c'est ce qui explique ce pourcentage élevé. Notre choix a deux justifications, par ailleurs, le maniement de la pompe est beaucoup plus aisé, car elle est de plus gros volume, la discrimination tactile est beaucoup plus simple chez des patients ayant des troubles de la sensibilité, et la procédure est plus simplifiée avec un temps opératoire et une durée d'hospitalisation plus courts, ce qui à notre sens limitait le risque infectieux.


Soixante pour cent des patients implantés étaient diabétiques, cela pouvait s'expliquer par la sensibilisation des médecins diabétologues à la chirurgie de la verge. Les patients présentant une dysfonction érectile étaient facilement adressés en consultation d'andrologie. Tous ont eu une évaluation spécialisée avant chirurgie et devaient avoir un diabète complètement équilibrée.


Nous proposons les deux types de prothèses (bi- et tricompartiments au patient), en leur expliquant clairement que le taux d'infection prothétique est dans certaines séries plus élevé.


Si les prothèses bi-compartiments sont plus sûres, elles restent esthétiquement moins performantes, moins proche de la physiologie que les prothèses tricompartiments.


Concernant les complications, avec les dysfonctions mécaniques, l'infection est la plus grave car elle peut entraîner l'ablation du matériel, une perte de fonction, et l'altération des tissus environnants.


Concernant les patients diabétiques, nous avons pris les mêmes précautions concernant le risque infectieux que chez l'ensemble des patients. Parmi les mesures que nous mettons en place, on retrouve une antibiothérapie préopératoire, intervention en début de programme, personnel limité en salle, ouverture des portes condamnée en salle, circulation minimum, instillation d'antibiotiques (Rifadine®), et systématiquement, utilisation de prothèses imprégnées d'antibiotiques.


Concernant les implants, des équipes comme celles de Levine [11], n'ont utilisé que des prothèses bi-compartiments et ils ont relaté un taux d'infection très faible (0,7 %), et leur étude rétrospective sur 146 patients implanté avec cet implant a objectivé une facilité d'usage (91 % des malades ont jugé l'implant facile à utiliser et 95 % ont déclaré que l'apprentissage fût facile). Ils ont retiré trois implants (érosion et infection) chez trois patients implantés sur 146 après un suivi de 38 mois. Leurs taux de complications reste inférieur à celui observé dans les séries récentes de patients implantés avec une prothèse trois compartiments comme par exemple les séries françaises de Souillac [12] avec un taux d'infection postopératoire de 11,5 % et la série du CIPP [3] qui a objectivé un taux d'infection postopératoire de 2,2 %.


Nos patients infectés étaient diabétiques, mais nous ne pouvons pas, compte tenu du faible nombre d'événements établir un lien. Minervini [5] ne retrouve pas dans sa série de corrélations entre la présence d'un diabète et une augmentation du taux d'infection.


Montague [13] confirme cet absence de corrélation et les études sont contradictoires quant au rôle de l'élévation de l'hémoglobine glycquée et la survenue d'infections prothètique [14].


Cependant, l'étude française du CIPP [3] retrouve un risque septique qui était augmenté (7,6 %) en cas de diabète (p =0,01) contre 2,2 % sur l'ensemble de leurs séries.


Nous avons eu 2 % d'érosion (n =4), trois ont eu comme conséquence l'ablation de l'implant et une a pu être traitée avec apposition d'un patch de Gore-Tex®. L'étude du CIPP [3] retrouve un pourcentage d'érosion et de dysfonction mécanique de 1,8 %. Montague [13] sur sa série de 455 patients implantés avec des prothèses trois compartiments retrouve un taux d'érosion de 2 %.


Étude de satisfaction


Nos résultats ont montré que la prothèse pénienne reste le traitement de la DE d'origine organique donnant le taux de satisfaction le plus important, supérieur aux IPDE5 (49 % de poursuite du traitement à 2,5ans) [15] et aux IIC (40 à 80 % selon les études) [16, 17].


La satisfaction du patient dépend beaucoup de l'information préopératoire qui lui est donnée et de l'absence de complications per- et/ou postopératoire.


Dans notre série, 74,4 % (n =35) des patients étaient très satisfaits et 4,2 % (n =2) l'étaient parfois. Cela reste comparable à la série de Minervini [5] qui selon les prothèses, objective.


Une satisfaction « hors tout » de 71 %. Celle- ci varie en effet en fonction des implants, Ils avaient 54 % de satisfaction avec des prothèses bi-compartiment et 75 % avec des trois compartiments (Coloplast®).


Une enquête mondiale a été réalisée sur 504 patients implantés entre 1975 et 2000 [5], celle-ci a objectivé un taux de satisfaction de 81 %.


Dans notre étude, la prothèse correspondait dans plus de 60 % des cas aux attentes du patient, et ils étaient 74 % à être très content de pouvoir l'utiliser. Son maniement a été facile pour 80 % des patients. Deux patients se sont plaint d'une difficulté à réinitialiser la prothèse (délai de retour à l'état de flaccidité trop long). Des difficultés lors du maniement de la pompe ont été relevées chez trois patients diabétiques.


Cela a rendu confiance à plus de 70 % des patients dans leurs façon d'appréhender leurs vie sexuelle, et le taux de satisfaction de la partenaire était de 80 % selon les patients implantés. Cette observation est bien sûr à nuancer, celles-ci n'ont pas été interrogées car moins de la moitié étaient disponible lors de l'interrogatoire, et plusieurs patients (n =6) dissimulaient leurs implant. Elles adhéraient au projet dans plus de 80 % des cas. Cependant, pas tous les patients n'étaient disposés à consulter avec leurs partenaires et à la faire participer au suivi, c'est pour cela que nos résultats devront dans le futur être validée par des études pensées pour étudier la satisfaction de la partenaire au moyen d'un questionnaire adapté (EDITS partenaire).


Les résultats (15 % des partenaires n'adhéraient pas au projet et 9 % ont demandé que leurs conjoint ne s'en servent plus), ont mis en lumière l'importance de l'entretien préalable avec la partenaire et la nécessité d'un encadrement sexologique surtout lors du premier rapport.


Le réapprentissage des sensations « Sensate Focus » est très important pour une bonne utilisation prothétique. À noter que deux patients n'ont pas utilisé leurs prothèses pour raisons familiales (divorce, décés) et ont conservé leurs implants.


Les motifs d'insatisfaction les plus fréquemment relevés étaient une douleur postopératoire qui pouvait durer pendant plus de six mois, une sensation de diminution de longueur de verge chez 26 % des patients (n =11).


Ceux-ci étaient implantés avec une prothèse bi-compartiments. Ces résultats étaient tout à fait subjectifs et conformes aux résultats de la littérature. Les implants bi-compartiments sont connus pour leur plus faible qualité esthétique que les tricompartiments.


Levine et al. observaient, dans sa série de 146 implantations de prothèses bi-compartiments [11], que 70 % des patients se plaignaient d'une altération de la longueur de la verge.


Une équipe new-yorkaise a prouvé que 40 à 70 % des patients après implantation (prothèse bi- et tricompartiments) se plaignaient d'une baisse de longueur de leur verge [2].


Après mesure objective, leur étude a prouvé que la pose d'une prothèse n'avait pas d'incidence sur la longueur de la verge, mais cette discordance pouvait s'expliquer par les attentes parfois irréalistes des patients. De plus, ceux-ci doivent être mis en garde sur le fait que la prothèse pénienne reste une prothèse érectile, elle n'améliorera pas les troubles de l'éjaculation.


Un patient a demandé une ré-intervention suite à une longueur de verge insatisfaisante.


Au total, la plupart des patients insatisfaits de leurs prothèses étaient ceux ayant eu des complications postopératoires ayant nécessité des interventions complémentaires, voir l'ablation de la prothèse.


Ces données devront être complétées par une enquête de satisfaction prospective, avant et après implantation de prothèse, afin de mesurer de manière fiable l'impact de la chirurgie, après que notre questionnaire soit passé par un processus de validation scientifique, chez un plus grand nombre de patients. Notre questionnaire a, pour des raisons de faisabilité était réalisé par téléphone, et à des intervalles de temps après la chirurgie différents d'un patient à l'autre, ce qui peut être source de biais.


Conclusion


Pour conclure, dans notre étude les patients implantés utilisaient fréquemment leur prothèse et la toléraient bien.


Les motifs d'insatisfaction ayant été les plus fréquemment relevés étaient les patients ayant eu des complications telles un sepsis, une défaillance mécanique ou une érosion qui, le plus souvent sont retrouvés dans un contexte de fibrose des corps caverneux qui doit être appréhendé en préopératoire.


D'autres motifs, moins graves pouvaient atténuer le degré de satisfaction du patient, tel qu'une douleur postopératoire prolongée, une sensation de diminution de longueur de verge.


Le vécu des patients après implantation était positif, avec une utilisation allant de mensuelle à pluri hebdomadaire, et surtout les érections étaient vécues comme étant naturelles et les patients appréhendaient avec confiance leur vie sexuelle.


Enfin, il ne faut surtout pas oublier que l'un des principaux facteurs de satisfaction sexuelle chez l'homme est celle de sa partenaire, et celle-ci doit être complètement intégrée au processus thérapeutique et participer à toutes les décisions. Une dysfonction sexuelle féminine doit être recherchée (et traitée !) en cas d'insatisfaction du patient concernant sa prothèse [18].


Déclaration d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.



Annexe 1. Tableau 1 : questionnaire patient EDITS modifé traduit.





1. Êtes-vous satisfait de votre prothèse pénienne ?  
Très satisfaits 74,4 % (n =35) 
Parfois satisfait 4,2 % (n =2) 
Modérément satisfaits 6,38 % (n =1) 
Parfois insatisfait 6,38 % (n =3) 
Pas satisfait 12,7 % (n =6) 
 
2. La prothèse correspond-elle à vos attentes ? »  
Complètement 57 % (n =27) 
Considérablement 4,2 % (n =2) 
Moyennement 19 % (n =9) 
Un petit peu 6,38 (n =3) 
Non 12,7 % (n =6) 
 
3. Êtes-vous content de continuer d'utiliser cette prothèse pénienne ?  
Très content 74,4 % (n =35) 
Moyennement content 8,5 % (n =4) 
Parfois content, parfois non 10,6 % (n =5) 
Moyennement content 0 % (n =0) 
Très mécontent 6,38 % (n =3) 
 
4. Trouvez-vous facile le maniement de la prothèse ?  
Très facile 80 % (n =38) 
Moyennement facile 4,2 % (n =2) 
Ni facile ni difficile 2,1 % (n =1) 
Modérément difficile 6,38 % (n =3) 
Difficile 6,38 % (n =3) 
 
5. La pose de PP vous-a-t-elle donné confiance dans votre façon d'appréhender votre vie sexuelle et dans votre capacité à avoir des rapports ?  
Très confiant 53 % (n =25) 
Parfois confiant 14 % (n =7) 
Cela n'a pas d'impact 6,38 % (n =3) 
Parfois moins confiant 6,38 % (n =3) 
Vraiment moins confiant 20 % (n =9) 
 
6. Votre partenaire est-elle satisfaite selon vous ?  
Très satisfaite 65 % (n =31) 
Parfois satisfaite 14 % (n =7) 
Ni satisfaite ni insatisfaite 4,2 % (n =2) 
Parfois insatisfaite 10,6 % (n =5) 
Très insatisfaite 4,2 % (n =2) 
 
7. Quel est le ressenti de votre partenaire quant à l'utilisation de votre prothèse ?  
Veut absolument que je continue de m'en servir 57 % (n =26) 
Préfère que je continue 29 % (n =14) 
N'a pas d'opinion 6,38 % (n =3) 
Préfère que j'arrête 8,5 % (n =4) 
Veut absolument que j'arrête (n =0) 
 
8. Ces quatre dernières années, comment avez-vous trouvé votre érection ?  
Très naturelle 70 % (n =33) 
Parfois naturelle 10,6 % (n =5) 
Parfois naturelle parfois artificielle 4,2 % (n =2) 
Parfois artificielle 6,38 % (n =3) 
Très artificielle 8,5 % (n =4) 
 
9. Ces 4 dernières semaines, si l'on se réfère à l'époque à laquelle vous n'aviez pas de dysfonction érectile, comment jugez vous de la qualité et du naturel de votre érection ?  
Plus rigide qu'avant 30 % (n =14) 
Parfois plus rigide qu'avant 10,6 % (n =10) 
Aussi rigide qu'avant 21 % (n =9) 
Parfois moins rigide qu'avant 10,6 % (n =5) 
Beaucoup moins rigide qu'avant 20 % (n =9) 





Annexe 2. Tableau 2 : questionnaire EDITS original.





1. Overall, how satisfied are you with this treatment ?  
1.1. Very satisfied 
1.2. Somewhat satisfied 
1.3. Neither satisfied nor dissatisfied 
1.4. Somewhat dissatisfied 
1.5. Very dissatisfied 
 
2. During the past four weeks, to what degree has the treatment met your expectations ?  
2.1. Completely 
2.2. Considerably 
2.3. Half way 
2.4. A little 
2.5. Not at all 
 
3. How likely are you to continue using this treatment ?  
3.1. Very likely 
3.2. Moderately likely 
3.3. Neither likely nor unlikely 
3.4. Moderately unlikely 
3.5. Very unlikely 
 
4. During the past four weeks, how easy was it for you to use this treatment ?  
4.1. Very easy 
4.2. Moderately easy 
4.3. Neither easy nor difficult 
4.4. Moderately difficult 
4.5. Very difficult 
 
5. During the past four weeks, how satisfied have you been with how quickly the treatment works ?  
5.1. Very satisfied 
5.2. Somewhat satisfied 
5.3. Neither satisfied nor dissatisfied 
5.4. Somewhat dissatisfied 
5.5. Very dissatisfied 
 
6. During the past four weeks, how satisfied have you been with how long the treatment lasts ?  
6.1. Very satisfied 
6.2. Somewhat satisfied 
6.3. Neither satisfied nor dissatisfied 
6.4. Somewhat dissatisfied 
6.5. Very dissatisfied 
 
7. How confident has this treatment made you feel about your ability to engage in sexual activity?  
7.1. Very confident 
7.2. Somewhat confident 
7.3. It has had no impact 
7.4. Somewhat less confident 
7.5. Very much less confident 
 
8. Overall, how satisfied do you believe your partner is with the effects of this treatment?  
8.1. Very satisfied 
8.2. Somewhat satisfied 
8.3. Neither satisfied nor dissatisfied 
8.4. Somewhat dissatisfied 
8.5. Very dissatisfied 
 
9. How does your partner feel about your continuing to use this treatment?  
9.1. My partner absolutely wants me to continue 
9.2. My partner generally prefers me to continue 
9.3. My partner has no opinion 
9.4. My partner generally prefers me to stop 
9.5. My partner absolutely wants me to stop 
 
10. How natural did the process of achieving an erection feel when you used this treatment over the past four weeks?  
10.1. Very natural 
10.2. Somewhat natural 
10.3. Neither natural nor unnatural 
10.4. Somewhat unnatural 
10.5. Very unnatural 
 
11. Compared to before you had an erection problem how would you rate the naturalness of your erection when you used this treatment over the past four weeks in terms of hardness?  
11.1. A lot harder than before I had an erection problem 
11.2. Somewhat harder than before I had an erection problem 
11.3. The same hardness as before I had an erection problem 
11.4. Somewhat less hard than before I had an erection problem 
11.5. A lot less hard than before I had an erection problem 





Annexe 3. Tableau 3: questionnaire téléphonique complétant l'EDITS.





1) Nombre de rapports par semaine  
- 2 patients n'utilisaient plus leurs IPE pour des raisons personelles (Divorce, Décés conjoint) 
- <1 rapport par semaine : 5/47 
- 1 rapport par semaine : 22/47 
- Entre 1 et 2 rapports par semaine : 12/47 
- >2 R. par semaine : 6/47, donc 95 % des patients implantés ont des rapports. 
95 % des patients implantés ont des rapports 
 
2) Vous arrive-t-il de dissimuler votre prothèse ? 
- Oui : 12,7 % (n =6) 
- Non : 87,3 % (n =41) 
 
3) Pensez-vous que l'on devrait plus communiquer sur ce type de traitement ? 
72 % (n =34) : oui 
28 % (n =13) ; non 
 
4) Recommenceriez-vous la procédure sans hésiter ? 
84 % (n =39) : oui 
16 % (n =8) : non 





☆  Niveau de preuve : 5.





Tableau 1 - Caractéristiques cliniques des patients.
Critère  Nombre d'événements  Pourcentage (%) 
Âge (lors de la chirurgie)      
<65 ans  30  60 
>65 ans  14  28 
=65 ans  12 
 
Étiologie      
Diabète  30  60 
Dont 2 HIV+     
 
Cardiovasculaires     
Cardiopathie  12  24 
Artériopathie 
 
Cancer prostate     
Prostatectomie±     
Radiothérapie  10  20 
 
Lapeyronie  10 
 
Neurologique 
 
Maladie musculaire 
Dystrophie de Becker     
Myopathie     





Tableau 2 - Corrélations patients/prothèses. Tableau comparatif des différentes prothèses utilisées.
  AMS Ambicor
n =24 
AMS 700 (CX/CRX)
n =
AMS 700 (ultrex)
(n =15) 
TITAN OTR
(n =5) 
Âge          
Moyen  61,2  59,3  65,3  64 
Min/Max  (45/75)  (44/73)  (44/74)  (57/73) 
         
Étiologies          
Diabète  14 (59 %)  4 (66 %)  7 (46 %)  2 (40 %) 
Cardiovasculaire  10 (41 %)  2 (33 %)  4 (26 %)  2 (40 %) 
Trauma médullaire  1 (0,5 %) 
Post-cancer         
Prostate (prostatectomie±radiotherapie)  2 (8,3 %)  3 (50 %)  3 (20 %)  2 (20 %) 
M. Lapeyronie  1 (15 %)  3 (20 %) 
Musculaire  2 (10 %) 
Chirurgie pénienne antérieure  2 (8,3 %)  1 (15 %)  1 (6,6 %) 
HIV  2 (33 %) 





Tableau 3 - Complications en fonction de l'étiologie.
  Dysfonction
n =16 
Douleurs n = Infection
n =
Érosion
n =
Révision
n =
Diabète (n = 30)            
Oui  5/16 (31 %)  2/2 (100 %)  2/5  2 (8,5 %)  2/2 
Non  11/16 (69 %)  0/2  3/5  23 (91,5)  0/2 
 
Vasculaire (n = 14)            
Oui  4/16 (25 %)  ½     
        2 (14,2 %) 
Non  12/16 (75 %)  1/2  10 (86 %) 
 
Neurologiques (n = 1)            
Oui  1/1 
Non  0/1 
 
Musculaire (n = 2)            
Oui 
Non 
 
Cancer de prostate            
PTE : 4           
RTE : 3           
(PTE+RTE :3) (n =10)           
Oui  4/16 (25 %)  4/5  2/4 
Non  12/16 (75 %)    1/5  2/4 
 
Lapeyronie (n = 5)            
Oui  3 (60 %)  1/5  2/4 
Non  2 (40 %)  4/5  2/4 



Légende :
PTE : prostatectomie totale étendue ; RTE : radiothérapie externe. À noter que trois infections ont eu lieu suite à une érosion et ont été analysées comme tel.



Tableau 4 - Comparatif des différentes séries.
Série  Taux d'érosion (%)  Année  Nombre de patients 
Minervini [5 5,4  2005  504 
Wilson  2000  342 
Montague  2004  455 
Chevallier  2009  50 





Tableau 5 - Taux d'infection selon les séries.
Série  Taux d'infection  Année  Nombre de patients 
Minervini [5 8 %  2005  504 
CIPP [3 2,2 (primo implantation)  2007  282 
Montorsi  6 %  2000  200 
Levine  0,7 %  2007  146 





1. Êtes-vous satisfait de votre prothèse pénienne ?  
Très satisfaits 74,4 % (n =35) 
Parfois satisfait 4,2 % (n =2) 
Modérément satisfaits 6,38 % (n =1) 
Parfois insatisfait 6,38 % (n =3) 
Pas satisfait 12,7 % (n =6) 
 
2. La prothèse correspond-elle à vos attentes ? »  
Complètement 57 % (n =27) 
Considérablement 4,2 % (n =2) 
Moyennement 19 % (n =9) 
Un petit peu 6,38 (n =3) 
Non 12,7 % (n =6) 
 
3. Êtes-vous content de continuer d'utiliser cette prothèse pénienne ?  
Très content 74,4 % (n =35) 
Moyennement content 8,5 % (n =4) 
Parfois content, parfois non 10,6 % (n =5) 
Moyennement content 0 % (n =0) 
Très mécontent 6,38 % (n =3) 
 
4. Trouvez-vous facile le maniement de la prothèse ?  
Très facile 80 % (n =38) 
Moyennement facile 4,2 % (n =2) 
Ni facile ni difficile 2,1 % (n =1) 
Modérément difficile 6,38 % (n =3) 
Difficile 6,38 % (n =3) 
 
5. La pose de PP vous-a-t-elle donné confiance dans votre façon d'appréhender votre vie sexuelle et dans votre capacité à avoir des rapports ?  
Très confiant 53 % (n =25) 
Parfois confiant 14 % (n =7) 
Cela n'a pas d'impact 6,38 % (n =3) 
Parfois moins confiant 6,38 % (n =3) 
Vraiment moins confiant 20 % (n =9) 
 
6. Votre partenaire est-elle satisfaite selon vous ?  
Très satisfaite 65 % (n =31) 
Parfois satisfaite 14 % (n =7) 
Ni satisfaite ni insatisfaite 4,2 % (n =2) 
Parfois insatisfaite 10,6 % (n =5) 
Très insatisfaite 4,2 % (n =2) 
 
7. Quel est le ressenti de votre partenaire quant à l'utilisation de votre prothèse ?  
Veut absolument que je continue de m'en servir 57 % (n =26) 
Préfère que je continue 29 % (n =14) 
N'a pas d'opinion 6,38 % (n =3) 
Préfère que j'arrête 8,5 % (n =4) 
Veut absolument que j'arrête (n =0) 
 
8. Ces quatre dernières années, comment avez-vous trouvé votre érection ?  
Très naturelle 70 % (n =33) 
Parfois naturelle 10,6 % (n =5) 
Parfois naturelle parfois artificielle 4,2 % (n =2) 
Parfois artificielle 6,38 % (n =3) 
Très artificielle 8,5 % (n =4) 
 
9. Ces 4 dernières semaines, si l'on se réfère à l'époque à laquelle vous n'aviez pas de dysfonction érectile, comment jugez vous de la qualité et du naturel de votre érection ?  
Plus rigide qu'avant 30 % (n =14) 
Parfois plus rigide qu'avant 10,6 % (n =10) 
Aussi rigide qu'avant 21 % (n =9) 
Parfois moins rigide qu'avant 10,6 % (n =5) 
Beaucoup moins rigide qu'avant 20 % (n =9) 





1. Overall, how satisfied are you with this treatment ?  
1.1. Very satisfied 
1.2. Somewhat satisfied 
1.3. Neither satisfied nor dissatisfied 
1.4. Somewhat dissatisfied 
1.5. Very dissatisfied 
 
2. During the past four weeks, to what degree has the treatment met your expectations ?  
2.1. Completely 
2.2. Considerably 
2.3. Half way 
2.4. A little 
2.5. Not at all 
 
3. How likely are you to continue using this treatment ?  
3.1. Very likely 
3.2. Moderately likely 
3.3. Neither likely nor unlikely 
3.4. Moderately unlikely 
3.5. Very unlikely 
 
4. During the past four weeks, how easy was it for you to use this treatment ?  
4.1. Very easy 
4.2. Moderately easy 
4.3. Neither easy nor difficult 
4.4. Moderately difficult 
4.5. Very difficult 
 
5. During the past four weeks, how satisfied have you been with how quickly the treatment works ?  
5.1. Very satisfied 
5.2. Somewhat satisfied 
5.3. Neither satisfied nor dissatisfied 
5.4. Somewhat dissatisfied 
5.5. Very dissatisfied 
 
6. During the past four weeks, how satisfied have you been with how long the treatment lasts ?  
6.1. Very satisfied 
6.2. Somewhat satisfied 
6.3. Neither satisfied nor dissatisfied 
6.4. Somewhat dissatisfied 
6.5. Very dissatisfied 
 
7. How confident has this treatment made you feel about your ability to engage in sexual activity?  
7.1. Very confident 
7.2. Somewhat confident 
7.3. It has had no impact 
7.4. Somewhat less confident 
7.5. Very much less confident 
 
8. Overall, how satisfied do you believe your partner is with the effects of this treatment?  
8.1. Very satisfied 
8.2. Somewhat satisfied 
8.3. Neither satisfied nor dissatisfied 
8.4. Somewhat dissatisfied 
8.5. Very dissatisfied 
 
9. How does your partner feel about your continuing to use this treatment?  
9.1. My partner absolutely wants me to continue 
9.2. My partner generally prefers me to continue 
9.3. My partner has no opinion 
9.4. My partner generally prefers me to stop 
9.5. My partner absolutely wants me to stop 
 
10. How natural did the process of achieving an erection feel when you used this treatment over the past four weeks?  
10.1. Very natural 
10.2. Somewhat natural 
10.3. Neither natural nor unnatural 
10.4. Somewhat unnatural 
10.5. Very unnatural 
 
11. Compared to before you had an erection problem how would you rate the naturalness of your erection when you used this treatment over the past four weeks in terms of hardness?  
11.1. A lot harder than before I had an erection problem 
11.2. Somewhat harder than before I had an erection problem 
11.3. The same hardness as before I had an erection problem 
11.4. Somewhat less hard than before I had an erection problem 
11.5. A lot less hard than before I had an erection problem 





1) Nombre de rapports par semaine  
- 2 patients n'utilisaient plus leurs IPE pour des raisons personelles (Divorce, Décés conjoint) 
- <1 rapport par semaine : 5/47 
- 1 rapport par semaine : 22/47 
- Entre 1 et 2 rapports par semaine : 12/47 
- >2 R. par semaine : 6/47, donc 95 % des patients implantés ont des rapports. 
95 % des patients implantés ont des rapports 
 
2) Vous arrive-t-il de dissimuler votre prothèse ? 
- Oui : 12,7 % (n =6) 
- Non : 87,3 % (n =41) 
 
3) Pensez-vous que l'on devrait plus communiquer sur ce type de traitement ? 
72 % (n =34) : oui 
28 % (n =13) ; non 
 
4) Recommenceriez-vous la procédure sans hésiter ? 
84 % (n =39) : oui 
16 % (n =8) : non 




Références



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Publié par Elsevier Masson SAS.