Histoire naturelle des abords vasculaires pour l'hémodialyse après transplantation rénale

04 novembre 2001

Mots clés : Transplantation rénale, hémodialyse, shunt artério-veineux chirurgical, thrombose
Auteurs : BENSALAH K, GUILLE F, RIVALAN F, JOYEUX V, GIE S, LARUELLE E, GARRY J, MORIN MP, LE POGAMP P, LOBEL B, PATARD JJ
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 231-234
But : L'objectif de cette étude a été d'apprécier le devenir à long terme des fistules artério-veineuses (FAV) chez les transplantés rénaux, de discuter les mécanismes affectant leur fonctionnement et de la stratégie chirurgicale en vue de préserver au mieux le capital veineux dans l'hypothèse d'un retour en dialyse.
Matériels et méthodes : 160 patients transplantés rénaux âgés en moyenne de 47 ans ont été revus. Les FAV étaient constituées au poignet dans 85% des cas et au pli du coude dans 13% des cas. La FAV avait été créée en moyenne 29 mois avant la greffe.
Résultats : 62% des FAV avec un recul moyen de 69 mois par rapport à la transplantation et de 95 mois par rapport à leur constitution étaient jugées fonctionnelles. Les thromboses per opératoires, précoces et tardives étaient respectivement de : 6%, 7,5% et 17%. L'abord vasculaire de 12 patients a été fermé à distance (7,5%).
Conclusion : Les abords vasculaires natifs distaux bien que non utilisés après la transplantation rénale ont des survies prolongées. Le risque évolutif principal est la thrombose qui peut être prévenu en per et péri-opératoire. Ces résultats nous incitent à proposer une attitude conservatrice pour tous les abords vasculaires bien tolérés.