Impact des sondes de biofeedback utilisées dans le cadre de l’auto-rééducation des muscles du plancher pelvien chez la femme incontinente urinaire à l’effort. Revue de la littérature

05 juin 2021

Auteurs : E. Bezier
Référence : Prog Urol, 2021, 7, 31, 385-391
Objectif

Le but de cette revue de la littérature était d’identifier les effets évalués de l’utilisation de sondes de biofeedback, utilisées dans le cadre de l’auto-rééducation des muscles du plancher pelvien, sur la fonction musculaire, la sévérité des symptômes, la qualité de vie, l’observance/l’adhésion des femmes incontinentes urinaire à l’effort.

Matériel et méthode

Une revue de la littérature a été effectuée en mars 2020 sur les bases de données PubMed, PEDro et Science Direct.

Résultats

Au total, 3 essais contrôlés randomisés (n =167 participants) ont été inclus et analysés. Les différents résultats retrouvés montrent des améliorations significatives de la fonction musculaire avec un pourcentage de 87,5 % (p =0,003) de patientes améliorées sur l’échelle d’Oxford modifiée, ainsi que la périnéométrie passant de 23,06 à 32 (p =0,011). La sévérité des symptômes est également améliorée avec une diminution du nombre de protections et du poids des protections au Pad Test (p <0,005). Concernant la qualité de vie, des améliorations significatives au King's Health Questionnaire (KHQ) et à l’Échelle visuelle analogique du stress psychologique sont retrouvées, avec une amélioration des patientes au sein de chaque groupe à la fin de l’étude (p <0,0005). Aucuns résultats ne montrent une supériorité de l’entraînement des muscles du plancher pelvien avec sonde de biofeedback par rapport à l’entraînement seul.

Conclusion

Cette revue n’a pas permis d’établir de réelles recommandations vis-à-vis de l’utilisation de sonde de biofeedback à domicile en tant qu’adjuvant à l’entraînement des muscles du plancher pelvien chez les femmes atteintes d’incontinence urinaire à l’effort. Elle suggère que l’utilisation des sondes de biofeedback ne serait pas plus efficace qu’un entraînement sans sonde.




 




Introduction


L'Incontinence urinaire à l'effort (IUE) est définie comme étant une fuite involontaire d'urine, non précédée du besoin d'uriner, qui survient à l'occasion d'un effort physique (toux, éternuement...) ou toute autre activité physique augmentant la pression intra-abdominale (PIA) [1, 2]. C'est une pathologie qui touche un grand nombre de femmes et ayant un impact majeur sur leur qualité de vie et leur participation [2]. Il s'agit d'un enjeu fondamental de santé publique. La rééducation périnéale est recommandée en première intention chez les femmes présentant une IUE [3]. Une des techniques qui a montré son efficacité dans le traitement de l'IUE est l'entraînement des muscles du plancher pelvien (EMPP), permettant une diminution du nombre et de la quantité de fuites, d'améliorer la qualité de vie, la satisfaction, l'impact sexuel et le taux de guérison à court terme [4]. Les recommandations préconisent également que la patiente engage un travail personnel d'auto-rééducation entre les séances, voire même après la fin de la rééducation, afin d'accompagner et d'intensifier l'entraînement [5]. L'intensité du programme et l'adhésion des patientes à l'EMPP seraient des facteurs favorisant la réussite de l'EMPP [6]. Afin d'accompagner les patientes dans leur entraînement et de répondre à ces besoins, des adjuvants peuvent être proposés, c'est le cas des sondes de biofeedback (BFB). L'utilisation du BFB a été évaluée par Herderschee et al. en 2011 [7]. Il semblerait qu'il puisse apporter des bénéfices supplémentaires par rapport à l'EMPP seul. Cependant, très peu d'études ont utilisé le même dosage d'entraînement. Souvent, dans les groupes avec BFB, l'EMPP était plus intensif. Cette étude n'a pas évalué les effets du BFB dans le cadre de l'auto-rééducation. Le but de cette revue de la littérature a donc été d'identifier les effets de l'utilisation de sondes de biofeedback utilisées dans l'auto-rééducation des muscles du plancher pelvien, sur la fonction musculaire des muscles du plancher pelvien, la sévérité des symptômes, la qualité de vie, l'observance/l'adhésion, chez la femme incontinente urinaire à l'effort.


Méthodologie


Cette revue systématique de la littérature a été réalisée en mars 2020 en interrogeant les bases de données PubMed, Science Direct et PEDro, à l'aide des mots clés suivants : urinary incontinence, equipment and supplies, device, probe, biofeedback intravaginal, rehabilitation, home, self-management, self-rehabilitation. Seuls les essais contrôlés randomisés (ECR) datant de moins de 10 ans ont été inclus. La population incluait les femmes adultes atteintes d'IUE ou incontinence urinaire mixte (IUM) à prédominance d'effort d'origine non neurologique. Les interventions éligibles incluaient toute une utilisation de sonde de BFB en tant qu'adjuvant à l'EMPP à domicile. Pour qu'une publication soit retenue, il fallait qu'elle réponde aux critères d'inclusions ci-dessus et qu'elle soit rédigée dans une langue maîtrisée, c'est-à-dire en anglais, en français ou en espagnol. Après l'interrogation des bases de données, 1033 articles ont été retrouvés. 14 articles ont été retenus pour lecture intégrale, suite à cela, 3 ECR ont été inclus dans la revue de littérature car ils correspondaient aux critères d'éligibilités établis.


Résultats


Sur les 14 articles sélectionnés après lecture des résumés et titres, 3 articles ont été inclus dans notre revue de la littérature [8, 9, 10]. Un article a été écrit en 2015, le deuxième en 2014, et le plus ancien date de 2011. Les articles ont été écrits dans différents pays, à savoir, l'Espagne [8], la Malaisie [10] et l'Allemagne [9]. Les principales caractéristiques des trois études sont présentées dans le Tableau 1.


Évaluation méthodologique


Pour évaluer la qualité méthodologique des articles, le système Physiotherapy Evidence Database (PEDro) a été utilisé, permettant d'évaluer les essais contrôlés randomisés sur 10 points. Les études d'Ong et al. et de Carrion et al. obtiennent un score de 5 et 4 sur 10 respectivement, ce qui leurs attribuent une rigueur méthodologique d'un niveau modéré. L'étude de Huebner et al. obtient un score de 2, ce qui reflète d'une méthodologie de niveau faible. Le détail du score de chaque article est disponible dans le Tableau 2. Le niveau de preuve des trois études sélectionnées est déterminé selon le barème du Health and Medical Research Council en Australie. Les ECR sont considérés comme ayant un niveau de preuve II [11].


Population


Au total, 167 patientes ont été incluses dans ces études. Elles présentaient toutes une IUE. L'étude de Huebner et al. incluait également des femmes avec IUM à prédominance d'effort. L'étude d'Ong et al. a inclus 40 participantes, parmi lesquelles aucune différence statistique n'est identifiée dans les variables de début de l'étude. Seule une différence est notée pour le score total de la fonction urinaire (p =0,045) (groupe contrôle : 11,6±4,4 ; groupe intervention : 15,8±7,7). Dans l'étude de Carrion et al., sur les 19 patientes incluses au début de l'étude, il n'est pas retrouvé de différences statistiques concernant l'âge, le niveau d'études, le contexte d'apparition de l'incontinence, les scores initiaux entre les deux groupes de base. L'étude de Huebner et al. a inclus 108 femmes randomisées dans 3 groupes. Aucune différence d'âge, d'indice de masse corporelle, de nombre de grossesses entre ces femmes ne sont notées. Une différence est retrouvée dans le nombre de protections utilisées par jour avant le traitement (p =0,01) (groupe A : 2,2 ±1,8 ; groupe B : 1,9±1,6 ; groupe C : 3,4±2,3).


Interventions


Les groupes interventionnels des trois études incluses possèdent chacun un dispositif de BFB et un protocole d'EMPP différent présenté dans le Tableau 3. Dans les études de Ong et al. et Carrion et al., les patientes du groupe contrôle réalisaient un EMPP sans sondes de BFB. Dans l'étude de Huebner et al. les auteurs ont comparé trois groupes. Chaque groupe utilisait la sonde de BFB. Dans deux des groupes de l'électrostimulation fonctionnelle était ajoutée pour évaluer si elle apportait des bénéfices par rapport à un EMPP avec sonde de BFB.


Principaux résultats


Concernant la fonction musculaire des muscles du plancher pelvien, l'étude d'Ong et al. retrouve une amélioration du pourcentage de patientes améliorées à 4 semaines (GC : 0 % vs 35,7 % GI ; p =0,0027) et à 16 semaines (GC : 87,5 % vs GI : 33,3 % ; p =0,003) en faveur du groupe interventionnel sur l'échelle d'Oxford modifiée (MOS). Les améliorations sont significatives au sein du groupe interventionnel à 4 semaines (p =0,025) et à 16 semaines (p =0,001), ce qui n'est pas le cas dans le groupe contrôle avec auto-rééducation seule.


Dans l'étude de Carrion et al., une amélioration est observée au sein du groupe interventionnel à la périnéométrie avec une médiane passant de 23,06 à 32 (p =0,011) contre une médiane passant de 34 à 20 (p =0,310) dans le groupe d'auto-rééducation seule.


Dans l'étude de Huebner et al., la fonction musculaire a été évaluée à l'aide de la MOS et par électromyographie intravaginale. Une amélioration est retrouvée au sein de chaque groupe pour les deux évaluations (p <0,005). Aucunes différences significatives ne sont retrouvées entre les différents groupes dans l'étude de Huebner et al. et Carrion et al.


L'étude de Ong et al. a évalué la sévérité des symptômes à l'aide de l'Australian Pelvic Floor Questionnaire (APFQ) (Supplément en ligne). Ils ont mesuré la sévérité de l'IUE à l'aide de la question 6 de ce questionnaire. Les auteurs observent une amélioration du pourcentage de patientes améliorées à l'intérieur des deux groupes à 4 et à 16 semaines (p <0,005).


L'étude de Huebner et al. montre une diminution du nombre de protections et du poids des protections au Pad Test à l'intérieur de chaque groupe (p <0,005). Aucune différence significative entre les deux groupes n'est notée.


Concernant l'impact sur la qualité de vie, seule l'étude de Huebner et al. retrouve des résultats significatifs au King's Health Questionnaire (KHQ) et à l'Échelle visuelle analogique du stress psychologique, avec une amélioration des patientes au sein de chaque groupe à la fin de l'étude (p <0,0005), sans différence significative entre les groupes.


Concernant l'observance et le taux d'abandon au programme, l'étude de Ong et al. rapporte un taux d'abandon au traitement de 15,8 % dans le groupe contrôle contre 0 % dans le groupe interventionnel. Dans l'étude de Carrion et al., l'observance a été évaluée par un calendrier remplit par les patientes et grâce au dispositif de télé-rééducation dans le groupe interventionnel. 3 patientes du groupe contrôle ont rendu le calendrier, 2 rapportent avoir réalisé le programme tous les jours. Concernant le groupe expérimental, une médiane de 4,9jours par semaine a été retrouvée sur les 9 patientes du groupe. La différence entre les deux groupes n'est pas statistiquement significative (p =0,404).


Dans l'étude de Huebner et al., l'observance a été contrôlée électroniquement et enregistrée entre chaque visite. L'EMPP a été réalisé quotidiennement par les patientes.


Discussion


Notre revue de la littérature n'a permis d'inclure que 3 articles, représentant un faible échantillon de 167 patientes, sachant que deux des études étaient des études pilotes [8, 10]. Ces études témoignent d'une hétérogénéité de par leurs interventions, les outcomes étudiés, les outils de mesure utilisés, ainsi que la durée des protocoles. Elles possèdent également une qualité méthodologique modérée, voire faible représentée par un score PEDro inférieur à 5/10. Ceci nous amène à prendre du recul sur l'analyse des différents résultats retrouvés et rend difficilement généralisable les résultats à la population générale.


Dans l'étude de Ong et al., les différents résultats ont été rapportés en taux de patientes améliorées (%), et non par rapport aux scores obtenus. Pour chaque critère évalué, nous ne connaissons ni le score moyen enregistré dans chaque groupe, ni quel était le taux d'augmentation minimum pour traduire qu'une patiente était jugée comme améliorée ou non. Il est donc difficile de conclure sur une significativité clinique de l'amélioration des patientes, notamment concernant la fonction musculaire où la différence entre les deux groupes est en faveur du groupe interventionnel.


L'amélioration de la force des MPP est plus précoce dans le groupe avec la sonde de BFB avec un pourcentage de patientes améliorées de 33,3 % contre 0 % à 4 semaines. Une hypothèse à cette amélioration plus précoce peut être formulée, à savoir que la sonde apporte une motivation, des encouragements à suivre le PFMT de façon régulière et intensive, et nous savons que l'intensité et la régularité du travail est un des critères principaux pour améliorer la force d'un muscle et maintenir les effets [6]. Une autre hypothèse peut être que le BFB a permis aux patientes de reconnaître plus rapidement les muscles à contracter, améliorant la contraction volontaire du plancher pelvien.


Dans les articles inclus, différents outils de mesure ont été utilisés pour mesurer la fonction musculaire des MPP tels que la MOS, l'électromyographie ou encore la périnéométrie. L'utilisation d'outils d'évaluations communs aurait pu rendre plus comparables les résultats entre les études. De plus, comme le PFMT est efficace sans BF, une grande taille d'échantillon peut être nécessaire pour montrer un effet de l'ajout de BFB à un protocole d'EMPP. Dans la plupart des études publiées comparant l'EMPP à l'EMPP combiné au BFB, la taille des échantillons est petite et des erreurs de type II (faux négatifs) conduiraient à des résultats négatifs [12].


Les résultats de l'étude de Carrion et al. montre que les dispositifs de BFB peuvent avoir un intérêt pour mesurer l'observance des patientes. En effet, dans le groupe contrôle, seulement 3 patientes ont rapporté leur calendrier d'exercice, ne permettant pas d'interpréter les données. Contrairement au groupe interventionnel où les données étaient disponibles pour toutes les patientes du groupe. Ce dispositif permettrait aux thérapeutes d'assurer un suivi régulier de leur patiente et mesurer l'observance des patientes, contrairement au journal d'exercice pour lesquelles les patientes n'ont pas été très compliantes.


Dans les études, les patientes avaient un faible taux d'abandon dans le groupe interventionnel et étaient suivies mensuellement. Ceci équivaut à des économies de temps et d'argent pour les patientes et le service de santé.


Conclusion


Au vu des différents résultats, il semblerait que le BFB en tant qu'adjuvant au PFMT permettrait une amélioration de la fonction musculaire des MPP, de la sévérité des symptômes (quantité des fuites et nombre de protections utilisées), ainsi que de la qualité de vie sans supériorité par rapport à l'EMPP seul ou l'ajout d'électrostimulation. En pratique, c'est au thérapeute d'évaluer l'intérêt de proposer une sonde de BFB à la patiente ou non. Il faut déterminer si cet outil pourrait lui permettre d'être plus motivée, d'inscrire l'entraînement dans une routine et être plus observante dans son traitement. Étant donné la qualité méthodologie des articles, il semblerait qu'il faille nuancer les résultats obtenus. Il s'avérerait pertinent de poursuivre les études avec des échantillons plus importants, des interventions et des critères d'évaluation plus homogènes afin de percevoir de réelles conclusions sur les effets du BFB en tant qu'adjuvant l'EMPP dans le cadre de l'auto-rééducation des patientes incontinentes urinaire à l'effort.


Déclaration de liens d'intérêts


L'auteur déclare ne pas avoir de liens d'intérêts.



Supplément en ligne. Matériel complémentaire


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Tableau 1 - Caractéristiques des études incluses.
Étude  Date  Type  Niveau de preuve  Population  Objectif(s)  Critères évalués  Score PEDro 
Ong et al.
 
2015  ECR (pilote)  II  IUE  Évaluer l'efficacité d'un TTT par sonde de biofeedback vibratoire lorsqu'elle est utilisé conjointement à l'EMPP, par rapport à l'EMPP seul, à domicile  Sévérité des symptômes  5/10 
            Fonction musculaire des MPP   
            Impact sur la vie sociale   
            Gêne   
            Guérison subjective   
Carrion et al.  2014  ECR (pilote)  II  IUE  Comparer l'efficacité des TTT avec un appareil de biofeedback en télé-rééducation avec un TTT rééducatif conventionnel, à domicile.
Évaluer l'applicabilité, l'acceptation et les effets néfastes de l'appareil 
Qualité de vie générique et spécifique  4/10 
            Fréquence des fuites   
            Fonction musculaire des MPP   
            Satisfaction au programme   
Huebner et al.  2011  ECR  II  IUE ou IUME  Comparer trois stratégies thérapeutiques conservatrices différentes d'EMPP, à savoir le TTT par BFB seul ou en combinaison avec 2 types d'ES à domicile  Qualité de vie générique  2/10 
            Stress psychologique   
            Nombre de protections   
            Fonction musculaire des MPP   
            Volume de fuites   
            Adhésion/abandon   



Légende :
IUE : incontinence urinaire d'effort ; IUME : incontinence urinaire mixte à prédominance d'effort ; TTT : traitement ; BFB : biofeedback ; ES : électrostimulation.



Tableau 2 - Qualité méthodologique des études selon la grille PEDro.
Étude  II  III  IV  VI  VII  VIII  IX  XI  Total 
Ong et al. 
Carrion et al. 
Huebner et al. 



Légende :
I : critères d'éligibilités spécifiés ; II : répartitions aléatoires ; III : répartition secrète ; IV : groupes similaires à l'inclusion ; V : sujet en aveugle ; VI : thérapeutes en aveugle ; VII : examinateurs en aveugle ; VIII : critères d'évaluation obtenus à plus de 8 5 % ; IX : traitement ; X : comparaisons statistiques inter-groupes ; XI : mesures ponctuelles et mesure de variabilité.



Tableau 3 - Dispositifs et protocoles étudiés.
Étude  Dispositif utilisé  Type de BF  Formation à l'utilisation  EMPP  Supervision thérapeute  Fréquence quotidienne  Durée 
Ong et al., 2015  Sonde vaginale à BFB vibratoire  Vibratoire  Oui  2 programmes :  1×/mois
 
16 sem. 
      1×20min  Endurance :       
        Contraction : 3 à 10 sec (force max, lent)       
        Relaxation : 3 à 10 sec       
        Vitesse :       
        Contraction : 2 sec (force modérée, rapide)       
        Relaxation : 2 sec       
        3 à 5×10 contractions de chaque programme       
Carrion et al., 2014  Sonde de BFB EMG sans fil connectée en bluetooth à l'ordinateur  Visuel  Oui  Non spécifié  1×/mois  3 mois 
      3×30min    Télérééducation     
Huebner et al., 2011  Sonde EMG avec électrode de surface vaginale  Visuel et auditif  Oui  Contraction 8 sec  4 et 8 semaines, réévaluation  2×15min  12 sem. 
        Repos 15 sec       



Légende :
IUE : incontinence urinaire d'effort ; IUME : incontinence urinaire mixte à prédominance d'effort ; TTT : traitement ; BF : biofeedback ; ES : électrostimulation.


Références



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