Imagerie des petites tumeurs rénales

16 juillet 2001

Mots clés : Rein, Tumeur, imagerie, scanner, imagerie par résonance magnétique nucléaire.
Auteurs : Challier E, Bellin MF, Fadel Y, Richard F, Ghebontni L, Grellet J
Référence : Prog Urol, 1997, 7, 484-495
L'augmentation de l'incidence de découverte des petites tumeurs rénales, de taille inférieure ou égale à 3 cm, est liée à la généralisation et à l'amélioration des techniques radiologiques. De nombreuses tumeurs rénales asymptomatiques sont découvertes par échographie et tomodensitométrie. Actuellement, l'imagerie permet de reconnaître les kystes simples (caractères morphologiques, absence de vascularisation), les angiomyolipomes (mise en évidence de contingent graisseux) et les autres tumeurs rénales solides (rehaussement tumoral en tomodensitométrie). Dans ce but, un scanner réalisé sans, puis avec injection à la recherche d'un rehaussement de densité lésionnelle est l'examen de choix. En cas d'incertitude, une IRM avec injection de Gadolinium à la recherche d'un rehaussement tumoral peut être utile. L'imagerie permet avec une bonne fiabilité de démontrer le caractère vascularisé des lésions solides mais ne permet pas de faire la distinction entre un cancer du rein, un oncocytome ou une autre tumeur solide bénigne. L'imagerie permet de réaliser une cartographie pré-opératoire précise lorsqu'une néphrectomie partielle est envisagée.