Impact de la promontofixation cœlioscopique sur la qualité de vie et la sexualité : résultats d’une étude prospective portant sur 26 patientes

25 novembre 2015

Auteurs : M. Bouassida, M. Fourati, B. Majdoub, O. Kammoun, N. Rebai, M. Hadj Slimen, N. Mhiri
Référence : Prog Urol, 2015, 13, 25, 844
Objectifs

Outre les résultats anatomiques, la préservation de la qualité de vie et de la sexualité des patientes souffrant de prolapsus est un enjeu majeur du traitement chirurgical. Le but de notre étude a été d’évaluer, à l’aide de questionnaires validés, l’impact de la promontofixation cœlioscopique sur la sexualité, la qualité de vie et la symptomatologie.

Méthodes

Étude prospective étendue sur 2ans (2013–2014) et concernant 26 patientes présentant un prolapsus uro-génital (PUG) de stade supérieur ou égal à 2 selon la classification POP-Q (Pelvic Organ Prolaps-Quantification). La prise en charge chirurgicale consistait en une promontofixation laparoscopique. La sévérité des symptômes pelviens, la qualité de vie et la sexualité étaient évaluées à l’aide d’auto-questionnaires validés : PFDI-20 (Pelvic Floor Distress Inventory), PFIQ-7 (Pelvic Floor Impact Questionnaire), PISQ-12 (Pelvic organ prolapse urinary Incontinence Sexual Questionnaire)et FSFI (Female Sexual Function Index). Ces questionnaires étaient remplis par les patientes lors de la consultation préopératoire, à la consultation du sixième mois et celle du douzième.

Résultats

L’âge moyen était de 60ans (52–69). Il s’agissait d’un prolapsus de grade 3 dans 21 cas et grade 2 dans 5 cas. Cinq patientes avaient une incontinence urinaire à l’effort associée. La promontofixation était réalisée avec une seule bandelette antérieure dans 12 cas et 2 bandelettes dans 14 cas. Dès le sixième mois postopératoire, le score moyen au questionnaire PFDI-20 était amélioré de manière significative (16,1 vs 1,9, p 0,001), le score PFIQ-7 également (95 vs 3,4, p 0,001). Enfin, nous avons noté une amélioration de la sexualité de façon significative à travers le PISQ-12 (22,7 vs 35,5, p 0,001) et le score FSFI (31 vs 66,6, p 0,001). Ces améliorations se confirmaient au 12e mois sans modification significative par rapport au sixième mois.

Conclusion

La promontofixation cœlioscopique permet de diminuer à court et moyen terme la sévérité des symptômes pelviens, d’améliorer la qualité de vie globale mais aussi d’améliorer la sexualité de nos patientes. De nouveaux questionnaires mieux adaptés sont en cours de validation.




 




Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.






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