Imagerie de diffusion comme marqueur non invasif de l’agressivité du cancer de prostate : comparaison aux marqueurs biologiques, histologiques, immuno-histochimiques et moléculaires

25 novembre 2015

Auteurs : R. Renard-Penna, G. Cancel Tassin, E. Comperat, P. Leon, M. Roupret, P. Mozer, M. Bitker, O. Cussenot
Référence : Prog Urol, 2015, 13, 25, 829
Objectifs

Évaluer l’intérêt de l’imagerie de diffusion, en particulier du coefficient apparent de diffusion (ADC) comme marqueur de l’agressivité du cancer de prostate. Comparaison aux marqueurs biologiques (densité de PSA) histologiques (score de Gleason des biopsies Gsbp et des pièces de prostatectomie radicale GsPR), immuno-histochimique (Ki67) et moléculaire (CCP score).

Méthodes

106 patients ont bénéficié d’une imagerie multi-paramétriques avant biopsies prostatiques et prostatectomie radicale. Les densités de PSA (Volume IRM), les valeurs d’ADC, les Gsbp ont été corrélées aux GsPR, Ki67 et aux CCP scores des pièces de PR.

Résultats

Les Gsbp étaient sous évalués dans 39 % des cas. Parmi les 68 patients dont le Gsbp étaient de 6, 32 avaient un GsPR de 7. Les valeurs d’ADC étaient significativement plus prédictives du GsPR (AUC 0,807), que le Gsbp (AUC 0,765) et la densité de PSA (AUC 0. 673). L’ADC était également plus prédictif de l’agressivité du cancer comme définie par Ki-67 et CCP score (AUC 0,716)

Conclusion

La restriction de diffusion est plus prédictive de l’agressivité du cancer de prostate que le Gleason obtenue à partir des biopsies prostatiques. L’ADC est corrélé aux marqueurs moléculaires et immuno-histochimiques des pièces opératoires. Couplé aux marqueurs biologiques, il permettrait potentiellement d’augmenter la détection des lésions cliniquement significatives.




 




Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.






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