Impact en pratique clinique de l’indice de protrusion prostatique intravésicale : une revue de la littérature du CTMH de l’AFU

25 avril 2014

Auteurs : S. Lebdai, M. Ammi, P. Bigot, J.-N. Cornu, R. Mathieu, A. Descazeaud, A.-R. Azzouzi, CTMH 1
Référence : Prog Urol, 2014, 5, 24, 313-318
Introduction

La protrusion prostatique intravésicale (PPI) est définie par la saillie intravésicale du lobe médian et/ou des lobes latéraux de la prostate. Elle est quantifiée par l’indice de protrusion prostatique (IPP) mesuré par échographie sus-pubienne.

Méthodes

Une revue de la littérature a été effectuée en utilisant la base de données Pubmed/MEDLINE en utilisant les mots clés suivants : intravesical prostatic protrusion, benign prostatic enlargement, treatment outcome, ultrasonography .

Résultats

Il existe 3 grades de PPI : grade 1 si≤5mm, grade 2 si 5–10mm, grade 3 si >10mm. L’IPP était un meilleur facteur pronostique d’obstruction sous-vésicale (OSV) que le volume prostatique (VP) et le PSA avec une sensibilité de 80 % et une spécificité de 68 % pour le grade 3. Le risque de progression de l’OSV augmentait avec l’IPP (grades 1 : OR=5,1 [IC95 % : 1,6–16,2] et grades2 : OR=10,4 [IC95 % : 3,3–33,4]). L’IPP était un facteur prédictif d’échec de sevrage de sonde après rétention aiguë d’urine avec un risque 6 fois supérieur si grade2. L’IPP était un facteur prédictif d’efficacité de la tamsulosine : 78 % des patients avec un grade2 avaient une amélioration>35 % du score IPSS versus 58 % pour un grade>3 (p <0,01). Les patients avec un IPP de grade 3 et un VP<40cc étaient moins bon répondeurs à la tamsulosine. Après RTUP, l’IPSS était davantage amélioré en cas de grade2 avec un OR=3,43 (IC95 % : 1,03–11,44, p =0,045).

Conclusion

L’IPP est un marqueur utile dans la prise en charge des SBAU/HBP.




 




Introduction


Les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) en lien avec une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) sont très fréquents chez les patients de plus de 40ans [1]. De nombreux facteurs diagnostiques et pronostiques de la maladie ont été identifiés et sont en cours de validation (Tableau 1) [2, 3]. Parmi eux, la protrusion prostatique intravésicale (PPI) semble être un facteur morphologique prometteur. La PPI est définie par la saillie du lobe médian et/ou des lobes latéraux de la prostate dans la lumière vésicale [4]. La PPI est à l'origine d'un effet valve déformant la disposition en entonnoir du col vésical, et pouvant être à l'origine d'une symptomatologie obstructive [5, 6]. Elle est quantifiée par l'indice de protrusion prostatique (IPP) mesuré par échographie sus-pubienne. Peu d'études se sont intéressées à l'IPP sur le plan fonctionnel et en pratique clinique. L'objectif de cette revue était de préciser l'impact de l'IPP sur les SBAU et sur leur prise en charge.


Méthodes


Une revue systématique de la littérature scientifique a été réalisée à partir de la base de données Pubmed (pubmed/). La recherche a été effectuée entre 1987 et 2013 avec les mots clés suivants : intravesical prostatic protrusion, benign prostatic enlargement, treatment outcome, ultrasonography , sans restrictions de langage. Seules les publications en langue anglaise ou française ont été étudiées in extenso (pour les autres langues, seul l'abstract en anglais a été étudié). Après analyse de la littérature, 29 articles relatifs à l'IPP et à son impact en pratique clinique ont été trouvés et 27 ont été sélectionnés pour leur pertinence.


Évaluation de la protrusion prostatique intravésicale


La mesure de la PPI se fait par l'IPP, celle-ci est réalisée par échographie sus-pubienne à faible remplissage vésical. Il s'agit de la plus grande distance séparant le sommet de la protrusion prostatique au plancher vésical sur une coupe sagittale. Trois grades ont été définis en fonction de sa longueur : grade 1 si IPP≤5mm, grade 2 si IPP entre 5 et 10mm, grade 3 si IPP>10mm (Figure 1) [4, 7]. Yuen et al. ont rapporté qu'un remplissage vésical supérieur à 400cc provoquait une diminution artificielle de l'IPP, alors qu'un remplissage inférieur à 400cc offrait une bonne corrélation entre les mesures endorectales et sus-pubiennes et une bonne reproductibilité de ces mesures. Ils concluaient ainsi à la nécessité de mesurer l'IPP par voie sus-pubienne avec un remplissage vésical compris entre 100 et 200mL [7].


Figure 1
Figure 1. 

Méthode de mesure de l'indice de protrusion prostatique.





Protrusion prostatique intravésicale et obstruction sous-vésicale


L'impact fonctionnel de l'IPP a été étudié pour la première fois par l'équipe de Chia et al. en 2003 [8]. Ils avaient inclus dans une étude prospective 200 hommes de plus de 50ans ayant des SBAU. Le volume prostatique, le score International Prostate Symptom Score (IPSS), le débit urinaire maximal (Qmax), le résidu post-mictionnel (RPM) et la courbe pression-débit avaient été mesurés pour chaque patient. Les SBAU étaient évalués par la mesure du Bladder Outlet Obstruction Index selon la formule suivante : BOOI=pression détrusorienne au Qmax - (Qmax×2). Ils avaient rapporté que l'IPP était le meilleur facteur prédictif indépendant d'obstruction sous-vésicale (OSV) comparé à tous les autres paramètres évalués, dont le volume prostatique (p <0,001). De plus, parmi les patients qui avaient un BOOI>40 (n =125), on retrouvait 94 grades 3 et 30 grades 1 et 2. À l'inverse, chez les patients avec un BOOI<40 (n =75), ils rapportaient 69 grades 1 et 2, et que 6 grades 3. Ainsi un IPP de grade 3 avait une valeur prédictive positive de 94 % et une valeur prédictive négative de 79 % pour l'OSV [8]. Ce résultat avait été confirmé par une autre série prospective de 30 patients qui rapportait une bonne corrélation entre les grades d'IPP et le BOOI avec un coefficient de Spearman à 0,62. La sensibilité des grades 3 pour identifier les BOOI>40 était de 90 %. La spécificité pour les grades 1 et 2 pour un BOOI<40 était de 60 % [9].


Aganovic et al. avaient confronté l'IPP avec le « Bladder Outlet Obstruction Number » (BOON), dont la formule est : BOON=volume prostatique (VP)-3×Qmax-0,2×volume uriné. Dans une série prospective de 110 patients, ils ont rapporté respectivement pour l'IPP et le BOON une sensibilité de 58,8 % et 82,4 % et une spécificité de 81,4 % et 66,1 % concernant les SBAU liés à une HBP. En remplaçant le volume prostatique par l'IPP dans la formule du BOON, il en résultait une amélioration de la sensibilité et de la spécificité de ce score avec des valeurs respectives à 84,6 % et 69 % [10].


L'intérêt de l'IPP dans l'évaluation de l'OSV ne s'arrête pas là. Dans une étude prospective de 2007, Lim et al. rapportaient également que la PPI était un facteur prédictif plus performant que le PSA et le volume prostatique pour l'évaluation de l'obstruction sous-vésicale (OSV). En effet, bien que les trois indices aient une corrélation satisfaisante avec le BOOI : le VP, le PSA et la PPI avaient des valeurs prédictives positives respectives de 65 %, 68 %, 72 %. Ainsi en analyse multivariée, la PPI était le facteur pronostique indépendant le plus performant pour l'évaluation de l'OSV [11]. De la même manière, Reis et al. avaient mettaient en évidence une corrélation significative entre la PPI et le BOOI (p =0,016). La PPI de grade 3 avait une sensibilité de 80 % pour une spécificité de 68 % et une valeur prédictive négative de 79 % pour diagnostiquer une OSV. La PPI était considérée comme un meilleur facteur prédictif de l'OSV que le VP [12].


Mais l'étude qui a le mieux évalué la pertinence urodynamique de l'IPP était celle de Keqin et al. Les auteurs avaient mesuré la PPI dans les conditions optimales, et avaient relevé le Qmax, la compliance vésicale, la pression détrusorienne au Qmax et per-mictionnelle, l'hyperactivité détrusorienne et la résistance urétrale via le BOOI. Les patients étaient divisés en 2 groupes en fonction de la mesure de l'IPP (>10mm et ≤10mm). Chez les patients dont l'IPP était supérieur à 35mm : 84,4 % avaient une hyperactivité détrusorienne et 71,4 % avaient une faible compliance vésicale. L'IPP était corrélé au Qmax (p =0,045), à la pression détrusorienne au Qmax (p =0,041) et au BOOI (p =0,032). Pour prédire une OSV, le sommet de la courbe ROC permettait de mettre en évidence un IPP seuil à 8,5mm pour une spécificité de 82,6 % et une sensibilité de 75 %. Enfin, après un suivi de 6 mois, 64,3 % des patients qui avaient un IPP>10mm ont eu un épisode de RAU contre 23,5 % dans le groupe d'IPP ≤10mm (p =0,033). Les auteurs concluaient que les patients avec un IPP>10mm étaient plus à risque d'obstruction sévère et de dysfonctionnement détrusorien [5]. Ces résultats ont été confirmés par l'étude prospective de Franco et al., qui rapportait dans une série de 100 patients une corrélation très significative entre l'IPP et le BOOI (coefficient de Spearman=0,49 et p =0,001). L'aire sous la courbe ROC était de 0,853 (IC95 % : 0,76-0,91) pour l'OSV. En analyse multivariée, l'IPP était un facteur significativement associé à l'OSV (p =0,015) indépendamment du volume prostatique et de l'épaisseur du mur vésical [13]. D'autres études rétrospectives rapportent des résultats en ce sens [14, 15, 16], avec notamment pour les grades≥2 une sensibilité de 67 % et une spécificité de 80 % pour mettre en évidence un BOOI>40 [17].


Au total, il semblerait que l'IPP soit le meilleur facteur prédictif indépendant d'obstruction sous-vésicale (OSV) comparé au volume prostatique, à l'IPSS, au Qmax, au RPM et au PSA.


Protrusion prostatique intravésicale et risque de progression de l'hypertrophie bénigne de la prostate


En 2010, Lee et al. ont évalué l'IPP comme un marqueur de progression des SBAU/HBP. Ils ont inclus rétrospectivement 259 patients consécutifs consultants pour SBAU/HBP, avec un suivi moyen de 32 mois. La progression clinique était définie par l'augmentation du score IPSS de plus de 4 points, et/ou un épisode de RAU et/ou la persistance d'un RPM>100mL. Cinquante-deux patients avaient eu une progression clinique. En analyse multivariée avec ajustement sur l'âge, le PSA et le volume prostatique : les patients de grades 2 et 3 avaient des odd-ratios de progression respectivement de 5,1 (IC95 % : 1,6-16,2) et de 10,4 (IC95 % : 3,3-33,4) par rapport au grade 1. Ainsi, plus l'IPP était élevé, plus le risque de progression clinique de l'OSV l'était aussi [18].


De la même façon, une étude prospective réalisée dans l'Olmsted County incluant 349 patients avait rapporté que la PPI était un facteur prédictif d'évolution péjorative de l'OSV par HBP. En effet, un IPP élevé était corrélé significativement : à un volume prostatique augmenté, à un IPSS élevé et à un Qmax faible. De plus, les hommes avec un IPP≥10mm avaient un plus grand risque de recourir à un traitement médicamenteux pour traiter leur OSV/HBP que ceux dont l'IPP était<10mm (OR 2,95, IC 95 % : 1,23-7,06) et ceci indépendamment de l'âge, du Qmax, de l'IPSS et du volume prostatique [19].


L'indépendance de l'IPP par rapport au volume prostatique comme marqueur de progression n'est pas si étonnante. En effet 2,7 % des patients qui ont un IPP de grade 3 avaient des prostates de moins de 20cc [20]. De même, il a été rapporté que 44 % des patients suivi pour SBAU et dont la prostate faisait moins de 20cc présentaient une OSV avec une fonction détrusorienne normale [21]. L'IPP est ainsi une explication possible à l'OSV des prostates de petit volume et de leur progression. C'est probablement aussi pour cette raison que l'IPP semble être un meilleur marqueur d'obstruction que le volume prostatique [8, 11].


Protrusion prostatique intravésicale et sevrage de sonde vésicale


En 2003, Tan et al. avaient étudié prospectivement chez 100 patients le rôle de l'IPP comme facteur prédictif d'échec du sevrage de sonde vésicale sous alpha-bloquant après un épisode de rétention aiguë d'urine (RAU). Une débitmétrie et des mesures du RPM avaient été réalisées après ablation de sonde vésicale. Ils avaient défini de façon arbitraire l'échec de sevrage de sonde si le RPM était supérieur à 100mL et le Qmax inférieur à 10mL/s. Les taux d'échec selon les grades de PPI 1, 2 et 3 étaient respectivement de 36 %, 58 % et 67 % (p =0,007). Ils n'avaient cependant pas réalisé d'analyse en multivarié. Ils concluaient que l'IPP était un facteur prédictif d'échec de sevrage de sonde et concluaient la nécessité d'un traitement chirurgical d'emblée en cas de PPI de grade 3 [22].


Mariappan et al. avaient aussi évalué le rôle de la PPI dans l'échec du sevrage de sonde sous alpha-bloquant dans une étude prospective sur 57 patients. Après deux semaines de traitement par alpha-bloquant, une tentative de sevrage de sonde était réalisée. Le volume prostatique ainsi que la PPI étaient mesurés par voie endorectale. Le sevrage de sonde avaient été possible chez 25 patients (43,9 %). Chez ces patients, l'IPP était significativement plus bas (7,2 versus 16,5mm, p =0,001). Ainsi les patients ayant un IPP≤10mm avaient une probabilité de succès du sevrage 6 fois supérieure. Bien qu'ils ne rapportaient pas d'analyse en multivarié, ils ont mis en évidence une supériorité de l'IPP au volume prostatique pour prédire le succès du sevrage de sonde avec une aire sous la courbe ROC respectivement de 0,83 et 0,72 [23].


Plus récemment, ces résultats ont été confirmés par deux études prospectives de plus petite envergure. La première (n =64) rapportait un seuil de 8mm de PPI pour prédire les échecs et réussite de sevrage de sonde avec respectivement une spécificité de 89 % et une sensibilité de 92 % avec une aire sous la courbe ROC de 0,98 [24]. La deuxième étude (n =32), rapportaient que les IPP de grade 3 avaient significativement plus d'échecs de sevrage de sonde urinaire que les grades 1 et 2 (respectivement 82 %, 12 % et 14 % avec p =0,022 et 0,041). Il n'y avait pas de différence entre les grades 1 et 2 [25].


Ainsi, l'IPP semblait être un facteur prédictif intéressant de réussite de sevrage de sonde après rétention aiguë d'urine.


Protrusion prostatique intravésicale et traitements de l'hypertrophie bénigne de la prostate


Certaines études se sont intéressées à l'influence de l'IPP sur l'efficacité des traitements médicaux de l'HBP. Mombini et al. avaient rapporté dans une étude prospective sur 40 patients que l'existence d'un lobe médian associé à une prostate de volume >40cc diminuait l'efficacité d'un traitement par alpha-bloquant comparativement à une prostate <40cc et dépourvue de lobe médian. La méthodologie de cette étude ne permettait cependant pas de conclure sur le rôle prédictif de la PPI dans la réponse aux thérapies de l'HBP [26]. Des éléments de réponse sont toutefois apportés par l'étude de Yu Mi Seo : ils avaient rapporté de façon prospective sur une population de 77 patients, que l'absence de PPI entraînait une meilleure efficacité de la tamsulosine après 8 mois de suivi. Ainsi, l'amélioration de l'IPSS était de 50,6 % versus 28,7 % respectivement pour le groupe sans et avec PPI (p =0,0001). Ceci suggère que l'existence d'une PPI pourrait être un argument pour passer plus rapidement soit à un traitement médical plus agressif ou à un traitement chirurgical [27]. De la même façon, Cumpanas et al. avaient rapporté une série prospective de 183 patients avec un suivi de 3 mois, où ils comparaient l'efficacité de la tamsulosine chez des patients avec un IPP≤10mm versus un IPP>10mm. Ils ont rapporté que 78 % des patients avec un IPP≤10mm avaient une amélioration >35 % de leur score IPSS versus 58 % pour ceux avec un IPP>10mm (p <0,01). Il ressortait de cette étude que les patients avec un IPP de grade 3 et un volume prostatique <40cc étaient de moins bon répondeurs à la tamsulosine [28].


L'influence de la PPI sur les résultats de la résection trans-urétrale de prostate (RTUP) a aussi été étudiée. Sur une série rétrospective de 177 patients, Lee et al. ont comparé les résultats de RTUP à 6 mois pour un IPP<5mm versus un IPP≥5mm. Il en résultait que l'IPSS était davantage amélioré en cas d'IPP≥5mm. Ils ont aussi mis en évidence en analyse multivariée un OR de 3,43 (IC95 % : 1,03-11,44) en faveur d'une diminution du score IPSS en cas d'IPP≥5mm (p =0,045). Ainsi un IPP>5mm était un facteur prédictif indépendant d'amélioration du score IPSS post-RTUP [29].


L'influence de la PPI sur les résultats de la photo-vaporisation laser GreenLight® HPS a aussi été étudiée : contrairement à la RTUP, ces études n'ont pas mis en évidence d'influence de la PPI sur les résultats de la chirurgie. Sur une série prospective de 389 patients, Wee et al. n'avaient rapporté aucune corrélation significative entre le grade de la PPI et les résultats de l'IPSS, du Qmax et du RPM à 6 mois postopératoires [30]. Ces résultats ont été partiellement confirmés par une étude sur 134 patients qui avait néanmoins rapporté une amélioration significative du Qmax à 6 mois postopératoire en faveur de la l'existence d'un IPP >5mm versus pas de PPI (respectivement +7,8mL/s et +6,0mL/s et p =0,047). Le reste des paramètres notamment le score IPSS n'étaient pas significativement différents entre les 2 groupes [31]. Les auteurs avouaient n'avoir pu traiter que partiellement la PPI du fait d'une accessibilité difficile inhérente à la technique de PVP : ceci pouvant expliquer la faible influence de ce facteur sur les résultats postopératoires.


Conclusion


L'existence d'une protrusion prostatique intravésicale est un facteur prédictif de progression des symptômes du bas appareil urinaire par obstruction prostatique. C'est également un facteur prédictif majeur d'échec de sevrage de sonde vésicale après un épisode de rétention aiguë d'urines. Sa facilité de mesure devrait conduire à sa plus grande utilisation en pratique clinique. Son potentiel prédictif dans la réponse aux traitements de l'hypertrophie bénigne de la prostate reste cependant à approfondir.


Déclaration d'intérêts


A. Descazeaud est consultant pour Pierre Fabre, GSK, Recodati et Lilly.




Tableau 1 - Facteurs diagnostiques d'obstruction sous-vésicale [3].
Facteurs  Sensibilité (%)  Spécificité (%)  Précision (%) 
Débit max (≥15mL/s/<15mL/s)  99  39  67 
 
Débit moyen (≥7mL/s/<7mL/s)  89  46  66 
 
Résidu post-mictionnel (≤50mL/>50mL)  72  42  56 
 
Volume prostatique (≤25mL/>25mL)  85  27  54 
 
Épaisseur du mur vésical (<2mm/≥2mm)  83  95  89 




Références



Costa P., Ben Naoum K., Boukaram M., Wagner L., Louis J.F. [Benign prostatic hyperplasia (BPH): prevalence in general practice and practical approach of French general practitioners. Results of a study based on 17,953 patients] Prog Urol 2004 ;  14 : 33-39
Kok E.T., Schouten B.W., Bohnen A.M., Groeneveld F.P., Thomas S., Bosch J.L. Risk factors for lower urinary tract symptoms suggestive of benign prostatic hyperplasia in a community based population of healthy aging men: the Krimpen Study J Urol 2009 ;  181 : 710-716 [cross-ref]
Oelke M., Hofner K., Jonas U., de la Rosette J.J., Ubbink D.T., Wijkstra H. Diagnostic accuracy of noninvasive tests to evaluate bladder outlet obstruction in men: detrusor wall thickness, uroflowmetry, postvoid residual urine, and prostate volume Eur Urol 2007 ;  52 : 827-834 [cross-ref]
Ohnuki T., Kurokawa K., Katoh N., Fukabori Y., Shimizu K., Nakai K., et al. [Transrectal longitudinal ultrasonography of the prostate by electronic linear scanning (1)] Hinyokika Kiyo 1987 ;  33 : 1385-1388
Keqin Z., Zhishun X., Jing Z., Haixin W., Dongqing Z., Benkang S. Clinical significance of intravesical prostatic protrusion in patients with benign prostatic enlargement Urology 2007 ;  70 : 1096-1099 [inter-ref]
Robert G., Descazeaud A., Delongchamps N.B., Cornu J.N., Azzouzi A.R., Haillot O., et al. [Benign prostatic hyperplasia medical treatment: systematic review of the literature by the CTMH/AFU] Prog Urol 2012 ;  22 : 7-12 [cross-ref]
Yuen J.S., Ngiap J.T., Cheng C.W., Foo K.T. Effects of bladder volume on transabdominal ultrasound measurements of intravesical prostatic protrusion and volume Int J Urol 2002 ;  9 : 225-229 [cross-ref]
Chia S.J., Heng C.T., Chan S.P., Foo K.T. Correlation of intravesical prostatic protrusion with bladder outlet obstruction BJU Int 2003 ;  91 : 371-374 [cross-ref]
Nose H., Foo K.T., Lim K.B., Yokoyama T., Ozawa H., Kumon H. Accuracy of two noninvasive methods of diagnosing bladder outlet obstruction using ultrasonography: intravesical prostatic protrusion and velocity-flow video urodynamics Urology 2005 ;  65 : 493-497 [inter-ref]
Aganovic D., Prcic A., Hadziosmanovic O., Hasanbegovic M. Does the combination of intravesical prostatic protrusion and bladder outlet obstruction number increase test accuracy according to benign prostatic obstruction at the individual level? Acta Inform Med 2012 ;  20 : 160-166 [cross-ref]
Lim K.B., Ho H., Foo K.T., Wong M.Y., Fook-Chong S. Comparison of intravesical prostatic protrusion, prostate volume and serum prostatic-specific antigen in the evaluation of bladder outlet obstruction Int J Urol 2006 ;  13 : 1509-1513 [cross-ref]
Reis L.O., Barreiro G.C., Baracat J., Prudente A., D'Ancona C.A. Intravesical protrusion of the prostate as a predictive method of bladder outlet obstruction Int Braz J Urol 2008 ;  34 : 627-633[discussion: 34-7].
 [cross-ref]
Franco G., De Nunzio C., Leonardo C., Tubaro A., Ciccariello M., De Dominicis C., et al. Ultrasound assessment of intravesical prostatic protrusion and detrusor wall thickness - new standards for noninvasive bladder outlet obstruction diagnosis? J Urol 2010 ;  183 : 2270-2274 [cross-ref]
Huang T., Qi J., Yu Y., Xu D., Jiao Y., Kang J., et al. Transitional zone index and intravesical prostatic protrusion in benign prostatic hyperplasia patients: correlations according to treatment received and other clinical data Korean J Urol 2012 ;  53 : 253-257 [cross-ref]
Park S.C., Lee J.W., Rim J.S. [The relationship between intravesical prostatic protrusion and pressure flow study findings in patients with benign prostate obstruction/lower urinary tract symptoms] Actas Urol Esp 2012 ;  36 : 165-170 [cross-ref]
Hossain A.K., Alam A.K., Habib A.K., Rashid M.M., Rahman H., Islam A.K., et al. Comparison between prostate volume and intravesical prostatic protrusion in detecting bladder outlet obstruction due to benign prostatic hyperplasia Bangladesh Med Res Counc Bull 2012 ;  38 : 14-17
Shin S.H., Kim J.W., Oh M.M., Moon du G. Defining the degree of intravesical prostatic protrusion in association with bladder outlet obstruction Korean J Urol 2013 ;  54 : 369-372 [cross-ref]
Lee L.S., Sim H.G., Lim K.B., Wang D., Foo K.T. Intravesical prostatic protrusion predicts clinical progression of benign prostatic enlargement in patients receiving medical treatment Int J Urol 2010 ;  17 : 69-74 [cross-ref]
Lieber M.M., Jacobson D.J., McGree M.E., St Sauver J.L., Girman C.J., Jacobsen S.J. Intravesical prostatic protrusion in men in Olmsted County Minnesota. J Urol 2009 ;  182 : 2819-2824 [cross-ref]
Foo K.T., Lim K.B., Sim H.G., Wang D., Cheng C. Intravesical prostatic protrusion (IPP) predicts clinical progression of benign prostatic enlargement (BPE) In patients on non-surgical treatment J Urol 2008 ;  179 : 528 [cross-ref]
Hirayama A., Samma S., Fujimoto K., Yamaguchi A., Akiyama T., Fukui Y. Comparison of parameters to determine the cause of urinary disturbance in men with prostate volume less than 20 milliliters Int J Urol 2002 ;  9 : 554-559[Discussion: 60].
 [cross-ref]
Tan Y.H., Foo K.T. Intravesical prostatic protrusion predicts the outcome of a trial without catheter following acute urine retention J Urol 2003 ;  170 : 2339-2341 [cross-ref]
Mariappan P., Brown D.J., McNeill A.S. Intravesical prostatic protrusion is better than prostate volume in predicting the outcome of trial without catheter in white men presenting with acute urinary retention: a prospective clinical study J Urol 2007 ;  178 : 573[Discussion: 537].
 [cross-ref]
Bhomi K.K., Bhattachan C.L. Factors predicting the success of a trial without catheter in acute urinary retention secondary to benign prostatic hyperplasia Nepal Med Coll J 2011 ;  13 : 178-181
Syazarina Sharis O., Zulkifli M.Z., Hamzaini A.H. Predicting outcome of trial of voiding without catheter in acute urinary retention with intravesical prostatic protrusion Malays J Med Sci 2013 ;  20 : 56-59
Mombini H. The relationship between weight as well as the kind of prostate hypertrophy and the response to Tamsulosine, a specific alpha-blocker Urol J 2004 ;  1 : 115-116
Seo Y.M., Kim H.J. Impact of intravesical protrusion of the prostate in the treatment of lower urinary tract symptoms/benign prostatic hyperplasia of moderate size by alpha receptor antagonist Int Neurourol J 2012 ;  16 : 187-190 [cross-ref]
Cumpanas A.A., Botoca M., Minciu R., Bucuras V. Intravesical prostatic protrusion can be a predicting factor for the treatment outcome in patients with lower urinary tract symptoms due to benign prostatic obstruction treated with tamsulosin Urology 2013 ;  81 (4) : 859-86310.1016/j.urology.2012.12.007[Epub 2013 Jan 30].
 [inter-ref]
Lee J.W., Ryu J.H., Yoo T.K., Byun S.S., Jeong Y.J., Jung T.Y. Relationship between Intravesical Prostatic Protrusion and Postoperative Outcomes in Patients with Benign Prostatic Hyperplasia Korean J Urol 2012 ;  53 : 478-482 [cross-ref]
Wee J.H., Choi Y.S., Bae W.J., Kim S.J., Cho H.J., Hong S.H., et al. Influence of intravesical prostatic protrusion on preoperative lower urinary tract symptoms and outcomes after 120 w high performance system laser treatment in men with benign prostatic hyperplasia Korean J Urol 2012 ;  53 : 472-477 [cross-ref]
Kim M.S., Park K.K., Chung B.H., Lee S.H. Effect of photoselective vaporization prostatectomy on lower urinary tract symptoms in benign prostatic hyperplasia with or without intravesical prostatic protrusion Korean J Urol 2013 ;  54 : 36-41 [cross-ref]


1 
Comité des troubles mictionnels de l'homme de l'Association française d'urologie.




© 2013 
Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.