Impact de la chimiothérapie néoadjuvante sur la morbidité péri-opératoire de la cystectomie pour tumeur de vessie infiltrant le muscle

25 septembre 2018

Auteurs : C. Michel, D. Vordos, C. Dumont, V. Basset, F. Meyer, F. Gaudez, P. Meria, A. Cortesse, P. Mongiat-Artus, A. de la Taille, S. Culine, F. Desgrandchamps, A. Masson-Lecomte
Référence : Prog Urol, 2018, 10, 28, 495-501
Introduction

La chimiothérapie néoadjuvante (CNA) à base de sels de platine est le traitement de référence avant cystectomie radicale (CR) pour tumeurs infiltrantes de vessie (TVIM). Cette étude vise à comparer la morbidité péri-opératoire entre des patients ayant reçu une CNA avant CR et des patients traités par CR seule.

Matériel et méthodes

Tous les patients consécutifs ayant été traités par CR pour TVIM dans deux centres entre le 1er janvier 2008 et 31 décembre 2015 ont été inclus rétrospectivement. Les caractéristiques cliniques, anatomopathologiques et péri-opératoires des patients traités par CNA (groupe CNA-CR) ont été comparées au groupe CR seule (groupe CR) : âge, sexe, score de Charlson, BMI, stade radiologique et clinique, complications survenant dans les 30jours post-opératoires selon le score de Clavien-Dindo, la durée d’hospitalisation, complications tardives, résultats anatomopathologiques, emboles vasculaires, marges. Tous les patients du groupe CNA-CR ont reçu entre 1 et 6cycles de chimiothérapie selon le protocole MVAC, MVAC dose dense ou cisplatine-gemcitabine. Une régression logistique a été réalisée afin d’identifier les facteurs associés à la survenue de complications péri-opératoires.

Résultats

Cent quatre-vingt-dix-neuf patients ont été inclus : 48dans le groupe CNA-CR et 151dans le groupe CR. Le taux de complications tous Clavien confondus était de 73,9 % dans le groupe CNA-CR versus 73,8 % dans le groupe CR (p =1,0). Il n’existait pas de différence significative sur la durée moyenne d’hospitalisation [19,26±7,10jours dans le groupe CNA-CR contre 20,49 ±11,86jours (p =0,5)]. En analyse multivariée, seul le score de Charlson était associé à la morbidité péri-opératoire (p =0,05), contrairement à la réalisation d’une CNA (p =0,98). Le taux de tumeurs pT0 était significativement supérieur dans le groupe CNA (50 % vs 7 %, p <0,001).

Conclusion

La CNA n’entraîne pas de sur morbidité lors de la CR. Seules les comorbidités du patient sont associées à un risque accru de complications péri-opératoires.




 




Introduction


Les tumeurs de vessie se présentent dans 20 % des cas au stade d'emblée invasif du muscle [1]. Malgré la cystectomie, plus de la moitié des patients subiront une progression métastatique dans les 2 ans après l'intervention [2]. De nombreuses études et méta analyses ont permis de montrer que l'administration d'une chimiothérapie néoadjuvante (CNA) avant la CR permettait un allongement significatif de la survie globale (SG) et de la survie sans progression (SSP) [5, 6, 3, 4] par rapport aux patients bénéficiant d'une CR seule. En particulier, la CNA favoriserait une diminution du stade histologique T de la tumeur initiale (augmentation du taux de pT0) [7, 8] et préviendrait l'émergence de micro métastases [2]. En conséquence, le traitement combiné CNA, à base de sels de platine, suivie d'une CR est donc devenu le traitement de référence des TVIM localisées [9].


Actuellement, la pratique de la CNA avant CR pour les patients éligibles à la CNA, varie entre 8,8 % et 40,7 % [10, 11, 12] selon les centres, avec une grande disparité de pratique entre les centres universitaires et les structures locales [13]. Les raisons principalement évoquées, dans le milieu urologique, à l'encontre la réalisation d'une CNA, étaient le délai prolongé avant l'intervention chirurgicale, l'altération de l'état général du patient du fait des toxicités de la CNA, la dégradation de la fonction rénale pré-opératoire et le risque accru de complications post-opératoires [8]. De plus, il a été montré que chez près de 40 % des patients initialement éligibles à une CR, cette dernière n'avait pas pu être réalisée en raison de l'altération clinique du patient en fin de CNA, de la survenue d'une progression métastatique ou du refus du patient suite à une réponse complète cT0 [14].


L'objectif de cette étude était donc d'évaluer l'impact de la CNA sur la morbidité péri-opératoire de la CR, en comparant des patients ayant une TVIM traitée par CNA puis CR ou par CR seul.


Patients et méthodes


Population


Nous avons inclus rétrospectivement tous les patients consécutifs ayant bénéficié d'une CR avec ou sans CNA préalable entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2015, dans deux centres français. Les indications de CR étaient les mêmes dans les 2centres : TVIM localement avancée non métastatique (T2 à T4a, N0-X, M0) ou tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) à haut risque de progression (TVNIM de haut grade histopathologique, pT1 récidivante, carcinome in situ). Le diagnostic et le stade histopathologique de la tumeur de vessie avaient été établis par résection endoscopique de vessie. Pour chaque patient, un scanner thoraco abdomino pelvien injecté a été réalisé afin de s'assurer de l'absence d'extension extra vésicale, locorégionale ou à distance.


Dans le groupe CNA-CR, après vérifications des critères d'éligibilité au traitement (Performans Status (PS) selon la classification ECOG-PS≤1, clairance de la créatininémie≥60mL/min), tous les patients ont reçu 1 à 6cycles de CNA en intra veineux selon les protocoles Méthotrexate-Vinblastine-Doxorubicine-Cisplatine (MVAC), MVAC dose-dense (MVACdd) ou Gemcitabine-Cisplatine (GC). Le choix du protocole de chimiothérapie était laissé à la discrétion de l'oncologue référent. L'administration du protocole MVAC se faisait selon le schéma suivant : Methotrexate 30mg/m2 à J1-J15-J22, Vinblastine 3mg/m2, à J2-J15-J22, Doxorubicine 30mg/m2 à J2 et Cisplatine 70mg/m2 à 2, un cycle tous les 28j pour un total de 3 à 6cycle ; le protocole MVACdd se déroulait ainsi : Methotrexate 30mg/m2 à J1, Vinblastine 3mg/m2 à J2, Doxorubicine 30mg/m2 à J2 et Cisplatine 70mg/m2 à J2 avec administration de G-CSF sous cutané de J1 à J10, 1cycle tous les 14j, pour un total de 6cycles au plus ; et le protocole GC : Gemcitabine 1000mg/m2 à J1, J8, et J15 plus Cisplatine 70mg/m2 à J1 et J2, un cycle tous les 21jours pour un total de 4cycles. Les soins de support spécifiques à chaque protocole ont été conduit en accord avec les recommandations (anti émétiques, facteurs de croissance hématopoïétiques, anti diarrhéiques, prévention des mucites).


Dans les 2groupes, la cystectomie a été réalisée soit par laparotomie médiane, soit par coelioscopie, ou par laparoscopie robot-assistée. Le choix de la dérivation urinaire était décidé en accord avec le patient. La lymphadénectomie pelvienne étendue était réalisée et incluait les régions obturatrices, iliaques externes, iliaques internes et iliaques primitives jusqu'au croisement urétéral, selon les recommandations.


Recueil des données et critères de jugement


Les données suivantes ont été recueillies et comparées entre les deux groupes :

données relatives au patient : âge au diagnostic, sexe, indice de masse corporel (IMC), comorbidités selon de le score de Charlson, consommation tabagique en paquets-année ;
données anatomopathologiques : type et sous type histologique de la tumeur, grade histopathologique selon la classification WHO 2004 et pT et pN selon la classification TNM 2010 des tumeurs de vessie, marges histologiques, emboles vasculaires ;
données relatives au protocole de chimiothérapie : nombre de cycles total administré, principales toxicités et grades de sévérité cliniques selon la Common Terminology Criteria for Adverse Events (CTCAE) version 4.0 ;
données péri-opératoires et opératoires : paramètres clinico biologiques pré CR, délai entre la fin de la CNA et la CR, voie d'abord de la CR, type de dérivation urinaire, durée de l'intervention (enmin), pertes sanguines per-opératoires (mL), nécessité de transfusion sanguine per-opératoire et nombre de culots globulaires transfusés, présence et type complications per-opératoire (plaie digestive, rectale ou vasculaire), En post-opératoire, nous avons noté la durée du séjour hospitalier [enjours (j)], la nécessité de transfusion post-opératoire, le type de complications selon Clavien-Dindo à 30jours, et la survenue de complications tardives au cours du suivi (90jours).


Suivi des patients


Les patients ont été suivis selon les recommandations ESMO 2014 par cytologie urinaire, bilan hépatique et mesure de la fonction rénale tous les 3mois pendant 2 ans. Un scanner thoracique et abdomino pelvien avec temps excrétoire tardif ont été réalisés tous les 6 mois pendant 2 ans pour rechercher une récidive loco régionale, une dissémination sur les voies urinaire supérieures ou une progression métastatique. Nous avons recueilli les données oncologiques de survie : survenue d'une première progression (récidive locale ou évolution métastatique) et sa localisation, délai entre la CR et la survenue de la progression, modalités de traitement de la progression (nombre de ligne de chimiothérapie de sauvetage, chirurgie ou radiothérapie de sauvetage), OS et PFS, statut du patient aux dernières nouvelles.


Analyses statistiques


Nous avons comparé les variables continues, décrites en moyennes [avec sa déviation standard (SD)], par un test de Wilcoxon, et les variables catégorielles [en pourcentage (%)] par un test du &khgr;2. Nous avons réalisé une régression logistique pour étudier l'association entre les critères clinico-pathologiques des patients et le risque de complication post-opératoire. Les courbes de survie ont été modélisées par la méthode de Kaplan Meyer et comparées par un test du log-rank. Les statistiques ont été réalisée à l'aide du logiciel R version 3.2.2.


Résultats


Nous avons inclus 199patients : 48dans le groupe CNA-CR et 151 dans le groupe CR. Les caractéristiques initiales des patients (Tableau 1) étaient comparables dans les 2groupes, en ce qui concerne l'âge lors de la CR, le sexe, l'IMC et les comorbidités selon le score de Charlson. L'histologie de la dernière résection avant CR retrouvait une différence significative dans le stade histopathologique de la tumeur de vessie, avec 95,8 % de tumeurs pT2 dans le groupe CNA-CR alors que le groupe CR incluait 27 % de tumeurs pT1 (p =0,001).


Morbidité péri-opératoire


Le taux de complications dans les 30jours post-opératoire (Tableau 2), tous Clavien confondu était de 73,9 % dans le groupe CNA-CR versus 73,8 % dans le groupe CR (p =1,000), avec une majorité de complications de stade Clavien II dans le groupe CNA-CR (52,2 %) alors que 21 % des complications du groupe CR étaient de stade supérieur à Clavien IIIb (p =0,306). Il n'y avait pas de différence significative dans la durée moyenne d'hospitalisation entre les 2 groupes (p =0,5). Par régression logistique, nous avons testé l'association entre la survenue de complications post-opératoires et le score de Charlson, l'âge, le sexe du patient, l'IMC et la réalisation d'une CNA. En analyse uni variée (Tableau 3), la réalisation d'une CNA avant CR n'était pas associée à un risque accru de complications post-opératoires (p =0,98). Seules les comorbidités du patient, reflétées par le score de Charlson, prédisaient une sur morbidité péri-opératoire lors de la CR (p =0,05). Le type de complications était globalement comparable dans les 2groupes avec une prédominance des complications de type infectieuses (infections urinaires et pneumopathies), digestives (iléus réflexe) et de l'anémie post-opératoire.


Résultats oncologiques


Dans notre cohorte, le temps de suivi moyen était de 29,2 mois, sans différence significative entre les 2groupes (p =0,55). L'analyse histologique de la pièce de cystectomie radicale (Tableau 2) retrouvait 50 % de tumeurs pT0 dans le groupe CNA-CR contre seulement 7,9 % dans le groupe CR (p <0,001), sans différence significative sur l'envahissement ganglionnaire, l'invasion lympho vasculaire ou les marges histologiques.


Dans notre cohorte, nous n'avons pas montré de différence significative en terme de SSP (Figure 1) avec une survie à 2 ans de 71 % dans le groupe CNA-CR versus 55 % dans le groupe CR (p =0,07).


Figure 1
Figure 1. 

Analyse de survie selon Kaplan Meier.





Discussion


Bien que recommandée, le faible taux de recours à une chimiothérapie néoadjuvante avant cystectomie radicale conduit à s'interroger sur les causes de réticence d'une part de la communauté urologique. En effet, seul 17 % des patients dans une étude récente [15] ont reçu une CNA. En conséquence, les taux de mortalité après cystectomie radicale sont stables depuis 30 ans quand la prise en charge du cancer en général progresse fortement dans d'autres organes [16].


Dans notre étude, le taux de complications après CNA n'était pas supérieur aux patients opérés d'emblée. Nous avons retrouvé un taux moyen de complications à 30jours post CR de 73 %, proche des résultats antérieurement publiés sur les complications de la CR pour TVIM [10, 11, 12]. À l'instar de nos confrères, notre étude n'a pas mis en évidence de majoration significative de la morbidité péri-opératoire chez les patients ayant eu une CNA avant CR [10, 11, 12, 17]. La CNA n'était pas un facteur de risque indépendant d'allongement de la durée d'intervention ou du séjour hospitalier, ni de complications locales [désunion de cicatrice, infection du site opératoire) [10, 11]. Néanmoins, certaines études ont montré que chez les patients ayant eu une CNA, il y avait un risque accru de transfusion en per-opératoire et de lésions nerveuses périphériques du fait de l'adhérence des tissus en per-opératoire [11, 12].


Le taux de complications post-opératoire dans notre étude était de 73 % dans les deux groupes ce qui est élevé en comparaison à la plupart des données pré existantes de l'ordre de 52 à 66 % [11, 12]. Ceci s'explique possiblement par la collection des données de complication dans les 90jours post-opératoires et la prise en compte de toutes les variations du cours normal du suivi post-opératoire (notamment les complications Clavien 1, représentant plus de 10 % du taux global). Ainsi une étude récente a obtenu des résultats similaires avec un taux de complications à 30jours de 66 % et à 90jours de 72,5 % [10].


Dans notre étude, seules les comorbidités du patient étaient fortement associées à la survenue de complications. Ce résultat corrobore ceux déjà publiés [10, 11, 12]. Ainsi l'insuffisance rénale, les conduites addictives (consommation alcoolo tabagique) et les score ASA et Charlson pré-opératoire sont à prendre en compte pour prévoir les suites post opératoires de la CR. Il est donc légitime de s'interroger sur le bénéfice du traitement combiné CNA-CR chez les patients comorbides, risquant de recevoir un protocole sub-optimal et de voir leurs suites opératoires grevées par un taux majoré de complications [17].


Nous avons atteint un taux réponse histologique complète après CNA de 50 %, bien supérieur aux taux retrouvés dans des études similaires utilisant des CNA à base de sels de platine (17 à 31 %) [21, 18, 19, 20]. Ce résultat peut s'expliquer par le faible taux de patients ayant bénéficié d'une CNA sub-optimale (plus de 50 % de nos patients ont eu au moins 4cycles de CNA), et par le court délai entre le dernier cycle de CNA et la CR (5semaines en moyenne). Bien que non significatif (p =0,07) l'obtention d'un taux élevé de réponse complète semble associé à une amélioration de la survie spécifique des patients. Ceci a déjà été montré dans d'autres études dans le littérature [5, 6, 9] où l'obtention d'un stade pT0 sur la pièce de cystectomie était un facteur pronostic majeur après CNA.


Notre étude présente des limites : son caractère rétrospectif source ce biais, le faible effectif limitant la puissance et expliquant probablement certains résultats non significatifs. De plus, en faisant le choix d'inclure les patients de 2centres différents, nous nous sommes exposés au risque d'avoir des groupes inhomogènes du fait de disparités de prise en charge des TVNIM à haut risque et des TVIM. En effet, nous avons observé une tendance plus importante à la réaliser une cystectomie pour TVNIM à très haut risque dans un des centres, ce qui explique le taux significativement plus élevé de pT1 dans le groupe CR.


Conclusion


LA CNA avant CR chez les patients atteints de TVIM n'augmente pas la morbidité péri-opératoire après cystectomie radicale. Seules les comorbidités des patients étaient associés à un risque plus important de complications post-opératoires. La cystectomie reste toutefois une intervention très morbide nécessitant une sélection soigneuse des patients éligibles à une prise en charge CNA-CR et une réhabilitation péri-opératoire des patients les plus à risque.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Caractéristiques des patients.
  CNA-CR (n =48)  CR (n =151)  p  
Âge lors de la CR [moyenne en années (SD)]   66,31 (10,14)  69,42 (10,02)  p =0,064 
Score de Charlson [moyenne (SD)]   4,26 (1,99)  4,39 (5,56)  p =0,871 
IMC (moyenne (SD))   25,05 (4,94)  26,5 (4,72)  p =0,101 
Sexe (%)       p =0,48 
Masculin  39 (81,2)  131 (86,8)   
Féminin  9 (18,8)  20 (13,2)   
Histologie de la dernière résection avant CR (%)       p =0,001 
pT0  0 (0,0)  3 (2,2)   
pTaG3  0 (0,0)  5 (3,6)   
pTisG3  0 (0,0)  1 (0,7)   
pT1G3  1 (2,1)  37 (27,0)   
pT2G2  0 (0,0)  5 (3,6)   
pT2G3  46 (95,8)  82 (59,9)   
pT4G3  1 (2,1)  4 (2,9)   
Anomalies radiologiques au diagnostic (%)       p =0,017 
Pas d'anomalie  20 (41,7)  101 (66,9)   
Hydronéphrose  13 (27,1)  24 (15,9)   
Envahissement de la graisse péri vésicale  3 (6,2)  8 (5,3)   
Adénopathies pelviennes  9 (18,8)  11 (7,3)   
Métastases  1 (2,1)  2 (1,3)   
Envahissement des organes de voisinage  0 (0,0)  4 (2,6)   
Localisation au haut appareil urinaire  2 (4,2)  1 (0,7)   
Données relatives à la CNA      
Nombre de cycle (moyenne (SD))  4,74 (1,31)   
Type de CNA (%)     
MVACdd  40 (83,3 %)   
MVAC  4 (8,3 %)   
GC  4 (8,3 %)   
Patients ayant eu une réduction de dose (%)  26 (54,2)   
Grade CTCAE 4,0 de toxicités (moyenne (SD))     
Neutropénies  1,29 (1,69)   
Thrombopénies  1,63 (1,31)   
Anémies  2,09 (0,82)   
Nausées-vomissements  1,43 (0,92)   
Diarrhées  0,54 (0,98)   
Mucites  1,11 (1,28)   
Neuropathies  0,26 (0,50)   
Hypoacousies  0,14 (0,43)   





Tableau 2 - Résultats.
  CNA-CR
(n =48) 
CR
(n =151) 
p  
Incidence des complications post opératoires (%)   34 (73,9)  104 (73,8)  p =1,000 
Complications selon le score de Clavien-Dindo (%)       p =0,306 
Clavien I  5 (10,9)  18 (12,2)   
Clavien II  24 (52,2)  50 (33,8)   
Clavien IIIa  2 (4,3)  3 (2,0)   
Clavien IIIb  3 (6,5)  16 (10,8)   
Clavien IVa  1 (2,2  6 (4,1)   
Clavien IVb  0 (0,0)  2 (1,4)   
Clavien V  0 (0,0)  7 (4,7)   
Durée d'hospitalisation (moyenne en jours (SD))   19,26 (7,10)  20,49 (11,86)  p =0,500 
Histologie pT de la CR (%)       p <0,001 
pT0  24 (50.0)  12 (7,9)   
pT1  1 (2,1)  38 (25,2)   
pT2  7 (14,6)  23 (15,2)   
pT3  11 (22,9)  55 (36,4)   
pT4  5 (10,4)  23 (15,2)   
Adénopathies lors de la CR (pN + (%))   10 (20,8)  43 (31,2)  p =0,238 
Invasion lympho vasculaire lors de la CR (%)   10 (20,8)  42 (30,2)  p =0,287 
Marges vésicales positives lors de la CR (%)   5 (10,4)  22 (14,7)  p =0,613 





Tableau 3 - Variables associées à la survenue de complications péries opératoires en analyse uni-variée par régression logistique.
  OR (97,5 % CI)  p  
Score de Charlson  1,19 (1,09-1,44)  p =0,05 
Âge lors de la CR  1,01 (0,97-1,04)  p =0,52 
Sexe  0,75 (0,32-1,86)  p =0,52 
IMC  1,03 (0,95-1,12)  p =0,42 
Chimiothérapie néoadjuvante  0,99 (0,45-2,07)  p =0,98 




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